Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

1 juillet 2013 1 01 /07 /juillet /2013 12:57

 

 

 PARTI POUR LA RENAISSANCE CENTRAFRICAINE

Patrie - Paix - Progrès

APPEL A LA DEMISSION DE M. DJOTODIA

Réf. 30-06-2013/002/COM/PARC/BE/SELEKA

 

 

 Réf. 30-06-2013/002/COM/PARC/BE/SELEKA

 

 Depuis le 10 Décembre 2012, date du début de l'offensive de groupes hétéroclites de rebelles, parmi lesquels de nombreux étrangers, dénommés SELEKA, notre pays est plongé dans un océan de violences inconnues de la mémoire collective. La conquête des villes et villages par cette coalition rebelle a été systématiquement accompagnée d'exactions de toutes sortes : exécutions sommaires, viols, vols, mises à sac et pillages de biens publics et privés. La liste est non exhaustive. Les effets dévastateurs de ce tsunami nommé SELEKA sont particulièrement lourds sur tous les plans : social, économique, politico-administratif mais aussi éducatif, sécuritaire et militaire.

 

On aurait pu espérer que la prise de Bangui le 24 mars 2013 allait marquer la fin de cette descente aux enfers, imposée par la force des armes. Malheureusement, à chaque jour qui passe, sa litanie de désolations: enlèvements, tortures et assassinats. Les actes de barbarie, d'une cruauté indescriptible, en toute impunité, deviennent légions.

 

Trois mois de pouvoir SELEKA c'est autant de mois de peur, d'humiliation et d'insécurité. Trois mois de pouvoir SELEKA, c'est autant de mois de salaires impayés. Trois mois de pouvoir SELEKA, c'est autant de mois de somalisation de notre pays, aux mains de diverses factions rebelles incontrôlées qui, de surcroît, rançonnent la population. Trois mois de pouvoir SELEKA, c'est autant de mois où le risque de conflits inter - religieux a atteint des proportions jamais égalées. Enfin, trois mois de pouvoir SELEKA, c'est trois mois d'amateurisme politique au plus haut niveau de l'Etat.

 

Et pourtant, selon les premières déclarations de M. DJOTODIA, le coup de force de SELEKA avait pour objectif principal, l'allègement de la souffrance du peuple centrafricain. Au regard des faits, trois mois plus tard, il semble difficile de porter crédit à ce qui s'apparente à des effets d'annonce politiciens. En trois mois de pouvoir SELEKA, le peuple en a assez. Le peuple n'en peut plus. Un jour de plus c'est un jour de trop.

 

Le Parti pour la Renaissance Centrafricaine (PARC), face à toutes les souffrances infligées par les éléments de SELEKA, adresse ses condoléances les plus attristées et sa compassion aux familles des victimes. Le PARC considère que les accords de Libreville, pour lesquels il ne reste plus que l'esprit, suivis de la feuille de route de N'Djamena relative à la période de transition, sous leur forme actuelle, ne sont plus tenables au regard du calvaire que vit le peuple centrafricain. Un jour de plus serait un jour de trop et quinze mois de plus à tenir seraient une éternité, avec son cortège de malheurs.

 

En clair, en trois mois, la coalition SELEKA a démontré son incapacité à mener à terme la transition dans des conditions acceptables par le peuple centrafricain. En conséquence, le PARC exige la démission pure et simple de M. DJOTODIA et la remise du plein pouvoir de l'Etat à M. Nicolas TIANGAYE pour les quinze mois restants de la période transitoire, l'esprit des accords de Libreville et la feuille de route de N'Djamena étant maintenus.

 

Le Parti pour la Renaissance Centrafricaine, rassemblement des femmes et hommes politiques de nouvelle génération, compétents et ayant l'amour de leur pays, se tient à disposition, prêt à accompagner ce nouveau processus, pour un objectif commun : la Renaissance de la Centrafrique.

 

Fait à Baltimore, le 30 Juin 2013

 

Pour le Parti pour la Renaissance Centrafricaine, P/O

Professeur Gaston MANDATA N'GUEREKATA

Le nouveau parti du Pr Nguérékata appelle à la démission de Michel Djotodia

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com