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Nécrologie

Lundi 16 novembre 2009




                      Calixte Beyala

Source : Mutations par Pierre Célestin Atangana  16-11-2009 12:28:57

Centrafricains, ces derniers refusent d’appliquer ses dernières volontés. La romancière a entamé des négociations en haut lieu pour rapatrier le corps.

Berthe Andela, mère de la romancière camerounaise Calixthe Beyala, est décédée le 9 novembre 2009 à Bangui, foudroyée par un accident vasculaire cardiaque (Avc). Un mois auparavant, une première attaque l’avait déjà clouée au lit pendant des semaines. Malgré les insistances de Calixthe Beyala demandant l’évacuation sanitaire de sa mère, ses frères centrafricains, lui ont opposé une fin de non recevoir.

«Ils ont dit que je fais ça pour leur montrer que j’ai beaucoup d’argent», indique-t-elle. Les suppliques de Berthe Andela qui souhaitait revenir au Cameroun pour suivre des soins, n’ont pas ébranlé le flegme de son fils Thierry Lengbe, colonel dans l’armée centrafricaine, par ailleurs directeur général de la sécurité présidentielle. «Maman a fait quatre enfants avec un centrafricain qui s’appelait Michel Lengbe. Ils se sont quittés il y a 40 ans. Elle repartait souvent en Rca pour rendre visite à ses enfants, mais cela faisait plus de 20 ans qu’elle n’y était plus repartie, jusqu’au mois de juillet 2009 où elle a décidé de s’y rendre à nouveau», explique Calixthe Beyala, fille de la défunte.

Depuis l’annonce du décès de leur maman, les deux parties n’arrivent pas à s’accorder sur le lieu d’inhumation. Et pourtant, selon les dernières volontés de la défunte, elle a souhaité que son corps repose sur la terre de ses ancêtres, à savoir le Cameroun. Les tentatives de joindre le colonel Thierry Lengbe qui réside en Rca, ont été vaines. Quelques fois, son téléphone qui renvoyait les appels dans la messagerie, a sonné plusieurs fois sans que l’intéressé ne décroche. Néanmoins, nous lui avons laissé un message dans sa boîte vocale pour qu’il apporte d’amples explications sur son refus présumé d’appliquer les dernières volontés de sa mère qui semble-t-il, a souhaité être enterrée dans sa terre natale. Sa sœur consanguine Edith Mengue, qui réside au Cameroun a rappelé les dernières volontés de sa mère.

«Maman a demandé à être enterrée au Cameroun dans ses dernières volontés. Ceux qui sont en Rca le savent et ne le nient pas. Mais on ne comprend pas pourquoi nos frères refusent qu’elle soit enterrée chez elle». Selon Calixthe Beyala, sa mère se plaignait des mauvais traitements dont elle était victime depuis son arrivée chez ses enfants en Rca. «Avant qu’elle ne tombe malade pour la première fois, elle manifestait déjà le désir de rentrer et mes frères refusaient. Ils lui ont retiré son téléphone pour qu’elle ne m’appelle pas. J’ai dû passer par ma sœur pour lui parler quand je suis venue à Douala.

Et dans notre conversation elle me suppliait de tout faire pour qu’elle rentre au Cameroun, qu’elle était maltraitée par ses enfants là-bas en Rca. Mais je n’y pouvais rien, parce que je ne suis pas une centrafricaine», explique la romancière. Excédée, elle a initié des contacts au plus haut de l’Union africaine, de l’Etat centrafricain et au Cameroun, pour que la dépouille de sa mère soit rapatriée. «Après qu’ils m’ont annoncé le décès de maman, leur cousin m’informe qu’ils sont décidé d’enterrer maman là-bas et que la parole d’un mort ne vaut rien», souligne-t-elle. Le frère aîné des enfants restés en Rca, Christian Lengbe, arrivé au Cameroun pour une réunion ce week-end, tente, selon les explications d’Edith Mengue, de convaincre la famille du Cameroun d’accepter que leur mère soit enterrée sur le sol centrafricain. «Tous font pression sur moi pour que j’accepte, mais je refuse parce que maman n’était pas centrafricaine. Et ils avancent la date du 21 novembre pour l’enterrer», précise-t-elle.

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Samedi 19 septembre 2009




samedi 19 septembre 2009 Congopage.com

 

53 Congolais périrent dans l’attentat

L’histoire doit retenir entre autres dates, celle du 19 septembre 1989 qui fit exploser l’avion UTA du DC10, parti de Brazzaville via Ndjamena. Au dessus du désert du Tennéré entre le Tchad et le Niger, ce fut l’explosion. 171 victimes furent déplorées. Parmi elles : 53 Congolais.

Tels sont les écrits qui surplombent le mémorial de la stèle érigée par Sassou Nguesso comme pour mieux se moquer de ses victimes. Cette hécatombe, restera-t-elle impunie ? Voila que 20 ans plus tard l’indécence pousse avec culot le barbare à solliciter le plébiscite des congolais qu’il n’arrête pas d’endeuiller à tout champ. « En mémoire des victimes du terrorisme international dans le vol UTA Brazzaville – Ndjamena – Paris du 19 septembre ».

