Recherche

Sommaire

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Humanitaire

Lundi 16 novembre 2009




 

Bangui, 16 nov. (ACAP) – L’assistant du secrétaire général de la commission nationale pour les réfugiés, M. Ange-Gabriel Touaboy, s’est dit préoccupé de la « situation drastiques des réfugiés congolais à Zémio, dans le Haut MBomou», au cours d’une mission gouvernementale.

Il s’agit de plus de 2300 personnes originaires des localités de Sokodi, Digba (République Démocratique du Congo), ayant traversé le fleuve pour échapper aux exactions des rebelles de l’Armée de résistance du seigneur (LRA) de Joseph Kony.

« Ce sont des personnes vulnérables, c’est-à-dire des personnes âgées, des femmes enceintes et surtout des enfants non accompagnés », a déclaré M. Ange Gabriel Touaboy.

 « Il y’a de sérieux problèmes, il y’ a une situation d’urgence », a-t-il déclaré lançant un appel à la mobilisation de la Communauté Internationale en vue de préparer des aides d’urgence en faveur de ces personnes «en quête de la paix ».

 M. Touaboy affirmé avoir rencontré des réfugiés qui sont presque nus et exposés à diverses maladies. « Ils ont des problèmes de nourritures, d’eau, ils parcourent plus de 600 m pour avoir de l’eau qui n’est pas potable en plus », a-t-il fait remarquer.

 Le Maire de Zémio, M. Pierre Agnéboti a indiqué que le site de Zémio a été choisi par la Franco-Centrafricaine de Tabac (FCAT) de manière provisoire pour accueillir ces réfugiés congolais dans l’urgence.

«Un comité composé de confessions religieuses, de commerçants de la municipalité, d’agents de santé travaillent nuit et jour pour leur apporter un minimum de secours », a-t-il précisé.

Rappelons que des convois de produits vivriers et des soins d’urgences fournis par le Programme alimentaire mondial (PAM), sont attendues dans les tous prochains jours à Zémio.

 

Par Centrafrique-Presse.com
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 12 novembre 2009




 

 (ECHO/CAF/BUD/2009/01000)

Source: Commission européenne d'aide humanitaire (ECHO)

Date: 03 Nov 2009


LA COMMISSION DES COMMUNAUTÉS EUROPÉENNES,

Vu le traité instituant la Communauté européenne,

Vu le règlement (CE) No.1257/96 du 20 Juin 1996 concernant l'aide humanitaire, et notamment son article 2 et l'article 15 (2)

Attendu que:

(1) La situation humanitaire en République centrafricaine (RCA) a vu une détérioration significative en 2009 avec des conflits à petite échelle se déplaçant du nord-ouest vers le nord-centre-est du pays et les incursions de l’Armée de Resistance du Seigneur ougandaise (LRA) dans le Sud-Est;

(2) un regain d'insécurité a provoqué de nouveaux déplacements internes et accru la vulnérabilité de la population locale. Le nombre de déplacés est maintenant estimé à 123.000 et quelque 4.200 réfugiés originaires du Soudan et la République démocratique du Congo installés dans les provinces de l'Est. En outre, il ya quelques 137.000 réfugiés centrafricains dans le sud du Tchad et au Cameroun;

(3) L'état nutritionnel des groupes de population les plus vulnérables (en particulier les enfants) ont atteint des niveaux critiques. Les évaluations rapides réalisées dans trois préfectures du Sud-Ouest en Juillet 2009 a révélé que 16% des enfants âgés de moins de 5 ans souffrent de malnutrition aiguë et 6,6% sont gravement de malnutrition aiguë comme une conséquence de la crise financière mondiale qui a touché, en particulier, le secteur minier;

(4) Afin d'atteindre les populations dans le besoin, l'aide humanitaire doit être acheminée par l'intermédiaire des organisations non gouvernementales (ONG) et organisations internationales dont celles des Nations Unies (ONU). C'est pourquoi la Commission européenne devrait mettre en œuvre le budget en gestion centralisée directe ou en gestion conjointe;

(5) Une évaluation de la situation humanitaire mène à la conclusion que les actions d'aide humanitaire devraient être financées par la Communauté pour une période de 12 mois;

