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26 août 2013 1 26 /08 /août /2013 23:23

 

 

 

 

http://www.la-croix.com  26/8/13

 

Mgr Dieudonné Nzapala-Hinga, archevêque de Bangui, président de Caritas-Centrafrique et de la conférence épiscopale centrafricaine, témoigne des violences perpétrées par les rebelles de la coalition Séléka, dont il a été témoin.

 

Quatre mois après le coup d’État du 24 mars, par lequel les rebelles de la coalition Séléka ont destitué l’ancien président Bozizé, le pays vit toujours dans le chaos et la terreur, s’est inquiété l’archevêque de Bangui, Mgr Dieudonné Nzapala-Hinga, dans une interview à l’agence Misna, vendredi 23 août. La veille, 25 personnes avaient été tuées dans une attaque contre des partisans de l’ancien président.

 

« Même après la cérémonie d’investiture du président Michel Djotodia, les violences ne se sont pas arrêtées. Bangui et tout le pays vivent dans la terreur des rebelles de la Séléka », a déclaré à l’agence d’information missionnaire Mgr Nzapala-Hinga, racontant le dernier épisode de violence imputé aux anciens rebelles, essentiellement composés de Tchadiens et de Soudanais.

 

« La Séléka a isolé tout le quartier de Boy-Rabe. Je le sais parce que j’étais là et j’ai réussi à en sortir juste à temps », a-t-il dit, avant de préciser qu’un groupe nombreux de rebelles armés est entré dans les habitations durant la nuit dans le but de désarmer les partisans de Bozizé et a ouvert le feu sur des civils désarmés. « Je ne saurais dire s’ils ont fini par trouver des armes, mais ce que je peux dire, c’est que j’ai vu ce matin les signes de pillages, de maisons éventrées, de meurtres, de blessures et de violences en tout genre ».

 

« LES CENTRAFRICAINS PERDENT PROGRESSIVEMENT TOUT ESPOIR »

 

Selon lui, « les Centrafricains perdent progressivement tout espoir », car en dépit de l’arrivée de la Mission internationale de soutien au Centrafrique (Misca), chargée de rétablir l’ordre dans le pays, « peu de chose à l’heure actuelle semble avoir changé ».

 

L’archevêque, qui est également président de Caritas-Centrafrique et de la conférence épiscopale, indique que les habitants de Boy-Rabe, terrorisés par les miliciens, ont cherché refuge dans le monastère de la Mère du Verbe, situé près de là, « dont nous avons laissé les portes ouvertes toute la nuit pour permettre aux gens de s’y réfugier. Des centaines de personnes se trouvent encore à l’intérieur et ne veulent pas sortir parce qu’elles ont peur ».

 

« INSÉCURITÉ ET IMPUNITÉ TOTALES »

 

Cette situation, poursuit l’archevêque, « ne correspond pas à un cas isolé et des attaques semblables se sont vérifiées dans d’autres quartiers, comme à Boeing et à Bainville » et témoignent d’un climat d’« insécurité et d’impunité totales et la population se sent laissée à elle-même et à la merci des anciens rebelles ».

 

Par ailleurs, une nouvelle église a été profanée et sa sacristie pillée par des rebelles de la coalition Séléka. Selon l’agence Fides, les prêtres et les religieuses de la congrégation des Sœurs de la Charité ont été contraints, dimanche 18 août, de fuir Bohong et de se réfugier à Bouar, à 80 kilomètres de là, à la suite de violences.

 

Alors que quatre mois se sont écoulés depuis le coup d’État, les autorités de transition ne sont toujours pas parvenues à rétablir l’ordre et la sécurité dans le pays. « La sécurité est pratiquement inexistante, il n’y a pas de police, pas de système judiciaire ni de services sociaux », a pour sa part déploré le secrétaire général adjoint de l’ONU pour les droits de l’Homme, Ivan Simonovic.

Apic

 

 

NDLR : A noter que prélat était curieusement peu prolixe du temps de Bozizé où des matchettes et des armes étaient distribuées à certaines milices et des citoyens étaient torturés et exécutés froidement dans des prisons spéciales et personnelles de Bozizé et ses fils sans la moindre réaction du clergé catholique centrafricain. 

Lu pour vous : L’archevêque de Bangui s’inquiète d’un pays qui « vit dans la terreur »

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