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7 mai 2013 2 07 /05 /mai /2013 00:39

 

 

La sécurité, facteur important pour une reprise effective des cours en RCA

 

Radio Ndéké Luka   Lundi, 06 Mai 2013 13:38

 

« La rentrée des classes est timide ce matin à Bangui. Dans cinq établissements secondaires visités, notamment les lycées Barthelemy Boganda, Gobongo, Miskine, Martyrs et Caron, l’administration est opérationnelle, les professeurs y sont mais n’ont pas dispensé les enseignements et  les élèves sont comptés au bout des doigts » .Il s’agit d’un constat fait ce matin du 6 mai 2013 par un reporter de Radio Ndeke Luka  dans la capitale centrafricaine.

 

La reprise des cours sur toute l’étendue du territoire centrafricain fait suite à l’appel lancé la semaine dernière  par le ministre de l’enseignement supérieur, Marcel Loudégué. Un appel qui d’ailleurs  n’a pas inspiré confiance à la Fédération des Associations des Parents d’Elèves de Centrafrique (FNAPEC).

 

Au cours d’une assemblée générale qu’elle a organisé le 4 mai dernier à Bangui, les parents d’élèves ont demandé aux nouvelles autorités centrafricaines de « déployer les gendarmes et policiers pour règlementer  la circulation routière et sécuriser des établissements scolaires ».

 

Par ailleurs, La FNAPEC a  exigé des conditions pour la reprise entre autre, « l’interdiction des tirs sporadiques dans les quartiers, le cantonnement réel des éléments de Séléka, le paiement du salaire du mois d’avril et  le retour des enseignants dans leurs circonscriptions scolaires ».

 

D’après le proviseur du Lycée de Gobongo, situé dans le 4ème Arrondissement de Bangui, « pour réussir cette reprise, la sécurité reste un facteur favorisant. Les autorités du pays doivent pacifier très rapidement certaines villes pour que les enfants qui s’y trouvent reprennent les cours ».

 

De même dans les villes des provinces de la République centrafricaine, la reprise des cours reste hypothétique.

 

« Les enseignants ont regagné Bangui, pour se mettre à l’abri des exactions de certains éléments incontrôlés de Séléka » précise une source locale.

 

Les activités pédagogiques sont restées longtemps paralysés depuis plusieurs mois en République Centrafricaine. L’avancée des rebelles de la coalition Séléka vers Bangui, au début du mois de décembre 2012 jusqu’au   renversement du régime de François Bozizé par l’actuel Président Michel Djotodia Am Nondroko en est la cause.

 

 

 

Centrafrique: reprise partielle des cours à Bangui

 

 

BANGUI, 06 mai 2013 (AFP) - La reprise des classes demandée par les autorités reste partielle à Bangui, toujours dans l'insécurité, alors que beaucoup d'établissements ont été pillés et saccagés dans la capitale centrafricaine depuis la prise du pouvoir par la coalition Séléka le 24 mars, a constaté l'AFP lundi.

 

"Le spectacle est désolant", confie Saturnin Kossé, élève au lycée Boganda. "La plupart des matériels, registres d'appel, tables-bancs, ont été détruits ou emportés. Des salles de classe ont été souillées. Cela empêche les élèves d'y entrer", a-t-il dit.

 

A Bangui comme en province, de nombreux témoignages d'habitants font état de pillages et de destructions dans les établissements scolaires.

 

Au lycée technique, les élèves étaient venus nombreux, contrairement aux enseignants. "C'est mardi que les cours vont réellement démarrer. La majorité des professeurs n'est pas venue", a souligné une des élèves, Anthony Nguérévenda.

 

"L'essentiel pour nous, c'est que les éléments de la Séléka soient partis. Il en reste un petit groupe, mais on n'en veut pas. Le reste on verra", a déclaré Sylvestre Kétéguia, proviseur du lycée Boganda

 

Jeudi, le ministre de l'Education nationale Marcel Loudégué, avait appelé à la reprise des activités scolaires ce lundi 6 mai, alors que la plupart des écoles étaient toujours fermées, plus d'un mois après la prise de Bangui par le Séléka.

 

"Je lance un appel fraternel à mes frères de la coalition Séléka, qui ont occupé ou qui continuent d'occuper encore les écoles ou les bureaux des responsables de l'enseignement, de les libérer sans délai, pour permettre la reprise effective des activités", avait notamment déclaré le ministre.

 

Depuis, les rebelles du Séléka qui avaient établi leurs quartiers dans les principaux établissements secondaires de Bangui, ont quitté les lieux.

 

Dimanche, la Fédération nationale des associations de parents d'élèves a demandé au gouvernement de faire surveiller les établissements scolaires par les forces de défense et de sécurité, d'interdire les coups de feu dans la rue, et de verser immédiatement les salaires du mois d'avril aux fonctionnaires

Centrafrique : reprise partielle des cours à Bangui

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