(6) Il est estimé qu'un montant de 2.000.000 euros de l'article budgétaire 23 02 01 du budget général des Communautés européennes est nécessaire pour compléter l'aide humanitaire déjà fournie à plus de env. 200.000 personnes déplacées et populations locales vulnérables, en tenant compte du budget disponible, les contributions des autres donateurs et d'autres facteurs. Les activités couvertes par la présente décision mai être financées intégralement en conformité avec l'article 253 du Règlement d'exécution du règlement financier;

(7) La présente décision constitue une décision de financement au sens de l'article 75 du règlement financier (CE, Euratom) n ° 1605/2002, l'article 90 des règles détaillées d'application du règlement financier déterminé par le règlement (CE, Euratom) n ° 2342/2002, et l'article 15 des règles internes sur l'exécution du budget général des Communautés européennes;

DECIDE:

Article 1

1. Conformément aux objectifs et aux principes généraux de l'aide humanitaire, la Commission approuve un montant total de 2.000.000 euros pour le financement d'actions humanitaires en République centrafricaine de l'article budgétaire 23.02.01 du budget 2009 général des Communautés européennes.

2. Conformément à l'article 2 du règlement No.1257/96, l'objectif principal de cette décision est de fournir une assistance humanitaire aux populations touchées par la crise en République centrafricaine. Les actions humanitaires seront mises en œuvre dans la poursuite de l'objectif spécifique suivant:

- Pour fournir un allégement pour améliorer la situation humanitaire des réfugiés, des personnes déplacées et autres groupes vulnérables de la population touchée par la crise à travers une assistance multi-sectorielle

Le montant intégral de cette décision est affecté à cet objectif spécifique.

Article 2

1. Le délai pour la mise en œuvre des actions financées en vertu de la présente décision doit débuter le 1er Octobre 2009 et a une durée de 12 mois. Les dépenses éligibles doivent être commises pendant la période d'exécution de la décision.

2. Si la mise en œuvre des actions individuelles est suspendue pour raison de force majeure ou d'autres circonstances exceptionnelles, la période de suspension ne doit pas être pris en compte dans la période d'application de la décision à l'égard de l'action suspendue.

3. Conformément aux dispositions contractuelles régissant l'accord financé par la présente décision, la Commission mai tenir compte des coûts qui se posent et ceux qui sont admissibles engagées après la fin de la période d'application de la mesure qui sont nécessaires à sa liquidation.

4. L'ordonnateur mai, lorsque cela est justifié par la situation humanitaire, de prolonger la durée de la décision, pour un maximum de 6 mois à condition que la durée totale de la décision ne doit pas excéder 18 mois, conformément à l'article 90.4 du Règlement d'exécution du règlement financier.

Article 3

1. Conformément à l'article 253 des modalités d'exécution et compte tenu de l'urgence de l'action, la disponibilité d'autres donateurs et d'autres circonstances opérationnelles, les fonds en vertu de la présente décision peuvent financer des actions humanitaires dans leur intégralité.

2. Les actions soutenues par la présente décision seront mis en œuvre soit par des non-lucratif des organisations qui remplissent les critères d'éligibilité et d'aptitude établie à l'article 7 du règlement (CE) n ° 1257/96 ou par des organisations internationales.

3. La Commission exécute le budget:

- Soit par la gestion centralisée directe, avec les organisations non gouvernementales;

- Ou en gestion conjointe avec des organisations internationales qui sont les signataires des Accords Cadre de Partenariat (CCP) ou de la CE / ONU financiers accord-cadre administratif (FAFA) et qui étaient soumises à l'évaluation des quatre piliers en conformité avec l'article 53 du règlement financier

Article 4

Cette décision prendra effet à la date de son adoption.

Fait à Bruxelles,

Pour la Commission


Membre de la Commission

 

Par Centrafrique-Presse.com
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 5 novembre 2009




APA Bangui 05-11-2009 (Centrafrique) Le fonds français d’Aide alimentaire programmé (AAP) a octroyé jeudi une subvention de 131.191.415 de FCFA (200.000 euros) à l’ONG « Première urgence » pour secourir les populations vulnérables de la préfecture de l’Ouham Pendé, dans le nord-ouest de la Centrafrique, a appris APA.

Le financement devrait permettra d’acheter 117 tonnes de vivres pour les 2.380 familles des sous-préfectures de Bocaranga et de Ngaoundaye, afin de leur permettre de tenir pendant la période de préparation des parcelles pour la nouvelles saison culturale.

