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19 avril 2013 5 19 /04 /avril /2013 02:47

 

 

 

RAFAÏ : LA LIGNE ROUGE TRACÉE PAR L’ONU ET L’UA TRAVERSÉE PAR LA SÉLÉKA

 

Rafaï, 18 avril 2013 (RJDH)- Les éléments de la Séléka ont  traversé la rivière Chinko, déclarée par l’Organisation des Nations-Unies (ONU) et l’Union Africaine, ligne rouge. Ces rebelles se trouvent actuellement dans la ville de Rafaï (sud-est) et se livreraient aux actes de pillages et d’exactions sur la population

 

D’après les informations rapportées au RJDH par un habitant de la ville d’Obo, localité située à     362 kilomètres de Rafaï, les hommes de la Séléka à bord de six véhicules lourdement armés ont fait irruption dans cette localité. « Les habitants de la périphérie de cette ville ont fait savoir que ces hommes en arme se sont livrés aux actes de pillage », a-t-il rapporté.

 

Dans la ville d’Obo les forces tripartites, de lutte contre les rebelles de l’Armée de Résistance du seigneur (LRA) de Joseph Kony, ont rassuré la population de ne pas se paniquée. Ces forces ont également indiqué que les rebelles de la Séléka ne vont pas entrer dans la préfecture de Haut-Mbomou. De source militaire des dispositifs sécuritaires ont été mis en place.

 

La rivière Chinko située à l’entrée ouest de la ville de Rafaï dans la préfecture du Mbomou (sud-est) a été déclarée par l’UA, ligne rouge que les éléments de la Séléka et les rebelles de la LRA de Joseph Kony, ne doivent pas traverser.

 

 

 

 

BANGUI : DIFFICILE REPRISE DES ACTIVITÉS ADMINISTRATIVES

 

Bangui,18 avril 2013 (RJDH)-Les activités socioprofessionnelles peinent à reprendre dans les administrations publiques. Cette situation est liée au pillage dans les différents services Etatiques et à l’insécurité qui persiste encore dans le pays.

 

D’après le constat fait ce matin par le RJDH, dans certaines administrations publiques, une bonne partie des agents de l’Etat n’ont pas encore repris le chemin de travail. La plupart des bureaux administratifs sont restés fermés. D’autres qui sont ouvert n’ont pas de matériels.

Au niveau de la mairie de Bangui, qui a aussi fait l’objet de pillage, le constat est amer. Quelques agents sont à leurs postes. Mais ces derniers ne disposent pas de matériels, ni de l’accessoire pour faire le travail.

 

«Nous sommes présentement debout sur les pieds ne sachant quoi faire.  Le personnel de la mairie de Bangui a la volonté de reprendre le travail, mais le manque de matériels empêche de travailler. Nous attendons un financement, soit du gouvernement ou des pays amis pour avoir quelques matériels », a souligné Basile Akélélo, 1er adjoint au maire de ville de Bangui.

 

Il a également précisé que la peur et la psychose dominent encore l’esprit de certains agents de la mairie à cause de l’insécurité qui persiste dans le pays.

 

Au ministère des postes et de télécommunication, les horaires de prise de service et de la fin ont été modifiés par les agents. « Avec la fragilité de la paix et la sécurité, le personnel arrive d’une manière irrégulière. Avant, les heures de service dans toutes les administrations publiques étaient fixées de 7h 30 à 15h00. Actuellement, vu le problème d’insécurité qui est encore là, les heures de travail ont été modifiées volontairement par les agents. Ces derniers arrivent au bureau à partir de 8h 00 et repartent à la maison à 12 heures », a fait savoir un agent de ce ministère, sous couvert de l’anonymat.

 

Il poursuit en disant que la reprise effective et régulière est conditionnée à l’instauration de la sécurité et la paix. « Les travailleurs ne peuvent pas exercer leur fonction dans le désordre, dans la peur et l’insécurité », a-t-il conclu.

 

Un agent du trésor public a,  quant à lui, souligné que les travaux de la réhabilitation des locaux ont démarré. « Nous avons commencé par le nettoyage des locaux saccagés par les éléments de la coalition séléka. Pour le moment la reprise ne peut pas  être effective tout de suite », a-t-il.

 

Lors de la prise de pouvoir par la coalition Séléka, le dimanche 24 mars, plusieurs structures administratives ont été pillées. Certains hommes de cette rébellion ont utilisé certains bâtiments administratifs comme leur base et y demeurent encore.

Dépêches du réseau d'informations des journalistes centrafricains des droits de l'homme
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