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18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 13:53

 

 

                                    

 

Depuis le 24 mars 2013, nous assistons à des pillages, vols à mains armées, viols et des destructions des biens publics et privés de la population Centrafricaine sans que le Premier Ministre et le Gouvernement responsables de la sécurité de la population ne réagissent.

 

Ce week-end a été marqué par l’aggravation de la crise sécuritaire, en particulier à Bangui. Selon les informations données par la presse nationale et internationale les interventions armées de la coalition Séléka sous prétexte de désarmement auraient fait une vingtaine de morts accompagnés des pillages, de viols de jeune filles.

 

Le samedi 13 avril, dans le 7ème arrondissement de Bangui, les interventions ont fait des morts dont un vieil homme qui était assis devant chez lui ; une femme commerçante qui vendait au marché et qui portait son enfant a été tuée, heureusement que celui-ci n’a pas été touché ; le maire du 7ème arrondissement à qui les éléments de Séléka lui ont demandé de l’argent et faute de ne pas l’avoir a  reçu un coup de balle à son épaule. Sa situation est encore inquiétante.

 

Le dimanche 14 avril, des obus sont tombés sur une église Baptiste dans le 8ème  arrondissement et ont fait au moins huit morts et plusieurs blessés dont le Pasteur.

 

 Certains habitants  ont traversé le fleuve Oubangui pour  se réfugier à Zongo en RDC, augmentant ainsi le nombre de réfugiés centrafricains dans ce pays frère. D’autres ont trouvé refuge  à l’hôpital de l’Amitié  dans une détresse généralisée, n’ayant plus de lits, d’appareils électroménagers, de l’argent qui ont été volés..

 

Cette situation émeut-elle le Premier Ministre, défenseur en son temps des droits humains ? La déclaration tardive du Chef de l’Etat est infirmée par de nombreux témoignages des victimes de la coalition Séléka. Le peuple Centrafricain est aujourd’hui orphelin et vit seul sa misère sociale et sécuritaire.

 

Les conséquences de cette situation récurrente qui perdure depuis le déclanchement de la lutte armée de la coalition Séléka le 10 décembre 2012  sont nombreuses :

 

- Les blessés ne peuvent se faire soigner dans des centres hospitaliers ou de santé délabrés, sans médicaments de première nécessité et vidés du personnel qui préfère se terrer chez lui pour éviter le pire ;

 

- La peur a gagné toute la population urbaine  démunie qui ne peut  vaquer à leurs activités informelles pour  assurer sa  survie ; 

 

- Dans nos villes de province et villages, les pillages touchent même les paysans qui « vivent » en brousse et meurent de faim sans témoins.

 

Tout le pays aujourd’hui vit dans une situation chaotique.

 

 Devant ces évènements dramatiques que notre pays n’a jamais connus et dont la fin n’est pas visible pour l’instant, l’Alliance pour la Démocratique et le Progrès (ADP) :

 

- Condamne toutes ces exactions ;

 

- Présente ses condoléances aux parents des victimes ;

 

- Appelle le gouvernement et le Président de la République à prendre respectivement leurs responsabilités pour la protection des personnes et des biens en arrêtant les exactions ;

 

- Demande qu’une force spéciale soit mise en place en urgence composée des éléments : de FACA, de FOMAC, de l’armée Française et de Séléka afin de ramener la quiétude, la sécurité et la paix sur toute l’étendue de la République Centrafricaine.

 

                                                                 

                                            Fait à Bangui, le 16 Avril 2013

 

                                                            LE COMITE EXECUTIF 

DECLARATION SUR LA SITUATION SECURITAIRE

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