La France a déjà alloué à la RCA 984 millions de FCFA d’aide alimentaire d’urgence par l’intermédiaire des ONGs « Solidarités » (73.000 euros) et « Triangle génération humanitaire » (215.000 euros).

Paris a également versé 749.999 euros (491,3 millions de FCFA) au Programme alimentaire mondial (PAM) dans le cadre du financement de l’Intervention prolongée des secours et des redressements (IPSR).

Par Centrafrique-Presse.com
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 29 octobre 2009




 

Source: Humanitarian and Development Partnership Team - Central African Republic (HDPT CAR) 26 Oct 2009


Points saillants

- Près de 250 nouveaux refugiés congolais à Zémio - Ali Bongo, nouveau Chef d'Etat Gabonais en visite de travail à Bangui - « Demandez à la cour », le nouveau programme de la Cour Pénale Internationale - L'Université de Bangui dotée d'une salle de lecture alimentée par les Nations Unies


Contexte et sécurité

Des refugiés en provenance de la RDC à Zémio

Selon les autorités locales, 250 personnes en provenance de la localité de Sukadji en République Démocratique du Congo (RDC) sont arrivées le 25 octobre à Zémio dans le sud-est de la RCA. Avec l'arrivée de cette dernière vague de refugiés congolais, ils sont maintenant au nombre de 400 dans la ville. Cet afflux de refugiés congolais vers la ville de Zémio avait débuté le 15 octobre. Ils étaient alors 158 à fuir les exactions commises par les éléments de Lord's Resistance Army (LRA).

Contactez benamse@un.org pour plus d'informations. Find more information on http://www.hdptcar.net/blog/

 

 

Par Centrafrique-Presse.com
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 25 octobre 2009




 

letelegramme.com 25.10.2009

Notre projet de soutien à l'école Communautaire a pris fin le 16 octobre, et pourtant l'environnement  pédagogique était complet pour le cycle primaire (livres, l'équipe d'enseignants, 20 micros ordinateurs, vidéo projecteur, panneaux solaires de 600 W, convertisseur de 1200W...).

Les parents et les autorités de la commune de Ngoumbélé ne se sont pas mobilisés pour préparer la rentrée scolaire de leurs enfants, ils perdent l'habitude de faire des actions en bénévolat, car toute action, de leur part, doit être payée, l'évolution de cette mentalité est due aux nombreuses et grandes ONG qui développent des actions à court terme, avec de gros moyens financiers. Une certaine corruption se développe autour de ces projets. Les exemples de projets, sans suivi, après l'épuisement des financements, sont nombreux.

Tout le matériel de l'école communautaire de Ngoumbélé est redirigé sur Bangui, en attente de la mise en place d'un nouveau projet dans la banlieue pauvre de la capitale Bangui.

Une équipe de jeunes centrafricains est chargée d'acquérir un terrain et d'obtenir toutes les autorisations légales et obligatoires pour l'ouverture d'une école.

Pour l'année 2009/2010, nos projets seront modestes, construction d'une classe de maternelle et son ouverture au début 2010.

Par Centrafrique-Presse.com
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 22 octobre 2009




 

Source: United Nations Children's Fund (UNICEF)


Par Brigitte Stark-Merklein

BANGUI, République centrafricaine, 20 Octobre 2009 - Directrice exécutive adjointe de l'UNICEF Hilde Johnson a appelé la communauté internationale à soutenir les enfants en République centrafricaine (RCA) qui supportent le poids de la richesse en déclin du pays.

«Les enfants en République centrafricaine sont dans l'œil du cyclone", a déclaré Mme Johnson quand elle a visité le pays la semaine dernière. «Les problèmes auxquels ils font face aujourd'hui ne pourront être qu’exacerbés par la triple menace de l'instabilité, la diminution du budget de l'Etat et la baisse des subventions des donateurs».

Des années de conflit ont eu un lourd impact. Les indicateurs de bien-être des enfants sont parmi les pires au monde. Environ un enfant sur six meurt avant l'âge de cinq ans. Le système de soins de santé est l'un des plus faibles dans le monde entier et des services de base sont presque inexistants. Seuls 38 pour cent des filles et 53 pour cent des garçons en âge officiel d'école primaire sont scolarisés, et beaucoup abandonnent avant de terminer la dernière année du primaire.

