Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

31 août 2013 6 31 /08 /août /2013 18:18

 

 

 



- Josué Binoua : Les forces de l’Union Africaine que nous appelons ici les forces de la FOMAC de l’Afrique centrale, sont à Bangui pour appuyer les forces de défense et de sécurité de la République Centrafricaine. Il se trouve que c’est la Police et la Gendarmerie qui sont chargés d’assurer le maintien d’ordre et le rétablissement de l’ordre dans notre pays. Et donc les forces de la FOMAC dites de l’Union Africaine appuient nos forces là. Ces forces-là ne sont pas là pour combattre les ex rebelles de Séléka, elles sont là pour appuyer nos forces de défense et de sécurité dans les opérations de maintien de l’ordre.


- BBC : Quelles forces de sécurité existent elles quand on sait que les FACA ont été dissoutes ?


- Josué Binoua : Les FACA n’ont jamais été dissoutes. Les FACA, après la prise de pouvoir du 24 Mars sont revenus, ils existent, et je parle là maintenant des forces de la Police et des forces de la Gendarmerie qui assurent la sécurité intérieure.
 

- BBC : Vous avez lancé un appel aux éléments de l’ex Séléka qui se trouvent à Boy-Rabe le quartier Nord de Bangui de regagner leur base. Est-ce que vous pensez que votre appel va être entendu ?


- Josué Binoua : Non ! il ne suffit pas de lancer un appel. Il a été décidé tout simplement de les remplacer dans cette zone de Boy-Rabe par les éléments de la Police et de la Gendarmerie.

Ce qui est fait. Et puis il y a une autre décision du Conseil national de sécurité interdisant à ces ex éléments de Séléka d’assurer tout ce qui est opérations de maintien de l’ordre et de rétablissement de l’ordre . Seules la encore une fois de plus, la Police et la Gendarmerie sont chargées de faire ces opérations.


- BBC : Quelles sont les grandes difficultés auxquelles vous faites face ?


- Josué Binoua : Aujourd’hui nos grandes difficultés c’est l’indigence matérielle.
Nos éléments de police existent bel et bien, plus de 1.000, nos éléments de Gendarmerie existent bel et bien, plus de 4.000 éléments, cela fait plus de 6.000 éléments que nous avons. Mais nous sommes confrontés à l’indigence matérielle, nous manquons de tout : de matériels de maintien de l’ordre, de véhicules, de bâtiments, de matériels de communication, de lacrymogènes pour maintenir l’ordre, parce que nous sommes une force non létale. Donc nous plaidons pour que des partenaires au développement puissent renforcer nos capacités pour pouvoir consolider la sécurité dans notre pays.


- BBC : Comment comptez-vous ramener la sécurité dans la capitale de votre pays qui est en proie à des tirs répétés attribués aux éléments de la Séléka ?

 

- Josué Binoua : Dans une démarche participative, en associant tous les habitants de chaque ville à la réflexion sur la sécurisation de notre pays. Comme disait Mandela : “Tout ce qui est fait pour vous, sans vous est contre vous”. Aujourd’hui ce sont tous les fils du pays qui doivent participer à la réflexion sur la sécurisation du pays. Ca ne doit pas être exclusivement l’affaire des hommes en armes.


- BBC : En attendant cette démarche participative, et la concertation, ne faut-il pas désarmer ces ex rebelles de la Séléka qui inquiètent le quotidien des populations de Bangui ?


- Josué Binoua : Il existe un Ministère dédié au DDR qui est en train de rassembler les moyens pour pouvoir faire son travail. Aujourd’hui nous avons entrepris une stratégie claire et rapide, pour sécuriser notre pays. Un décret vient d’être publié lui mettant la Gendarmerie nationale qui est autonome depuis 1995, et qui était sous l’autorité du Ministère de la défense, ce décret vient de remettre la Gendarmerie sous l’autorité du ministre de l’intérieur chargé de la sécurité, de manière à mutualiser les moyens en hommes et en armes, pour une meilleure efficacité.


- BBC : Le Collectif des officiers libres toujours fidèles semble-t-il au Président déchu François Bozizé dit préparer un coup d’Etat contre la Séléka. Est-ce que vous avez des informations précises sur cette rébellion qui serait en préparation ?


- Josué Binoua : C’est maintenant que j’entends parler de ce collectif, et deuxièmement, la Constitution de notre pays y compris la Charte constitutionnelle de transition interdisent toute prise de pouvoir par la force.


- BBC : En déclarant que la loi prévoit la prise de pouvoir, non pas par les armes, mais par la voie démocratique, est-ce que, vous vous désolidarisez du Président Bozizé ?


- Josué Binoua : Chacun a le droit de servir son pays. Aujourd’hui notre pays est confronté à d’énormes problèmes, nous avons tellement à faire que de s’occuper de la vie privée des uns et des autres. Je ne me permettrais jamais.

L’interview de Josué Binoua le ministre de la sécurité publique  à BBC Afrique

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com