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13 avril 2013 6 13 /04 /avril /2013 19:34

 

 

 

 

PAR AI LIBREVILLE, 12 AVRIL 2013

 

Ai-Gabon — C'est ce jour que se tient à Libreville, la capitale un conseil des ministres de la Communauté économique et monétaire en Afrique centrale. L'ordre du jour sera essentiellement tourné vers la situation en République centrafricaine et les conséquences de la crise sur la région.

 

De sources diplomatiques, Michel Djotodia, le général de la Séléka qui a pris le pouvoir à Bangui le 24 mars dernier ne fera pas partie de ces assises qui ont d'ailleurs été précédées d'une réunion du comité inter-états d'experts qui s'est achevée le 10 avril. L'objectif principal de cette rencontre au sommet étant la préparation des dossiers de communication qui seront présentés le 12 avril prochain au conseil des ministres.

 

Lors de l'ouverture de cette réunion des experts le 9 avril, la vice-présidente de la Commission de La CEMAC, Rosario Mbasogo Kung Nguidang, a déclaré que les troubles militaro-politiques récurrents en Centrafrique menacent dangereusement la réalisation de nos objectifs d'intégration.

 

Selon elle, les experts de la CEMAC devaient réfléchir profondément sur les différentes pistes de solutions durables qui permettront d'assurer la bonne marche de l'organisation communautaire. En effet, c'est la Centrafrique qui abrite le siège de la CEMAC. Elle a fait savoir que l'instabilité et les pillages dans lesquels est actuellement plongée la Centrafrique, a des répercussions psychologiques, matérielles et financières non seulement sur les populations de ce pays, mais aussi sur les fonctionnaires de la CEMAC, qui ne savent plus à quel saint se vouer, et sur la sous-région tout entière. Rosario Mbasogo Kung Nguidang demande donc aux experts de la CEMAC de pencher sur les difficultés de gouvernance au sein des organismes et institutions de la communauté.

 

Prenant la parole à son tour, le président en exercice du Conseil des ministres de l'Union Economique des Etats de l'Afrique Centrale (UEAC), Luc Oyoubi après avoir présenté la crise centrafricaine et ses conséquences, a insisté sur le fait que la gravité de la situation nécessite des mesures idoines pour sécuriser les citoyens de la communauté. En qualité de Ministre gabonais de l'Economie, il a exprimé au nom du peuple gabonais, sa solidarité au peuple centrafricain, ainsi qu'aux fonctionnaires et agents de la Commission établis dans ce pays.

 

Pendant ce temps à Bangui la capitale, le Conseil supérieur de transition est devenu le Conseil national de transition qui comptera désormais 105 membres et jouera le rôle de l'Assemblée nationale.

 

Il s'agit en réalité d'un organe formé de deux blocs, dont le premier constitué de la rébellion coalition Séléka, des partis politiques toutes tendances confondues et des notables représentant les 16 préfectures du pays plus la ville de Bangui. Il s'est vu attribuer 55 sièges, et le second bloc, composé de la société civile, des confessions religieuses et de la diaspora, qui s'adjuge les 50 autres postes. Cette nouvelle organisation sociopolitique a été établie lors d'une réunion mercredi 10 avril dans la capitale centrafricaine entre «les forces vives de la nation», dont principalement les acteurs politiques et les organisations de la société sur la relecture de l'ordonnance du 6 avril créant le Conseil supérieur de transition dont la répartition des 97 postes a suscité la controverse. C'est dont un Conseil national de transition de 105 membres jouant le rôle d'une Assemblée nationale provisoire qui conduira finalement la transition en République centrafricaine (RCA) après la prise de pouvoir de l'alliance rebelle Séléka le 24 mars. Il remplace à cet effet, le Conseil supérieur de transition créé le 6 avril.

 

 

Centrafrique: Le Haut-commissaire pour les réfugiés se rend auprès des réfugiés centrafricains en RDC

 

ONU News 12 AVRIL 2013

 

Le Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), António Guterres, est arrivé vendredi au nord de la République démocratique du Congo (RDC) auprès de Centrafricains réfugiés dans une région reculée et difficile d'accès.

 

Dans le contexte d'insécurité continue et de poursuite des combats en République centrafricaine, notamment la capitale Bangui, les civils traversent le fleuve Oubangui en quête d'abri dans les provinces Équateur et Orientale de la RDC.