La crise économique cause du tort aux enfants

La crise économique mondiale a un impact sérieux sur la République centrafricaine. Selon des sources gouvernementales, le budget public du pays a diminué de 40 pour cent cette année. La crise se fait sentir plus sévèrement dans la partie sud-ouest du pays, où la perte de revenu à partir du bois s'est effondrée et les industries d'exportation de diamants ont augmenté la pauvreté. La malnutrition a dépassé les seuils des taux d'urgence à telle enseigne que les parents ne sont plus capables de subvenir à leurs petits.

Pour ajouter à ce sombre tableau le financement de l'aide humanitaire a connu un déficit de 39 pour cent.

" La République centrafricaine a été un moment donateur d’orphelin ", a déclaré Mme Johnson, "mais à ce stade, le risque d’une nouvelle crise est trop important pour être ignoré. Les ressources disponibles dans ce pays sont limitées et ne sont nullement en rapport avec les énormes besoins et les indicateurs lugubres. L'engagement politique, financier et diplomatique de la communauté internationale sont nécessaires pour garantir les droits des enfants centrafricains et de renforcer leur protection. "

Libérer les enfants

Un espoir pour la paix et la stabilité réside dans le désarmement, la démobilisation et la réinsertion des combattants, y compris les enfants associés aux groupes armés. Mme Johnson a discuté de la libération de ces enfants avec les autorités locales et les représentants du groupe rebelle Armée Populaire pour la Restauration de la République et la démocratie (APRD), qui ont confirmé leur engagement en faveur du désarmement, de démobilisation et de réintégration (DDR) - lequel est également une condition préalable pour que les élections prévues pour le début de 2010.

Mme Johnson a rencontré environ 40 garçons remis par l'APRD il y a trois semaines à  Paoua, qui sont en cours de préparation à la réinsertion dans leurs communautés dans un centre de transition dirigé par le Conseil danois pour les réfugiés avec l'appui de l'UNICEF.

Mme Johnson a vu l'impact de la violence quand elle a visité deux villages dans la Nana-Grébizi qui ont été attaqués plus tôt cette année par des cavaliers armés. Les villageois lui ont raconté comment ils avaient fui dans la brousse où les attaquants ont brûlé leurs maisons et volé leur bétail. Beaucoup ont peur de revenir et se cachent encore, mais ceux qui sont revenus sont en train de s'organiser pour nettoyer l’école refaite avec l'appui de l'UNICEF pour que leurs enfants puissent commencer l'année scolaire.

Surmonter les traumatismes

Mme Johnson a également rencontré une équipe de l'International Rescue Committee qui repère et aide les victimes de violence sexuelle et sexiste à Kaga Bandoro. Elle a parlé à un groupe de femmes de la minorité Peulh à Paoua qui profitent d'un programme de Conseil danois pour les réfugiés qui les aide à surmonter le traumatisme de la violence ethnique ciblée contre leurs familles et enseigné les activités génératrices de revenus. La stigmatisation et l'exploitation des personnes Peulh dans le nord et Aka, ou «peuples pygmées dans le sud Ouest est systématique et fait que ces femmes sont particulièrement vulnérables.

La visite de Mme Johnson en RCA a été la première escale d’une mission dans deux pays, la RCA et le Tchad.

Par Centrafrique-Presse.com
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 19 octobre 2009




APPEL DE MARTIN ZIGUELE EN FAVEUR DES

ENFANTS CENTRAFRICAINS QUI MEURENT DE FAIM

 

Depuis des mois, des milliers de Centrafricains, en particulier ceux vivant dans les préfectures de la Mambéré- Kadei, de la Sangha-Mbaéré et la Lobaye, souffrent de la faim et sont dans un état de pauvreté extrême  et ce, dans une indifférence totale. Plusieurs organisations humanitaires internationales comme Médecins Sans Frontières, Action Contre la Faim, l’UNICEF, etc.…ne cessent de tirer la sonnette d’alarme sur le sort des populations civiles du Sud-ouest de la République centrafricaine.

