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19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 20:07

 

 

 



BAMAKO, 19 septembre 2013 (AFP) - La France n'interviendra pas directement en Centrafrique, en proie au chaos depuis la prise du pouvoir en mars par une coalition rebelle, mais Paris fournira un appui logistique à ce pays, a-t-on appris jeudi à Bamako dans l'entourage du président français François Hollande.


M. Hollande, invité aux festivités marquant le début du mandat du nouveau président malien Ibrahim Boubacar Keïta, profitait jeudi de sa visite de quelques heures pour discuter du dossier centrafricain avec certains de ses homologues d'Afrique centrale également présents à Bamako.


Il devait notamment en parler avec Idriss Deby Itno du Tchad et Ali Bongo Ondimba du Gabon, dont les pays font partie, avec le Cameroun, des principaux contributeurs de la force actuellement en cours de déploiement en Centrafrique sous l'égide de l'Union africaine.


"L'idée qui se dégage est de mobiliser 3.500 hommes africains sous mandat africain pour stabiliser ce pays. Ce n'est pas la même opération qu'au Mali. La France n'interviendra pas directement, nous fournirons un appui logistique, de la formation", a-t-on dit dans l'entourage de M. Hollande.


La France compte environ 450 militaires à l'aéroport de Bangui, la capitale centrafricaine. La Centrafrique est en proie au chaos depuis la chute en mars du président François Bozizé, renversé par une coalition rebelle, Séléka, dont le chef, Michel Djotodia, s'est autoproclamé président. Mais le nouveau pouvoir à Bangui peine à restaurer l'ordre dans le pays qui s'enfonce dans la violence entre groupes armés, alors que les combattants de Séléka sont accusés d'exactions à répétition contre la population.


En janvier, la France s'est engagée militairement au Mali, pour stopper la progression vers le sud de ce pays de groupes jihadistes armés qui en contrôlaient le Nord.


Au plus fort de cette opération militaire baptisée Serval, Paris a compté jusqu'à 4.500 hommes, des effectifs actuellement réduits à 3.200. Des pays africains ont également dépêché au Mali des troupes, qui ont intégré en juillet une mission de l'ONU appelée Minusma.


De source française, on indiquait que Paris entendait réduire ses militaires à un millier à la fin de l'année. Mais jeudi à Bamako, l'entourage de François Hollande a laissé entendre que Paris allait laisser sur place le nombre d'hommes nécessaire pour la sécurisation des élections législatives prévues en novembre.


"Doit-on rester pour assurer la sécurisation des élections (législatives)? C'est oui. Notre travail ne sera en grande partie terminé que lorsque toutes les élections seront terminées, et ces élections législatives doivent être aussi transparentes que la présidentielle", organisée sur deux tours, en juillet et août, sans incident majeur, a-t-on dit dans l'entourage du président français.

 

 

 

François Hollande à Bamako pour la fête d’investiture du nouveau président malien

 

19/09/2013  Par La Voix du Nord

 

Le nouveau président malien Ibrahim Boubacar Keïta fêtait en grande pompe ce jeudi à Bamako le début de son mandat, en présence du président français François Hollande et d’une vingtaine de chefs d’Etat africains, huit mois après l’intervention qui a chassé les islamistes du nord du pays.

 

Elu en août dernier au terme d’un scrutin sans incident majeur, M. Keïta a prêté serment le 4 septembre mais doit encore être officiellement investi à la tête du pays au cours d’une cérémonie «populaire» dans le grand stade de la capitale devant près de 50.000 spectateurs.

 

Arrivé à la mi-journée à Bamako, le président Hollande, l’un des invités de marque à ces festivités, a lancé devant la foule: «nous avons gagné cette guerre».

 

«Nous sommes à son aboutissement, car c’est une victoire, une grande victoire pour le Mali que nous fêtons aujourd’hui», a estimé celui qui a envoyé en janvier ses troupes soutenir les forces maliennes face aux groupes islamistes armés qui occupaient le nord du Mali.

 

« Aujourd’hui, le Mali a pris son destin en main, il a choisi son président », a ajouté M. Hollande, assurant que Paris restera aux côtés de Bamako et accompagnera les Maliens dans plusieurs domaines, citant le développement, la démocratie, la réconciliation.

Ancienne puissance coloniale, la France a été le fer de lance d’une intervention militaire internationale toujours en cours, déclenchée en janvier, et ayant permis de chasser du Nord malien les groupes jihadistes qui ont occupé cette région pendant plusieurs mois en 2012.

 

Lors de sa première visite à Bamako en février, alors que les combats étaient encore en cours dans le nord désertique, M. Hollande avait déjà été accueilli en libérateur, et avait qualifié ce déplacement de « jour le plus important de (sa) carrière politique ».

 

La Centrafrique en invité surprise

 

Parmi les chefs d’Etat invités ce jeudi figurent notamment le Tchadien Idriss Deby Itno, dont les troupes ont été, avec les Français, le fer de lance de l’opération anti-jihadiste; l’Ivoirien Alassane Ouattara, président en exercice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao); et le roi Mohammed VI du Maroc, qui se déplace rarement pour ce genre d’évènement.

 

En marge des festivités, et profitant de son passage de quelques heures sur le continent, M. Hollande et plusieurs de ses homologues africains se réuniront pour un mini-sommet sur la Centrafrique, pays qui sombre inexorablement dans le chaos depuis la prise du pouvoir par la coalition rebelle du Séléka en mars dernier.

