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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 15:46

 

 

 

BANGUI : LA SOCIÉTÉ CIVILE ET LA DIASPORA INVITÉES À LA CONCERTATION POUR LA MISE EN PLACE DU CST

 

Bangui, 10 avril 2013 (RJDH) – Les membres de la société civile ont salué l’ouverture du gouvernement de transition par l’amorce du dialogue et de la concertation. C’est après l’invitation de certains de ses membres à une réunion d’échange et de restitution des conclusions du sommet extraordinaire de la CEEAC tenue à Ndjamena le 3 avril dernier.

 

« C’était une réunion informelle, mais le chef de l’Etat était de la partie », a fait savoir le rapporteur de la société civile au cours d’une réunion de concertation interne entre les différentes entités de la société civile et de la diaspora, tenue le mercredi 10 avril à l’hôtel Somba à Bangui.

 

Au cours de cette concertation, la société civile et la diaspora ont publié une autre déclaration commune. Elles ont dénoncé la stratégie délibérée de cooptation de certains membres de la société civile par des membres du gouvernement pour siéger au sein du Conseil Supérieur de la Transition (CST), alors que ceux-ci doivent être choisis par leurs entités respectives. « Nous avons mis en place un comité restreint de la société civile et de la diaspora pour faire de nouvelles proposition », a déclaré Fulgence Zeneth.

 

Les membres des Organisations de la société civile ont exigé « l’abrogation pure et simple de l’ordonnance mettant en place le CST, que la mise en place du CST se fasse dans le cadre d’une concertation inclusive avec toutes les forces vives de la nation soit en présence de la communauté internationale ».

 

« C’est à l’issue de cette première assemblée que seront dessinés par consensus le nombre des membres du CST, leur prérogative et le quota de chaque entité. Par la même occasion, ils devraient déterminer la date de la première cession du CST », a fait savoir l’un des participants.

 

La société civile et la diaspora refusent pour l’instant la composition du CST, telle définie par ordonnance signée de Michel Djotodia.

 

 

BANGUI : ENCORE DES EXACTIONS DES ÉLÉMENTS DE LA SÉLÉKA

 

Bangui, 10 avril 2013 (RJDH) – Les habitants du quartier Ndress dans le 4ème arrondissement de Bangui ont été victimes le mardi 8 avril, des scènes de pillages et d’exactions commises par les éléments de la Séléka. Par contre au quartier Kaka-Mangoulou, dans le même arrondissement, un élément de la Séléka aurait été tué, alors qu’il voulait avec ces compagnons d’arme prendre par la force le véhicule d’un officier des forces armées centrafricaines (FACA).

 

Selon le témoignage d’un habitant de cette localité qui a requis l’anonymat, les éléments de la Séléka étaient venus dans le but de piller la maison d’un ancien élément de la garde présidentielle. « La population s’est opposée à cet acte. C’est ainsi qu’ils ont commencé à tirer sur tout ce qui bouge et en opérant des pillages, maison par maison », a-t-il dit.

 

La même source a par ailleurs souligné que plusieurs personnes, en majorité des femmes et des enfants ont fui leurs domiciles pour trouver refuge dans les quartiers environnants. « La population était dans la panique hier à cause des tirs des éléments de la Séléka. Plusieurs personnes ont fui leurs domiciles et les rebelles ont profité de l’occasion pour piller les maisons. Ils ont voulu même amener par la force une fille du quartier à leur colonel. Mais c’est grâce à l’intervention des jeunes du quartier que la fille a eu la vie sauve », a-t-expliqué.

 

Cette source a par ailleurs précisé que ces hommes ont promis revenir dans les jours à venir « pour procéder au nettoyage dudit quartier ».

 

Au quartier Kaka-Mangoulou, un élément de la Séléka aurait été tué en voulant voler le véhicule d’un capitaine des FACA. D’après un témoin qui a vécu les faits « Ils étaient au nombre de six à bord d’un véhicule  Pick-up. Une fois arrivée, ils ont ouvert le feu  au domicile de cet officier qui serait déjà en fuite et dont la maison est gardée par son petit frère ».

 

Il poursuit en disant que « c’est ainsi qu’après avoir tenté en vain de récupérer le véhicule en question à défaut des pneus enlevés, que ces éléments ont saccagé la maison. Et juste au moment qu’ils voulaient se retirer du lieu de leur forfait que le cadet du propriétaire de la maison qui était dans sa cachette muni d’une arme Kalachnikov a tiré sur eux. L’un d’eux a finalement trouvé la mort ».

 

 

BANGUI : DES USAGERS DE L’AXE BANGUI-MBAÏKI VICTIMES DE RANÇONNAGE DE LA SÉLÉKA

 

Bangui, 10 avril 2013 (RJDH) – Les éléments de la coalition Séléka se livrent en ce moment au rançonnage systématique des usagers de la route qui relie la ville de Bangui à celle de Mbaïki (sud). Une situation qui amplifie les tracasseries routières sur cet axe et entrave la libre circulation des personnes et des biens.

 

Sur une distance de 107 kilomètres qui sépare la ville de Bangui à celle de Mbaïki, on dénombre au total cinq barrières érigées par les rebelles de la Séléka. Sur ces barrières, les rebelles qui se substituent désormais aux différents services de contrôle routier, procèdent au rançonnage de tous les passants et usagers de l’axe.