            Près de 700.000 enfants de moins de 5 ans de cette région sont dans une situation considérée par les agences du système des Nations Unies tels que l’OMS et l’UNICEF comme inacceptable car les niveaux de malnutrition enregistrés sont nettement supérieurs aux seuils d'urgence fixés par les standards internationaux. Beaucoup d'entre eux glissent même vers l'extrême limite de la survie. 16% des enfants de moins de 5 ans souffrent de malnutrition aiguë et 6,6% de malnutrition aiguë sévère. Leur triste sort mérite une attention plus soutenue de la communauté internationale et des pays amis et partenaires au développement de la République centrafricaine, car les autorités actuelles du pays dont la mal gouvernance est grandement responsable de ce drame sont hélas totalement indifférentes à cette tragédie.  

La principale activité économique dans la zone étant polarisée sur l'exploitation minière, à tel point que la population est amenée à importer les produits alimentaires d'autres régions, essentiellement de l’Ouham-Pendé qui malheureusement se trouve également sinistrée par les conséquences de plusieurs années de troubles politico-militaires. De nombreux bureaux d'achat d'or et de diamant ont été arbitrairement fermés ces derniers mois. Un grand nombre d'artisans miniers ont été brutalement privés de leur emploi, les laissant sans aucune autre source de revenu. Cela a entraîné ipso facto une grave crise sans précédent dans le secteur minier. Cette crise qui touche principalement la source de subsistance pour la majorité de la population qui ne peut plus faire face aux besoins alimentaires les plus élémentaires.

            50% des Centrafricains ne mangent qu'une fois par jour une nourriture quasi exclusivement à base de manioc. En dépit de conditions agro-écologiques favorables, le régime alimentaire est pauvre et la malnutrition, chronique. A cette sévère malnutrition, il faut également déplorer  la gravité de la situation sanitaire, caractérisée par la prévalence d'autres maladies meurtrières comme le paludisme, la tuberculose, les diarrhées ou le sida, le tout couronné par un système national de santé très délabré.  Faute de pouvoir les payer, une bonne partie de la population n’a pas la plupart du temps, accès au minimum de soins médicaux.

            Certaines organisations humanitaires tentent tant bien que mal de faire face à la situation ont ouvert ces dernies temps des programmes de prise en charge des cas les plus graves de milliers d’enfants sévèrement dénutris.

Je lance un solennel et vibrant appel  à tous les pays amis de la République centrafricaine, à la communauté internationale,

            -  pour venir en aide aux enfants centrafricains en danger de mort,

            - pour appuyer les efforts des ONG humanitaires par une forte mobilisation de la communauté internationale.

            Faute de cela, des centaines de milliers d’enfants centrafricains sont condamnés à une mort lente et certaine, dans cette inadmissible et silencieuse indifférence, à l’heure où de très hautes personnalités de ce pays fêtent leurs anniversaires en distribuant à la volée des billets de banques. Pensent-t-ils à ces enfants, à nos enfants, dont certains pourraient être sauvés avec le dixième de ces dépenses ostentatoires ?

 

Bangui, le 19 octobre 2009

 

Martin ZIGUELE

Président du MLPC

 

Par Centrafrique-Presse.com
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 12 octobre 2009


Après la fermeture arbitraire des bureaux d’achat et le racket par le ministre des mines Sylvain Ndoutingai, des collecteurs de diamant il y a de cela un an bientôt, les artisans miniers qui vivent habituellement de l’exploitation des chantiers de diamant se sont brutalement retrouvés au chômage forcé et meurent de faim. Une sévère dénutrition surtout infantile, sévit dans les zones minières. Les récentes photos prises par l’ONG Action Contre la Faim sont publiées ce dimanche par le Journal du Dimanche du 11 octobre 2009. Elles sont saisissantes et traduisent la dramatique et grave réalité que vivent actuellement les familles, surtout les enfants, de ces régions du Sud Ouest de la République centrafricaine dans l’indifférence totale du gouvernement de Bangui.
N’eussent été les efforts des ONG humanitaires pour tenter de soulager les populations de ces zones, on assisterait à une véritable catastrophe humanitaire sans précédent dans le pays qui s’ajouterait aux effets des déplacements intérieurs dus aux conflits armés entre les troupes gouvernementales et les rébellions armées dans le Nord du pays. C’est une conséquence directe de la mauvaise gouvernance du régime du président François Bozizé. Ci dessous, quelques prises de vue de la galerie photos publiées par le JDD qui se passent de commentaires.

