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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 04:23

 

 

BANGUI : UNE SITUATION SÉCURITAIRE ENCORE PRÉCAIRE

 

Bangui, 8 mars 2013 (RJDH) – En dépit des mesures prises par les nouvelles autorités visant à ramener la paix sur l’ensemble du territoire centrafricain, la situation sécuritaire reste encore très précaire dans le pays et dans la capitale Bangui. Des pillages se poursuivent dans certains coins, des coups de feu  ne cessent de se faire entendre, des vols à main armée se multiplient. Une situation qui bloque la reprise  effective des activités socioéconomiques.

 

La situation sécuritaire n’inspire plus confiance en ce moment dans la capitale centrafricaine. Depuis leur prise de pouvoir le 24 mars dernier, les éléments de la Séléka règnent en maîtres dans la ville de Bangui. En dépit de l’assurance donnée par des leaders militaires de cette rébellion, les éléments sur le terrain continuent de commettre des exactions sur la population civile.

 

Pour faire face à cette situation, le ministre d’Etat, chargé de la sécurité publique a sorti un arrêté en fin de la semaine dernière,  interdisant aux éléments de cette rébellion de porter  les armes dans les  villes  et de circuler dans les quartiers sans autorisation expresse, de faire de tirs injustifiés. Ce décret précise également que les éléments qui iront en marge du texte, seront traduits devant la justice.

 

Seulement, cet arrêté n’est pas du tout observer par les éléments de la Séléka, qui détiennent toujours les armes dans toute la ville de Bangui. En illustration, ce lundi dans le 4e arrondissement de Bangui sur l’avenue de l’indépendance, un élément de la Séléka a été tué par ses compagnons d’arme, pour une histoire de partage de butin.

 

Une  situation qui a perturbé la circulation dans cette localité et a provoqué la  psychose chez plusieurs passants et témoins de l’incident. Le cadavre a été enlevé plusieurs heures plus tard, par les éléments de la Séléka.

 

En dépit d’une police militaire mise en place par les nouvelles autorités, ces actes continuent. Par mesure de sécurité, plusieurs banques de la place n’ont pas encore ouvert la totalité de leur service. Certaines qui osent travailler, font un service minimum et sous surveillance des éléments de la FOMAC, présents dans le pays.

 

La même situation est visible dans plusieurs villes de la Centrafrique où sont présents les rebelles de la Séléka. Des faits qui témoignent de l’instabilité palpable dans le pays, que les nouvelles autorités ont promis de mettre au centre de leurs actions.

 

 

BOZOUM : LA POPULATION EFFRAYÉE PAR LES HOMMES DE LA SÉLÉKA

 

 

Bozoum, 8 mars 2013 (RJDH) – La  population de la ville de Bozoum (nord) a reçu la visite des hommes de la coalition Séléka  le samedi 6 avril. Ces derniers ont tenu une réunion le lendemain avec les autochtones afin de les mettre en confiance. Toute fois dans la nuit du dimanche 7 au lundi 8 avril, des cas d’exactions perpétrés par ces hommes en arme ont  été signalés.


D’après les informations rapportées au RJDH par un habitant de la ville de Bozoum,  au terme de cette réunion, les hommes de la Séléka ont rassuré la population en leur disant de ne pas fuir la ville et de reprendre les activités.  « Ils ont demandé aux gens qui détiennent des armes de les remettre car dans quelques jours ils vont commencer à fouiller les maisons à la recherche des armes », a ajouté la source.


« Mais déjà la nuit même du dimanche, ils  ont commencé à passer dans les maisons et  voler les appareils et les biens des particuliers. Un enseignant du lycée moderne de la ville a été tabassé sans aucune raison par les rebelles, pendant ces opérations », a relaté la même source.

 

 

OBO : LES ACTIVITÉS REPRENNENT AVEC LA PRÉSENCE DES TROUPES OUGANDAISES DANS LA RÉGION

 

Obo, 8 mars 2013 (RJDH) – Les activités ont repris dans la ville d’Obo (sud-est), après les rumeurs d’une attaque des éléments de la Séléka et le départ des troupes ougandaises et américaines de cette partie du territoire en proie aux exactions des rebelles de l’Armée de résistance du seigneur (LRA), de Joseph Kony.

 

D’après le constat fait par Radio Zéréda, les éléments de la force Ougandaise et les conseillers militaires américains sont présents dans la ville et mènent des patrouilles. Les services publics et privés ont ouvert leurs portes et le commerce a également repris.

 

Ces forces Ougandaises et américaines sont dans leurs bases et continuent à jouer leur rôle qui est de traquer les rebelles de la LRA et le leader de ce mouvement Joseph Kony.

 

Lors d’une réunion tenue le 3 avril dernier entre l’Union africaine, les organisations des Nations-Unies (ONU) et les autorités ougandaises à Kampala, il a été décidé que les soldats ougandais mis à la disposition de la Force régionale d’intervention (FRI) de l’Union africaine (UA), pour la traque à Joseph Kony, leader de la rébellion de la LRA et ses hommes,  en Centrafrique et continuerons leurs activités. Ces forces se trouvent dans la région sud-est du pays, notamment dans la préfecture de Haut Mbomou où la présence de la LRA est souvent signalée.

