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11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 17:52

 

 

 

 

BANGUI, République Centrafricaine, 10 avril 2013/African Press Organization (APO)/ -- MSF qui a été plusieurs fois ciblée par des groupes armés appelle le nouveau gouvernement à assumer ses responsabilités et à restaurer l'ordre dans le pays. Suite à l'évacuation d'équipes de travailleurs humanitaires, de nombreuses personnes se retrouvent privées de soins.
 

Des groupes armés incontrôlés présents en République Centrafricaine sèment le chaos et la population civile se retrouve sans accès à l'aide humanitaire dont elle a un besoin urgent. A plusieurs reprises depuis le début du conflit, les structures MSF ont été pillées et les équipes ont subi des vols et reçu des menaces. Les nouvelles autorités doivent assumer leurs responsabilités et rétablir un contrôle sur les groupes armés qui opèrent dans plusieurs zones du pays. 

 

Les équipes médicales de MSF ont été évacuées des villes de Batangafo et Kabo, en raison des vols et de l'insécurité généralisée. Toutes les activités médicales et hospitalières y ont été suspendues. Comme MSF est la seule organisation humanitaire dispensant des soins médicaux, plus de 130 000 personnes ne seront plus prises en charge dans les jours et semaines à venir. MSF a subi des incidents similaires à Boguila, où presque tous les expatriés ont été évacués. L'hôpital fonctionne désormais avec une équipe extrêmement réduite. En raison de l'insécurité, MSF ne peut accéder à des régions où il y a des besoins médicaux, notamment dans la ville de Bossangoa où l'hôpital a été pillé et où le personnel de ministère de la Santé a pris la fuite.

 

A Bangui, après la prise de pouvoir par les autorités le 24 mars, les structures MSF ont été pillées à plusieurs reprises, ce qui a causé de grosses pertes, notamment d'équipements, de médicaments, d'argent liquide et de véhicules dont la valeur totale est estimée à plus d'un million d'euros. Depuis le début de l'offensive de la Séléka, les braquages ont coûté très cher à MSF. Mais plus grave, l'aide humanitaire et les activités médicales destinées aux populations qui en ont besoin sont bloquées. 

 

« MSF reste extrêmement inquiète pour la santé et le bien-être de ces populations, observe Sylvain Groulx, chef de mission MSF à Bangui. Nous devons garder à l'esprit que même en temps de paix, elles doivent se battre tous les jours pour leur survie. Avant les derniers événements, les taux de mortalité liée aux maladies que l'on peut prévenir et traiter (principalement le paludisme) étaient déjà supérieurs aux seuils d'urgence dans plusieurs régions du pays. Aujourd'hui, l'insécurité compromet leurs moyens de survie déjà fragiles. »

 

A Bangui, les équipes MSF continuent d'apporter un soutien médical dans l'hôpital communautaire. Même si la situation s'est stabilisée dans la capitale, des patients blessés, victimes d'attaques et d'échanges de tirs, continuent de venir s'y faire soigner. Autres problèmes, le manque de personnel médical qualifié et les coupures d'eau et d'électricité.

 

MSF appelle le nouveau gouvernement, à exercer un plus grand contrôle sur les personnes armées et sur leurs propres forces pour que cessent les menaces et les attaques armées contre le personnel humanitaire et les structures médicales de sorte que la population puisse recevoir une aide humanitaire. A défaut, MSF redoute des conséquences dramatiques pour la population. 

 

MSF est présente en République Centrafricaine depuis 1997 et mène sept programmes dans cinq des sept districts sanitaires du pays. En collaboration avec le ministère de la Santé, MSF apporte un soutien à sept hôpitaux et 38 postes de santé. Soins de santé primaire, traitement du VIH et de la tuberculose, maladies négligées, traitement de la malnutrition, vaccination, chirurgie et autres soins spécialisés sont au cœur des activités de MSF. La prise en charge du paludisme est souvent la priorité des programmes de MSF en RCA

 

 

Centrafrique: toujours l’insécurité

 

BBC Afrique 10 avril, 2013 - 11:56 GMT

 

En Centrafrique, la sécurité reste un défi trois semaines après la prise de pouvoir par la rébellion Seleka.