Voici la liste des malheureuses victimes congolaises

1 - Pambou Antoine Nicole

2° Berzo Louvouézo Etienne

3° Manza Nicolas Etienne

4° Bokamba Yangouma Myriam Michelle

5° Boukolo Philippe

6° Boungou Balendet Lazare

7° Brazza Gérard André Nicolas

8° Dabira Drius

9°Edouarna Gaena Rock

10° Gaena Ambi Ferdinand

11° Guyet Omba Hortense

12° Hombessa Matouba André

13° Ikias Fleuri le Prince

14° Ikounga Lie Médard

15° Kangou Aucrène Marlène

16° Kenzo Kitombo Alphonsine

17° Kenzo Kintombo Missamou

18° Loemba Gomir Olivier

19° Loukanou Arsène

20° Mikita Gambou Jacques

21° Malanda Foundout Christelle

22° Malanda Jean

23° Mangatanie Appolinaire

24° Manthelot Bahambana Bernard

25° Matondo Germain

26° Mavoungou Dominique

27° Mavoungou Célectine

28° Mbouandji Barnabé

29° Mbouandji Bouanga Bérenice

30° Mbouandji Lassy

31° Mbouandji Maud

32° Mbouandji Nicolas

33° Miayoukou Samuel

34° Missitout Oxane

35° Matondo Marie José

36° Moutinou Kangou Monique

37° Moutinou Mavoungou Germaine

38° Mpého Ikolo Jeannette

39° Ndéli Dominique

40 °Ngakegni samuel

41° Ngoma Mitouwidi Mboukou Jeanne

42° Niazaire Blanche Colombe Lydie

43° Eyembatola Ockh Edmonde

44° Okongna Samba Patricia Eugènie

45° Pambou Olivier

46° Pambou Priscila Marie France

47° Tadissa Abraham

48° Tombet Moukouela Mbouandji S

49° Totokolo Mianzila Olga

50° Vouka Alam Loziz

51° Zoba Baweti Vouka Michelle

52° X

53° X

Le contexte politique de cet attentat

En 1974, le Président Marien Ngouabi confronté à une crise aigüe effectuera un voyage qui le conduira dans les pays du Golf notamment au Koweit, en Irak, au Quatar pour terminer en Lybie. Partout, il sollicite auprès des dirigeants de ces pays une aide financière. Il a besoin d’argent frais pour faire face à une situation financière dramatique. Le Président Khadafi lui en propose mais le conditionne par sa conversion à l’Islam et par l’adhésion à sa doctrine dont le petit livre vert constitue le bréviaire.

Le Président Marien Ngouabi opposa un « non » catégorique au leader Khadafi. Dans les années 1980, des bombes explosent à Brazzaville. Les attentats inédits créeront un grand émoi dans l’opinion congolaise peu habituée à ce genre d’actions terroristes dans un pays réputé pour sa douceur de vivre.

Le premier attentat, sera revendiqué par un mystérieux « Groupe Action Armée Patriotique ». Le second restera anonyme.

Maintenant qu’il se dit opposant, que Ngoulondélé, en tant que Directeur incontesté et incontestable de la Forte Sécurité d’Etat nous dise comment les Bombes se sont embarquées toutes seules pour se retrouver dans l’avion le 19 septembre 1989, alors qu’en tant Directeur incontesté, il était sensé savoir ce qui se tramait soit sur son dos, soit avec lui ? Mon Général accusé, répondez ! ) Ici comme en 1978, les vrais coupables courent toujours dans la nature pendant que le pouvoir s’acharne contre des innocents. Ernest Claude Ndalla dit Graille qui est désigné comme l’un des cerveaux pensant de cette affaire est un marxiste pur et dur, membre du gouvernement de Alphonse Massamba-Débat ; ancien Ambassadeur du Congo en Chine populaire en 1966, il est l’un des fondateurs avec Marien Ngouabi en 1969, du Parti congolais du Travail (PCT) dont il sera le premier Premier secrétaire. Son nom était associé au coup d’Etat manqué de Anges Diawara contre le Président Marien Ngouabi le 22 février 1972. Il sera condamné à mort, emprisonné et libéré en 1975. Après l’assassinat en 1977 du Président Marien Ngouabi, il est accusé de complicité, condamné à mort par contumace et emprisonné jusqu’en 1979 où il bénéficie, comme la plupart des prisonniers politiques congolais, de l’amnistie consécutive à l’arrivée au pouvoir du colonel Sassou Nguesso. (trois fois condamné à mort dans sa vie, il me dira au sortir des séances de la Conférence Nationale Souveraine en 1991 à Brazzaville : « que la mort ne voulait pas de lui dans son royaume »

En même temps, furent arrêtés le capitaine Bikinkita Philippe frère de Bernard Kolélas le Maire de Brazzaville, Chef de l’Opposition. La cour révolutionnaire de justice ( une juridiction d’exception) était composés des juges tels que : Michel Ngakala, (vice Président de la Cour, cousin de Sassou Nguesso) et d’autres magistrats tous originaires du Nord de la République à trois exceptions près : Charles Madzou, Alexis Ngabou et Placide Lenga, Commissaire du Gouvernement.

C’est dans cette atmosphère plus ou moins tendue et délétère qu’intervient le 19 septembre 1989 ? Le DC 10 UTA, parti de Brazzaville explosa dans le Tennéré après avoir fait escale à Ndjaména ave171 passagers à bord.

Rappelons nous que dans cette même période, à l’euphorie qui a suivi le boom pétrolier, succéda une crise sans précédant au Congo. Les fonctionnaires accusant de longs mois de retard, les Etudiants ainsi que les retraités. Mais comment résister aux avances de Kadhafi qui propose des espèces sonnantes et trébuchantes ? Pourquoi on ne l’aiderait pas à « punir » la France ? Le panafricanisme aidant ! Contrairement au Président Marien Ngouabi qui, en 1974, refusa de satisfaire les lubies du Chef Libyen, Sassou, lui, accepta les compromissions

A l’opposé, Kadhafi aime bien ce genre de personne qui s’achète à vil prix. Dès lors, Sassou, devient l’auxiliaire et le soutien actif du mythomane libyen dans son aventurisme au Sud du Sahara. QUAND LA LYBIE CHERCHAIT A CHATIER LA France : CONTENTIEUX : LA BANDE D’AOUZOU. Un réseau de terroristes installés à Brazzaville au Congo est mis à nu par un Opposant Centrafricain qui accuse nommément les Services secrets Congolais à la tête de laquelle se trouve le cousin direct de Sassou Nguesso, M. Camille OKO, (coiffé tout ça par un grand Colonel pas encore Général : NGOUOLONDELE, d’être mêlés de près ou de loin aux activités terroristes qui secouent l’Afrique centrale. Avec une assistance manifeste de la Libye, épaulés sur place par les autorités Congolaises au plus haut niveau de l’Etat.

Terrorisme qui opposera les autorités congolaises à celles du Tchad et de la Centrafrique qui accusent sans rechigner et sans retenue les autorités congolaises qui ne s’en défendent pas d’ailleurs. Entretenir du terrorisme étatique et surtout animer la subversion internationale ? tels sont les désidératas et déclarations qui sortent de la bouche des autorités Tchadiennes et Centrafricaines.