 

« Nous avons préenregistré plus de 29.500 réfugiés centrafricains, dont près de 24.000 dans la province Équateur », a indiqué un porte-parole du HCR, ajoutant que les réfugiés ont trouvé refuge le long d'une bande de 600 kilomètres bordant le fleuve.

 

M. Guterres se rendra au cours de la journée dans les villes de Zongo et Libenge, situées sur les berges du fleuve. A Zongo, il rencontrera certains des 1.800 réfugiés qui sont accueillis chez des familles hôtes. La plupart d'entre eux sont arrivés après la prise de Bangui par les combattants rebelles le 23 mars dernier.

 

Le Haut-Commissaire se rendra ensuite dans le camp de Worobe, à 20 kilomètres de Zongo, qui héberge plus de 2.270 réfugiés centrafricains. Un nouveau camp ayant une capacité d'accueil initiale de 10.000 réfugiés va être ouvert à Inke, dans le district de Nord-Oubangui dans la province Équateur.

 

Les besoins des réfugiés sont considérables, mais la zone est difficile d'accès. Le HCR coopère avec les autorités congolaises ainsi que celles de deux autres pays d'accueil, le Cameroun et le Tchad, pour fournir protection et assistance. L'agence onusienne enregistre les réfugiés, distribue de l'aide, monte des abris d'urgence et travaille avec des organisations partenaires pour fournir un appui dans les secteurs de l'éducation et des soins de santé.

 

« À Libenge, le Haut-Commissaire se rendra sur les sites dans lesquels le HCR finance des programmes de réintégration pour les réfugiés rapatriés et s'informera des toutes dernières nouvelles au sujet de la situation de près de 65.000 réfugiés congolais dont le rapatriement volontaire a été organisé par le HCR depuis mai 2012 », a indiqué le porte-parole du HCR.

 

Les rapatriés à Libenge font partie des plus de 140.000 civils qui ont fui vers les pays voisins pour échapper aux affrontements interethniques provoqués un conflit sur les conditions d'exercice du droit de pêche et d'agriculture traditionnels dans la province Équateur à la fin 2009.

 

 

Centrafrique: Plus de 2.000 enfants enrôlés par les groupes armés

 

Nations Unies  12 AVRIL 2013

 

Le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) a affirmé vendredi détenir la preuve évidente de la poursuite du recrutement et de l'utilisation des enfants par les groupes armés en République Centrafricaine, mettant en garde leurs dirigeants quant au fait que ces pratiques constituent une violation grave du droit international.

 

L'UNICEF estime que plus de 2.000 garçons et filles ont été associés à des groupes armés, y compris les groupes d'autodéfense opérant dans le pays avant la recrudescence des hostilités en décembre, l'an dernier. La prise de la capitale Bangui par les rebelles de la coalition de la Séléka le 24 mars n'a pas permis de mettre fin à de telles violations. Le recrutement et l'utilisation d'enfants par les forces et groupes armés ont été monnaie courante des deux côtés lors des dernières confrontations, et ce depuis décembre 2012.

 

« Le recrutement d'enfants est à la fois moralement inacceptable et interdit par le droit international. Nous avons demandé aux nouvelles autorités du pays de garantir la libération immédiate de tous les enfants associés aux groupes armés ainsi que leur protection contre de nouvelles violations », a déclaré le représentant de l'UNICEF en République Centrafricaine, Souleymane Diabaté.

 

« Les autorités en place à Bangui ont manifesté leur intention d'identifier et de libérer les enfants dans les rangs des groupes armés. L'UNICEF s'est engagé à coopérer avec elles pour s'assurer de l'arrêt immédiat de nouveaux recrutements et soutenir les processus d'identification et de réinsertion des enfants », a-t-il ajouté.

 

Depuis 2007, plus de 1.000 filles et garçons ont été libérés des groupes armés et des groupes d'auto-défense en RCA. L'UNICEF a collaboré avec ses partenaires sur le terrain pour offrir à ces enfants les services de réadaptation et de réinsertion adéquats. Au cours des quatre derniers mois, en raison des tensions, de l'insécurité et du manque d'accès des travailleurs humanitaires à une grande partie du pays, les enfants sont plus que jamais exposés à de graves risques.

 

À ce jour, l'UNICEF estime que seulement 25% des fonds nécessaires pour financer les activités de protection ont été reçus dans le cadre de la réponse au conflit récent.

 

Centrafrique : La situation en RCA préoccupe

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