NDLR C.A.P

 

Berbérati crie famine

Le Journal du Dimanche 10 Octobre 2009

Dans la région de Berbérati, (Ndlr : chef lieu de la préfecture de  la Mambéré kadéi) deuxième agglomération de la République centrafricaine, la population, confrontée à la famine, se meurt dans l'indifférence générale. Les associations humanitaires ont pourtant tiré le signal d'alarme.

Reportage photo exclusif du JDD.

Eric Dessons/JDD














Par Centrafrique-Presse.com
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 9 octobre 2009




L'Ambassadrice de l'UNICEF, Mia Farrow

 

Youphil.com 09/10/2009

 
Par Pierre Salignon (Ancien directeur général de Médecins Sans Frontières France. Il est spécialiste des questions humanitaires).


Des milliers de Centrafricains souffrent de la faim et de la pauvreté dans une indifférence totale.

  S'il y a des crises dont on ne parle pas, des crises oubliées - comme on dit dans le jargon humanitaire - qui restent loin de l'attention des médias et de l'intérêt de l'opinion publique, la République Centrafricaine est certainement l'une des premières de la liste. Depuis des mois, plusieurs organisations humanitaires internationales ne cessent d'alerter sur le sort des populations civiles de cette ancienne colonie française en Afrique.

Ce pays est l'un des plus pauvres de la planète et l'incurie de son gouvernement est connue de tous. Comme le souligne l'ONG Action Contre la Faim (ACF), "80% de la population y vit avec moins de 2 dollars par jour. L'espérance de vie y diminue en moyenne de 6 mois chaque année depuis 1966 et est passée en dessous des 40 ans. Le taux de prévalence du sida est l'un des plus élevés d'Afrique centrale…". Rien de surprenant à ce que le pays soit classé au 178ème rang sur 179 au classement du PNUD sur l'Indice du Développement Humain (en pdf). Que se passe-t-il dans ce que l'on peut s'aventurer à appeler un enfer sur terre?

Malnutrition aiguë

Au sud du pays, dans les préfectures de Mambéré Kadei, Sangha Mbaéré et Lobaye, l'UNICEF estimait en août dernier que "16% des enfants de moins de 5 ans souffraient de malnutrition aiguë et 6,6% de malnutrition aiguë sévère".

L'agence onusienne soulignait alors que ces niveaux de malnutrition sont supérieurs aux seuils d'urgence fixés à 2% pour la malnutrition aiguë sévère et à 15% pour la malnutrition aiguë globale. "Près de 700 .000 enfants de moins de 5 ans sont dans une situation considérée comme inacceptable. Beaucoup d'entre eux glissent vers l'extrême limite de la survie".

Des causes multiples

Des évaluations conduites au courant de l'été 2009 par les équipes d'ACF et Médecins Sans Frontières (MSF) sont venues confirmer la gravité de la situation sanitaire, et les programmes de nutrition ouverts ces derniers mois pour prendre en charge en urgence les cas les plus graves traitent déjà des milliers d'enfants dénutris.

D’après les secouristes, les causes de cette nouvelle crise nutritionnelle sont multiples. "50% des Centrafricains ne mangent qu'une fois par jour une nourriture quasi exclusivement à base de manioc", indiquent-ils. En dépit de conditions agro-écologiques favorables, le régime alimentaire est pauvre et la malnutrition est déjà chronique.

Crise du secteur minier et délabrement du système de santé

"L'activité dominante dans la zone est restée centrée sur l'exploitation minière, à tel point que la population est amenée à importer les produits alimentaires d'autres régions", estime ACF. De son côté, MSF note également que "la crise qui touche le secteur minier, principale source de subsistance pour la majorité de la population" ne permet plus aux familles de faire face. "La crise a privé un grand nombre d'hommes de leur emploi, les laissant sans aucune autre source de revenu; de nombreux bureaux d'achat d'or et de diamant ont dû fermer ces derniers mois".

Si les patients souffrent de malnutrition, ils sont aussi les victimes d'autres maladies meurtrières comme le paludisme, la tuberculose, les diarrhées ou le sida. Le délabrement du système de santé national est tel qu'ils n'ont le plus souvent pas accès aux soins, faute de pouvoir payer, ou "faute de personnel de santé formé et en nombre suffisant", comme le souligne dans une campagne de sensibilisation publique l'ONG britannique Merlin.

