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18 juin 2013 2 18 /06 /juin /2013 12:16

 

 

CENTRAFRIQUE

 

17 juin 2013,

 

Les populations du Nord-Est du pays ont perdu le sourire. Impossible d’envisager l’avenir dans des perspectives heureuses. Depuis quelques jours, elles ploient sous le choc de la barbarie meurtrière des invertébrés serviteurs du sulfureux chef politico-religieux de l’Armée de résistance du seigneur (LRA), Joseph Kony. Emportés par l’élan irrépressible d’une pratique digne de l’époque protohistorique, ces combattants ont semé la désolation et la tristesse dans deux villages de la région diamantifère de Bria. On déplore au passage, près de 16 morts. La fin des haricots, c’est qu’en représailles à la mort de quatre(4) des leurs, les chérubins de Kony ont décapité six (6) villageois et posé leurs têtes sur des troncs d’arbre. C’est horrible et terrifiant !

 

Mais, c’est comme cela que les guérilleros ougandais n’ont de cesse agi, avec une extrême brutalité chevillée de vols, de viols etc. Si bien qu’on leur impute, après plus de 20 ans d’activisme, la disparition de milliers de personnes, le kidnapping de 20 000 personnes et le déplacement de près de 1, 9 millions de Sud-Soudanais, Ougandais, Congolais et Centrafricains. On comprend pourquoi dès son avènement au pouvoir, le nouvel homme fort de Bangui, Michel Djotodia, déclarant la guerre à la LRA, s’était donné deux mois pour en finir avec ses exactions sur le territoire centrafricain. Les deux mois sont passés, sans qu’une action vigoureuse destinée à broyer ce qui reste encore des combattants de la rébellion n’ait été perçue. Rien de rustique et de prodigue n’avait jusqu’à présent été entrepris. C’est tout naturellement que Joseph Kony ait profité pour administrer une sévère claque au président centrafricain. Ses hommes ont paradé au cœur du pays, dans ce qu’il a de plus cher, la région diamantifère de Bria, sans être véritablement inquiétés. C’est le signe que l’autorité de l’Etat est branlante dans cette localité. On n’a pas connaissance de l’implication des forces de l’ordre et de sécurité dans les tristes évènements qui ont endeuillé les braves villageois. Soit qu’elles n’étaient même pas présents dans les environs, soit qu’elles n’avaient pas les moyens d’intervenir. On croirait que tous les colosses aux muscles d’acier, présents il y a peu dans cette région, qui ont contribué au triomphe de la Séléka, aujourd’hui au pouvoir, sont à Bangui pour le partage du gâteau.

 

La LRA, qui profite du retour de la saison hivernale, pourrait de nouveau frapper. Les bourgades du Nord-Est et du grand Nord n’échapperaient pas à la bestialité primaire de cette guérilla qui écume le pays. Les populations de ces localités, vivant dans l’ambiance tonitruante d’une hypothétique attaque, pourraient dire que leur enchanteresse vision d’un monde paradisiaque avec la victoire de la Séléka a tourné court. La multiplication des coups de griffes de la LRA saperait leur moral au point qu’elles finissent par se détourner de l’autorité centrale. Le risque, c’est qu’elles éprouvent de la sympathie pour des vendeurs d’illusion. Il ne faut pas oublier que les partisans du président déchu, François Bozizé, ont annoncé la création d’un mouvement. Il faut compter avec cette nouvelle structure, car c’est par le Nord aussi que son champion avait conquis le pouvoir en 2003. Sans oublier les forces du tristement célèbre chef de guerre, Abdoulaye Miskine, du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC), qui guerroie en ce moment contre les forces centrafricaines. Pour éviter de sombrer, les autorités gouvernementales, qui ont déjà lancé la chasse à Kony et ses hommes, devraient renforcer leurs positions dans la zone de Bria et environs. Les 120 hommes mis à la disposition du général Zakaria Damane, qui a pris la tête de cette traque ne peuvent vraisemblablement pas contrer les 500 hommes de la LRA, qui agissent par groupes actifs, se déplaçant aussi rapidement que des nués de sauterelles. La tâche ressemble fort bien à un rocher de Sisyphe, car les hommes de la LRA plastronnent impunément aux frontières de 3 Etats que sont la République démocratique du Congo (RDC), la République centrafricaine (RCA) et le Sud-Soudan.

