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16 août 2013 5 16 /08 /août /2013 09:49

 

 

RCA : flambée de violence dans plusieurs localités du pays

 

RFI  jeudi 15 août 2013 à 21:14

 

En Centrafrique, depuis 72 heures, plusieurs localités du nord du pays sont en proie aux violences. On parle de plusieurs morts, mais aucun bilan définitif des altercations n’a encore été établi. Des sources parlent de la naissance d’une nouvelle rébellion, mais il est difficile de confirmer les faits sur le terrain. Pendant ce temps, les autorités centrafricaines ont rejeté, ce jeudi 15 août, les conclusions du rapport de l’ONU qui met en cause la Seleka.

 

Se dirige-t-on vers la naissance d’une nouvelle rébellion ? C’est du moins la question que l’on se pose à Bangui. En effet, plusieurs localités du nord de la Centrafrique connaissent une montée de violence sans précédent, depuis la prise du pouvoir par la Seleka, en mars dernier. Il est difficile d’établir un bilan des affrontements des derniers jours mais on parle de nombreux morts et de personnes déplacées.

 

Ce que l’on sait de ces affrontements, c’est que des jeunes, de plusieurs localités - constitués désormais en groupe d’autodéfense - s’opposent aux hommes de la Seleka qui font irruption dans les villages, pour se livrer à des pillages. Ainsi, il y aurait eu des morts, du côté de la Seleka, dans les villages de Maïtikoulu, Markounda et Béboura. Des représailles musclées de la Seleka auraient aussi causé des morts du côté civil.

 

L’accès à ces zones est resté fermé. D’après des informations RFI, ces affrontements ne sont, pour l’instant, l’œuvre d’aucun mouvement en gestation. Cependant, l’inquiétude est de voir ces agitations gagner l’ensemble du pays, voire la capitale, Bangui.

 

Mardi déjà, le HCR a parlé de 62 714 personnes qui ont quitté la Centrafrique vers des pays voisins, depuis le début de la crise, en décembre. Ce chiffre est en constante hausse et les évènements des derniers jours pourraient allonger la liste.

 

 

Les autorités centrafricaines rejettent le rapport de l’ONU

 

Les autorités centrafricaines ont rejeté les conclusions du rapport de l’ONU examiné, mercredi 14 août, au Conseil de sécurité des Nations unies. Ce dernier a notamment estimé que la crise en Centrafrique était une « grave menace » pour la région et s’est déclaré « prêt à envisager toutes les options possibles pour stabiliser » le pays.

 

Le récent rapport du Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, sur la situation en République centrafricaine, couvre la période allant du 3 mai au 31 juillet 2013 et fait état « d’importants clivages au sein de la Seleka ».

 

Il cite l’exemple du général Mohamed Moussa Daffhane - jusqu’alors une des figures de proue de la Seleka - arrêté et démis de ses fonctions de ministre d’Etat des eaux et forêts, au motif qu’il aurait recruté des mercenaires. Une arrestation qui a déclenché, au sein de la Seleka, des affrontements à la suite desquels les partisans du général Daffahane auraient été chassés de Bangui.

 

Par ailleurs, le rapport se réfère également aux factions de la Seleka qui se sont opposées à Bangassou, le 15 juillet, en de violents heurts qui ont poussé la population à se réfugier dans la brousse.

 

Sur la sécurité et l’état de droit en Centrafrique, selon le rapport, bien que la situation à Bangui - la capitale - soit restée relativement calme en mai dernier, le mois de juin a été marqué par la multiplication d’exactions et d’incidents (pillages, vols, cambriolages, cas de viol et autres formes de violence sexuelle ainsi que des meurtres et enrôlement d’enfants soldats) attribués à des éléments non contrôlés de la Seleka.

 

Joint par RFI, Christophe Gazambéti, ministre centrafricain de la Communication et de la Réconciliation nationale, conteste ces faits.

 

« Ce rapport des Nations unies, je le conteste. Il y a des énormités qui ne sont pas acceptables. Quand on dit que les gens se seraient opposés à Bangassou c’est faux ! Quand ont dit que les éléments de monsieur Dhaffane se seraient opposés à d’autres, c’est faux ! », a déclaré à RFI, Christophe Gazambéti.

 

Le ministre centrafricain de la Communication a tenu à souligner qu’il se battait pour essayer d’apporter « un changement qualitatif » à la situation quotidienne et a invité l’ONU à « ne pas penser seulement aux sanctions. Qu’est-ce que ça veut dire, sanctions ? Cela veut dire quoi », s’est-t-il insurgé.

 

« Nous avons réhabilité la prison, nous sommes en train de procéder à des arrestations. Maintenant, ceux qui disent qu’il faut arrêter des gens, cela ne suffit pas. Quels gens ? On va arrêter tout le monde, comme ça, dans le désordre ? C’est l’anarchie que vous préconisez ? Ce n’est pas sérieux ! », s'est indigné Christophe Gazambéti.

Les autorités centrafricaines rejettent le rapport de l’ONU

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