Instabilité politique

Sans parler de son instabilité politique chronique et des rumeurs continues de coups d'Etat qui secouent régulièrement la capitale Bangui, le nord du pays est, depuis 2005, le théâtre de combats entre forces gouvernementales et divers groupes rebelles, avec les déplacements de population et les souffrances accumulées que cela implique. Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) parle de près de 300 000 personnes déracinées et regrette que "la crise humanitaire au nord de la République Centrafricaine (soit) largement éclipsée par la crise au Darfour et dans l'est du Tchad". Depuis, L'UNICEF a conduit d'autres enquêtes qui montrent combien la mortalité des enfants est élevée, tout comme les violences dont ils sont les victimes.

La République Centrafricaine mérite à n'en pas douter une attention plus soutenue des principaux Etats bailleurs de l'aide internationale, pour appuyer les efforts des ONG nationales ou internationales qui tentent de faire face à la situation, et contraindre le gouvernement à une autre gouvernance... Faute de mobilisation internationale digne de ce nom, les Centrafricains risquent de continuer à mourir en silence encore longtemps.

Pierre Salignon



NDLR :
« contraindre le gouvernement à une autre gouvernance... » Voilà qui a le mérite de la clarté ! La gouvernance de Bozizé est désastreuse. Ce n’est pas l’opposition centrafricaine qui le dit, c’est un observateur étranger qu’on ne peut accuser d’anti-bozizisme primaire qui le clame. Le sombre tableau de la situation de la République centrafricaine qu’il dresse doit interpeller tout le monde. La part de responsabilité de Bozizé et son gouvernement dans ce bilan est évidemment écrasante. Comment avec un tel échec, Bozizé peut-il oser vouloir briguer un autre mandat à la tête du pays !

Par Centrafrique-Presse.com
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 6 octobre 2009




Source: Office des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires - Integrated Regional Information Networks (IRIN)


KABO, 6 Octobre 2009 (IRIN) -- Père Michel Ange Ningando est né et a grandi à Kabo. Il a quitté la ville pour poursuivre ses études mais il est revenu il ya deux ans à la tête de l'église catholique locale.

«Je me souviens de cette ville quand elle était vraiment quelque chose", a déclaré à IRIN Ningando. «En tant que jeune garçon, j'avais l'habitude d'aller danser au clair de lune. Vous aviez tous ceux qui travaillent dans leurs champs. C'était« Kabo le beau »et il comptait vraiment pour quelque chose. Maintenant, c'est autre chose."

Kabo, industrie du coton a depuis longtemps disparu. Le marché est mal approvisionné, même s’il ya des produits en provenance du Cameroun, du Tchad et même au Nigeria. Les fonctionnaires mettent en garde contre les tensions croissantes entre les agriculteurs locaux et les incursions des éleveurs, en faisant valoir que l'accès à la terre doit être plus strictement réglementé.

Toutefois, la situation en ville s'est améliorée. Les centaines de déplacés qui ont fui les combats en 2007 et 2008 ont quitté leur camp désormais démantelé. Les incidents de sécurité sont devenus rares. L'agence médicale internationale Médecins Sans Frontières fournit des soins gratuits, cruciaux dans une région où la malaria est endémique, avec les maladies intestinales et des infections respiratoires.

Les deux mouvements rebelles actifs dans la région, le Front Démocratique du Peuple Centrafricain (FDPC) et l'Armée populaire pour la restauration de la République et la démocratie (APRD), sont théoriquement en paix avec le gouvernement. Un important programme de construction de route est en cours, soutenus par l'Agence pour la coopération technique et le développement (ACTED) qui, croit Ningando, contribuera à la croissance Kabo, ce qui va conduire cette partie du nord à avoir des contacts plus étroits avec Bangui, la capitale. Mais Ningando prévient qu'il est trop tôt pour parler d'une reprise.

«Il faut rappeler que les gens ont vécu avec cette rébellion pendant cinq ans», souligne Ningando. "Certains ont passé trois ans dans la brousse, revenant au village quand ils pensaient que c’était sûr, retournant en brousse quand cela devenait dangereux de nouveau. Rien ne peut être tenu pour acquis."