 

Dans ce dernier pays, il bénéficierait de la bienveillance et de la clémence de l’armée du Soudan, qui contrôle l’enclave de Kafia Kingi, située à la charnière entre les deux Soudans, près de la frontière centrafricaine. Les guérilleros pourraient chaque fois que de besoin s’y replier afin de ressurgir avec des attaques surprises. Il faut agir vite et bien en concertation avec les armées de l’Ouganda, du Sud-Soudan et de la RDC. Toute chose qui permettrait aux troupes de l’armée régulière de la Centrafrique d’aller traquer les hommes de Kony dans leurs retranchements, après avoir obtenu des autorités de Juba et de Khartoum, le droit d’intervenir sur leurs territoires. C’est seulement en s’inscrivant dans cette dynamique que le régime de Bangui aura le salut.

 

Adama BAYALA


badam1021@yahoo.fr

 

 

Source : http://www.sidwaya.bf/quotidien/spip.php?article12961

 

 

Centrafrique: mais où est donc l'insaisissable Joseph Kony ?

 

Par RFI  mardi 18 juin 2013 à 03:47

 

Nous vous en  parlons depuis ce dimanche 16 juin. L'Armée de résistance du seigneur (LRA) refait parler d'elle en République centrafricaine. La rébellion de Joseph Kony aurait mené des attaques dans le nord-est du pays. Les forces armées du pays, soldats et Seleka, se sont déployées dans la zone pour les traquer. Pendant ce temps, à Addis Abeba, l'Union africaine (UA) a tenu une réunion lundi sur le sujet. Elle a prolongé d'un an sa mission militaire pour traquer les rebelles venus initialement d'Ouganda mais elle ne veut pas pour l'heure travailler directement avec les autorités centrafricaines issues du coup d'Etat. Conséquence, les militaires de la région basés en RCA sont aux chômage technique.

 

En avril, une organisation américaine, l'initiative pour résoudre la crise de la LRA, révélait sur la foi de témoignages et de photos satellites que le chef de l'armée de résistance du seigneur disposait entre octobre 2009 et le début de cette année d'un sanctuaire au Soudan.

Selon cette ONG, l'un des hommes les plus recherché du continent jouissait même dans la localité de Kafia Kingi de la protection de l'armée soudanaise avec laquelle il a longtemps collaboré. A-t-il quitté cette enclave au risque de se faire arrêter et livrer à la Cour pénale internationale ? C'est ce que pensent deux sources centrafricaines proches de Michel Djotodia.

 

Rapines ultra-violentes et transactions

 

Selon elles, Joseph Kony est revenu sur le territoire centrafricain. Une autorité au Palais avance même que depuis plusieurs semaines le patron de la LRA mènerait dans l'est du pays des opérations de rapines ultra-violentes mais aussi des transactions avec des acteurs du secteur diamantifère dans la région de Bria.

 

Vrai ou Faux ? Impossible de le dire. Il est en revanche établi que les autorités centrafricaines, sentant le bénéfice qu'elle peuve en tirer, s'activent sur le dossier LRA. Sur le terrain, des équipes ont été envoyées dans le nord-est du pays pour mener la traque. Michel Djotodia lui est parti hier à Khartoum en espérant jouer de ses amitiés soudanaises. Le nouveau chef de l'état ayant été consul à Nyala au Darfour, non loin de là où aurait été installé Joseph Kony.

 

L’homme qui a giflé Michel Djotodia !
L’homme qui a giflé Michel Djotodia !

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