 

Des tirs sporadiques sont toujours entendus dans certains endroits de la capitale Bangui, où les scènes de pillages des biens des populations sont toujours rapportés.

 

Face à cette situation, la Force multinationale de l'Afrique centrale, la FOMAC, avec un peu plus de 500 hommes encore présents à Bangui, tente de contribuer à sécuriser la capitale.

 

Interview du Général Jean Félix Akaga, commandant de la FOMAC, joint par Placide Muhigana de la BBC..

 

Jean Félix Akaga: En ce moment, la FOMAC procède à la sécurisation de la ville de Bangui, particulièrement les banques. Et en même temps la base sert un peu de camps de réfugiés qui se sentent, vrai ou faux, en danger. Vraiment un travail de sécurisation afin que le calme revienne dans la ville.

 

Placide Muhigana: Est-ce que votre mandat a été adapté face aux derniers développements?

 

JFA: Non le mandat n’a pas été adapté, mais nous avons un rôle suffisamment précis qui est un rôle d’assistance, donc nous devons participer à la sécurisation, à l’aide aux populations qui se sentent menacées, en attendant le sommet (de la CEEAC) de N’Djamena le 15 avril qui va certainement donner une nouvelle orientation à la force.

 

PM: Est-ce que vous avez les moyens de prendre des mesures contre les pillards et d’autres criminels?

 

JFA: Nous avons des moyens, mais il faut remarquer que ces moyens sont limités, parce que -pour ceux qui ne le savent pas- c’est plus de 3 à 4.000 combattants de la Seleka qui se sont déversés dans la ville de Bangui. Donc comprenez que la force seule ne peut pas régler la question des pillages à Bangui.

 

PM:Est-ce que la cohabitation avec la Seleka dans la capitale et ailleurs dans le pays se passe bien?

 

La cohabitation se passe bien, parce que la Seleka se rend bien compte qu’assurer la sécurité au niveau de la ville de Bangui n’est pas une chose aisée.

 

 

Centrafrique: manifestation contre le nouveau pouvoir à Bangui


BANGUI AFP / 11 avril 2013 17h32 - Plusieurs centaines de personnes ont manifesté jeudi à Bangui contre la coalition Séléka, l'ex-rébellion au pouvoir depuis le 24 mars en Centrafrique, pour protester contre la mort d'un moto-taxi et les pillages incessants, ont indiqué des témoins.


Des manifestants ont tenté d'amener le corps de la victime, vraisemblablement abattue, à un grand hôtel du centre de Bangui où réside actuellement l'homme fort du régime Michel Djotodia pour qu'il voit comment nous souffrons à cause des viols, des braquages, des assassinats de la part de ses hommes du Séléka, a affirmé à l'AFP un organisateur, Arsène Ndiriféï.


C'est la première manifestation organisée contre le nouveau régime qui a renversé le président François Bozizé le 24 mars.


Selon M. Ndiriféï, qui dirige une association de jeunes à Bangui, les Séléka ont pris en chasse un jeune taxi-moto, lui ont demandé de leur céder la moto mais il a refusé, mercredi en début de soirée.


Ils l'ont abattu sur le champ, et ils sont partis avec la moto. Nous les jeunes du quartier, sommes partis chercher le corps pour venir l'exposer sur la chaussée afin de le faire voir au Premier ministre (Nicolas Tiangaye, issu de l'ancienne opposition) qui devait rentrer de France dans la matinée, a-t-il déclaré.

 

Nous avons ensuite décidé de marcher avec le corps (de la victime) jusqu'à (l'hôtel) Ledger, au +Palais+ de Djotodia, a ajouté M. Ndiriféi.

 

A Bangui, le nouvel homme fort du régime, Michel Djotodia a annoncé à plusieurs reprises sa volonté de faire cesser les pillages et a pris des mesures pour cantonner ses hommes, mais le pouvoir semble incapable d'enrayer les pillages et l'insécurité.



(©) 

CENTRAFRIQUE : PILLAGES VOLS ARMÉS ET VIOLENCES CONTRE L’AIDE HUMANITAIRE
CENTRAFRIQUE : PILLAGES VOLS ARMÉS ET VIOLENCES CONTRE L’AIDE HUMANITAIRE

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