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18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 00:03

 

 

 

 

 

Pour un observateur avisé de la vie politique CENTRAFRICAINE, sans remonter à une époque où ce pays mua bizarrement en un empire, nul n'est besoin de faire une profonde analyse pour comprendre pourquoi, un pays si riche de ressources naturelles et d'une population très jeune, peut se cantonner dans les profondeurs du palmarès de la misère la plus inqualifiable des pays qui composent ce monde.

 

L'explication de cet enlisement socio-économique est toute simple. Ce pays est malade de ses élites dirigeantes. A croire que ce sont des gens qui n'ont pas fait les mêmes études, suivi les mêmes parcours de formation que beaucoup d'autres ressortissants du continent. Des ressortissants, camarades et collègues qui, tant bien que mal, arrivent à faire avancer leur pays, en dépit des contingences économiques mondiales qui peuvent être des freins posés par le système de la globalisation.

 

La personnalisation du pouvoir a tué ce pays et continue de le tuer.

 

Qui peut comprendre qu'un Chef d’État s'aventure tout seul dans l'idée de ne pas mettre en place une armée bien équipée avec des hommes bien formés pour défendre son territoire, pour ensuite faire partager cette vision aberrante à tous les hommes qui l'entourent sans qu'un seul d'entre eux lui montre son erreur ? Tout ça parce qu'il craint un coup d’État que pourrait réussir cette armée ? Et ceux qui l'entourent, ne sont-ils pas assez intelligents pour comprendre qu'un coup d’État ne s'adresse pas uniquement à un seul homme ? Ne sont-ils pas assez intelligents pour comprendre que s'embarquer dans une affaire qui finit dans un bain de sang, disons plutôt dans la violence, est tout ce qu'il faut éviter ? IL n'y a qu'en CENTRAFRIQUE que les hommes politiques n'ont plus peur des coups d’État, tellement la chose est devenue monnaie courante, une affaire où personne n'a de monnaie à rendre, de compte à rendre après chaque changement.

 

Tout le monde sait que dans un bateau, il y a un capitaine et quand le capitaine ne peut assumer ses fonctions, c'est son second qui prend la barre. De même dans un avion, il y a le pilote et son copilote qui, en cas d'indisposition du pilote, le remplace pour conduire l'avion à bon port.

 

La SELEKA a fait presque à la fin du mois de Mars dernier, une entrée fracassante dans BANGUI, faisant détaler le prince de la ville et du pays.

 

Dans une organisation humaine normale et « moderne », il appartenait au second de la hiérarchie politique, de prendre le gouvernail immédiatement pour rassurer le peuple et lui inspirer le sentiment qu'il est gouverné, protégé en dépit des événements en cours. Les accords de LIBREVILLE étaient là pour lui donner les coudées franches pour lui permettre de prendre les responsabilités qui s'imposaient. Malheureusement, le PREMIER MINISTRE n'a pas saisi cette occasion pour s'affirmer et rassurer les partenaires africains et occidentaux. Ce qui peut paraître comme l'aveu d'une certaine impuissance. Par ailleurs, un PREMIER MINISTRE qui ignore les origines et les compétences de ceux qui sont chargés de conduire le pays pendant la période de transition montre bien les limites de ce à quoi on peut s'attendre de lui. Le silence entretenu face aux exactions des éléments armés incontrôlés, même si en matière de politique il faut parfois beaucoup de retenue de tempérance et de perspicacité quant à la prise de décision, a été un poids que le malheureux peuple de CENTRAFRIQUE a eu beaucoup de mal à supporter et à comprendre.

 

Par ailleurs, il semblerait que le Conseil National de Transition serait composé de 105 membres. Ce qui signifierait que pour être élu Président de ce Conseil, il fallait réunir 53 voix. Nous apprenons que l'élu n'aurait recueilli que 48 voix, ce qui laisse supposer qu'il n'y a pas eu de deuxième tour pouvant clarifier les choses (abstention ne pouvant pas se faire comprendre). Et si le mode d'élection était différent, il fallait le préciser au peuple. Tout comme l'élection du Président de la République s'est faite à la hussarde, on se laisse à croire qu'il ne fallait pas admettre une autre candidature, le PREMIER MINISTRE ayant lui-même annoncé l'élection du PRESIDENT avant même que ce dernier ne déclare sa candidature et ne soit finalement élu.

 

Peut-on avoir du crédit pour des hommes qui font usage de telles pratiques ?

 

Si les ministres de la CEEAC se réunissent pour décharger BANGUI des assises de la conférence des chefs d’État de leur organisation, ceci est bien justifié car comment faire confiance à un pays dont les dirigeants sont incapables d'assurer la sécurité pour leur population, pour ne pas parler de leur propre famille ? Comment faire confiance à des gens à qui on donne des consignes et qui sont incapables de comprendre ces consignes pour les appliquer comme il se doit ?

 

Nous écoutions une radio émettant de BANGUI, à travers laquelle il était dit que même les chiens avaient peur du climat qui régnait à BANGUI, au point de se blottir sous les jambes de leurs maîtres pour y trouver refuge. Pauvres bêtes qui ne savaient pas que leurs maîtres étaient aussi dans la même mauvaise posture qu'elles.

 

Ceux qui sont vraiment centrafricains, hommes politiques, sont-ils conscients de la situation pour ne pas savoir quelle attitude prendre ? De tout ce qui s'est passé jusqu'ici en Afrique, on n'a rien vu de tel. Le CENTRAFIQUE s'illustre une fois de plus dans la caricature grand format de ce que personne ne souhaite.

 

Certains de ceux qui ne partageront pas notre point de vue, et qui sont aussi aveuglés par l'intérêt, ne comprendront pas que ce coup de cœur est l'expression d'une détresse face à l'insupportable.

 

Les CENTRAFRICAINS ne sont pas aussi bêtes que le pensent beaucoup de nos voisins. A nous de leur prouver le contraire.

 

Vive le CENTRAFRIQUE, pour que vivent l’UNITE et la DIGNITE prônées par BOGANDA.

 

Adolphe PAKOUA

CENTRAFRIQUE : UN VIDE POLITIQUE QUI EXPLIQUE TOUT par Adolphe Pakoua

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