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29 juin 2013 6 29 /06 /juin /2013 09:25

 

 

Lettre ouverte

Au Président de la transition

 

Copie : Premier Ministre du Gouvernement de Transition

 

République Centrafricaine

 

 

Monsieur le Président,

 

C'est le 22 février 2013 en pleine crise de la SELEKA,  que Monsieur Emmanuel BONGOPASSI, le nouvel ambassadeur de Centrafrique en France choisi par BOZIZE et arrivé à Paris courant janvier 2013, présenta ses lettres de créance à François HOLLANDE, Président de la République française.

 

(Voir http://afriquenewsblog.wordpress.com/2013/02/22/centrafriquepresentation-ce-jour-des-lettres-de-creance-du-nouvel-ambassadeur-de-bozize-en-france/)

 

Son Excellence Monsieur Emmanuel BONGOPASSI, personnage contesté et ancien grand chambellan à la cour dite impériale de l’ex-dictateur centrafricain Jean-Bedel BOKASSA de Bérengo, avait été choisi par Bozizé avec une mission bien précise, notamment tout faire pour que Yangouvounda soit reçu au Palais de l'Elysée par François Hollande, le nouvel homme fort des pays anciennement colonies françaises. Se faire recevoir par l'ancien colon, est le seul gage de pérennité au pouvoir si on en croit les initiés de la politique franceafricaine.

 

Mais sa prise de fonction tombe en pleine crise  car le pouvoir de Bozizé  de connaissait déjà de fortes turbulences dans les tout derniers jours de décembre 2012 au cours desquels, le soi-disant président François BOZIZE, ayant essuyé net le ferme refus de François HOLLANDE d’envoyer l’armée française voler une fois de plus à son secours face aux menaces de renversement et à la fulgurante avancée vers Bangui de la coalition rebelle Séléka, a carrément pété un câble et fait preuve d’une inacceptable agressivité à l’égard de la France, un pays ami de la RCA.

 

A l'époque, le journal en ligne centrafrique Presse (http://centrafrique-presse.over-blog.com/article-la-bozizie-sollicite-aupres-de-paris-l-accreditation-d-emmanuel-bongopassi-comme-ambassadeur-de-cent-108260655.html ) fit largement écho du personnage, décrivant comment il avait orchestré la disparition de la somme de 60 millions de F CFA représentant les bourses des étudiants centrafricains en Côte d’Ivoire  ou encore de la condamnation par Bokassa pour détournement des fonds généreusement alloués naguère par le président Omar Bongo du Gabon pour éponger les dettes de l’ambassade de la RCA à Libreville.

 

Au fait quel est le rôle d'un Ambassadeur et comment arrive t-on à choisir une personne pour représenter un gouvernement auprès d'un autre?

 

Bientôt 6 mois que le gouvernement d'union nationale est à pied d'œuvre, se débattant avec mutisme dans la marre des arriérés de salaires et des nominations de complaisance, sans vraie programme politique de sortie de crise. Pendant ce temps, nous ne percevons toujours pas le rôle de la diplomatie de la SELEKA dans l'hexagone. Cela confirme le fait que la SELEKA était venu pour prendre le pognon qu'il croyait dans tous les tiroirs.

 

Djotodia Am Nondroko et ses éléments de la Seleka sont tellement préoccupés par la recherche des tiroirs pleins de poignons, qu'ils n'ont pas le temps pour la diplomatie avec la France, surtout que celle-ci n'a toujours pas reconnu les rebelles au pouvoir.

 

Puisque le malheur ne suffisait pas,  Emmanuel Bongopassi démarche tous les Ministres du nouveau gouvernement de passage à Paris pour accéder au compte bloqué sur lequel sont reversés une partie du loyer de l'ancienne résidence du vézinet retapé et mis en location afin de payer les arrières et les dettes de l'ambassade.

 

A chacun de ces ministres, le message de Bongopassi est le même, à savoir qu’il faut de l'argent et que la solution pour lui c'est d'accéder à ce compte bloqué.  Bongopassi crée des frais de missions pour des déplacements effectué dans Paris, exige des frais de fonctionnement journalier, des frais de remboursement d’hôtel, pour ne citer que ceux-là.

 

Nous attendons tous le moment ou l’Ambassade ne pourra plus payer les factures d’eau  et d’électricité au 30 Rue des Perchamps. On se retrouvera ainsi dans les mêmes difficultés financières qui ont prévalues avant la prise de fonction de son prédécesseur Jean Willybiro Sacko.

 

En tout Etat de cause, les Centrafricains de France, habitués à un bon fonctionnement, doivent se préparer au pire. Et c’est en cela que cette lettre ouverte au Président de la Transition et à son Premier Ministre  doit permettre au Ministère de tutelle de prendre les dispositions diplomatiques qui s’imposent. Bongopassi était l’homme pour négocier que Bozizé soit reçu par la France.  Maintenant que la situation ne se présente plus sous l’angle KNK, il est temps de passer le CAP.

 

A quand la vraie diplomatie ou l’Ambassadeur, Haut Représentant en France doit faciliter les relations entre les deux pays ? Nous attendons des actes concrets de la diplomatie Centrafricaine auprès de la France, de l’Union Européenne, de la Francophonie, de l’Unesco, de la FAO, etc. A moins de se tromper, toutes ces institutions sont sous la juridiction de la Haute représentation en France. Or au lieu de tout cela, tous nos parents qui sont de passage à l’Ambassade à Paris reçoivent des exposés au motif d’argent au profit du seul Emmanuel Bongopassi.

 

On a besoin d’un Ambassadeur qui aide la France, l’Union Européenne, la Francophonie, l’Unesco, la FAO, etc… comprendre ce qui se passe en RCA et non, d’un casseur de tire lire  qui passerait son temps à chercher les moyens d’accéder aux comptes bloqués de l’Ambassade. 

 

 

Paris le 28 juin 2011

 

Guinon Marwan

 

 

 

Les frasques de l'ambassadeur de Centrafrique à Paris pointées du doigt par un compatriote

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