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7 avril 2013 7 07 /04 /avril /2013 19:54

 

 

http://www.camer.be 

 

Il aura suffi à peine deux jours à la coalition Séléka pour faire tomber le régime de François Bozizé. Avec une facilité déconcertante, les troupes rebelles sont entrées dans la capitale centrafricaine, et se sont emparées d’un pouvoir abandonné par un président de la République en cavale. Il n’y aura donc pas eu la grande bataille de Bangui. Le face à face tant redouté n’a pas eu lieu entre le contingent sud-africain (en mission de protéger le palais présidentiel et son locataire) et la coalition Séléka. Les forces de la Fomuc / Fomac/ Micopax n’ont pas levé  le petit doigt pour contrer l’avancée des rebelles.

 

Les Banguisois ne sont pas sortis défendre leur capitale, comme annoncé des semaines avant par les courtisans du président déchu. Le Tchad -jadis allié juré de François Bozizé est resté un  courant d’air. Au final, le bain de sang n’a pas eu lieu. Bangui est tombé sans coup férir. Ce scénario à tout le moins inattendu est venu déjouer les pronostics et les analyses de certains spécialistes de la RCA. Les derniers accords de Libreville, en janvier 2013, éloignaient un tel dénouement. De fait, les chefs d’Etat d’Afrique centrale (à travers un sommet extraordinaire) s’étaient investis pour sauver la paix en RCA et partant le régime de François Bozizé Yangouvonda. Les récents événements survenus en RCA révèlent paradoxalement la passivité des chefs d’Etat de la Cémac. Comment expliquer un tel comportement après le leadership assuré et assumé en janvier 2013 à Libreville? Et les accords d’assistance mutuelle dans le cadre de la Cémac?

 

Dans le secret des dieux

 

Selon des informations puisées à bonne source, les chefs d’Etat de la sous-région ont fait payer à François Bozizé son refus d’appliquer intégralement les accords du 11 janvier 2013. Il lui est entre autres reproché sa timidité dans la mise en route de l’aspect DDR -Désarmement, Démobilisation et Réinsertion- des troupes de la coalition Séléka. A Libreville, François Bozizé avait reçu une cagnotte conséquente pour mener à bien cette réinsertion des rebelles. Des indiscrétions avancent le montant de 12 milliards de FCFA. Qu’a-t-il fait de cet argent ? Des soupçons de mal gouvernance pèsent sur la gestion du président déchu. Ses homologues l’accusent d’avoir voulu contourner le problème en allant conclure un marché (de dupes ?) avec l’Afrique du Sud. François Bozizé aurait perçu 5 milliards de Fcfa des Sud-africains.

 

C’est dans ce deal que les troupes sud-africaines ont pris leurs quartiers à Bangui. Fort de ce soutien stratégique, François Bozizé essayait de gagner du temps, en surfant sur le dilatoire et le torpillage de la mise en oeuvre des accords de Libreville. Mal lui en a pris. Car, les choses ne se sont pas malheureusement passées comme dans son agenda caché. L’ancien homme fort de Bangui a finalement été pris dans son propre piège. Abandonné par ses homologues, il a vite compris le sens du vent.

CENTRAFRIQUE : POURQUOI LES CHEFS D’ETAT DE LA CÉMAC ONT LÂCHÉ FRANÇOIS BOZIZÉ

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