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29 juin 2013 6 29 /06 /juin /2013 09:07

 

 

 

 

 

 

Par RFI  samedi 29 juin 2013 à 05:11

 

Des tirs et des pillages se sont produits vendredi 28 juin à Bangui, une capitale centrafricaine en proie à l'insécurité du fait des exactions de certains éléments de la Séléka, la coalition qui a pris le pouvoir il y a trois mois. Vendredi, ce sont visiblement les protestations des jeunes du quartier de Gobongo, après la mort de l'un des leurs, qui ont été réprimées dans le sang par des éléments de la Séléka.

 

Selon plusieurs témoignages, c'est la mort d'un jeune homme enlevé jeudi par des éléments de la Séléka qui a mis le feu aux poudres dans le quartier de Gobongo. Des jeunes ont érigé des barricades en signe de protestation. Et des éléments de la Séléka sont arrivés sur les lieux. La suite, c’est une habitante qui la raconte : « Quand tout à commencer, il était 15h environ, j’étais sur la grande route. Ils sont venus en disant que c’était pour maitriser la tension, pour calmer les jeunes. Quelques temps après ils ont commencé à tirer, il y a eu des morts et des blessés. Une fille à côté de moi a reçu une balle. Tout le monde était paniqué ».

 

La terreur donc, vendredi soir encore. Les tirs ont continué jusque dans la soirée. Et il y a eu aussi des pillages à Gobongo et dans les quartiers voisins, disent les témoins, comme cet étudiant  : « La Séléka est descendue jusque dans le quartier, dans le 4e arrondissement, ils étaient nombreux et bien armés. Ils ont tiré en l’air, les gens ont fui, ils en ont profité pour piller un dépôt de boissons et deux bars. La situation est de pire en pire. Ils ne sont pas payés donc à un moment ils demandent aux gens de les aider, et prennent les biens des gens aussi ».

 

Des incidents que confirme un membre influent du gouvernement, joint par téléphone, tandis qu'une réunion de haut niveau avait lieu à la présidence hier soir pour essayer de trouver une solution à cette insécurité persistante.

 

 

 

Centrafrique: situation humanitaire et sécuritaire toujours difficile

 

RFI  samedi 29 juin 2013 à 02:15

 

Trois mois après le coup de force de la Séléka, la situation est toujours très difficile en Centrafrique. Sur le plan humanitaire, selon plusieurs ONG, plus de 60 000 enfants et familles souffrent d'une sévère pénurie alimentaire. Plus de 200 000 enfants et familles ont été forcés de fuir leurs habitations. Sur le plan sécuritaire, les exactions de la Séléka se poursuivent à Bangui et en province. Hier encore 28 juin, la Séléka a ouvert le feu sur des jeunes manifestants à Bangui. Avant ces violences, Mohammed Dhaffane, l'une des figures du mouvement qui occupe désormais le numéro 4 dans le gouvernement, a appelé à un dialogue interne à la Séléka.

 

« Nous sommes accusés de tous les maux... Il faut que nous arrivions à nous entendre sur l’essentiel. L’urgence est de ramener la sécurité... »

 

Mohammed Dhaffane

Numéro 4 du gouvernement

 

Centrafrique: des combats dans la ville de Bangui

 

Par RFI vendredi 28 juin 2013 à 23:24

 

En Centrafrique, Bangui est sous le feu depuis la tombée de la nuit, ce vendredi 18 juin. Des éléments de la coalition Seleka tirent à l'arme lourde et légère dans tous les quartiers de Bangui. On ignore les véritables raisons, mais tout était parti de l'assassinat d'un étudiant par les éléments de la rébellion au pouvoir en mars, entraînant des manifestations de la part des jeunes de son quartier.

 

Bangui présente ce vendredi soir un spectacle de ville en guerre. On entend des tirs à l'arme lourde, des populations sont en fuite et des morts ont été évacués vers des hôpitaux.

 

Tout a commencé vendredi 28 juin, après l'assassinat d'un étudiant de l’école nationale de la magistrature, par la Seleka. Le jeune a été enlevé en plein cours jeudi par des hommes de la Seleka, avant d'être assassiné.

 

Sa mort a provoqué la colère de jeunes de son quartier. Ils se sont soulevés et ont barricadé la route, en signe de mécontentement. Les hommes la Seleka ont tiré à balles réelles pour disperser les manifestants.

 

D’après un bilan RFI, trois personnes sont déjà mortes. Mais, de sources médicales, ce bilan pourrait s’alourdir. On signale également des scènes de pillage à Gobongo.

 

 

 

Centrafrique: "Sévère crise humanitaire", selon des ONG

 

Bangui (AFP) - 27.06.2013 18:21

 

Une dizaine d'ONG ont pointé du doigt jeudi une grave crise humanitaire en Centrafrique qui perdure après la prise de pouvoir en mars de la coalition rebelle Séléka, dont d'importantes figures ont demandé le même jour un "dialogue inter-Séléka".

 

"Toute la population de Centrafrique, 4.6 millions de personnes, est affectée par une sévère crise humanitaire qui fait suite au coup d'Etat et à l'instabilité politique qui a suivi", affirme un communiqué signé notamment par Action contre la faim, Save the Children ou encore le Secours catholique.

 

"L'ONU estime que la RCA a besoin d'environ 97 millions d'euros d'aide, mais les dons reçus ne couvrent pour l'instant que 43 % de ces besoins", souligne le communiqué.

 

Selon le texte, "plus de 60.000 enfants et familles souffrent d'une sévère pénurie alimentaire. Plus de 200.000 enfants et familles ont été forcés de fuir leurs habitations ces six derniers mois et ont besoin de logements d'urgence, de nourriture et de soins médicaux".

 

Soulignant les problèmes sanitaires, d'insécurité, de pillages ou de meurtres, les organisations dénoncent également de nombreux cas de viols et abus sexuels, notamment sur des enfants, affirmant que "la crise humanitaire actuelle est la pire qu'ait connue le pays".

 

De son côté, Human Rights Watch (HRW) a affirmé jeudi dans un communiqué que les hommes du Séléka "ont pris pour cible et tué au moins 40 civils et ont intentionnellement détruit 34 villages ou villes depuis février"

 

"Dans les zones visitées par Human Rights Watch, aucune autorité de police ou de justice n'était présente", précise l'ONG.

 

Une ONG locale des droits de l'Homme a également dénoncé jeudi dans un communiqué "des violations massives des droits de l'homme" dans le pays, affirmant qu'il "ne se passe pas un jour sans qu'une personne arrêtée ou détenue arbitrairement soit torturée ou exécutée".

 

Plusieurs cadres du Séléka, parmi lesquels une importante figure du mouvement, le général Mohamed Dhaffane, ont demandé le même jour l'ouverture d'un "dialogue inter-Séléka afin de dégager un consensus nécessaire à la sérénité de la transition".

 

Le communiqué fustige notamment les "exactions des éléments armés incontrôlés (...) la marginalisation de la plus importante fange des combattants et militaires de Séléka", ainsi que la poursuite "des braquages, de pillages et autres graves exactions".

 

Le nouveau pouvoir dirigé par Michel Djotodia peine à remettre en route un appareil de production délabré, alors que le pays reste en proie à l'insécurité plusieurs mois après le renversement du président François Bozizé.

 

© 2013 AFP

 

Centrafrique: poussée de fièvre à Bangui (RFI)

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