En 1983 le Président Hissen Habré, commentant l’explosion survenue à bord d’un avion d’Air Afrique sur le Tarmac de l’Aéroport de Ndjaména (déjà), n’eût-il pas des mots très durs à l’encontre des autorités congolaises en qualifiant Brazzaville de « capitale de la subversion en Afrique centrale » ? C’est un autre précédent !

Et voici en exclusivité trois procès verbaux qui en disent long sur l’implication des Services secrets congolais, de la collusion avec les autorités Libyennes dans les différents attentats qui ont secoué l’Afrique centrale de 1980 à 1989

Cour d’Appel de Brazzaville …………………………………………. Tribunal de GRANDE Instance De Brazzaville ……………………………………………. Parquet N°C/1/C-96 Procès verbal (Document N°1) L’an mil neuf cent quatre vingt seize et le 22 Novembre à 11 h 45. Devant nous KITOKO-NGOMA, Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Brazzaville, Etant notre Cabinet sis au Palais de Justice de Brazzaville,

Mandons et entendons la personne ci-après qui nous fait la déclaration suivante :

Je me nomme GOUANDJA Claude Richard, je suis de nationalité Centrafricaine, je suis né le 3 Avril 1952 à Bangui, je suis Statisticien, je suis père de 12 enfants, je suis domicilié 802 rue Mpouya à Ouénzé Brazzaville. J’ai vécu au Congo de 1974 à 1990 en qualité d’exilé politique. Je représentais le Front Patriotique pour le Progrès qui est le principal Parti de l’Opposition en Centrafrique. Et dans le cadre de mes contacts, j’ai eu à m’entretenir avec le Colonel Kadhafi auprès de qui, j’avais sollicité une aide dans le cadre de nos activités politiques. Il avait ordonné à ses Collaborateurs de m’aider mais curieusement, ces derniers m’ont demandé de revenir sur Brazzaville. Ils devraient me remettre l’aide en question vers la fin de l’année 1986. Ces émissaires sont arrivés à Brazzaville pour me contacter et ont conditionné cette aide à des actions terroristes.

Principalement, ils m’ont proposé d’engager des actions des actions en direction de la République Centrafricaine où je devais mettre des explosifs à certains endroits stratégiques et la seconde proposition serait une action punitive en direction de la France. Il m’a été demandé de recruter quelqu’un au niveau des bagagistes d’Air Afrique qui devrait mettre dans les soutes d’un avion d’UTA- Air France un cageot de fruits contenant une bombe. Par mesure de prudence, j’avais accepté de faire cette mission et j’ai reçu des explosifs à cet effet au niveau de l’Ambassade de la Libye à Brazzaville que j’avais remis par la suite à M. OKO Camille qui fut à l’époque Directeur de la Contre Intelligence au niveau de la Sécurité d’Etat du Congo. En ma présence, un rapport verbal a été fait par OKO Camille au Président de la République Dénis Sassou Nguesso qui l’avait exigé. A la demande de M. OKO Camille, je lui ai remis le lendemain un rapport circonstancié qui devrait être transmis au Président de la République, Dénis Sassou Nguesso, qui l’avait expressément demandé. Ce qui fut fait et depuis lors, je n’ai plus eu d’information sur la suite de l’Affaire qui était pourtant grave. Et deux ans plus tard en 1989, un avion DC10 d’UTA, parti de Brazzaville explosa en plein vol dans le désert du Tenneré. Curieusement et pathétiquement, c’est dans les mêmes conditions comme décries par moi auprès de OKO Camille et contenu dans le rapport exigé par le Président Dénis Sassou Nguesso que s’opéra l’Attentat.

Je n’avais jamais été entendu par la Justice congolaise alors que le Congo avait mis en place une commission d’enquête. C’est en 1991 que j’ai reçu le Juge Bruguère chargé d’instruction qui était venu m’interroger au Canada où j’avais été expulsé par les autorités Congolaises. Le Canada était devenu mon nouveau pays d’installation et c’est là, dans la cadre de la Commission rogatoire à titre de témoins que je fus entendu.

Ce magistrat m’avait révélé qu’il était tombé sur un document dans lequel j’étais cité et c’est pour cette raison qu’il s’était tourné vers moi. J’ai été surpris parce qu’en réalité, je n’ai jamais été entendu à Brazzaville. Dans le cadre de cette même affaire, j’ai été entendu par le F.B.I qui m’avait même présenté des explosifs qu’ils auraient ramenés du Congo et qui leur seraient remis par OKO Camille, lesquels explosifs lui avait été remis par moi. En réalité, il ne s’agissait pas des mêmes explosifs que j’avais remis à M. OKO Camille. Ceux-là étaient différents de ceux remis à moi par les autorités Libyennes. …….S.I.R…..Les Libyens s’appelaient Saïd, il était Ambassadeur de la Libye et le Premier Conseiller de l’Ambassade dont j’ignore le nom. Il eut aussi Daoud qui avait ramené les explosifs et il est membre de la MATHABA qui est le « Centre International de Lutte contre l’Impérialisme, le Colonialisme et le Sionisme » Il y avait avec eux un métis qui devait être artificier parce qu’il m’expliquait le maniement des explosifs. …………..S.I.R.. Ces explosifs m’avaient été remis à l’Ambassade de la Libye. Mais je n’ai jamais reçu l’aide promise parce qu’il fallait d’abord entreprendre les actions terroristes. …………….S.I.R…Je n’ai jamais été relancé par les Libyens parce qu’un mois après avoir remis les explosifs à M. OKO Camille, j’avais été arrêté par la sécurité d’Etat sans aucun motif d’inculpation. Je suis resté en détention pendant quatre mois et quand je me suis adressé au Directeur de la Sécurité d’Etat, il m’a dit que c’était pour ma sécurité que j’avais été arrêté.(curieuse réponse !) ………….S.I.R. J’ai été libéré grâce à l’intervention de mes amis politiques comme le Président Thomas Sankara qui était intervenu personnellement auprès du Président Dénis Sassou Nguesso et à ma sortie, il m’avait été demandé de quitter le Congo sous quarante huit heures et c’est pour cette raison que je me suis installé au Canada. ………….S.I.R. Je suis resté au Congo jusqu’en juillet 1990 parce qu’il fallait négocier un pays d’asile. Donc en 1989 quand a lieu l’Attentat du DC10 UTA, je me trouvais encore à Brazzaville. …………..S.I.R. A ma sortie de la Sécurité d’Etat, je n’ai jamais été contacté par les Libyens. ……………..S.I.R. Je fais ces révélations maintenant parce qu’il fallait bien rétablir et reconstituer la vérité. …………..S.I.R. Je n’ai plus rien à déclarer. ………………Lecture faite de ces déclarations, l’intéressé persiste et signe avec nous le présent procès verbal. Pour le Tribunal de Grande Instance Le Procureur de la République Kitoko –Ngoma Magistrat.

