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6 août 2013 2 06 /08 /août /2013 22:25

 

 

 

 

Sous le prétexte qu’un financement du Comité International Olympique (CIO) a été obtenu pour la prise en charge de la préparation de l’équipe nationale de basket-ball à Grenoble en France, avant son départ à Abidjan pour sa participation à la phase finale du Championnat d’Afrique des Nations, les dirigeants de la fédération centrafricaine de basket-ball et ceux du Comité national olympique et sportif centrafricain (Cnosca) ont multiplié déclarations et pressions en tout genre pour obtenir que le gouvernement décaisse la rondelette somme de 128 millions de FCFA destinée à couvrir divers postes budgétaires de cette participation.

 

Tous ces dirigeants qui résident à Bangui et qui vivent au quotidien la réalité du moment, s’ils ne l’ont pas directement subie, ont allègrement fermé les yeux sur sa gravité pour ne regarder que ce qui les intéresse, l’utilisation des sportifs à des fins personnelles.

 

C’est dans ces conditions qu’ils ont réussi à obtenir du gouvernement, dans un premier temps, son accord de principe de la participation de la RCA à l’Afrobasket, puis dans un second temps celui de son financement.

 

Seulement, à l’impossible nul n’est tenu, surtout pas la Centrafrique dont la vacuité des caisses, au moment où elle se démène comme un beau diable dans des problèmes sécuritaires qui sapent les bases mêmes de son existence. Que propose tout ce beau monde pour la sortie de crise, en dehors de la participation des équipes nationales aux diverses compétitions sportives dont les résultats, eu égard à la situation qui prévaut, sont connus d’avance ?

 

Le forcing a permis le départ pour Grenoble de six (06) joueurs et quelques dirigeants pour un regroupement de l’équipe nationale. Des échos qui sont repris en boucle sur les stations nationales, les fauves ont disputé quatre matches amicaux pour autant de victoire contre le Mali et le Burkina. Il faut rappeler que les fauves ont pour habitude de remporter les matches amicaux lors de leur préparation.

 

Seulement, les matches amicaux ne sont pas la compétition attendue, et il n’est pas rare de voir une équipe battue par les fauves lors de leur préparation remporter le match de compétition. Comme quoi, les victoires lors des matches de préparation n’ont pas une grande signification en dehors du fait qu’ils permettent juste de régler certains plans de jeu. Ici s’arrête leur enjeu, même si vu de Bangui, ils ont une toute autre signification.

 

Ainsi donc, outre les difficultés qu’éprouve la fédération à regrouper les joueurs – ce qui n’arrange pas vraiment les choses – il faut rajouter les nouvelles dégradantes et scandaleuses de l’évaporation de certains joueurs et dirigeants. A ce jour, trois ont déjà pris la clé des champs (Philippe Djadda, Christian Siris et Médard Koundja). On s’interroge légitimement de savoir quel sera le total des évadés à la fin de la préparation et combien iront effectivement à Abidjan et combien, à la fin du tournoi, reviendront à Bangui.

 

L’obstination du monde des arts et des sports à prendre part, dans les difficiles conditions actuelles du pays, aux rencontres et compétitions internationales, fussent-elles dans la sous région d’Afrique centrale, pour des résultats connus d’avance pour défaut de préparation sérieuse, est une démarche pour le moins anti patriotique, insensée et irresponsable parce que franchement inutile. Il y a d’autres priorités vitales pour le pays qui ne sont pas résolues. Le gouvernement doit faire preuve de beaucoup de lucidité et cesser d’être complaisant avec des dossiers qui ne méritent pas de l’être.

 

Rédaction CAP

 

DE L’INUTILITE DE LA PARTICIPATION DANS LES CONDITIONS ACTUELLES DE LA RCA AUX COMPETITIONS SPORTIVES INTERNATIONALES

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