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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 03:57

 

 

 

PARIS, 08 avr 2013 (AFP) - 08.04.2013 17:19

 

L'Organisation internationale de la francophonie (OIF) a suspendu lundi la Centrafrique de ses instances, dénonçant le coup d'Etat du Séléka, et a appelé les nouvelles autorités de ce pays à appliquer les décisions de l'Afrique centrale en vue d'une transition politique.

 

"Le conseil permanent de la francophonie décide, conformément aux dispositions du chapitre 5 de la déclaration de Bamako (qui condamnent les coups d'Etat, ndlr), de prononcer la suspension de la République centrafricaine", a écrit le conseil dans une résolution communiquée à la presse.

 

Cette décision sera réexaminée par le conseil "lors de sa prochaine session, fixée au 28 juin 2013", a ajouté le conseil, précisant que l'OIF restait "disponible pour oeuvrer à l'accompagnement des efforts en vue de la conduite d'un processus de transition inclusif en République centrafricaine".

 

L'ancien ministre belge des Affaires étrangères Louis Michel, envoyé spécial de l'OIF en Centrafrique et récemment rentré de mission, a souligné qu'il s'agissait "d'une suspension temporaire, conditionnée à l'évolution de la situation".

 

"Il suffit que les autorités de transition, de bonne foi, comme elles s'y sont d'ailleurs engagées exécutent les décisions prises par la CEEAC à N'Djamena pour réexaminer cette suspension", a-t-il expliqué lors d'une conférence de presse.

 

Les chefs d'Etat de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC) réunis à N'Djamena le 3 avril ont instauré un dispositif de transition en Centrafrique, qui prévoit notamment l'élection d'un président de transition pour une période de moins de 18 mois, la mise en place d'un Conseil national de transition, d'une Cour constitutionnelle et d'un gouvernement d'union nationale.

 

L'OIF compte 56 Etats et gouvernements membres. Quatre pays sont actuellement suspendus des instances: la Centrafrique, le Mali, Madagascar et la Guinée-Bissau.

 

Le secrétaire général de l'OIF Abdou Diouf avait condamné le 25 mars "la prise de pouvoir par la force" de la coalition rebelle Séléka qui a renversé le président François Bozizé au terme d'une offensive-éclair sur Bangui.

 

Le Séléka a jugé que François Bozizé n'avait pas respecté les accords de paix signés en janvier entre pouvoir, opposition et rébellion à Libreville, après une première offensive rebelle en décembre 2012.

 

© 2013 AFP

 

NDLR : Si les chefs d’état de la CEEAC ont considéré qu’il leur était impossible de reconnaître Michel Djotodia et Séléka ce n’est pas l’OIF qui pourrait les désavouer mais le fait que cette dernière dit « appuyer » la transition est significativement encourageant et peut redonner de l’espoir au pays. Selon nos informations, la tonalité des entretiens du PM Nicolas Tiangaye tant à l’OIF qu’avec les autorités françaises va dans ce sens. Pourvu que le processus de mise en place du Conseil Supérieur de Transition aboutisse et tienne compte de la direction arrêtée par le sommet des chefs d’état de la CEEAC de N’djaména. La pagaille commence malheureusement à s’installer avec la voracité de certaines entités issues de la société centrafricaine qui exigent des quotas de représentation totalement déraisonnables. En matière de CNT, l’expérience de 2003 est pourtant là qui semble avoir assez bien fonctionné jusqu’à ce que Bozizé ne vienne tout perturber avec ses ambitions de s’éterniser au pouvoir.  Pourquoi ne pas simplement se référer à cette expérience de 2003 ? 

La Francophonie suspend la Centrafrique de ses instances, appuie la transition

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