Les perspectives de paix

Jonas Zininga, maire du village voisin de Ngoinikira, est plus optimiste quant aux perspectives de paix. Les affrontements entre l'APRD et l'armée (FACA) en 2007 ont entraîné l'évacuation du village. «Tout le monde est de retour aujourd'hui», dit Zininga. «Les gens doivent aider à construire leurs maisons, en remplacement de ce qui a été brûlé, mais les choses se redressent.

Zininga met en garde contre de graves perturbations de l'agriculture, en faisant valoir que la production de cultures comme le maïs et le mil sera en baisse à cause du manque d’accès de personnes aux terres dans un passé récent. Mais il parle avec assurance de la réorganisation tant des agriculteurs que des éleveurs et reconnaît que la route d'ACTED programme de construction, emploie des centaines de travailleurs locaux, est un élan important à l'économie.

L'APRD est toujours actif dans Ngoinikira. Patrice, 22 ans, coiffé d'une casquette de base-ball, se présente comme le "commandant de brigade" local, contrôlant 150 hommes, avec cinq années d'expérience militaire à son actif. "La guerre est terminée maintenant et nous vous attendons pour le désarmement, a-t-il dit, se référant à l'ONU et appuyé par le programme de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) du gouvernement.

Tandis que Patrice fait valoir que la lutte de l'APRD a été motivée en partie par la colère au sous-développement chronique de l'État du nord, il parle aussi d'une longue bataille contre les zaraguinas - bandits. «Ils menacent notre peuple et c'est nous, l'APRD, qui les ont conduits sous contrôle».

Les Zaraguinas sont fréquemment cités comme la source principale d'instabilité dans la région. Il y a des récits contradictoires de leurs origines et la composition - décrits par certains comme " soldats en démobilisés " et les combattants rebelles, par les autres comme les gangs très organisés nomades et extérieur à la région.

Pour Ningando, l'APRD et les FACA doit maintenant travailler sur une stratégie commune visant à rendre les routes plus sûres. «Ces forces sont désormais en paix et ils ont des jeunes gens capables de nous protéger", dit Ningando. "Ce problème dure depuis trop longtemps et il mine notre économie."

L'aide médicale

La route au nord de Kabo vers le Tchad est particulièrement vulnérable. Le village de Bokayanga, à 15km au nord de Kabo, a été témoin de violents affrontements entre les FACA et le FDPC en avril. Des maisons ont été détruites, de même que l'école locale. Le chef du village, Alphonse Soguina, déplore les conditions de sa communauté, contrainte de vivre dans la brousse sans accès à l'eau potable, à l’école ou aux soins de santé. "Nous avons besoin de sécurité. Le gouvernement doit nous donner cela."

Les problèmes de sécurité sur la route de Bokayanga ont jugé la zone hors-limites à des cliniques mobiles de MSF, si les villageois arrivent à pied ou en vélo à l'hôpital géré par MSF à Kabo.

Domiuta Kraton a amené ses deux filles à l'hôpital. «Elles ont le paludisme et la médication a été donnée. On m’a aussi trouvé le paludisme." Il n'est pas un déplacement tranquille  raconte Kraton. «Il y a toujours le risque de tomber sur les Zaraguinas. Ils vous voler, ou si vous n'avez rien sur vous, ils vous tuent.

MSF a joué un rôle actif dans la région de Kabo depuis 2006. Des dizaines de patients arrivent chaque jour à l'hôpital de Kabo, qui comprend la maternité et la pédiatrie, tandis que d'autres se rendent dans des dispensaires périphériques des villages comme Ngoinikira et Farasala. MSF est déterminé à édifier des capacités locales et chaque clinique est gérée par un comité de gestion local.

S'exprimant au nom du ministère de la santé, Gaetan Zabo-Zobel, qui dirige le centre de santé de Kabo, admet que les structures de santé sont minimes avant l'arrivée de MSF et que beaucoup moins de patients avaient besoin d’un traitement hospitalier. Il dit que les campagnes d'information et la formation jouent un rôle vital dans le renforcement des capacités locales, préparant la voie pour le départ éventuel de MSF et une garantie de services de santé fiables à l'avenir.

Une sélection de rapports IRIN sont publiés sur ReliefWeb. Trouver plus de nouvelles IRIN et d'analyse au http://www.irinnews.org
Par Centrafrique-Presse.com
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés