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25 septembre 2013 3 25 /09 /septembre /2013 10:42

 

 

 

 

Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a appelé hier à une intervention d’urgence de la communauté internationale en Centrafrique. Il s'agit-là d'une « crise pour laquelle il est absolument urgent d'agir. (…) Car nous devons en République centrafricaine faire face à une situation humanitaire et sécuritaire extrêmement grave », a-t-il déclaré.

 

Il ne faut pas laisser la situation en Centrafrique se dégrader et aboutir « (...) à un État qui n'aurait plus d'État que le nom et qui, par contagion, entraînerait une situation extrêmement difficile pour l'ensemble de la région », a-t-il souligné, encourageant les pays membres de l’UA et les autres pays africains à redoubler d'efforts pour résoudre la crise centrafricaine.

 

 « Nous voulons faire passer le message selon lequel il est impératif de renforcer la MISCA », a-t-il conclu. Le ministre présidera demain, en marge de l'Assemblée générale annuelle de l'ONU, une réunion consacrée à la crise en Centrafrique.

 

(Source : Reuters  24 sep. 2013)

 

 

Pointpresse dcp-comdoc <pointpresse.dcp-comdoc@liste.diplomatie.gouv.fr>

 

La République centrafricaine, lors d'une réunion co-organisée le 25
septembre avec la commissaire européenne aux affaires humanitaires, Mme
Kristalina Georgieva, et la Haut-commissaire des Nations unies aux affaires
humanitaires, Mme Valérie Amos. Cette rencontre a pour objet d'examiner tous
les moyens envisageables afin de renforcer l'action de la communauté
internationale pour répondre à la crise en RCA. Un point de presse du
ministre des affaires étrangères est également prévu ;

 

4. République centrafricaine

Q - La France prépare un projet de résolution. Il est sur le point d'être
déposé ?


R - Le président de la République s'est exprimé hier sur ce sujet qui a
été discuté avec un certain nombre de chefs d'État africains présents à
Bamako.

Nous avons aujourd'hui plusieurs objectifs. Le premier, c'est de faire prendre
conscience à la communauté internationale de l'importance de ce qui se joue
en République centrafricaine et de la mobiliser. Le deuxième, c'est de
formaliser un soutien à l'Union africaine (UA) et à la Communauté
économique des États d'Afrique centrale (CEEAC), sous différentes formes :

- il y a clairement un volet politique, celui de la transition et de la mise en
oeuvre des accords négociés successivement à Libreville et Ndjamena ;

- il y a un volet touchant à la présence des Nations unies sur place
notamment au renforcement du bureau de Bangui, le BINUCA ;

- il y a un volet humanitaire. Même si on observe aujourd'hui une certaine et
récente amélioration à Bangui, la situation en revanche reste préoccupante,
en particulier dans le reste du pays ;

- Il y a enfin un volet sécuritaire pour permettre à la communauté
internationale de soutenir les efforts de l'UA et de la CEEAC, notamment pour
le déploiement en cours de la MISCA - avec pour objectif d'augmenter
progressivement ses effectifs sur le terrain. Ils sont actuellement 1.500, et
leur nombre doit passer à 3.500.

Il faut que la communauté internationale prenne des engagements, logistiques
et financiers, pour aider les organisations régionales. La mobilisation doit
être non seulement conduite à New York aux Nations unies, mais aussi dans
d'autres formats, notamment auprès de l'Union européenne.

C'est tout cela qui devra être discuté à New York le 25 septembre prochain.
C'est aussi tout cela qui doit être transcrit dans le droit - à savoir une
résolution du conseil de sécurité des Nations unies. Quant au calendrier,
nous n'avons pas de date arrêtée, mais certainement le plus vite possible.
Nous avons déjà bien avancé, dans les différents formats à New York et
également avec les pays africains directement intéressés.

Q - Sur la MISCA, est-il possible qu'elle passe sous contrôle onusien ? Est-ce
que cela a été évoqué ?


R - C'est une option mais ce n'est pas l'objectif immédiat. L'enjeu
aujourd'hui, c'est le plein et rapide déploiement de la MISCA.

Q - La France pense-t-elle renforcer son action et sa présence ?

R - Aujourd'hui nous avons, avec la force Boali, un dispositif de plus de 400
personnels déployés à Bangui, qui ont une double mission : la sécurisation
de l'aéroport de Bangui et une mission visant à assurer la sécurité de nos
ressortissants - 638 personnes, dont une large majorité de binationaux
(environ 400) - et des emprises françaises.

La demande des pays africains n'est pas une demande d'ajout de troupes
françaises à la MISCA, les contributions de pays africains permettant
d'atteindre l'objectif de 3.500. Leur demande concerne un appui logistique et
financier. Leur demande porte également sur d'autres aspects de la crise,
notamment humanitaires.

Q - Mais la situation est quand même grave...

R - La situation est en effet préoccupante. Il y a eu des exactions, des
violences, cela ne fait pas de doute. Des dernières informations, notamment de
notre ambassade sur place, à Bangui, les choses paraissent en voie
d'amélioration à Bangui. Mais il ne faut pas en tirer de conclusions
hâtives. La situation en province peut en particulier être très différente.

C'est la raison pour laquelle nous avons souhaité engager des discussions sur
un projet de résolution du Conseil de sécurité des Nations unies et tenir
une réunion la semaine prochaine à New York

Centrafrique : Fabius plaide pour une intervention d’urgence de la communauté internationale
Centrafrique : Fabius plaide pour une intervention d’urgence de la communauté internationale

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