Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

31 mai 2013 5 31 /05 /mai /2013 00:08

 

 

 

 

 

  1. Le samedi 25 Mai 2013, vers 11H30, deux éléments tchadiens de SELEKA ont fait irruption à mon domicile au quartier Ben Zvi 1 à Bangui ; ils ont déclaré être venus saisir des armes qui y seraient cachées ; ils ont immédiatement arraché le téléphone des mains de mon épouse et en ont extrait la puce pour analyse et vérification ultérieures.

 

  1. Ils ont commencé par fouiller 3 des 4 voitures qui étaient garées dans la concession, sans rien y trouver, naturellement. S’agissant de la 4è voiture, mon épouse leur a déclaré ne pas en détenir les clefs ; elle a précisé néanmoins que c’est la voiture personnelle d’une amie. Les deux éléments tchadiens ont alors fait venir plus de 20 autres éléments tchadiens parlant pour la plupart l’arabe, accompagnés de quelques éléments centrafricains. Ils n’ont cessé d’invectiver mon épouse, née RECKIAN, qualifiée de « sionioualiso ».

 

  1. Ils ont emmené mon fils de 15 ans dans un coin de la concession et, avec une arme, ils l’ont menacé en ces termes : « Pour nous, tuer n’est rien ; si tu ne nous dis pas à qui appartient cette voiture, nous enlèverons ta mère et nous te tuerons ; Maître ZARAMBAUD, Maître ZARAMBAUD, pour qui se prend – il ? N’avons – nous pas tué des gens plus important que lui ? ».

 

  1.  : Ainsi SELEKA se vante de ses crimes odieux mais, selon la nouvelle ligne éditoriale de Centrafrique Presse la dénonciation systématique de ces crimes est excessive et donc dérisoire. Comment continuer à « négocier » avec des sanguinaires comme le prétend le sieur Bertin BEA ? En effet, lorsque le Premier Ministre a entrepris de dénoncer ouvertement les crimes de SELEKA et a déclaré qu’il lui faut obtenir des aides extérieures en hommes pour procéder au désarmement forcé de SELEKA, le sieur BEA est allé protester à la radio.DJOTODIA lui – même, ainsi que le Ministre de la Sécurité Publique, n’ont – ils pas fallacieusement publié de nombreux textes selon lesquels les éléments dits incontrôlés de SELEKA en armes seraient considérés comme braqueurs et traduits en justice ? C’est le syndrome de Stockholm, situation où un otage sympathise avec ses ravisseurs. Faut – il sous prétexte de négocier, donner le plus de temps possible à SELEKA pour tuer, violer et piller ?

 

  1.  :  N’oublions pas que, plus de 2 mois après la désastreuse prise du Pouvoir par la rébellion SELEKA, les écoles, collèges et lycées publics demeurent hermétiquement fermés ; les quelques rares écoles privées qui ont repris n’enseignent que 3 heures par jour, portails et portes barricadés. A cela s’ajoute la fuite massive des cerveaux, qui s’amplifie après chaque exaction. De grandioses records négatifs sont à venir, dans tous les domaines.

 

  1. Ils ont alors cassé la vitre de la voiture et y ont récupéré des papiers au nom de Madame Joséphine KELEFIO, ex-députée, sœur cadette du Général BOZIZE et amie de ma famille depuis 1980, soit 23 ans avant la prise du Pouvoir par son frère. Détenir le véhicule personnel de Madame KELEFIO constitue – t – il une infraction pénale ? A moins de considérer que ce véhicule est une arme, puisque SELEKA avait déclaré être venue pour saisir des armes.

 

  1. : Au cas où le véhicule personnel de Madame KELEFIO serait par l’absurde une arme, même des officiers de police judiciaire, et à plus forte raison une milice privée qui s’entête à demeurer autonome après avoir pris le Pouvoir, ne sauraient faire irruption sans mandat de justice au domicile d’un particulier, perquisitionner ce domicile et emporter le véhicule. Quelle infraction pénale trouveront – ils à l’appui de ce qui n’est autre qu’un pillage ? D’ailleurs, savent – ils seulement ce qu’on appelle procès-verbal d’enquête préliminaire ou procès – verbal de perquisition ?

 

  1. En réalité, l’objectif de cette descente massive et armée à mon domicile était de me « coller » une infraction imaginaire afin de me réduire au silence.

