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22 septembre 2013 7 22 /09 /septembre /2013 22:41

 

 

http://www.cameroonvoice.com  

 

A quelque 300 km au nord-ouest de Bangui, Bossangoa vit une résistance des populations locales ayant constitué des comités d'autodéfense face aux exactions des ex-rebelles Séléka. Mais pour le pouvoir de Bangui, il s'agit ni plus ni moins d'une rébellion organisée avec l'appui de dirigeants de l'ancien régime.

 

Deux grenades ont été découvertes jeudi à la cathédrale de Bossangoa alors que des renforts des forces de défense nationales, des ex-rebelles Séléka et de la Force multinationale de l'Afrique centrale (Fomac) ont été envoyés pour sécuriser cette ville du nord-ouest de la Centrafrique touchée par un regain de violences, a appris Xinhua de source de cette église catholique. 


Après des combats meurtriers qui ont causé plus de 100 morts, selon les sources officielles, au début du mois, la tension est remontée cette semaine dans cette ville natale du président déchu François Bozizé et ses environs, où le nombre des personnes déplacées installées en plein dépassait les 35.000 jeudi soir, d'après le vicaire général de la cathédrale, l'abbé Frédéric Tonfio.


Selon le prélat, un calme précaire était observé dans la localité, depuis l'arrivée des renforts militaires annoncés la veille à Bangui par le président de la transition Michel Djotodia. "Ce matin, nous avons rencontré les responsables de la Séléka (l'ex-coalition rebelle au pouvoir dissoute, NDLR), de la Fomac et l'imam de la mosquée. Nous essayons de calmer la situation", a-t-il indiqué.


"La Fomac nous demande de laisser partir les gens, curieusement les exactions se poursuivent. Certaines personnes qui se sont cachées en brousse sortent pour venir s'installer à la mission. A cause de la pluie qui est tombée ce soir, ces sinistrés sont dans la boue", a-t-il poursuivi décrivant un contexte de situation humanitaire dramatique où deux grenades ont été découvertes devant le presbytère de la cathédrale.


"Ces grenades sont sous la surveillance de la Fomac. J'ai informé le général Yaya, qui a été envoyé comme chef militaire à Bossangoa de cette découverte. Auparavant, il nous avait reçu avec les notables que j'ai fait venir pour écouter les doléances de la population", a expliqué l'abbé Tonfio qui, avec l'archevêque de Bangui, multiplie les appels pour attirer l'attention sur cette crise.


A quelque 300 km au nord-ouest de Bangui, Bossangoa vit une résistance des populations locales ayant constitué des comités d'autodéfense face aux exactions des ex-rebelles Séléka, de l'avis de ces responsables religieux. Mais pour le pouvoir de Bangui, il s'agit ni plus ni moins d'une rébellion organisée avec l'appui de dirigeants de l'ancien régime.


Aucun bilan n'est fourni concernant les affrontements de ces derniers jours, le vicaire général de la cathédrale faisant état de difficultés à se déplacer sur les lieux de ces événements. Les autorités du pays ont présenté à la presse jeudi en mi-journée dans la capitale un jeune homme arrêté avec armes aux alentours de la "ville rebelle".

Centrafrique : Des explosifs découverts à la cathédrale de Bossangoa

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