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4 mai 2013 6 04 /05 /mai /2013 14:57

 

 

 

 

BANGUI (AFP) - Le parquet de Bangui a ouvert une enquête sur les violations des droits de l'Homme commises par le président déchu François Bozizé et ses proches durant son régime et après le coup d'Etat qui l'a renversé le 24 mars, a annoncé le ministre de la Justice Arsène Sendé à la radio nationale samedi.

 

"J'ai donné des instructions au procureur général près la Cour d'appel de Bangui, parce que des crimes et autres graves violations des droits humains ont été commis, et continuent de l'être, par l'ex-président François Bozizé, les éléments de sa garde rapprochée et certains de ses proches", a déclaré M. Sendé.

 

Le ministre a évoqué "des assassinats, des arrestations, séquestrations, détentions arbitraires et tortures, des destructions et incendies des maisons d'habitation, des enlèvements, exécutions sommaires et extra-judiciaires, l'incitation à la haine et au génocide, les crimes économiques, et des actes de nature à compromettre la paix civile".

 

Parmi les cas d'assassinats, le ministre a cité ceux de 119 personnes qui auraient été exécutées sommairement par la garde rapprochée de François Bozizé, menée par le capitaine Eugène Ngaïkoisset surnommé "le boucher de Paoua (ville du nord-ouest)".

 

Il a également évoqué la disparition en 2010 du colonel Charles Massi, ancien ministre et chef de la rébellion centrafricaine Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP). Il a été "arrêté en début 2010 au Tchad et remis aux autorités centrafricaines, puis exécuté par la garde rapprochée du président Bozizé", a déclaré le ministre.

 

Selon lui, une dizaine de personnes, supposées appartenir à la coalition Séléka - rébellion qui a pris le pouvoir et renversé le président Bozizé - ou être proches de ses dirigeants, ont également été exécutées le 23 mars (la veille de la prise de Bangui) par un officier de la garde rapprochée de François Bozizé au cimetière de Ndrès, dans le nord-est de la capitale.

 

L'ancien président Bozizé, 66 ans, lui-même arrivé au pouvoir par les armes en 2003, avait été élu président en 2005 et réélu en 2011 au terme d'un scrutin très critiqué par l'opposition. Après l'entrée des rebelles dans Bangui fin mars, il s'est réfugié au Cameroun.

 

 

 

NDLR : Il est clair que depuis le 24 mars 2013 date de sa fuite précipitée du pouvoir et du pays, François Bozizé Yangouvonda est redevenu un citoyen centrafricain lambda susceptible d’être poursuivi devant les tribunaux centrafricains et internationaux pour tous les crimes qu’il a été amené à commettre avant, pendant et après l’exercice de son pouvoir dictatorial et sanguinaire au cours duquel il a tellement tenu le peuple centrafricain sous sa terreur qu’aucune famille de ses nombreuses victimes à l’intérieur du pays n’a osé porté plainte en justice contre lui et ses multiples bras armés qui ne faisaient qu’exécuter ses ordres. A présent qu’il n’est plus aux commandes, toutes ses victimes n’ont donc plus rien à craindre et doivent immédiatement saisir la justice pour que cesse l’insupportable et inqualifiable impunité dont il a joui jusqu’ici ainsi que ses complices et autres assassins bien connus, actuellement en cavale avec lui.

Centrafrique : Bozizé visé par une enquête pour violations des droits de l'Homme
Centrafrique : Bozizé visé par une enquête pour violations des droits de l'Homme

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