Fait à Paris le 30 mai 2009. Maître Tony Gilbert MOUDILOU Président de l’A.E.D.R.A, Membre du MCDDI

Documents joints

53 Congolais périrent dans l’attentat (JPEG - 64.7 ko

 

 

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Lundi 24 août 2009


L'Ambassadeur, Haut Représentant de la République Centrafricaine en France, a le regret d'informer la Communauté Centrafricaine de France ainsi que tous les amis du décès du Sous Lieutenant Pascal YANINDJI, attaché de Défense à l'ambassade, survenu le Vendredi 14 Aout 2009 des suites d'une longue maladie.

 

Son Excellence informe le personnel de l'ambassade et les Centrafricains de Paris que la levée du corps aura lieu le mardi 25 Août 2009 :

 

A 10H30 au Centre Hospitalier René Dubos  6, av de l’Ile de France 95300 PONTOISE

 

Son Excellence  Jean WILLYBIRO SAKO, Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire, Haut Représentant de la République Centrafricaine en France.

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Vendredi 31 juillet 2009


 

AP | 31.07.2009 | 13:48  - Un homme de 22 ans suspecté d'avoir tué à l'arme blanche Amel, une jeune femme de 20 ans, dimanche dernier à Saint-Etienne, s'est donné la mort en prison dans la nuit de jeudi à vendredi, a-t-on appris de sources judiciaires.

Ludovic Sienni, détenu depuis mardi soir à la maison d'arrêt de Moulins-Yzeure (Allier), a été retrouvé mort par un gardien lors d'une ronde vers 1h du matin. Il s'était pendu à l'aide d'un drap dans la cellule où il se trouvait seul, a indiqué le parquet de Saint-Etienne.


Ce jeune Français originaire du Centrafrique était "particulièrement surveillé durant sa détention car il souffrait de troubles psychologiques", a précisé le juge d'instruction Jean-Luc Jaillet en charge du dossier.

"Ludovic Sienni était seul dans sa cellule car, lors de précédentes incarcérations, il avait fait preuve de violences envers des détenus qui avaient conduit à son hospitalisation d'office", a-t-il poursuivi.


Mardi soir, le jeune homme avait été mis en examen pour "homicide volontaire avec préméditation" et placé sous mandat de dépôt.


L'autopsie réalisée le même jour avait révélé qu'Amel avait été atteinte de trois coups de couteau, dont un mortel, qu'il avait portés, sans raison, à cette jeune femme résidant dans la même rue de Saint-Etienne que lui, alors qu'elle regagnait son domicile, dimanche après-midi.

Le discernement du jeune homme au moment des faits a été jugé "légèrement altéré", lors d'une expertise médicale pratiquée dimanche soir.

 

AP



Le meurtrier présumé d'Amel à Saint-Etienne se suicide 


LEMONDE.FR avec AFP | 31.07.09 | 15h44


Ludovic Sienni, suspecté d'avoir tué à l'arme blanche Amel Yahiaoui, 20 ans, dimanche 26 juillet à Saint-Etienne (Loire), s'est donné la mort en prison dans la nuit de jeudi à vendredi, a-t-on appris de source judiciaire. Le jeune homme, détenu depuis mardi soir à la maison d'arrêt de Moulins-Yzeure (Allier) après avoir été mis en examen pour assassinat, a été retrouvé mort par un gardien lors d'une ronde vers 1 heure du matin.


Agé de 20 ans, il s'est pendu à l'aide d'un drap dans la cellule où il se trouvait seul. Ce jeune Français, originaire de Centrafrique, était "particulièrement surveillé durant sa détention car il souffrait de troubles psychologiques", a déclaré le juge d'instruction, Jean-Luc Jaillet, chargé du dossier. "Ludovic Sienni était seul dans sa cellule car, lors de précédentes incarcérations, il avait fait preuve de violences envers des détenus, ce qui avait conduit à son hospitalisation d'office", a ajouté M. Jaillet.


DISCERNEMENT PARTIELLEMENT ALTÉRÉ


Le juge a également précisé que lorsque le jeune homme lui avait été présenté mardi, au tribunal de grande instance de Saint-Etienne, "il n'avait pas voulu répondre à [ses] questions, préférant bénéficier d'un délai". Le discernement du jeune homme au moment des faits avait été jugé "légèrement altéré", lors d'une expertise médicale pratiquée dimanche soir. Mis en examen mardi pour "homicide volontaire avec préméditation", il avait été placé sous mandat de dépôt.


Pratiquée mardi, l'autopsie avait révélé qu'Amel avait été atteinte de trois coups de couteau, dont un mortel. Selon des témoins interrogés par les enquêteurs, l'agresseur présumé serait rentré chez lui, a priori pour prendre le couteau, après avoir vu la jeune fille tenter de garer sa voiture dans la rue où s'est déroulé le drame, ce qui aurait conduit le parquet à requérir la préméditation. Depuis plusieurs mois, le jeune homme semblait porter un intérêt certain à cette employée d'un fast-food de la région stéphanoise, qui habitait dans la même rue que lui.

Selon la famille de la victime, Ludovic Sienni avait déjà agressé physiquement la jeune femme dans la rue en juin.

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Jeudi 30 juillet 2009


La famille BALLO à Orléans (France) a la profonde douleur d'annoncer le décès du
mari, du père et grand-père, Maître BALLO Michel Archange, Avocat au barreau de
Bangui, Docteur d'état en Droit, ancien Doyen de la Faculté de Droit et de
Sciences Économiques  de Bangui,  survenu le 25 Juillet 2009 à l'hôpital
D’Orléans des suites d'une maladie.
Les obsèques auront lieu le Samedi 1er Août 2009 au cimetière "Bois semé" à
Olivet (France).

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Lundi 29 juin 2009



Le député de Bayanga, Thierry Van den Boss Ynifolo est décédé dimanche 28 juin à 18 heures à la Clinique Chouaib de Bangui des suites de maladie. Vice président du parti libéral démocrate (PLD) de feu Nestor Kombot-Naguemon, il fut également ministre des eaux et forêts, puis de la communication du régime Patassé. Il a été à nouveau élu député de Bayanga en 2005 sous la bannière KNK.

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Lundi 8 juin 2009







Communiqué écrit du Premier ministre gabonais Jean Eyeghe Ndong :


«
C'est à 14H30 (12H30 GMT) que l'équipe médicale m'a informé, ainsi que les officiels et membres de la famille présents, que le président de la République, chef de l'Etat, Omar Bongo Ondimba, venait de rendre l'âme des suites d'un arrêt cardiaque.

Chers frères et soeurs gabonais, comme nous le savons tous, le président Bongo Ondimba a tout au long de sa vie politique, consacrée à son pays et au peuple gabonais, toujours cultivé l'unité et la cohésion des gabonais pour une paix véritable. Cette paix, nous la vivons et devons la préserver dans le respect des institutions de la République.

En cette circonstance douloureuse, le gouvernement de la République vous invite à rester unis et solidaires dans le recueillement et la dignité.

A compter d'aujourd'hui, un deuil national de 30 jours est décrété sur l'ensemble du territoire national et  par conséquent les drapeaux sont mis en berne pendant cette période. Le programme des obsèques sera communiqué ultérieurement.»

 

De notre correspondante à Barcelone, Martine Pouchard (RFI)


Nous avons reçu un communiqué écrit, où il est dit qu’Omar Bongo est décédé à 14H30, d’un arrêt cardiaque.

La nouvelle a été diffusée par ce communiqué qui nous a été remis à la clinique Quiron, où le président gabonais était hospitalisé depuis plusieurs semaines. Le communiqué est signé du Premier ministre, Jean Eyeghe Ndong, qui déjà, ce matin, avait convoqué la presse, pour annoncer qu’il avait vu Omar Bongo vivant et pour condamner les informations diffusées depuis hier, par la presse française.

Toute la journée, nous avons assisté à un ballet incessant de véhicules officiels, d’allées et venues. Et puis, cet après-midi, dans le hall de l’hôpital, plusieurs membres de la délégation se sont soudain présentés en pleurs, juste avant que l’on nous remette ce communiqué. D’après les autorités, un dernier hommage sera rendu au président Bongo, d’abord en Espagne. On ignore encore à quel moment il sera rapatrié au Gabon.




Omar Bongo est mort lundi à Barcelone


BARCELONE - Le président gabonais Omar Bongo Ondimba, doyen des chefs d'Etat africains, est mort lundi en début d'après-midi à Barcelone à l'âge de 73 ans, selon un message écrit du Premier ministre gabonais remis en main propre aux journalistes présents à la clinique Quiron.


"C'est à 14H30 (12H30 GMT) que l'équipe médicale m'a informé, ainsi que les officiels et membres de la famille présents, que le président de la République, chef de l'Etat, Omar Bongo Ondimba, venait de rendre l'âme des suites d'un arrêt cardiaque",
indique ce message du Premier ministre Jean Eyeghe Ndong.


(AFP / 08 juin 2009 17h29)



Le président gabonais Omar Bongo est mort à 73 ans


Le président gabonais Omar Bongo Ondimba, doyen des chefs d'Etat africains, est mort à Barcelone à l'âge de 73 ans. Après plusieurs démentis, le premier ministre gabonais a finalement confirmé la nouvelle dans un message remis en main propre aux journalistes sur place.

"C'est à 14h30 que l'équipe médicale m'a informé, ainsi que les officiels et membres de la famille présents, que le président de la République, chef de l'Etat, Omar Bongo Ondimba, venait de rendre l'âme des suites d'un arrêt cardiaque", indique ce message du Premier ministre Jean Eyeghe Ndong.

Après 41 ans de pouvoir sans partage, la succession de ce dinosaure s'annonce d'autant plus difficile que le président n'a jamais désigné de successeur, dans une situation économique et sociale mauvaise.

(ats / 08 juin 2009 17:38)




Alain Barluet  Le Figaro.fr 08/06/2009 | 17:13

 

Le président gabonais est décédé en début d'après-midi à Barcelone, confirme au Figaro une source proche du gouvernement français.


Comme l'ont rapporté plusieurs médias espagnols, Omar Bongo est décédé lundi en début d'après-midi à la clinique Quiron de Barcelone où il était soigné. Une source proche du gouvernement français l'a confirmé au Figaro, mais aucune annonce officielle n'est encore intervenue. Dans la matinée, les autorités gabonaises avaient démenti une première annonce de sa mort, diffusée dimanche soir par le site internet du Point.


Avec sa disparition, à l'âge de 73 ans, c'est bien davantage que le doyen des chefs d'États africains qui quitte la scène. C'est un dinosaure qui tire sa révérence, le dernier des Mohicans, la figure la plus emblématique d'un système, la Françafrique, qu'il résumait mieux que nul autre, avec son cortège d'intérêts croisés, de liens occultes et d'affaires souvent pas très claires. Une page d'histoire se tourne. Significativement, la mort du «plus vieil ami africain de la France» survient à un moment crucial des relations entre l'ancienne puissance coloniale et le continent noir.


