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16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 02:04

 

 

BANGUI : LA POPULATION TERRORISÉE PAR LES HOMMES DE LA SÉLÉKA

 

Bangui, 15 avril (RJDH)- La population de la capitale centrafricaine est terrorisée par les hommes de la Séléka, suite aux opérations du désarmement dans le 4ème et le 7ème arrondissement de la ville. Une activité qui s’est transformée en scène de pillage et a entrainé plusieurs morts et des blessés, le dimanche 14 avril. Plusieurs personnes habitant ces localités ont fuit pour trouver refuge dans d’autres quartiers de la ville.

 

Il s’agit de la poursuite des opérations du désarment enclenchées le mercredi 10 avril et qui se poursuivent. Après le 3ème et le 5ème arrondissement de la ville de Bangui, l’équipe du désarment s’est rendue dans le  7ème arrondissement. Mais cette activité va mal tourner pour les habitants de cette localité ainsi que les éléments de la Séléka.

 

« Les hommes de la Séléka ont couvert le quartier sous prétexte qu’ils sont venus rechercher des armes que l’ancien président François Bozizé aurait distribuées aux jeunes. Mais quand ils rentrent dans la maison, ils prennent tous les objets de valeurs qu’ils trouvent », a relaté un habitant de quartier Ouango dans le 7ème arrondissement de Bangui.

 

Une autre source précise que face à cette situation certains jeunes de la localité ont protesté contre le pillage de leur bien c’est ainsi que les hommes de la Séléka ont commencé à faire des tirs sporadiques, certaines personnes ont reçu des balles perdues et sont mortes,  d’autres ont été blessées et transférées dans les centres de santé.

 

D’après les témoignages recueillis le dimanche auprès des habitants du quartier Boy-rabe qui fuyaient les exactions, les hommes de la Séléka ont fait irruption dans le quartier et commençaient à faire des tirs en l’air. Certains jeunes du quartier qui possèdent des armes commençaient à riposter. « C’est ce qui a poussé les rebelles de la Séléka à entrer dans les quartiers et ont commencé à fouiller dans chaque maisons », a-t-il réalité.

 

Après les tirs qui ont fait des victimes, la population commence à évacuer les lieux. « Les éléments de la Séléka se sont livrés à des scènes de pillages,  ils vont des maisons en maisons », a ajouté une autre source.

 

Le bilan provisoire  établit par le Comité internationale de la Croix-Rouge fait état de 17 corps ramassés dans le 4ème et le 7ème arrondissement de Bangui et 47 personnes  blessées par balles.

 

Une situation qui a plongé la population dans la peur depuis le samedi, plusieurs personnes habitant le 4ème et le 7ème arrondissement de Bangui ont évacué les lieux. Des séries de scènes de violences se multiplient dans le secteur et les tirs d’armes continuent à se faire écouter.

 

Des éléments mal intentionnés de la coalition Séléka continuent de perpétrer des actes de vandalisme  sur la population de Bangui.

 

Un élément de la coalition Séléka a saisi ce matin un téléphone portable d’un homme d’une quarantaine à la gare des bus du marché Gobongo, localité située dans le 4ème arrondissement de Bangui. Cet homme a interpellé la patrouille d’intervention rapide de la Séléka en circulation dans le secteur, cette dernière lui a restitué son portable.

 

« Il s’agit des personnes pro-Bozizé, à qui il a distribué les armes de guerre et les armes blanches qui ont voulu emmener le désordre et la division au sein de la population centrafricaine. Les éléments de la Séléka ont été tués par ces personnes mal intentionnées au quartier Boy-rabe », déclaré le président centrafricain et leader de la coalition Séléka Michel Djotodia, dans la soirée du dimanche après l’évènement.

 

 

BANGUI : LES AGENTS DE L’ETAT SE PLAIGNENT DE LEUR CONDITION FINANCIÈRE

 

Bangui, 15 avril (RJDH) – Les agents de l’Etat se plaignent de leur condition financière, une situation liée au non payement de salaire. Devant les banques de la capitale centrafricaine, on peut observer des personnes qui attendent  pour faire des retraits d’argent sur leur compte se plaignant aussi de la lenteur des  services, car les banques commerciales ne sont pas épargnées des pillages pendant le renversement du pouvoir le 24 mars.

 

D’après le constat fait par le RJDH ce lundi 15 avril au centre-ville de Bangui, des hommes et des femmes, des vieux et  jeunes,  dans des longues files d’attentes  devant les banques, pour prétendre au retrait d’argent sur leur compte. Certains pensent que le salaire pourrait être viré et prétendent à un retrait mensuel.

 

« Aucun mouvement salarial n’est disponible pour le moment. Je suis dans la désolation, parce qu’un agent de la banque commerciale en Centrafrique (CBCA) m’a confirmé qu’il n’y pas de paiement de salaire », a dit Bienvenu Morin, enseignant du fondamentale1. La même source déplore la situation alimentaire de ses enfants.  Car sa famille n’a plus rien à manger.

 

« Il n’y a pas de traitement de salaire en ce moment. Ces personnes sont là pour le retrait de leur argent qu’ils ont épargné. Nous n’avons pas d’information en ce qui concerne le payement de salaire », a relevé une caissière, qui a requis l’anonymat.

 

Selon une mère de famille, la vie devient de plus en plus chère, il est plus important qu’on ait de l’argent  pour répondre aux besoins de la famille. « Hier soir, le pétrole lampant était rare, tous mes réserves sont épuisées. A la banque, il faut obligatoirement être dans les rangs. C’est difficile pour une grande dame comme moi,», s’est indignée une femme d’une trentaine d’année.

 

Dans les files d’attentes,  on note également des personnes qui se bousculent car pour des raisons de sécurité les banques commerciales ferment leur porte à 12 heures. Une situation qui n’est pas favorable pour des personnes âgées. « C’est depuis la semaine dernière que je viens ici à la BSIC pour les opérations de retrait de fonds. Je n’ai pas assez de force pour bousculer », a expliqué Joseph Magalet, un fonctionnaire retraité.

 

« Je suis arrivée depuis 7h30, pour faire le retrait. Ce n’est pas facile actuellement, parce que je suis à une position très éloignée de l’entrée », a déploré Marie-Noëlle Sengué,  agent de l’Etat.

 

Le personnel de l’Etat a déjà accusé un mois de retard sur le payement de salaire, après le renversement du pouvoir par la coalition Séléka depuis le 24 mars dernier.

 

Dépêches du Réseau d'informations des journalistes centrafricains des droits de l'homme

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