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15 avril 2013 1 15 /04 /avril /2013 17:19

 

 

 

PARIS (AFP) - 15.04.2013 14:41 - La France, "préoccupée" par les affrontements meurtriers en Centrafrique, soutient l'action de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC) qui doit se réunir jeudi à N'Djamena, en vue d'une sortie de crise, a indiqué lundi le Quai d'Orsay.

 

La France, "préoccupée" par les affrontements meurtriers en Centrafrique, soutient l'action de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC) qui doit se réunir jeudi à N'Djamena, en vue d'une sortie de crise, a indiqué lundi le Quai d'Orsay.

 

"Nous sommes vivement préoccupés par la situation en République centrafricaine. La persistance des violences à l'encontre des populations civiles n'est pas acceptable", a indiqué Philippe Lalliot, porte-parole des Affaires étrangères, lors d'un point-presse.

 

"Il est urgent que les autorités qui contrôlent Bangui assurent l'ordre public et la sécurité. Quiconque se rendra coupable d'exactions devra rendre des comptes aux juridictions compétentes", a-t-il ajouté.

 

Une vingtaine de personnes ont été tuées samedi et dimanche à Bangui lors d'affrontements entre des habitants et des éléments de la coalition Séléka au pouvoir depuis le 24 mars. Le nouveau président, Michel Djotodia, a accusé les partisans de l'ancien régime de François Bozizé de vouloir déclencher "une guerre civile".

 

Paris dit apporter son "plein soutien" à la CEEAC "pour qu'elle clarifie au plus tôt, avec l'appui de l'Union africaine, les conditions d'une sortie de crise et d'une transition consensuelle".

 

Un sommet extraordinaire de la CEEAC prévu ce lundi à N'djaména a été reporté au 18 avril. Le président tchadien Idriss Déby avait indiqué ce week-end avoir "repoussé ce sommet (à jeudi) pour donner un peu de temps aux Centrafricains pour s'organiser et venir avec des propositions concrètes de sortie de crise".

 

"A nos yeux, toute solution politique en République centrafricaine doit repartir du cadre fixé par les accords de Libreville du 11 janvier 2013, sous l'égide de la CEEAC", a affirmé Philippe Lalliot.

 

Pour Idriss Déby, la mise en oeuvre de ces accords qui prévoient l'organisation d'élections "dans un délai de 18 mois à deux ans", est aussi "la seule possibilité de sortie de crise".

 

"La Centrafrique est un pays qui n'a pas d'armée, pas d'administration, pas de police ni de gendarmerie pour sécuriser les personnes. En 18 mois, il faut créer une armée, une force civile qui puisse permettre aux élections de se dérouler", a-t-il affirmé.

 

Chef de la coalition rebelle qui a renversé François Bozizé, M. Djotodia a été élu samedi par acclamation président de la République, lors de la première session du Conseil national de transition, formé par toutes les composantes politiques du pays. Il était l'unique candidat.

 

© 2013 AFP

 

 

 

 

Tension forte en Centrafrique

 

http://www.dw.de  15 avril 2013

 

Ce lundi matin, des coups de feu étaient encore entendus dans certains quartiers de Bangui après un week end très sanglant qui a vu la mort d'une vingtaine de personnes.

 

A la mi-journée de ce lundi, la situation restait tendue à Bangui, particulièrement dans le 4e arrondissement de la capitale où selon des témoins, les hommes de la Séléka poursuivaient leurs opérations militaires à la recherche de ceux que le nouveau pouvoir qualifie de miliciens à la solde de l'ancien président François Bozizé. Une habitante de Bangui que nous avons jointe, nous faisait part de coups de feu dans la capitale et de la peur qui s'est emparée de la population. La croix rouge centrafricaine nous a également confirmé la poursuite des opérations militaires menées par la Séléka. Le chef du CICR à Bangui avance par ailleurs le bilan de 17 morts et 45 blessés depuis samedi. Des victimes pour la plupart, des civils.

 

Le pouvoir accuse Bozizé

 

Le président centrafricain Michel Djotodia, fraîchement élu à la tête du pays par le Conseil national de transition était ce dimanche sur les antennes de la radio télévision centrafricaine et il a accusé je cite, « des nostalgiques de l'ère Bozizé, à qui des armes ont été distribuées et qui ont assassiné des hommes de la Séléka. C'est un groupe d'individus, les quelques rares qui tiraient profit de cette période, qui sont acquis à Bozizé, qui veulent pousser les Centrafricains à la guerre civile pour qu'ils s'entretuent. Mais les Centrafricains n'en veulent plus et ils ne sont pas prêts de s'entredéchirer », dit Michel Djotodia.

 

Par ailleurs, un nouveau sommet de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) qui devait initialement se tenir lundi à N'Djamena au Tchad sur la crise centrafricaine a été reporté au 18 avril.

Centrafrique: Paris, "préoccupé", s'en remet aux pays de l'Afrique centrale

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