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19 août 2013 1 19 /08 /août /2013 16:41

 

 

 

http://afrique.kongotimes.info    19/08/2013 07:40:00

 

Alors que la guerre venue du Rwanda est loin de se terminer, la RD Congo menacée par la crise centrafricaine. Selon le Conseil de sécurité, la LRA est l’un des facteurs de l’extension de cette crise qui menace l’Afrique centrale. Les exactions qui s’en sont suivies demeurent difficiles à être enrayées jusqu’à ce jour. Les meurtres, viols, enrôlement d’enfants soldats, déplacements massifs des populations civiles, pillages … ne cessent d’accabler les Congolaises et Congolais. Si aucune disposition n’est prise pour mieux gérer les mouvements des réfugiés, la menace de la crise centrafricaine risque encore de se focaliser au Nord du territoire congolais, déjà en proie aux opérations dévastatrices menées par la LRA toujours active depuis de nombreuses années. L’opinion retiendra qu’à la chute du régime Bozizé, même des membres de la famille de cet ancien chef de l’Etat se sont réfugiés sur le territoire congolais. Voilà qui fait croire que le pouvoir en place en RDC est plutôt favorable au régime déchu de Bozizé et que les Séléka semblent mal digérer cette attitude, au risque d’emboiter le pas à Paul Kagame, avec toutes les conséquences qu’on peut s’imaginer.

 

Le Conseil de sécurité de l’ONU a déclaré que la crise en Centrafrique constitue une grave menace pour la région d’Afrique centrale et s’est déclaré « prêt à envisager toutes les options possibles pour stabiliser » le pays. Selon l’AFP, cette déclaration adoptée unanimement par les 15 pays membres du Conseil de sécurité ne précise pas ces options.

 

Dans un récent rapport, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a recommandé des sanctions contre les responsables de la coalition Séléka coupables d’exactions.

 

Le représentant spécial de l’ONU en République centrafricaine (RCA)

 

Babacar Gaye, a indiqué que ces menaces de sanctions sont une forme de pression pour améliorer la situation des droits de l’homme en RCA. « Le conflit armé et la crise en RCA représentent une grave menace pour la stabilité de la RCA et de la région », ont estimé les 15 pays membres.

 

Ils se disent très inquiets de la détérioration de la sécurité  et de la situation humanitaire. Ils déplorent de nombreuses violations des droits de l’homme, en particulier par des éléments de la Séléka, à savoir les meurtres, viols, enrôlement d’enfants soldats.

 

Renforcer l’aide humanitaire

 

Le Conseil a lancé un appel urgent aux donateurs à mieux financer l’aide humanitaire. Il affirme que les responsables d’exactions doivent être tenus pour responsables aux niveaux national et international. Il salue la décision de l’Union africaine (UA) de créer une Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca), forte de 3600 hommes, qui va contribuer de manière importante à stabiliser le pays.

 

Le général Gaye a cependant estimé que les 3600 hommes de la Misca ne seront pas suffisants si on veut tenir le terrain. « Il faudra voir dans quel délai cette force sera entièrement générée et quelles seront les réactions des autorités et de la Séléka à son déploiement », a-t-il expliqué. Une mission d’évaluation de l’UA doit se rendre à Bangui la semaine prochaine.

 

Inquiétude en RDC

 

Sur le plan politique, les membres du Conseil ont réclamé des progrès rapides pour appliquer les accords de transition et organiser des élections libres, transparentes et équitables. Ils se sont inquiétés de la «recrudescence des opérations de la Armée de résistance du Seigneur (LRA) à la faveur du chaos en RCA.

 

La LRA, une des guérillas les plus meurtrières du continent, est réputée active en RCA, République démocratique du Congo (RDC) et Soudan du Sud. Selon l’ONU, 1,6 million de Centrafricains ont besoin d’une aide d’urgence et 206.000 personnes ont été déplacées, dont 60.000 ont fui dans les pays voisins.

 

Les analystes osent croire que la RDC figure, sans aucun doute, parmi ces pays pris d’assaut par des masses impressionnantes des réfugiés de guerre.

 

Comme l’histoire se répète, c’est pratiquement le même scénario qu’a connu le Congo Démocratique lorsqu’en 1994, après le crash fatal de l’avion du président rwandais Juvénal Habiarimana, des milliers de personnes ont quitté ce pays pour se réfugier à l’Est du territoire congolais.

 

Les Séléka sur le pas de Kagame ?

 

Les exactions qui s’en sont suivies demeurent difficiles à être enrayées jusqu’à ce jour. Les meurtres, viols, enrôlement d’enfants soldats, déplacements massifs des populations civiles, pillages … ne cessent d’accabler les Congolaises et Congolais.

 

Si aucune disposition n’est prise pour mieux gérer les mouvements des réfugiés, la menace de la crise centrafricaine risque encore de se focaliser au Nord du territoire congolais, déjà en proie aux opérations dévastatrices menées par la LRA toujours active depuis de nombreuses années.

 

L’opinion retiendra qu’à la chute du régime Bozizé, même des membres de la famille de cet ancien chef de l’Etat se sont réfugiés sur le territoire congolais.

 

Voilà qui fait croire que le pouvoir en place en RDC est plutôt favorable au régime déchu de Bozizé et que les Séléka semblent mal digérer cette attitude, au risque d’emboiter le pas à Paul Kagame, avec toutes les conséquences qu’on peut s’imaginer.

 

[asiyeshindwa]

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Lu pour vous : RDC : Les Séléka sur le pas de Paul KAGAME ?

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