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7 avril 2013 7 07 /04 /avril /2013 23:21

 

 

SESSION EXTRAORDINAIRE DU COMITE AD’ HOC

DES CENTRAFRICAINS  DE L’ETRANGER

*-*-*-*-*-*-*-*-*-*

 

 

COMMUNIQUE FINAL

 

Réunis en session extraordinaire ce jour le 06 mars 2013 les Centrafricains de l’Etranger tiennent à faire la déclaration suivante relative au processus de résolution de la crise centrafricaine :

 

Depuis le changement intervenu en Centrafrique le 24/03/2013, et après en avoir pris acte, le Comité Ad’ hoc des Centrafricains de l’Etranger a formulé :

 

-         des réserves  fondamentales  sur la qualité des autorités de la transition ;

-          une condamnation ferme au sujet des pillages, viols,  vols  opérés par des éléments incontrôlés sur la personne de paisibles citoyens et sur le patrimoine des rares entreprises et ONG installées dans notre pays.

 

Nous avions alors attiré l’attention des nouvelles Autorités du pays sur la nécessité de faire cesser immédiatement ces exactions et de trouver les voies et moyens pour restaurer l’Autorité de l’Etat et la Paix Sociale.

 

Nous avions en outre indiqué que la convocation d’une CONFERENCE NATIONALE SOUVERAINE constituait à nos yeux, la seule issue  de sortie de crise pour notre pays…

 

Le Comité ad’ hoc des Centrafricains de l’étranger se félicite de ce  que le Sommet Extraordinaire des Chefs d’Etats de la CEEAC, tenu à N’djamena le 03 Avril 2013, ait repris dans leur globalité l’ensemble des propositions contenues dans  les déclarations des 24 et 30 Mars puis de celle du 04 avril 2013 ;

La Société Civile Centrafricaine, lors de sa conférence de presse tenue au siège de l’Observatoire des Elections à Bangui le 05/04/2013 dernier, a également repris ces mêmes propositions.

 

Le Comité ad‘ hoc des Centrafricains de l’Etranger, tout en se réjouissant de la volonté exprimée par S.E.M. Michel DJOTODJA, Président de la République, quant à la mise en œuvre des résolutions du Sommet de N’Djamena,  relève toutefois que dans sa traduction dans les faits,  certaines pratiques non-orthodoxes unanimement condamnées ces dix dernières années semblent toujours avoir cours.

 

Il s’agit notamment des critères qui prévalent à la nomination des personnalités qui ont pour charge de conduire la Transition.

 

Les Centrafricains de l’Etranger  s’interrogent en effet, sur la réelle volonté des nouvelles Autorités Centrafricaines à vouloir associer toutes les composantes de la Nation  dans la gestion des affaires de l’Etat, et réitèrent que les causes de notre mal ne viennent pas d’ailleurs, elles se trouvent dans nos  propres cœurs, et se traduisent dans nos comportements.

 

A cet effet, le Comité Ad’ hoc des Centrafricains de l’Etranger recommande avec insistance au Chef de l’Etat de prendre la  mesure des profondes inquiétudes exprimées ici et de s’engager résolument dans  un processus de concertation préalable à toute décision dans cette période délicate, notamment en ce qui concerne la très nécessaire observation de la qualité des acteurs de la Transition, ainsi que celle d’une répartition régionale équitable appliquée à tous les organes de ladite Transition.

 

Il attire en outre la Haute attention du Chef de l’Etat sur le fait que :

 

-         Les Centrafricains de l’Etranger représentent un poids non négligeable dans le processus du développement de la République Centrafricaine et se trouvent souvent éloignés du pays contre leur gré, en raison des crises récurrentes ;

 

-          Environ 400.000 compatriotes centrafricains sont à l’heure actuelle comptabilisés par le HCR dans les pays limitrophes dont plus de la moitié ont été contraints à l’exil avant l’avènement du changement du 24/04/2013 ;

 

-         Le pays aura tous les avantages à tirer de l’utilisation de ses cadres soumis à un exil forcé… et que les seuls deux (2) sièges octroyés à la DIASPORA au sein du Conseil Supérieur de Transition sont loin de refléter l’importance des compétences et volontés qui se destinent à enrichir cette Instance.

 

Au regard des subterfuges et autres manigances employés, le président de PATRIE a réussi un coup de maître en faisant nommer dans le Gouvernement de Transition cinq  (5) de ses proches-parents sur le quota de la société civile, alors même que certaines de ces personnalités appartenaient déjà à sa propre formation politique ; le PATRIE qui n’a aucune représentativité nationale établie, a ainsi usurpé à lui seul ce qui devrait revenir aux formations politiques de l’ex-opposition démocratique qui disposent d’une réelle audience à travers le pays et qui  ont combattu réellement le régime déchu depuis de longues années.

 

Fort de ce qui précède, les Centrafricains de l’Etranger en appellent à la vigilance du Chef de l’Etat et du Premier Ministre, et leur recommandent vivement de réviser dès après la tenue des Assises du  CONSEIL SUPERIEUR DE TRANSITION, la composition de l’équipe gouvernementale afin de mettre celle-ci en conformité avec l’esprit de l’équilibre et de la compétence.

 

Par ailleurs, le Comité Ad’ Hoc des Centrafricains de l’Etranger recommande vivement que la composante,  FORCES ARMEES CENTRAFRICAINES, soit prise en compte dans tout le processus de transition car elle se trouve impliquée dans toutes les crises depuis 1981, plus encore de 1996 à 2013 et a été l’objet de beaucoup de brimades de la part du pouvoir déchu.

 

                                                                    

    Fait à Paris, le 6 avril 2013

 

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