Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

14 septembre 2013 6 14 /09 /septembre /2013 12:15

 

 

 

 

RFI  vendredi 13 septembre 2013 à 09:01

 

La situation reste toujours instable dans le nord de la Centrafrique. Depuis le week-end dernier, on assiste à un regain de violence à Bossangoa. Le bilan fait état d’une centaine de morts et des maisons incendiées. Plusieurs personnes ont fui la ville et plus de 4500 autres ont trouvé refuge, à l’évêché, pour se mettre à l’abri des règlements de compte. Par ailleurs, chrétiens et musulmans s’accusent mutuellement de créer des tensions.

 

Avec notre envoyé spécial à Bossangoa,

 

La tension reste toujours vive à Bossangoa. Chrétiens et musulmans ne s’affrontent pas directement pour l’instant ici, mais ils se regardent en chien de faïence.

 

Tout a commencé quand des hommes armés ont attaqué la position des ex-Séléka et les membres de la communauté musulmane samedi dernier. Les représailles de la Séléka ont été cruelles. Il y a eu des morts et plus 4500 personnes ont trouvé refuge chez les prêtres catholiques et comptent y rester, malgré le manque d’assistance. « Nous allons rester ici aussi longtemps qu’il le faut. Nous voulons la présence d’une force neutre, pour sécuriser la ville. C'est à ce moment-là que nous rentrerons chez nous » raconte un témoin.

 

Du côté de la communauté musulmane, on se dit aussi victime et on affirme qu’il ne faut pas assimiler des éléments de la Séléka aux musulmans. « Actuellement nous, les musulmans, nous souffrons beaucoup. C’est notre pays, nous sommes nés ici. Mais nos frères nous prennent toujours pour des étrangers. Ils nous assimilent à leur malheur et nous ne comprenons pas. Nos enfants souffrent de faim. Qu’allons-nous faire, qu’allons-nous faire ? La ville de Bossangoa est aussi la nôtre. Nous demandons la paix, nous voulons que la paix se fasse » assure un autre homme.

 

La représentante du secrétaire général des Nations unies chargée des affaires humanitaires, Kaarina Immonen, qui s’est rendue jeudi à Bossangoa, a appelé les autorités à vite agir afin de mettre de l’ordre.

 

Centrafrique : situation toujours tendue à Bossangoa (RFI)

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com