 

  1. Alerté le Premier Ministre a dépêché sur les lieux des éléments de sa sécurité ; après leur départ, les tchadiens de SELEKA parlant sango ont rageusement déclaré, avec leur accent qui fait les délices des humoristes de Radio Ndékéluka : « TIANGAYE ni à kèzoua ? Dondomama ti lo ! Même tongana DJOTODIA si a ga, yéokoloakèsarapèpè. Tonganaalayéékè mou numéro ti téléphone ti lo na ala ». Un Général SELEKA est aussi arrivé sur les lieux, mais il est reparti en y laissant les éléments et en leur demandant de se contenter de tracter la voiture et de s’abstenir de toutes brutalités.

 

  1. Lorsqu’ils ont voulu fouiller la maison (ils n’ont pas droit au terme perquisitionner), mon épouse a exigé et obtenu la présence préalable du Procureur et du Bâtonnier, comme prescrit par la loi en matière de perquisition du cabinet et du domicile d’un avocat. La fouille de la maison n’a évidemment pas permis de trouver une arme quelconque. Je n’ai jamais eu pour seules armes que ma langue et ma plume, armes certes immatérielles, mais autrement plus puissantes que les armes matérielles et inintelligentes de SELEKA.

 

  1. : Ceux qui m’avaient arrêté le 26 Septembre 2001 en me traînant par terre, avaient illégalement fouillé ma maison le même jour à la recherche d’armes, traumatisant ma dulcinée et mes enfants, m’avaient détenu 3 mois durant, d’abord en geôle, puis en cellule, après la tentative de Coup d’Etat du 28 Mai 2001 dont ils m’avaient accusé d’en avoir été « le cerveau », l’avaient eux-aussi vérifié à leurs dépens.

 

  1. Avant de quitter les lieux, vers 18H, soit après 6H30 de torture morale, ils ont imposé deux de leurs éléments, pour prétendument assurer la sécurité de la maison et de ses habitants, au motif que d’autres éléments de SELEKA viendraient certainement dans la nuit. Ils ont à cet effet exigé la somme de 100.000F pour les 2 premiers jours, qu’ils ont ramenée à 80.000F et ont extorquée à mon épouse. Lorsque je l’ai appris, j’ai exigé que ces prétendus éléments de sécurité quittent ma maison, ce qu’ils ont fait, sans évidemment restituer les 80.000F. Comment les bourreaux peuvent – ils assurer la sécurité de leurs victimes ? Peut – on charger des pyromanes d’éteindre des incendies.

 

  1. Jusques à quand des envahisseurs étrangers, flanqués de quelques figurants centrafricains maintiendront-ils le paisible peuple centrafricain sous leur dictature sanglante, avilissante et humiliante ?

 

  1. Les agissements des éléments tchadiens de Séléka et de leurs acolytes centrafricains constituent des crimes contre l’humanité, de la compétence de la Cour Pénale Internationale (CPI) en général et, dans le cas d’espèce, les crimes de pillage et de vol en réunion (circonstance aggravante), violation de domicile, injures publiques, violences et voies de fait, menaces de mort. Une plainte avec constitution de partie civile sera déposée en bonne et due forme.

 

  1. Je remercie mes voisins, les étudiants et les membres de ma famille et de la famille de mon épouse qui étaient courageusement venus nombreux protester avec des concerts de casseroles et de sifflets, comme je remercie tous les patriotes qui m’ont témoigné leur solidarité sur ma page Facebook ou m’ont téléphoné. Une fois de plus, j’encourage les centrafricains à protester avec des concerts de casseroles et de sifflets chaque fois que les éléments Séléka feront irruption dans leurs quartiers pour perpétrer leurs forfaits.

 

  1. De leur côté, les partis politiques, les organisations de défense des droits de l’homme, les syndicats, les associations, les leaders d’opinion, doivent ouvertement et courageusement dénoncer clairement Séléka comme auteur des exactions, pour ceux qui ne l’ont pas encore fait. Se contenter de demander le retour de la sécurité et de la paix, sans dire clairement qui tue, viole, pille et commet des exactions de toutes sortes attentatoires à la sécurité et à la paix, c’est comme demander à un médecin de vous soigner sans faire un diagnostic. Le Président du MLPC se doit de donner l’exemple, ainsi que les Présidents des autres grands partis politiques.

 

  1. Uni, debout et déterminé, le Peuple Centrafricain vaincra les envahisseurs étrangers et leurs valets centrafricains !

 

La Haye le 26 Mai 2013

 

Maître ZARAMBAUD Assingambi.

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com