Depuis deux ans, à l'Élysée, Nicolas Sarkozy fait de la «rupture» la pierre angulaire de ses relations avec l'Afrique. Mais on ne met pas si facilement au rencard un vieux crocodile, surtout quand il s'appelle Bongo. «Et que voulez-vous que l'on fasse, on ne peut pas le tuer tout de même ?», s'indignait récemment un ministre de la République à qui l'on objectait qu'en dépit de l'aggiornamento annoncé, les vieilles habitudes continuaient d'avoir la vie dure avec certains dirigeants africains. Une image, diffusée à l'époque en boucle sur les chaînes de télévision gabonaises, témoigne de l'influence jamais démentie d'Omar Bongo dans le «village» franco-africain : celle de Nicolas Sarkozy, parmi bien d'autres obligés, rendant visite au «vieux» dans sa suite d'un palace parisien durant la campagne présidentielle. Le jour même de son élection, le successeur de Jacques Chirac à l'Élysée appelait l'inamovible président gabonais pour le remercier de ses avis et de ses conseils.


Autre signe parlant, la cohorte des ministres français se pressant, en mars dernier, aux obsèques de la première dame du Gabon, Edith Lucie, la fille du président congolais Denis Sassou Nguesso décédée d'un cancer après une longue hospitalisation au Maroc. C'est qu'au fil des décennies, Bongo a su se rendre incontournable, incarnant la stabilité, l'allié fidèle à l'ONU, à la tête d'un pays hébergeant quelque 10 000 ressortissants français et une base militaire.


De Gaulle, Pompidou, Giscard d'Estaing, Mitterrand : au pouvoir depuis 1967, Omar Bongo les a tous pratiqués avec connivence. Mais au-delà, les réseaux de ce «frère» éminent de la Grande Loge nationale française s'étendaient à toutes les sphères politiques et médiatiques. Il savait tout sur tous, sa meilleure assurance-vie : «Je ferais couler beaucoup de gens», disait-il, en guise de menace à peine voilée.

Au printemps 2008, une de ses colères a de toute évidence coûté son poste au ministre de la Coopération Jean-Marie Bockel, pour des propos un peu trop abrupts contre la Françafrique. On a beaucoup prêté au «doyen», comme le financement de bien des campagnes électorales, sans jamais le prouver. On ne prête qu'aux riches, dit-on. Or Omar Bongo était très, très riche.


«Blanc comme nègre» face aux affaires


C'est ainsi une autre coïncidence de voir partir le président gabonais alors que se multiplient contre lui les accusations de détournements d'argent public. Selon Transparence international France et l'association Sherpa, les «biens mal acquis» par le président gabonais recouvriraient quelque 70 comptes bancaires ouverts en France au nom de sa famille et 33 biens immobiliers prestigieux, dont une dizaine d'appartements à Paris, équivalant à plus de 150 millions d'euros. Deux plaintes, déposées par ces associations, ont été classées sans suite en 2007 et 2008 par le parquet. Celui-ci pourrait faire appel d'une troisième plainte, déposée par un homme d'affaires français emprisonné en 1996 à Libreville à la suite d'un différend commercial avec le chef de l'État gabonais. Ce dernier se proclamait «blanc comme nègre», dans un livre d'entretiens (Grasset 2001).


Son long parcours relève de la saga africaine. Né sous le nom d'Albert-Bernard Bongo le 30 décembre 1935 dans une bourgade de la province du Haut-Ogoué, rebaptisée plus tard Bongoville, ce Téké (l'ethnie bantoue minoritaire) fait ses études primaires et secondaires au Congo. Après son service militaire, il devient un agent subalterne des services secrets français et travaille aussi comme commis des postes.


Mais l'ambitieux Bongo saura tracer sa voie jusqu'aux plus hautes destinées dans le sillage du premier président du Gabon indépendant, Léon Mba. En 1960, Bongo est son vice-président et son bras droit avant de lui succéder après sa mort en 1967, avec la bénédiction du grand manitou des «affaires africaines et malgaches» à l'Élysée, Jacques Foccart.


En 1968, il fonde le Parti démocratique gabonais, parti unique jusqu'à l'instauration en 1990 d'un pluralisme de façade. Jusqu'au bout, Omar Bongo est resté l'unique détenteur d'un pouvoir dont il fut la clé de voûte. Habile et madré, il n'a pas son pareil pour verrouiller une campagne électorale (les scrutins se déroulent à échéance régulière) et monnayer le ralliement de ses opposants ou les museler. L'homme sait aussi se muer en caméléon quand il le faut. Pour obtenir une audience avec Paul VI, il se fait baptiser catholique. En 1973, il se convertit à l'islam et devient El Hadj Omar Bongo Ondimba, afin, dit-on, de s'attirer les bonnes grâces des pays de l'Opep, en majorité musulmans…


Omniprésence de la famille


Le 27 novembre 2005, il est réélu avec 79 % des suffrages lors d'élections que l'opposition juge entachées de fraudes massives. Imperturbablement, le «doyen» donne une fois de plus raison aux affiches qui s'étalent partout dans le pays : «Bongo, j'en veux toujours plus !»

Le nerf de la guerre, il est vrai, ne lui a jamais manqué. Peuplé de 1,3 million d'habitants seulement, l'«émirat gabonais» est un pays riche de son pétrole, de sa filière bois et de ses gisements de manganèse et de fer. En quarante ans de règne, toutefois, Omar Bongo n'aura que très modérément fait fructifier cette manne. Malgré ses immenses ressources naturelles, le pays se classe toujours 123e sur 177 au classement de l'indicateur de développement humain des Nations unies. Près d'un demi-siècle de pouvoir ne lui aura pas laissé le temps de construire plus de 900 kilomètres de routes…


Impeccablement sanglé dans ses costumes Smalto ou drapé dans une cape à la Mandrake, Omar Bongo ne boudait pas la scène diplomatique. On le retrouvait en médiateur dans nombre de conflits et de différends africains, toujours prompt à endosser la tenue du sage que lui valait de facto son ancienneté parmi ses pairs.


Autre clé du système Bongo, son clan. Au gouvernement comme dans l'administration, l'économie ou les médias, la famille du président est omniprésente. L'homme, il est vrai, n'a jamais ménagé sa virilité, la rumeur publique allant jusqu'à lui attribuer plusieurs dizaines d'enfants. Proche parmi les proches, sa fille Pascaline dirige son cabinet. Le mari de celle-ci, Paul Toungui, est ministre de l'Économie et des Finances. Le fils préféré du président, Ali, souvent présenté comme un possible successeur, est ministre de la Défense. «Il n'y aura pas de dynastie Bongo», se plaisait-il à dire. À voir. Même si le baobab est à terre, il est fort probable que l'après-Bongo portera, d'une façon ou d'une autre, la marque du clan.

