Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

26 avril 2013 5 26 /04 /avril /2013 03:35

 

 

BANGUI : LES COMMERÇANTS SE PLAIGNENT DE LA BAISSE DE CLIENTÈLE

 

Bangui, 25 avril 2013 (RJDH) – Les activités économiques  tardent à se remettre après la prise du pouvoir par la coalition Séléka le 24 mars dernier. Le secteur du commerce connait une baisse au niveau des recettes. Les commerçants parlent d’une situation chaotique.

 

D’après le constat fait par le RJDH, dans certains marchés de Bangui, la situation commerciale s’est progressivement régresse. Certains  commerçants n’ont pas encore ouvert leurs commerces, par peur d’être pillés. D’autres par contre affirment que les activités tournent en ce moment au ralenti.

 

« Entre temps, il y avait de l’ambiance chaque jour, devant mon magasin.  Les gens viennent à n’importe qu’elle heure, faire leurs provisions. Mais depuis le putsch du 24 mars, les choses se régressent de jour en jour », a témoigné un commerçant au marché de Miskine.

 

La même source poursuit en disant que la  recette qu’elle faisait auparavant est de 1 000 000 FCFA. Mais maintenant, «  je ne fais que 200 à 350 000 FCFA. Ce qui ne peut même pas  me permettre de faire face à mes dépenses y compris le salaire des mes employés ».

 

Marguerite Yamalet, vendeur de manioc au marché combattant, dans le 8ème arrondissement de Bangui, a de son côté souligné que  « les clients se font rares, depuis que cette crise a surgie dans le pays. Les gens ne viennent plus  au marché comme avant, parce que les salaires ne sont pas payés. Je reçois au maximum dix clients par jour,  au lieu de  vingt à 30 par jour avant la crise ».

 

Par ailleurs, elle mentionne qu’il est difficile en ce moment de se  rendre à l’intérieur du pays,  afin d’acheter  les marchandises. « Pour aller à Mbaïki, par exemple, il faut traverser au moins dix barrières. Et chaque à barrière, nous devons payer 1000 FCFA, aux éléments de la Séléka. Le prix du transport également a  augmenté », a ajouté Marguerite Yamalet.

 

Cette situation a poussé la plupart des commerçants à cesser leurs activités. Yves Bataka, boucher au marché de Miskine, témoigne que les activités commerciales connaissent une crise actuellement à cause de l’insécurité qui domine encore le pays. « Beaucoup de commerçants  ont cessé leurs activités. Par ce que les clients ne se manifestent  pas comme d’habitude au marché. Ce qui décourage les vendeurs. Et  certains éléments de la Séléka viennent prendre parfois nos marchandises par la force, sans verser de l’argent », a-t-il déploré.

 

Dans la crise qu’a traversée la Centrafrique avec le renversement du pouvoir de François Bozizé par la coalition Séléka le 24 mars, plusieurs secteurs socio-économiques ont été affectés et tardent à reprendre à cause de l’insécurité qui perdure sur l’ensemble du territoire.

 

 

BANGUI : UN BILAN CATASTROPHIQUE UN MOIS APRÈS LA PRISE DE POUVOIR PAR LA SÉLÉKA

 

Bangui, 25 avril 2013 (RJDH) – Un mois après la prise de pouvoir par les rebelles de la coalition Séléka, les centrafricains interrogés par le RJDH jugent le bilan catastrophique. L’insécurité déjà pendante dans le pays devient grandissante. Les actes de pillage, d’assassinat, d’enlèvement et autres exactions deviennent récurrents et plusieurs personnes continuent de fuir le pays.

 

L’une des raisons qui ont poussé les rebelles de la Séléka à prendre le pouvoir à Bangui était l’incapacité de l’ex-président François Bozizé à instaurer un climat de sécurité dans le pays. C’est du moins ce que prétendait le nouvel homme fort de la Centrafrique, Michel Djotodia.

 

Seulement, un mois après ce coup d’Etat contre François Bozizé, la situation sécuritaire s’est empirée. « Je ne suis pas d’accord pour que François Bozizé revienne au pouvoir, mais je ne suis pas du tout d’accord de voir Michel Djotodia rester au pouvoir alors que ses éléments martyrisent la population centrafricaine. Je déduis finalement que son coup d’Etat n’a pas sa raison d’être, car la souffrance de la population ne fait qu’empirer », a lancé Nicolas, un agent de l’Etat centrafricain.

 

Les activités socioéconomiques peinent à se relancer, malgré l’appelle à la reprise, les nouvelles autorités. Sur les marchés, les commerçants hésitent encore à exposer les marchandises. La plupart des sociétés privées, publiques et les bureaux administratifs.

 

Plusieurs raisons sont évoquées par les centrafricains. « Les nouvelles autorités nous demandent de reprendre nos activités alors que les tirs de sommations continuent dans la ville. Je suis hypertendue. Je me demande comment je peux reprendre le travail dans cet état où les coups de feu nous surprennent à chaque instant », s’est inquiétée Marguerite Zan, un cadre de l’administration nationale, dans un entretien avec le RJDH.

