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7 avril 2013 7 07 /04 /avril /2013 03:05

 

 

A la suite de la publication le 06 Avril 2013, de l’Ordonnance N° 13.001 du 05 Avril 2013 portant création du Conseil Supérieur de Transition, nous, organisations de la Société Civile, réunies ce jour 06 Avril 2013 au siège de l’Observatoire National des Elections marquons notre étonnement sur le non-respect de l’esprit des Accords de Libreville et des Recommandations issues du Sommet Extraordinaire des Chefs d’Etat et de Gouvernements de la CEEAC ainsi que l’absence de concertations préalables avant la publication de ladite Ordonnance.

 

Les Organisations de la Société Civile rappellent au Gouvernement de Transition que

 

le Président DEBY, Président en exercice de la CEEAC, au cours dudit sommet tenu à N’Djaména le 03 Avril 2013 avait précisé au nom de ses pairs, les entités devant composer le Conseil National de Transition (CNT) à savoir :

 

1 SELEKA

2 GROUPE EX-MAJORITE PRESIDENTIELLE

3 POLITICO MILITAIRE NON COMBATTANT

4 OPPOSITION DEMOCRATIQUE

5 SOCIETE CIVILE

 

Il a en outre ajouté la décision d’y inclure les CONFESSIONS RELIGIEUSES et la DIASPORA.

 

Malheureusement, au mépris flagrant de l’esprit des Accords de Libreville et des Recommandations de N’Djaména, le Gouvernement de Transition a pris sur lui, la redoutable responsabilité de publier l’Ordonnance N° 13.001 du 05 Avril 2013 portant création du Conseil Supérieur de Transition en y incluant des structures totalement étrangères aux décisions des deux sommets ci-dessus cités.

 

Les Organisations de la Société Civile dénoncent avec vigueur ces pratiques cavalières qui peinent à trancher avec les habitudes d’un passé récent décriées par tous et prennent à témoin, l’ensemble de la communauté nationale et internationale relativement à cette dérive.

 

Elles exigent la recomposition urgente du Conseil National de Transition suivant le schéma ci-dessous présenté en préservant les décisions des Sommets de Libreville et de N’djaména :

 

CLE DE REPARTITION GENERALE :

 

N° ENTITE NBRE

 

1 EX MAJORITE PRESIDENTIELLE 06

2 SELEKA 08

3 OPPOSITION DEMOCRATIQUE 09

4 POLITICO MILITAIRE NON COMBATTANT 04

5 SOCIETE CIVILE 50

6 CONFESSION RELIGIEUSE 09

7 DIASPORA 06

8 PATRONAT 2

9 SYNDICAT 5

 

TOTAL 97

 

GROUPES DE LA SOCIETE CIVILE :

 

- ORGANISATION DES FEMMES

- ORGANISATION DE LA JEUNESSE

- ORGANISATION DE DEFENSE DES DROITS DE L’HOMME

- ORGANISATION DE PROMOTION DE LA DEMOCRATIE

- ORGANISATION DE DEVELOPPEMENT

- ORGANISATION CULTURELLE

- ORGANISATION DES MEDIAS

- ORGANISATION HUMANITAIRE

 

S’agissant des pouvoirs dévolus au Conseil National de Transition, les Organisations de la Société Civile recommandent fortement le maintien de la motion de censure au Gouvernement ainsi que le pouvoir d’entériner la désignation des membres de la Cour Constitutionnelle de Transition et des autres Institutions de la transition. Par ailleurs, dans un souci d’équilibre, les Organisations de la Société Civile exigent la Présidence du Conseil National de Transition.

 

Fait à Bangui, le 06 Avril 2013

 

Pour les Organisations de la Société Civile,

 

Fulgence ZENETH

 

 

 

 

NDLR : On note avec amusement que la prétendue société civile centrafricaine a brusquement retrouvé de la voix, surtout depuis que Bozizé n’est plus au pouvoir pour réclamer des postes en tout genre et surtout des portefeuilles au gouvernement. Face à la terreur que faisait régner sur le pays et les Centrafricains, où était cette société civile dont on ne connaissait pas le timbre de la voix. A-t-elle osé dénoncer ou condamner le triste sort fait à certains fils du pays qui croupissaient dans les sinistres geôles des prisons privées spéciales de Bozizé à la SRI ou autre camp de Roux et le « Guantanamo » de Bossembélé ? Elle s’était même rendue complice des fraudes électorales massives de Bozizé et du KNK lors de leur mascarade électorale de janvier 2011. Elle n’a rien dit sur la forfaiture de la cour constitutionnelle dont les membres corrompus ont fait la honte du pays tout entier en s’aplatissant piteusement devant Bozizé. On ne peut accepter que ladite société vienne aujourd’hui se faire l’avocat de ces corrompus de la cour constitutionnelle. Aujourd’hui, on note avec stupéfaction et écoeurement que des personnages comme Marguerite Koffio et son OFCA qui n’avait de cesse d’organiser de nombreuses marches de soutien à Bozizé ait déjà retourné leur veste pour en faire désormais partie et signe des documents de la société civile centrafricaine. C’est un scandale. Il faut arrêter avec ces dévoiements et retournements de veste comme on le voit actuellement à Bangui et qui n’honorent nullement les concernés et les structures qui les accueillent, Bozizé à peine parti. Les prétentions de ceux qui osent parler et représenter actuellement la société civile centrafricaine s’agissant des organes de transition sont tout simplement excessives eu égard à la capitulation de celle-ci devant le régime tyrannique et sanguinaire de Bozizé.  

COMMUNIQUE DE PRESSE RELATIF A LA MISE EN PLACE DU CONSEIL SUPERIEUR DE TRANSITION

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