 

 

MBAÏKI: LES ACTIVITÉS TARDENT À REPENDRE APRÈS LES PILLAGES

 

Mbaïki, 8 mars 2013 (RJDH) – Les activités peinent à reprendre dans la ville de Mbaïki (sud), après l’incursion des éléments de la Séléka et les scènes de violences et de pillages orchestrés par ces derniers sur la population de cette localité.

 

Selon Simplice Gbanzanka, un habitant joint ce matin par le RJDH, la population vit toujours dans la psychose. Le marché ferme tôt vers midi, les services publics et privés sont restés fermés et les autorités locales sont encore dans leurs lieux de cachette.

 

«  Les activités n’ont pas encore repris normalement dans la ville. Les habitants  qui ont quitté la ville pour trouver refuge dans la brousse et dans les villages environnants n’ont pas encore regagné leurs domiciles », a-t-il expliqué.

 

Il a également fait savoir que cette situation a affecté l’hôpital de Mbaïki, où les malades admis dans ce service sont abandonnés à leur triste sort à cause de l’absence du personnel soignant et le pillage de cet hôpital par des éléments de la Séléka. «Les gens se retrouvent actuellement à l’hôpital sans soins, parce que le personnel soignant n’est pas sur place. Et les éléments de la Séléka ont pillés et emportés tous les matériels y compris les stocks de médicaments », a dit Simplice Gbanzanka.

 

La même source a par ailleurs souligné que le prix des produits de première nécessité et d’autres produits a sensiblement augmenté. «  Un litre du pétrole qui coûtait 680 FCFA est actuellement à 1500 FCFA, le savon qui se vendait à 150 FCFA coûte en ce moment 250 FCFA. Tout est cher, parce que la majorité des commerçants sont dans la brousse », a ajouté  Simplice Gbanzanka.

 

Les éléments de la Séléka ont investi la ville de Mbaïki, le 30 mars dernier. Plusieurs cas d’exactions, de vols et de pillages ont été enregistrés lors de leur passage dans cette partie sud du pays.

 

 

BANGUI : UN OFFICIER DE LA SÉLÉKA DISSOUS L’ANECA

 

Bangui, 8 mars 2013 (RJDH) – L’actuel bureau exécutif de l’Association nationale des étudiants centrafricains (ANECA), vient d’être dissout ce lundi 8 avril, par un officier de la coalition Séléka, lors d’une assemblée générale qui a regroupé tous les étudiants à l’Université de Bangui. Certains étudiants approuvent cette décision, d’autres sont restés sceptiques.

 

Selon le constat fait par le RJDH, c’est sur une haute surveillance des éléments de la Séléka, constitués en police militaire que cette assemblée générale s’est tenue. Certains de ces  hommes armés ont bouclé le périmètre sur l’Avenue des martyrs et d’autres par contre se sont infiltrés au sein même de l’Université.

 

D’après les explications de cet officier  de la Séléka, « c’est pour amener de l’ordre au sein du campus Universitaire que nous avons pris cette décision.  Puisque selon nos constats, ce bureau a été imposé par l’ancien régime aux étudiants et tous les membres ne sont pas actuellement à Bangui. Et les étudiants commencent à s’inquiéter, c’est la raison qui nous a motivé à prendre cette décision ».

 

Pour Eric Sélébiro, étudiant en 4ème année de la Science économique, cette décision est la bienvenue pour les étudiants afin de préserver la paix au sein du campus universitaire. « Je suis tout à fait d’accord par rapport à cette décision, parce que les étudiants sont divisés depuis le départ des membres de l’ANECA. Certains veulent l’organisation d’une nouvelle élection dans un bref délai, d’autres refusent. Alors on risque d’assister à une bataille entre les étudiants », a-t-il ajouté.

 

« A mon avis, c’est une bonne décision de suspendre le bureau actuelle de l’ANECA. Parce que ce bureau était dirigé par des gens qui ont une coloration politique, alors que l’objectif de cette association est de défendre les intérêts des étudiants centrafricains », a déclaré Gertrude Matoula, étudiante en 2ème année de droit.

 

D’autres étudiants pensent que c’est une ingérence dans les affaires de l’université qui ne concerne que les étudiants et non la Séléka.

 

« Je me demande sur quelle base juridique, ce colonel de la Séléka peut suspendre les activités du bureau de l’ANECA qui a été élu par les étudiants. Ce dernier n’a pas le droit de prendre des décisions à la place des étudiants », a critiqué un étudiant en philosophie qui a requis l’anonymat.

 

Pour l’un des membres de ce bureau, « il est hors de question que notre bureau soit suspendu par un homme en tenue qui n’a même pas un minimum de connaissance sur le fonctionnement de notre association. Car d’après les textes de l’ANECA, c’est le ministre de l’éducation nationale qui a habilité à suspendre l’ANECA. Nous allons continuer notre activité jusqu’à une nouvelle élection ».

 

Le RJDH s’est rapproché de l’administration de l’Université de Bangui pour avoir sa version des faits, mais celle-ci n’a pas souhaité faire de commentaire.

Dépêches du Réseau des Journalistes centrafricains des droits de l'homme

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