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26 mai 2013 7 26 /05 /mai /2013 21:58

 

 





Pourquoi la France n'est pas intervenue en CENTRAFRIQUE ? Tel est le titre d'une chronique élogieuse faite par M Poussou et qui mérite d'être lue par tous ceux qui se prétendent gouverner un jour ce pays en pleine tourmente. Un pays en pleine tourmente au vu des événements insupportables et inhumains que le peuple centrafricain a subis et  continue encore de subir avec les razzias de certains éléments de la SELEKA, dans leurs actes de pillages systématiques, d'assassinats gratuits, de viols d'êtres fragiles parce femmes, sans défense et proies faciles livrées aux envies sauvages. 


Dans cette chronique dont nous partageons en grande partie les analyses, tout ou presque  tout a été dit, clarifié. La remise en cause de la classe politique centrafricaine ne  date pas d'aujourd'hui, et elle a fait l'objet déjà de pas mal d'articles dans lesquels toute une série de tares venant de cette classe politique ont été relevées, entre autres, l'incompétence, les pratiques archaïques, la manque de créativité, l'esprit d'analyse et  plus que tout la gabegie, la personnalisation pour ne pas parler du culte de la personnalité, l'autisme, l'aveuglement et pour couronner le tout, le tribalisme ou le 

régionalisme.

Le CENTRAFRIQUE est tombé dans les mains de la SELEKA à cause de tous ces maux  caractériels des hommes politiques centrafricains. Non seulement ils sont incapables de  respecter les textes qu'eux-mêmes prennent, ils sont incapables de comprendre et parfois même font semblant d'écouter ce que leur disent leurs différents partenaires. Ce ne sont pas là des critiques lancées comme cela pour le simple plaisir de le faire, mais elles sont tellement réelles qu'elles méritent d'être relevées.

Lorsque la SELEKA rentre dans BANGUI le 24 mars 2013 et que leur chef s'autoproclame  Président de la République, la FRANCE, en partenaire historique du CENTRAFRIQUE, ne s'est pas dérobée. Elle a tout de suite pris position à travers les déclarations de son Président F. Hollande et de son ministre des affaires étrangères L. Fabius, pour dire clairement qu'il n'était pas question de reconnaître un gouvernement issu des armes. Et pour être plus précis, la FRANCE se refusait de reconnaître l'actuel homme fort de BANGUI comme chef de l’État centrafricain. Tout est dit dans les déclarations de ces éminents hommes politiques de FRANCE. Demander à la FRANCE d'intervenir en faveur d'un pouvoir qu'elle ne reconnaît pas, c'est lui demander d'avaler une couleuvre dont elle n'a pas envie. Et quand on sait ce que signifie cette expression dans la politique occidentale, on comprend pourquoi, en dépit des exactions que les éléments de la SELEKA commettent en CENTRAFRIQUE, il est bien difficile à la FRANCE de renier ses propos, en facilitant la tâche à une autorité qu'elle a du mal à accepter comme premier responsable du pays.

 
Si les hommes politiques centrafricains avaient compris le sens de ces déclarations de la FRANCE, ils ne se seraient pas laissé abattre par la peur de la SELEKA, mais auraient dû rester fermes sur le choix d'une autorité neutre, aussi bien par rapport à la SELEKA qu'aux partis politiques, pour conduire la transition, au lieu de monter en toute rapidité et de toutes pièces, un Conseil National de Transition afin de se donner bonne  figure. Et se donner bonne figure, ce n'est que pour soi, pas pour les autres qui sont capables de comprendre le sens d'une telle manigance. L'on comprend alors pourquoi la FRANCE traîne les pieds dans le soutien qu'elle peut apporter au CENTRAFRIQUE.

Et le malheur des hommes politiques centrafricains, c'est qu'ils ne veulent pas voir la vérité et la réalité en face, pour ne pas avoir à y faire front. Et ils finiront toujours par s'exiler quand le pouvoir leur aura tourné le dos, au lieu de rester dans le pays pour assumer la récolte de leur semence. En prenant leurs jambes à leur cou au moindre coup de vent, ils n'auront pas fini de faire la démonstration que ce pays n'était qu'un vache à lait pour eux, une vache qu'il fallait fuir dès qu'elle ne présentait plus aucun intérêt. On ne peut pas demander aux autres de venir sans cesse réparer tous les dégâts qu'on commet, et souvent sciemment.



La FRANCE a raison de traîner les pieds, mais nos larmes ne cesseront pas de couler à  cause des âmes dont la vie est arrachée brutalement par des hommes qui n'ont rien à « f.... » du CENTRAFRIQUE, à cause des hommes qui ne sont là que parce qu'ils y ont de quoi se « bourrer » le ventre.



La transition devrait être un moment où le pays pourrait se donner l'occasion de se ressaisir pour soigner ses plaies et repartir d'un bon pied. Il appartient aux centrafricains de se munir d' un esprit de discernement indéniable pour percevoir clairement les manœuvres susceptibles de transformer dangereusement ce pays, afin de les éviter. L'heure n'est plus à prendre les choses à la légère.

Adolphe PAKOUA

CENTRAFRIQUE : POURQUOI LA FRANCE N'EST PAS INTERVENUE EN CENTRAFRIQUE ? par Adolphe Pakoua

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