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4 septembre 2013 3 04 /09 /septembre /2013 12:54

 

 

 

 

Source : http://www.lejdd.fr/International/Afrique/Actualite/Peut-on-encore-sauver-la-Centrafrique-62690

 

 

"Une situation sécuritaire merdique!", "du grand n’importe quoi!", "une chienlit terrible!". Voilà comment, au Quai d’Orsay, on décrit la République centrafricaine (RCA).

 

Mardi, en des termes plus amènes, François Hollande a expliqué la même chose : "Ce pays est, hélas, au bord de la somalisation. Le bilan est accablant. Soixante mille enfants risquent de mourir de malnutrition." Et le Président d’en appeler à une action commune de l’ONU et de l’Union africaine pour sauver cet État extrêmement pauvre d’Afrique centrale de 5 millions d’habitants. Mais n’est-il pas déjà trop tard?

 

Depuis mars dernier et la chute du président François Bozizé, les rapports qui proviennent de Bangui sont plus qu’alarmants : insécurité affolante, violation des droits, pillages systématiques et, selon le diplomate, "à une échelle rarement vue". Cette semaine encore, dans la capitale, plusieurs centaines d’habitants ont dû fuir leur quartier et ont investi l’aéroport de Bangui, tenu en partie par les forces françaises. "Pour les populations, c’est le pire des scénarios qui se produit", explique au JDD le général Babacar Gaye, représentant du secrétaire général de l’ONU pour la Centrafrique. En cause, notamment à Bangui : les éléments de la Séléka, cette coalition hétéroclite de rebelles qui a pris le pouvoir et installé Michel Djotodia à la présidence. "Le problème est que la Séléka n’est qu’un concept, que tous ses membres sont autonomes et que Djotodia n’a prise sur rien", fulmine un diplomate. Bon nombre d’"officiers" de la Séléka se comportent effectivement comme des chefs de guerre et entreprennent des opérations de représailles dans des zones acquises au précédent régime. Mercredi, le chef de l’État Djotodia a pris une première décision : exclure les Séléka des opérations du maintien de l’ordre. "C’est un progrès", explique le général Gaye.

 

Les Français se sentent un peu seuls sur place

 

La situation dans le reste du pays n’est guère plus avenante. "C’est catastrophique, il n’y a plus rien, s’alarme Gaspard Chouraqui, un coordinateur de projets à Médecins sans frontières qui revient tout juste de RCA. Certains villages sont totalement vidés de leurs habitants, qui fuient les exactions. Aucun service de l’État ne fonctionne. Ces deux derniers mois, nous avons constaté une augmentation de 30% à 50% des cas de paludisme et de malnutrition."

 

Comment sortir de ce marasme? Avant de remettre sur pied les institutions ou de reconstruire une économie à terre, la priorité est surtout de rétablir la sécurité : mi-août, l’Union africaine a décidé de renforcer la Misca (force internationale de soutien à la RCA), portant ses effectifs de 1.500 à 3.600 hommes. Les Français, qui disposent de 450 militaires sur place mais qui s’y sentent un peu seuls, aimeraient aussi mobiliser la communauté internationale, notamment financièrement. "Peu de pays se sentent concernés", regrette-t-on au Quai d’Orsay. Une réunion spécifique sur la situation en RCA pourrait ainsi se tenir à New York lors de l’Assemblée générale de l’ONU, fin septembre. Pour sauver ce qui peut encore l’être.

Lu pour vous : Peut-on encore sauver la Centrafrique?
Lu pour vous : Peut-on encore sauver la Centrafrique?

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