 

« A chaque barrière, les rebelles procèdent au contrôle systématique des papiers d’identité. Ceux qui détiennent des papiers seront appelés à payer une somme dérisoire. Par contre, ceux qui ne procèdent pas leurs papiers d’identité sont taxés par les rebelles. La somme varie entre 500 à 2000 FCFA », a témoigné l’une des victimes de cette pratique au RJDH.

 

Un autre témoin a fait savoir pour sa part que les membres de la Séléka se substituent aux différents services de contrôle routier et font des contrôles qui ne respectent pas les normes de la loi et les droits humains. « Ils fouillent dans les bagages des passagers et usagers de la route, s’ils trouvent de la viande boucanée ou d’autres produits, ils te taxent. Si tu ne paies pas, ils te passent à tabac et ils confisquent les produits », a dit ce témoin.

 

Cette situation a fait que plusieurs personnes, notamment des commerçants ont refusé de prendre cette itinéraire, l’unique route un peu sûre en ce moment dans le pays, qui ravitaille la ville de Bangui en denrées alimentaires, notamment le manioc qui est l’aliment de base des centrafricains.

 

« Notre sécurité est menacée et nos commerces aussi. Nous ne pouvons plus emprunter cette route. Nous avons connu les mêmes tracasseries sur les axes de Damara et de Boali. Mais avec la présente situation, nous craignons pour la chute de notre chiffre d’affaire, alors que les nouvelles autorités affirment que l’économie est leur priorité », a mentionné Bénédicte Yango, une commerçante à Bangui.

 

 

BERBERATI : LA VIE SEMBLE REPRENDRE DANS LA VILLE

 

Berberati, 10 avril 2013 (RJDH) – Un calme précaire semble revenir depuis le lundi 8 avril à Berberati, après le départ  d’une équipe de la coalition Séléka qui avait occupé la ville. Cette équipe était rendue coupable de plusieurs actes d’exaction dans cette localité. Toutefois la population se dit  toujours traumatisée suite aux différents sévices qu’elle a subis.

 

D’après un constat fait ce matin par Radio Zoukpana,  la ville commence à reprendre son ambiance habituelle. Des  personnes qui ont fui les exactions commencent à regagner leur domicile. Mais les services publics n’ont pas encore ouvert leur porte.

 

Pour l’instant, la ville est sécurisée par une autre équipe de la Séléka en collaboration avec quelques éléments de Forces armées centrafricaines, dépêchée par Bangui. Toutefois, une partie de la population se dit méfiante de cette paix encore précaire.  Celle-ci avoue avoir perdu  confiance et ne souhaite pas voir les hommes en armes particulièrement les éléments de la Séléka dans la région.

 

« Il faut du temps pour que la population oublie les exactions qu’elle a subi de la part des hommes de la Séléka. Ces derniers nous ont tant fait souffrir, plusieurs familles ont été affectées », a témoigné une femme habitant la localité.

 

Un  autre habitant  joint au ce matin par le RJDH et qui a préféré  garder l’anonymat, a rapporté que «  les éléments de la Séléka ont tiré sur la jeunesse lors de la marche organisée pour protester contre les exactions de ces hommes en arme. Ils ont tué des personnes,  certaines sont encore sur les lits des hôpitaux, sans assistance médicale, car l’hôpital même a été pillé par ces hommes en armes ».

 

Durant deux semaines, la population de la ville de  Berberati et des villages environnants ont  avoué avoir subi des exactions de toute sorte entre autre pillage braquages, tuerie, vol, viol des femmes ainsi que l’enrôlement des mineurs dans les rangs de la coalition Séléka.

 

 

 

SIDO : DES RÉFUGIÉS CENTRAFRICAINS SERAIENT ARRÊTÉS PAR LA GENDARMERIE TCHADIENNE

 

Sido, 10 avril 2013 (RJDH) – Une vingtaine des jeunes  centrafricains réfugiés qui sont  basés à Maro (Tchad), seraient arrêtés et transférés  à la gendarmerie  de Sido-Tchad par les forces de l’ordre tchadiennes. D’après les témoignages rapportés au RJDH le mardi 9 avril, les forces auraient ouvert le feu sur les réfugiés centrafricains entre 13 à 18 heures et ont procédé à l’arrestation de ces derniers par la suite.

 

« Nous étions surpris d’écouter des  détonations d’arme dans le camp, nous ignorons la cause », a dit un réfugié qui a ajouté que  ces éléments des forces de l’ordre auraient interdit aux réfugiés de vendre la bière traditionnelle dans le camp et cela pourrait être la raison de cette descente musclée et ces arrestations.

 

La même  source  a également  fait savoir que  plusieurs refugiés centrafricains  ont pris fuite pour se cacher dans la brousse,  lors de l’événement. Certains cherchent  à regagner leur pays d’origine.

 

Le RJDH a tenté sans succès d’entrer en contact avec le chef de camp des réfugiés basés à Maro, pour plus d’information. Ce dernier n’était pas aussi présent sur le site au moment de l’évènement, selon notre source.

 

Environ  18 000 déplacés centrafricains sont basés dans le camp des réfugiés à Maro au Tchad. Les centrafricains ont fui les hostilités enclenchées par les éléments de la coalition Séléka. Il s’agit des habitants des villes de Kabo, de Sido et des villages environnants.

Dépêches du Réseau des journalistes centrafricains des droits de l'homme

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