 

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Dimanche 7 juin 2009

 

 


CHEF DE LÉTAT GABONAIS DEPUIS 41 ANS


Publié le 07/06/2009 à 22:36 - Modifié le 07/06/2009 à 22:44 Le Point.fr Par Hervé Gattegno


Après 41 années passées à la tête du Gabon, Omar Bongo est mort dimanche, à 73 ans, des suites d'un cancer, a indiqué au Point une source proche de son entourage. Après avoir suspendu ses pouvoirs à Libreville le 6 mai, le plus ancien chef d'État africain avait été admis dans une clinique de Barcelone.

 Nicolas Sarkozy a été immédiatement informé de son décès.


Son épouse Édith Lucie Bongo est décédée le 14 mars des suites d'une longue maladie, à Rabat, au Maroc.


Le président gabonais Omar Bongo est mort, après 41 ans au pouvoir

 





PARIS (AFP) -
dimanche 07 juin 2009 - 23h59 - Le président gabonais Omar Bongo Ondimba, au pouvoir depuis 41 ans et doyen des chefs d'Etat africains en exercice, est mort à l'âge de 73 ans, a annoncé dimanche à l'AFP une source proche du gouvernement français.

Annoncée sur le site internet de l'hebdomadaire Le Point, l'information n'a pas été confirmée officiellement à Paris ou à Libreville.


Omar Bongo avait été hospitalisé à Barcelone en mai, et même si les autorités gabonaises ont longtemps tenté de dissimuler la gravité de son état, la probabilité d'une issue funeste était évoquée avec insistance.

Le 6 mai déjà, alors qu'il n'avait plus été vu en public depuis plusieurs jours, la présidence avait annoncé à la surprise générale qu'il suspendait ses activités pour se reposer et faire le deuil de son épouse, Edith Lucie, décédée le 14 mars.


Omar Bongo était hospitalisé dans la clinique privée Quiron. Selon les autorités gabonaises, le chef de l'Etat gabonais y avait été admis pour un simple "bilan de santé". D'autres sources interrogées par l'AFP avaient au contraire indiqué qu'il se trouvait dans un état "grave", soigné pour un cancer.

"C'est une grande figure de l'Afrique" et un "homme qui avait de l'influence", a réagi le ministre français de la Défense Hervé Morin, qui était interrogé dimanche sur la chaîne de télévision France 2. Le ministre a cependant déclaré qu'il n'était pas en mesure de confirmer le décès.


Après 41 ans de pouvoir sans partage, la succession de ce dinosaure s'annonce d'autant plus difficile que le président n'a jamais désigné de successeur.

Selon la Constitution gabonaise, le président du Sénat, actuellement Mme Rose Francine Rogombé, doit assurer la transition jusqu'à un scrutin à programmer au plus tard 45 jours après le constat de la vacance du pouvoir.


La situation économique et sociale gabonaise est mauvaise. Jadis considéré comme un petit eldorado pétrolier africain, le pays, exportateur de matières premières et importateur de biens manufacturés, est touché de plein fouet par la crise, victime de longues années d'une gestion sans diversification de l'économie, et gangrené par la corruption.


Les mouvements de grève dans la fonction publique se sont multipliés ces derniers mois. Et selon les experts, le risque d'explosion sociale existe. Toutefois le pouvoir cherche visiblement à le réduire : l'armée s'est montrée très présente dans les "matitis" (quartiers populaires) à Libreville depuis plusieurs semaines.


Sur le plan ethnique, le Gabon est composé d'une constellation de petites ethnies dont la plus importante de celle des Fangs (40%). Le président Bongo avait réussi à instaurer un savant équilibre des pouvoirs entre ces ethnies, et sa mort risque de changer la donne. Mais selon les experts, des violences ethniques sont peu probables. Omar Bongo était l'un des symboles de la "Françafrique", cette relation complexe entretenue entre Paris et ses anciennes colonies d'Afrique, où se mêlent raison d'Etat, lobbies et réseaux politico-affairistes. Avec sa mort c'est sans doute une page des relations entre la France et le Gabon qui se tourne.


Si Jacques Foccart, à l'époque le tout puissant secrétaire général de l'Elysée aux affaires africaines, avait mis en place Bongo à la mort du président Léon Mba à la fin 1967, selon des historiens, la France devrait cette fois rester éloignée de la bataille de succession.


En coulisses, le mot d'ordre est "laisser faire", selon des sources diplomatiques françaises.

Ces dernières années, les relations s'étaient tendues entre le dirigeant gabonais et l'ancienne puissance coloniale. Le président Bongo, qui se targuait d'avoir connu personnellement tous les présidents français depuis son arrivée au pouvoir, n'avait pas apprécié les déclarations de la présidence française promettant la fin de la "Françafrique".


Mais, surtout, il acceptait mal à la fois les révélations de la presse sur son patrimoine immobilier en France, et la procédure engagée par des ONG l'accusant d'avoir financé ses biens avec de l'argent public détourné.





Omar Bongo, un "sage" de l'Afrique souvent critiqué



LIBREVILLE 7 juin 2009 (AFP) — Le président gabonais Omar Bongo Ondimba, décédé dimanche à 73 ans selon une source proche du gouvernement français, était le doyen des chefs d'Etat africains, à la tête depuis plus de 41 ans d'un pays havre de stabilité sur un continent habitué aux crises, mais dont sa gestion a néanmoins souvent été critiquée.

Petite taille, moustache, lunettes noires, Omar Bongo était un fin tacticien politique, un don qui lui a permis de conserver le pouvoir sous le régime du parti unique comme sous le multipartisme depuis 1990.

Considéré comme un "sage" en Afrique, il a souvent servi de médiateur ou d'intermédiaire dans de nombreuses crises et notamment en Centrafrique, au Tchad ou au Congo.

