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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 03:03

 

 

 

L’actualité de ces trois derniers jours relative à la composition et à la répartition des membres élus des entités  visées par l’ordonnance N° 13.001 portant création du Conseil Supérieur de la Transition nous fournit les mobiles de devoir sortir de notre silence pour porter un regard stupéfait sur la manière dont se prennent les organisations de la société civile, les organisations religieuses  et la diaspora France pour s’impliquer dans le débat politique de la transition

A propos de la société civile

 Je note avec stupéfaction et écœurement que la société civile, BOZIZE à peine parti, retrouve de la voix, fait du surenchère, de l’agitation et  très préoccupée par la prochaine mise en place du Conseil Supérieur de la Transition.

 

On peut donc se demander, est il opportun que cette société civile qui a eu du mal dans le passé à animer la vie sociopolitique de Centrafrique et qui n’avait d’existence que protocolairement dans le cadre des nombreux ateliers et séminaires, assaille le débat politique de la création du CST

 

S’il est vrai que la question de la répartition des entités au sein du CST reste préoccupante, ce n’est pas à la société civile de fixer et d’exiger « une recomposition urgente » du CST selon son schéma de répartition.

 

Inutile de rappeler que les dispositions de l’ordonnance  qui fixent la composition et la répartition des membres du CST sont des lois de la République, depuis les actes constitutionnels N°1 et N°2 du 26 mars 2013 portant organisation provisoire des pouvoirs de l’Etat, et qu’à ce titre toute modification du quota des entités telle que le réclame la société civile ne pourra se faire dans le cadre d’une modification de l’ordonnance précitée et non par coup de communiqué de presse.

 

Elle n’avait qu’à s’adresser sans grand bruit au Conseil des Ministres pour tenter d’obtenir la modification des dispositions qui fixent la répartition des entités.

 

A propos de la diaspora France

 

Il faut le dire, la diaspora Centrafricaine  France, à ce jour, n’est qu’un phénomène, elle ne se conçoit que comme un fait de migration de population à partir d’un foyer émetteur. Elle ne s’est jamais constituée en organisation à telle enseigne qu’aucun groupe à Paris ni en province ne peut se prévaloir de la légitimité de sa représentation. A partir de là,  le reste n’est que de l’agitation et de la dissimulation.

 

Comment expliquer le constat de désintéressement de la diaspora France à différent niveau de problèmes que rencontre le pays durant dix ans sous la férule de BOZIZE sans qu’elle bouge le petit doigt et que subitement elle se réveille pour se bagarrer sur la question politique de sa légitimité à siéger au CST.

 

Roger ANDJALANDJI, Paris

 
 
L’excessif dévoiement de la société civile et de la diaspora France par Roger Andjalandji

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