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15 avril 2013 1 15 /04 /avril /2013 02:29

 

 

 


BANGUI AFP / 15 avril 2013 00h05 - Une vingtaine de personnes ont été tuées samedi et dimanche à Bangui lors d'affrontements entre des habitants et des éléments de la coalition Séléka au pouvoir depuis le 24 mars, d'après des sources médicale, policière et des témoins.



On n'a pas tous les détails sur les victimes, mais d'après ce que nous avons vu, et les informations qui nous sont parvenues des autres formations sanitaires, on approche déjà 20 morts, a affirmé une source de la morgue de l'hôpital communautaire de Bangui.

 


Les premières informations en notre possession et celles fournies par la Croix-Rouge font état de près de 20 morts et plusieurs dizaines de blessés dans les deux arrondissements. Un bilan encore provisoire, selon une source policière.



Selon plusieurs témoins joints par l'AFP, 12 personnes ont été tuées dans le 7e arrondissement de Bangui (sud de la capitale). Une source policière a indiqué que les affrontements avaient eu lieu lors d'opérations du Séléka pour retrouver des armes.



Dans le 7e arrondissement, le maire du quartier Joseph Tagbalet fait partie des blessés et a été transporté à l'hôpital, selon des témoins. Selon ces témoins, les tirs ont fait fuir une partie de la population du quartier donnant sur l'Oubangui que certains ont traversé pour se réfugier au Congo voisin.



Un élément du Séléka a ouvert le feu sur un jeune qui tenait le pousse-pousse (avec le corps à inhumer) et qui est mort sur le champ, a affirmé un chauffeur de taxi, Freddy, présent sur les lieux au moment de l'incident. Cela a suscité la colère des membres du cortège et des habitants du quartier, des cris et des heurts ont suivi, a-t-il expliqué.



Selon une source de la Croix rouge, quatre personnes sont mortes à Boy-Rabé, trois autres à Gobongo, deux quartiers du 4e arrondissement (nord de la capitale). Boy-Rabé avait déjà vécu des moments de tension la semaine dernière avec des échanges de coups de feu qui n'avaient toutefois pas fait de victimes mortelles.



D'après un bilan provisoire établi par la Croix-Rouge centrafricaine avant les heurts de samedi et dimanche, les évènements liés à la prise de pouvoir ont fait 119 morts (civils, militaires et éléments de la Séléka confondus) et 456 blessés.



Le Séléka peine à établir l'ordre dans Bangui depuis sa prise de la ville le 24 mars et la fuite du président François Bozizé. Les pillages d'éléments incontrôlés de l'ancienne rébellion ou de bandits se poursuivent dans un climat de tension. Les habitants vivent dans la peur mais sont aussi excédés par l'insécurité et les pillages.




(©) 

 

 

 

COMBATS MEURTRIERS À BANGUI EN CENTRAFRIQUE

 

BANGUI 14-04-2013 à 18h20  (Reuters) - Des combats entre les forces qui ont pris le pouvoir le mois dernier en Centrafrique et de jeunes partisans du président déchu François Bozizé ont fait au moins sept morts, dimanche à Bangui, a-t-on appris de source médicale et auprès de témoins.

 

Des tirs nourris, parfois à l'arme lourde, ont retenti dans la matinée à Boy-Rabe, un quartier de la capitale, et se sont poursuivis jusqu'à 12h00 GMT, selon un correspondant de Reuters.

 

Trois des victimes ont été tuées par un obus qui s'est abattu sur une église.

 

Les affrontements ont éclaté au cours d'une patrouille à Boy-Rabe, bastion des jeunes partisans de François Bozizé, auxquels des armes ont été distribuées alors que les rebelles approchaient de Bangui, a précisé le général Moussa Dhaffane, qui se dit porte-parole du nouveau gouvernement.

 

Romain Guétinzia, directeur de l'Hôpital communautaire de Bangui, a fait état de sept morts, tout en soulignant que ce bilan était provisoire et que des blessés continuaient à affluer.

 

Le chef rebelle Michel Djotodia a été élu samedi président de la République par le Conseil national de transition (CNT) qui fait fonction de Parlement intérimaire.

 

Le CNT est composé de représentants de toutes les sensibilités politiques, notamment du Séléka, la coalition de Djotodia, d'anciens partisans de Bozizé et de représentants de la société civile.

 

Paul Marin Ngoupana, Jean-Philippe Lefief pour le service français

Centrafrique: une vingtaine de morts en deux jours à Bangui lors de heurts entre Seleka et habitants

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