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8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 19:59

 

 

 

 

 

 

            Le jeudi 27 Juin 2013, au grand jour, une horde d’éléments de SELEKA a fait irruption à l’Ecole Nationale des Arts (ENA) et y a enlevé une personne, qui habite le quartier GOBONGO. Le lendemain 28 Juin 2013, cette personne a été découverte assassinée.

 

            Légitimement, le même jour, 28 Juin 2013, la population de GOBONGO a exprimé sa colère, en se déversant dans les rues et en brûlant des pneus. Comme toute réponse, SELEKA a foncé sur le quartier, a tiré à l’arme lourde sur la paisible population, faisant plusieurs morts, comme ce fut déjà le cas à plusieurs reprises, notamment de celui d’un pousseur du quartier combattant. SELEKA en a profité, comme à son habitude, pour piller les nombreux magasins du marché local.

 

            Pour paraphraser Voltaire, que pensez-vous qu’il arriva ? Ce fut la population que la Présidence de l’Etat de Transition accusa . . . d’avoir osé s’attaquer à ses hordes de tueurs et de pilleurs, prétendument avec les armes distribuées naguère par l’ex-Président François BOZIZE YANGOUVOUNDA. De l’assassinat de la malheureuse victime, il ne fut même pas question, une question aussi futile étant évidemment sans intérêt.

 

            La Présidence de la Transition a même insinué que la population de GOBONGO a été manipulée par on ne sait quelles forces obscures, comme s’il fallait qu’on soit manipulé pour dénoncer un assassinat.

 

            On attend que, dans le cas du carnage de GOBONGO comme dans tous les autres, le Procureur de la République, faisant application des articles 29 ainsi que 34 à 41 du code de procédure pénale, se saisisse « proprio motu » (de son propre chef) et procède ou fasse procéder à tous les actes nécessaires à la recherche et à la poursuite des infractions à la loi pénale.

 

            On attend qu’à défaut, dans le cas du carnage de GOBONGO comme dans tous autres, le Ministre de la Justice fasse application de l’article 25 du code de procédure pénale, comme il l’a fait dans l’affaire contre BOZIZE et autres. Cet article dispose : « Le Ministre de la Justice peut dénoncer au Procureur Général les infractions à la loi pénale dont il a connaissance, lui enjoindre par instructions écrites versées au dossier d’engager ou de faire engager des poursuites ou de saisir la juridiction compétente de toutes réquisitions écrites que le Ministre juge opportunes ».

 

            Compte tenu de la terreur ambiante qui dans cette situation d’anarchie et de chaos, n’épargne personne, pas même les Autorités, fussent-elles de SELEKA (des Ministres en fonction ont été pillés et un autre a fait état d’une tentative d’enlèvement), le Procureur de la République et le Ministre de la Justice pourront-ils exercer leurs prérogatives ?

 

            Les Présidents des Etats de la CEMAC et de la CEEAC avaient eu raison de dénier à Michel DJOTODIA AM NONDROKO le titre de Président de la République, car il n’y a plus de République, pour l’affubler du titre « sui generis » (propre en son genre) de Président de l’Etat de Transition. Dès lors, on ne devrait plus parler de la RCA, mais du ou de CA. En réalité, il n’y a même plus d’Etat, puisqu’on ne peut concevoir un Etat digne de ce nom sans administration, sans justice, sans armée, sans police, sans collectivités territoriales exerçant effectivement leurs prérogatives.

 

            Dans le non – Etat de Transition, toutes ces prérogatives sont accaparées par une force sans statut légal dénommée SELEKA qui s’est substituée à toutes les Institutions et qui assassine, tue, viole, passe à tabac impunément.

 

            Face à cette force barbare surarmée, une résistance pacifique : désobéissance civile, journées villes mortes comme ce fut le cas Lundi, concerts de casseroles et de sifflets, en attendant des marches pacifiques de protestation.

 

ZARAMBAUD Assingambi.

 

                                                                                La Haye (Hollande) le 02 Juillet 2013

 

 

 

  

                               ILS PAIERONT !

 

 

1-    En ce début de siècle aux clartés prometteuses

Des peuples hier soumis, sortant de nuits aphteuses

Marchent avec fierté, d’espoir illuminés,

Vers les beaux lendemains de combats acharnés.

*

2-    Sur un terrifiant vol à décalage horaire

Où l’on passe des nuits sans qu’aucun jour n’éclaire

Avec des cauchemars que l’on vit éveillé

Ô pays bien aimé, ils t’ont précipité.

*

3-    Eux, monstres des humains singeant corps et visages

Exécrables tueurs jaillis du fond des âges

Armés de longs couteaux, de fusils, de canons,

Massacrent tes enfants et pillent tes maisons.

*

4-    Taupes des talibans profanant chaque église,

Frappant les serviteurs de Jésus à leur guise,

Ils veulent installer un monde sans cerveau

Qui se nourrit de morts ainsi qu’un grand caveau.

*

5-    Ils tuent ouvertement, violent, pillent, saccagent

Pour que, tétanisés, tes fils se découragent

Ou deviennent leurs supplétifs applaudisseurs

Tels les caméléons aux changeantes couleurs.

*

6-    Qui l’eût cru, si ce n’est Lucifer en personne,

Que ce pays pour qui le lugubre glas sonne,

Que ce vaste abattoir dont l’homme est le bétail,

Que ce bateau qui dérive sans gouvernail,

*

7-    Qui l’eût cru, si ce n’est en cauchemar horrible,

Que ce pays dont BOGANDA, l’irréductible,

Dans l’unité, la paix, libéra la nation

Au lourd prix de sa vie, de toute soumission,

*

8-    Qui l’eût cru devenu, comme par maléfice,

« Un pays sous tutelle » et le simple appendice

D’un sulfureux voisin, un champ d’entraînements

Ouvert aux talibans et rempli d’ossements ?

*

9-    Peu à peu cependant, l’ouragan de révolte,

Attisant les ardeurs de chaque patriote

Les projette au sommet de leurs Tours de Babels

Où, par Dieu confondus, ils livreront des duels.

*

10-                      Duels sanglants de sanguinaires hier acolytes

Qui seront divisés, perdus, hétéroclites,

S’auto-massacreront jusqu’au dernier truffion

Et à la rédemption, enfin, de la Nation.

*

11-                      Ces génies malfaisants, d’eux-mêmes les victimes,

Après paiement ci – bas de leurs horribles crimes,

Iront cuire en enfer, l’éternelle prison,

Tels des empoisonneurs mourant de leur poison.

 

 

ZARAMBAUD Assingambi

La Haye (Hollande) le 27 Juin 2013.

GOBONGO : LA PRESIDENCE COUVRE LES ASSASSINS, IGNORE LA VICTIME ET ACCUSE LA POPULATION ! par Me ZARAMBAUD Assingambi

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