 

La France veut à cette occasion « encourager » le Tchad, le Gabon et le Cameroun -principaux contributeurs de la force actuellement en cours de déploiement en Centrafrique sous l’égide de l’Union africaine-, selon l’entourage du président français.

 

François Hollande « veut les encourager dans cette démarche, voir ce dont ils ont besoin et voir comment porter le sujet aux Nations unies », qui tient son assemblée générale la semaine prochaine à New York.

 

 

La France ne veut pas rejouer en Centrafrique le scénario malien

 

THOMAS HOFNUNG  Libération    19 SEPTEMBRE 2013 À 17:18

 

DÉCRYPTAGE

 

Un mini-sommet consacré à cette ancienne colonie française devait réunir François Hollande et plusieurs dirigeants africains ce jeudi à Bamako, en marge de la cérémonie d'investiture du président IBK.

 

L'opération Serval au Mali : un accident de l'Histoire dicté par la nécessité et qui doit rester une exception. Tel est le message que Paris s'emploie à distiller ces jours-ci, alors que la dégradation de la situation sécuritaire et humanitaire en République centrafricaine (RCA) nourrit de nombreuses spéculations sur une nouvelle intervention militaire française. «Ce n'est pas à nous de faire le boulot mais aux Etats de la région, explique un haut responsable à Paris. On ne peut pas proclamer "L'Afrique aux Africains" et demander à l'ex-puissance coloniale d'envoyer des troupes.»

 

C'est pourtant ce qu'a fait récemment l'Union africaine, se heurtant pour l'occasion à une fin de non-recevoir de Paris. «Au contraire, nous avons répondu que nous allions baisser nos effectifs, ajoute cet interlocuteur. Il s'agit d'un électrochoc que nous espérons salutaire.» La France dispose de 450 hommes en Centrafrique, concentrés sur l'aéroport de Bangui, lieu stratégique en cas d'évacuation des ressortissants étrangers ou d'envoi de renforts militaires. Ces soldats sont censés appuyer la force multinationale africaine, la Misca (Mission internationale de soutien en Centrafrique). Composée de plusieurs centaines d'hommes sur le terrain, celle-ci s'est montrée impuissante jusqu'ici à enrayer la spirale de violences qui secoue le pays depuis la chute de l'ancien président François Bozizé (en mars dernier).

 

La France avait alors refusé d'intervenir pour stopper l'offensive des rebelles de la Séléka, au nom du principe de neutralité dans les affaires africaines qu'elle tente de promouvoir depuis l'élection de François Hollande à l'Elysée. En son temps, Nicolas Sarkozy avait tenu le même discours, avant d'être rattrapé par les soubresauts du Tchad (2008), et surtout la crise en Côte d'Ivoire (2010-2011). L'Histoire va-t-elle se répéter? «Le Mali est un contre-exemple, notre rôle consiste à mobiliser la communauté internationale, à éveiller les consciences», explique un responsable français.

 

A LIRE L'interview de Michel Djotodia, le nouveau président autoproclamé de la Centrafrique, dans Libération : «L’impunité, c’est fini»

 

Ces derniers jours, Paris a multiplié les appels aux dirigeants africains susceptibles d'envoyer des troupes pour muscler la Misca : Denis Sassou Nguesso (Congo); Aly Bongo Ondimba (Gabon), Idriss Déby Itno (Tchad), Paul Biya (Cameroun). «Si chacun de ses pays fournit 850 hommes, l'affaire est bouclée», dit-il. Qui va payer ? L'Union européenne. Comme en Somalie, où elle finance à grands frais une force composée de soldats ougandais, burundais et djiboutiens.

 

Ce plan pour la Centrafrique, toujours en cours d'élaboration, fera l'objet d'une réunion de haut niveau 25 septembre à New-York, en marge de l'Assemblée générale des Nations unies. Des représentants de l'Union africaine, de l'UE, des Etats-Unis et de plusieurs pays africains ont prévu d'y participer. Il y a urgence : alors que la situation s'est quelque peu stabilisée à Bangui, de violents affrontements - entre chrétiens et musulmans - ont éclaté récemment à l'intérieur du pays. Selon une source diplomatique française, des milliers de personnes seraient actuellement réfugiées dans l'enceinte d'une église à Bossangoa (250 km au nord-ouest de Bangui).

 

Paris, qui affirme vouloir jouer les seconds rôles à Bangui, s'inquiète du rôle trouble joué par le grand voisin de la Centrafrique. «Les empreintes digitales du Soudan sont très fortes sur place», confie un haut responsable, révélant que le chef des services de renseignement de Khartoum a été vu à Bangui une semaine avant la chute de Bozizé. «Dans les rangs des rebelles qui ont porté Michel Djotodia au pouvoir, on trouve de tout : des rebelles tchadiens, des gens du Darfour, des jenjawids (miliciens à la solde de Khartoum)...», ajoute cette source. «Nous disons à Djotodia qu'il doit faire le ménage de toute urgence!» Mais, pour l'ancienne puissance coloniale, pas question de lui donner un coup de main en lieu et place des Africains. Du moins, pas à ce stade.

 

Thomas HOFNUNG

Centrafrique : la France n'interviendra pas directement, fournira un appui logistique (entourage d'Hollande)
Centrafrique : la France n'interviendra pas directement, fournira un appui logistique (entourage d'Hollande)

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