Il était également un des piliers du système de la "Françafrique" où s'entremêlaient raison d'Etat, lobbies et réseaux politico-affairistes.

Né le 30 décembre 1935 dans une famille de paysans du pays batéké, dans le sud-est du pays, Albert-Bernard Bongo --il deviendra el-Hadj Omar Bongo après sa conversion à l'islam en 1973, puis ajoutera Ondimba, le nom de son père, à son patronyme en 2003-- devient chef de cabinet du premier président du Gabon, Léon Mba à l'âge de 27 ans, en 1962.

Cinq ans plus tard, il accède à la présidence à la mort de Léon Mba.

Il instaure alors le régime du parti unique et dirige le Gabon avec son parti, le Parti démocratique gabonais (PDG), d'une main de fer grâce notamment au pétrole dont l'exploitation commence dans les années 1970.

Il ne s'ouvre au multipartisme qu'en 1990, mais réussit à remporter toutes les élections depuis, face à une opposition qu'il parvient à diviser ou rallier à sa cause.

Récemment, ses relations avec la France s'étaient tendues. La justice, les médias et des ONG s'intéressaient de près à son patrimoine immobilier alors que ses comptes bancaires avaient été saisis dans le cadre d'une affaire privée l'opposant à un particulier français sur un différend de plus de 400.000 euros.

 

 

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Jeudi 28 mai 2009



Les familles Dondon-Konamabaye, Sanghami-Kilo et Danagoro informent les parents, amis et connaissances que la mise en bière et la levée du corps de Jean Paul Roland Danagoro décédé le 21 mai dernier, auront lieu le samedi 30 mai 2009 à 10 h précises à la morgue de l’hôpital Robert Débré à Reims (France). Le transfert par avion de la dépouille pour Bangui est prévu pour le mercredi 3 juin 2009.  

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Samedi 23 mai 2009




Bangui, Samedi 23 Mai 2009 - 17:34- (ACAP) Les obsèques nationales du professeur Abel Goumba, ancien Premier ministre et vétéran de la classe politique centrafricaine, se sont déroulées, samedi 23 mai sur l'avenue des Martyrs, à Bangui, en présence du président François Bozizé, de tous les corps constitués de l'Etat et du corps diplomatique.


Devant quelque 3 000 personnes de tous âges, compagnons de lutte, anciens collaborateurs, amis et parents, réunis sur l'avenue des martyrs en fin de matinée, le président de la République François Bozizé a élevé à titre posthume son ancien Premier ministre à la dignité de grand Croix du mérite centrafricain.

Après une série de 5 témoignages, dont celui d'Alexandre Goumba, fils et successeur de son père à la présidence du Front patriotique pour le progrès (FPP), l'oraison funèbre du doyen de la classe politique centrafricaine a été prononcée par le ministre chargé du Secrétariat Général du Gouvernement et des relations avec les Institutions, Désiré Zanga Kolingba, qui a retracé l’itinéraire scientifique, politique et les fonctions occupées de son vivant par l'illustre professeur avant de laisser place à un défilé funèbre auquel civils et militaires ont participé.

Abel Goumba, qui est né le 18 septembre 1926 à Grimari dans la préfecture de la Ouaka, marié et père de seize (16) enfants était titulaire d'un diplôme de diététique supérieure et nutritionnelle obtenu à Bordeaux en France, en 1968, diplômé de santé publique, agrégé de médecine de santé publique et de biologie à Paris en 1971.


Dans la fonction publique centrafricaine, le Professeur fut nommé, président de la commission de recrutement et d’avancement du personnel du corps académique de l’Université de Bangui, chercheur (travaux de recherche sur l’exploitation rationnelle des plantes médicinales).
 

En politique, il fut vice président du conseil du gouvernement de l’Oubangui, du 14 mai 1957 au 30 novembre 1958, ministre des Finances et du Plan en 1960, Vice président de la République en 2004 et Médiateur de la République, de 2005-2009.


 

Rappelons qu’après les obsèques officielles, qui ont duré 3 heures, le cercueil a été transféré à la Cathédrale Notre Dame de l'Immaculée Conception de Bangui pour une messe de requiem, à laquelle le président de la République François Bozizé et son épouse Monique ont pris part.

 

Il convient d'ajouter que le cortège funèbre a quitté Bangui en milieu d'après-midi pour la ferme familiale de Gbango (45 km au nord-est de Bangui), où reposera désormais celui qui laissera dans l'histoire de la République Centrafricaine l'image d'un infatigable lutteur.



Dernier hommage à Abel Goumba





RFI
 23/05/2009


Les obsèques d'Abel Goumba ont lieu ce 23 mai à Bangui. Grande figure de la politique centrafricaine, il est décédé il y a une douzaine de jours à l'âge de 82 ans. Après les cérémonies funéraires à Bangui, sa dépouille a été transportée dans son village de Gbango, à une quarantaine de kilomètres de la capitale, pour l'inhumation.


Après la levée du corps à la morgue du centre national hospitalier universitaire de Bangui, la dépouille du professeur Goumba a d’abord été transférée au domicile de celle qui fut sa première épouse.


Ensuite, elle a été conduite à sa résidence au nord de Bangui. L’occasion a permis le recueillement des membres de la famille, de plusieurs centaines de sympathisants et habitants de son quartier.


Troisième étape : celle de l’université de Bangui où il a été considéré comme le premier agrégé du pays et un fidèle compagnon du président fondateur, Barthélemy Boganda, qui a libéré « ses compatriotes de la servitude ».


Avant la messe en la cathédrale Notre-Dame de Bangui, le cercueil porté par les éléments de la garde républicaine a été déposé sur l’avenue des martyrs pour les honneurs officiels. Devant les corps constitués de l’Etat, le corps diplomatique, parents, amis, des connaissances et une foule nombreuse, le président François Bozizé lui a décerné une distinction honorifique en l’élevant à la dignité de grand-croix dans l’ordre du mérite centrafricain.
 

Le chef de l’Etat centrafricain a qualifié Abel Goumba « d’homme de grande intégrité qui a servi son pays avec honneur, dignité et fidélité ». La journée a été décrétée « journée de deuil national ».

 

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