 

Sur le plan social, la situation est aussi inquiétante. Les fonctionnaires accusent déjà presque deux mois d’arriéré de salaire. Michel Djotodia, le président de la transition a affirmé que les caisses de l’Etat sont vides. Tout l’espoir se focalise sur une mission internationale de plaidoyer faite par le Premier ministre de transition, Nicolas Tiangaye.

Dans le domaine sécuritaire, la quasi-totalité des centrafricains souhaitent que les éléments de la force multinationale promis par les états de l’Afrique centrale puissent arriver vite afin de passer rapidement au cantonnement et au désarmement des rebelles.

 

Nombreux sont aussi les centrafricains qui ne croient pas à la bonne volonté de Michel Djotodia de ramener la paix dans le pays et de concrétiser son autorité sur ces éléments. Un exemple qui fait le tour des journaux à Bangui, est celui d’une mère qui était allée dans une base des rebelles de la Séléka pour demander la libération de son fils. Il lui avait été demandé le versement préalable d’une somme de 70.000FCFA.

 

Cette mère était allée se plaindre auprès de Michel Djotodia. Mais celui-ci, au lieu d’ordonner la libération immédiate et inconditionnelle du garçon qui avait été enlevé et séquestré, avait remis les 70.000F à la mère pour aller payer la rançon.

 

Tout ceci conforte la thèse de ceux qui ont toujours considéré, depuis le début de l’offensive des ex-rebelles de le Séléka, en décembre 2012, qu’il n’avait aucune vision pour le pays, que l’obsession de renverser François Bozizé et de le bouter hors du pays.

 

Les 18 mois de moi de la transition promet une suite longue et sans fin de période de calvaire pour le peuple centrafricain.

 

 

BRIA : LA POPULATION REND LA SÉLÉKA RESPONSABLE DE PLUSIEURS EXACTIONS

 

Bria, 25 avril 2013 (RJDH) – Les éléments rebelles de la coalition Séléka ont rendu responsables de plusieurs actes d’exactions dans la ville de Bria (centre est). La population affirme être victime de plusieurs abus, de la part de ces rebelles. Assassinats, enlèvements, tortures, pillages et des tirs de sommations continuent toujours dans cette ville minière.

 

La communication qui était coupée par les rebelles depuis la prise de cette ville en décembre dernier, s’est rétablie ce mercredi 24 avril. Des habitants de Bria font état de pillage systématique des commerces, maisons des particuliers et locaux administratifs par les rebelles.

 

Certains témoins joints par le RJDH ont affirmé que les rebelles de la Séléka se livrent également à la chasse aux sorcières. « Les fonctionnaires et agents de l’état et autres personnes supposées proches de l’ancien régime sont systématiquement pourchassés par les rebelles. Ce qui fait tout le monde a peur », a fait savoir un habitant, lui aussi victime de pillage des rebelles.

 

La population fait également savoir que les rebelles, pour manifester leur sentiment de joie ou de tristesse, tirent en l’air, traumatisant ainsi la population. « Il ne se passe jamais une seule heure, sans qu’on entend des tirs d’arme. Pour cueillir un mangue par exemple, les rebelles sont obligés de tirer sur la branche, contenant les fruits », a témoigné une autorité locale.

 

La ville de Bria fait partie des sites où les rebelles de la Séléka devraient être cantonnés, avant leur prise de pouvoir. Cette ville est également le fief des deux grands groupes rebelles, composant la coalition Séléka.

 

BANGUI : LA RADIO TÉLÉVISION TROPIC CONTINUE D’ÊTRE PILLÉE PAR LES HOMMES DE LA SÉLÉKA

 

Bangui, 25 avril 2013 (RJDH) – Le siège de  la Radio Télévision Tropic (RTV)  situé au Pk 12, à la sortie  nord  de la ville de Bangui  continue de faire l’objet de pillage orchestré par des éléments de la coalition Séléka. Cette institution a été déjà victime des actes de vandalisme pendant l’occupation de la ville de Bangui, le dimanche 24 mars.

 

D’après le témoignage du fondateur de cette structure, l’ancien ministre de la communication, Alfred Poloko, les locaux qui ont été déjà  pillés  continuent de recevoir la visite des hommes de la Séléka. Ces derniers ont même réquisitionné les locaux et transformé en leur résidence.  En plus ils continuent de piller.

 

 

« La RTV  a été entièrement pillée par des éléments de  Séléka  ainsi que ma résidence  à 50 mètres derrière la radio. Le comble c’est que depuis le 24 mars jusqu’au  24 avril, ces hommes en arme  s’y sont purement et simplement installés », a déploré le fondateur de cette structure.

 

Pendant l’occupation de la ville de Bangui par la coalition Séléka, plusieurs médias ont été victimes d’actes de vandalisme. Jusqu’ici ces médias sont abandonnés à eux-mêmes, car  aucune initiative de dommages-intérêts n’est engagée à leur faveur.

 

Dépêches du réseau d'information des journalistes centrafricains des droits de l'homme

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com