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1 août 2013 4 01 /08 /août /2013 13:34

 

 

 

Le leader de la République centrafricaine (RCA), qui est suspendu de l'Union africaine sur l'éviction Mars du président François Bozizé, arrivé un peu inattendue à Nairobi mardi après-midi pour un sommet de la région des Grands Lacs où il a vigoureusement défendu le renversement de M. Bozizé.

 

Mais l'avion qui transportait Michel Am-Nondokro Djotodia a dû attendre près d'une heure après avoir atterri à l'aéroport international Jomo Kenyatta parce qu'il n'y avait pas de représentant du gouvernement pour le recevoir.

 

Une source Kenyanne a déclaré que commandant de l'armée le lieutenant-général Joseph Kasaon a été envoyé pour l'accueillir. "Il n' y a pas de haut fonctionnaire du gouvernement ici, mais le commandant de l'armée l'a reçu», a déclaré un responsable de l'aéroport qui a demandé l'anonymat.

M. Djotodia a été emmené à l'Hôtel Windsor, le lieu du sommet.

 

Mais le ministère des Affaires étrangères a nié qu'il y ait eu un accroc dans la réception du leader.

 

"Il n'y a rien comme ça. Il ya certaines formalités que les dirigeants passent par visite, et vous les journalistes ne peuvent pas comprendre ", a déclaré M. Ken Vitisia, le directeur du bureau des Grands Lacs au sein du ministère des Affaires étrangères.

 

Onze chefs d'Etat de la région des Grands Lacs étaient attendus dans la capitale Nairobi Kenya mercredi pour un sommet régional sur la sécurité et la paix.

Parmi les premiers à arriver était le président de la Conférence internationale sur les Grands Lacs, le Président Yoweri Museveni de l'Ouganda. Les réunions préalables au sommet avaient déjà débuté ce week-end à Nairobi.

«Oppresseur»

S'exprimant sur le lieu du sommet de mercredi, M. Djotodia insisté sur le fait que l'éviction du président Bozizé était nécessaire parce qu'il opprimait le peuple. «Quand les gens sentent qu'ils sont opprimés, ils ont le droit de reprendre et arrêter l'oppresseur», a-t-il dit.

 

Il a ajouté qu'un accord de paix avait été signé en 2010 à Libreville nécessitant Bozizé à démissionner après son terme, mais "il a renié" l'accord.

 

Le leader centrafricain François Bozizé a en outre accusé de planifier un génocide. "Nous avons compris qu'il n'était plus possible de négocier avec lui. Il n’y avait pas d'alternative à la force. Nous n'avons pas fait cela parce que nous étions avides de pouvoir», a-t-il dit.

 

La voiture a été suspendu par l'Union Afrique en Mars lorsque la coalition rebelle Seleka conduite par M. Djotodia renversé le président François Bozizé. L'UA a agi en conformité avec ses règles qui rejettent coups contre les dirigeants élus. Le dernier pays à être suspendu par l'UA est l'Egypte après le coup d'Etat militaire contre le président Mohamed Morsi.

 

Bien que le sommet des Grands Lacs n'est pas contrôlé par l'UA, tous les pays de la région sont représentée au sommet par la présidente Commission de l'UA Mme Nkosazana Dlamini-Zuma.

 

La position du Kenya a souvent été qu'il soutient les décisions de l'UA et la visite d'un dirigeant qui a conquis le pouvoir par un coup d'Etat aurait présenté un dilemme pour le gouvernement.

 

Au début du mois, le président Uhuru Kenyatta a condamné le coup d'Etat égyptienne qui a renversé le président élu Morsi.

 

En Juin, M. Djotodia a été exclu du sommet d'une Afrique centrale et occidentale Etats régionaux à Yaoundé, au Cameroun, sans doute pour les mêmes raisons qui ont causé l'UA pour suspendre la cabine.

 

La Charte de l'UA sur la Démocratie, des Elections et de la Gouvernance, adoptée à Addis-Abeba en 2007 interdit le soutien aux coups d’état.

 

Parmi les sujets qui seront abordés lors du sommet des Grands Lacs est l'instabilité actuelle en RCA, le Soudan du Sud et la République démocratique du Congo.

 

 

NDLR : L’attitude de l’UA à l’égard des nouvelles autorités de Bangui se justifie d’autant moins à présent que celles-ci ont accepté toutes les conditions exigées par les chefs d’Etat de la CEEAC à l’issue de deux sommets réunis à N’djaména en avril dernier, pour les reconnaître. Le président de la Transition centrafricaine a effectué en juin dernier une tournée auprès des chefs d’Etat de l’Afrique centrale qui l’ont admis dans leur cercle et il a également pris part au dernier sommet des chefs d’Etat de la CEMAC à Libreville. On comprend donc difficilement les véritables raisons de l’hostilité que continue d’afficher l’UA et ses hauts responsables à l’égard de la RCA et ses nouvelles autorités qui ne cessent pourtant de déployer de gros efforts pour normaliser la situation.  

Le président Djotodia a fermement justifié à Nairobi le renversement de Bozizé

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