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Sciences

Mercredi 2 décembre 2009 3 02 12 2009 03:04




 

Source: World Health Organization (WHO) OMS

Date: 01 Dec 2009


Le 14 Novembre 2009, le ministère de la Santé (MoH) en République centrafricaine a signalé quatre cas suspects de fièvre jaune, dont 3 décès. Les cas ont été détectés par la surveillance régulière de la fièvre jaune dans la Sous-Préfecture de Yaloké-Bossembelle, Préfecture de l'Ombella Mpoko et dans la Sous-Préfecture de Bagamongone, Préfecture de La Lobaye.

Le cas index a été signalé dans la Sous-Préfecture de Yaloké-Bossembelle. C'était un homme de 18 ans, un éleveur de bétail. Le 6 Septembre, il a présenté de la fièvre, des maux de tête, la jaunisse et des signes hémorragiques. Le patient a été hospitalisé dans un centre de santé de Yaloké, où il mourut le 14 Septembre. Dans les jours suivants, 2 autres cas ont été rapportés avec la présentation de graves signes cliniques identiques, et tous deux sont morts. En Bagamongone, une petite ville à 20 km de Yaloke, un autre cas a été signalé au cours de la même période.

Trois cas ont été positifs pour les IgM anti-fièvre jaune au Laboratoire national de l'Institut Pasteur de Bangui. Le laboratoire de référence régional à l'Institut Pasteur à Dakar, au Sénégal, a également confirmé que les tests de neutralisation ont trouvé des anticorps spécifiques contre la fièvre jaune, confirmant ainsi le cas à la fièvre jaune. D'autres fièvres hémorragiques ont été écartés par des tests spécifiques. Au cours de l'enquête épidémiologique menée par le ministère de la Santé, des échantillons de sérum ont été prélevés dans 80 des "contacts" des cas. Tous ces échantillons de sérum ont été envoyés à l'Institut Pasteur de Bangui, pour enquête, et ont été IgM négatif par test ELISA. Des études entomologiques ont montré une faible présence de moustiques vecteurs de la fièvre jaune sylvatique.

Ces cas suivent deux foyers de fièvre jaune en Basse Kotto et Préfectures de l'Ombella Mpoko plus tôt en 2009. En 2008, 4 événements rapportés donné lieu à des campagnes de vaccination réactive de masse. Il est arrivé dans les sous-préfectures de Bozoum en avril 2008, Boda en août 2008, Bimbo et Briac en Octobre 2008. Une évaluation de la circulation du virus de la fièvre jaune chez l'homme, les primates non humains et des vecteurs a été réalisée en 2009 par un groupe d'experts de la fièvre jaune en commandite. Les tests de laboratoire pour l'étude est en cours.

L'urgence de vaccination de masse contre la fièvre jaune est prévue pour une population de 327.877 dans les régions touchées pour le début de Décembre 2009. Les vaccins ont été fournis par le stock mondial de vaccins d'urgence, géré par le Groupe international de coordination pour Yellow Fever Vaccine Provision (GIC) avec le financement de l'Alliance GAVI. La République centrafricaine ne fait pas partie d'un groupe de 12 pays d'endémie en Afrique, où des campagnes préventives de vaccination de masse sont en cours depuis 2007. Cependant, avec ces événements depuis 2008, la République centrafricaine est maintenant considérée comme étant à risque élevé de nouvelles contaminations.

 

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Mardi 3 novembre 2009 2 03 11 2009 19:03




AFP 03/11/2009 | Mise à jour : 17:39

Un vaccin contre le paludisme, dont l'ultime phase d'essai est en cours depuis mai dans sept pays d'Afrique, pourrait être breveté d'ici trois à cinq ans, ont assuré aujourd'hui scientifiques et spécialistes de cette maladie, réunis en conférence pour une semaine à Nairobi.

Au troisième jour de leurs discussions, près d'un millier de participants à la 5e conférence de l'Initiative multilatérale sur le paludisme (MIM) ont évalué les progrès des recherches en cours sur le vaccin RTS,S.

Les résultats de la phase 2 des essais de ce vaccin, publiés l'an dernier, ont montré une efficacité de 53% chez les jeunes enfants affectés par la maladie. La troisième phase des essais cliniques est en cours depuis mai dans sept pays d'Afrique (Burkina Faso, Gabon, Ghana, Kenya, Malawi, Mozambique, Tanzanie), impliquant 16.000 enfants âgés de six semaines à 17 mois.

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Mardi 13 octobre 2009 2 13 10 2009 01:05




Actu-Environnement.com - 12/10/2009

A deux mois de Copenhague, les négociations sur le climat se sont achevées le 9 octobre à Bangkok sans grandes avancées, autres que techniques, sur la réduction des émissions de GES et le financement de l'aide aux pays en développement

A deux mois de la conférence internationale de Copenhague (Danemark) qui doit aboutir à un nouveau traité post-Kyoto, après deux semaines de pourparlers, les négociations de Bangkok (Thaïlande) sur le climat ont enregistré des ''avancées'' sur le plan technique mais aucun objectif chiffré sur la réduction d'émissions de GES et sur le financement de l'aide aux pays en développement n'a encore été avancé par les pays industrialisés.

Si cette session de négociations, qui s'est achevée le 9 octobre, a permis d'entrer ''dans le vif du sujet et de raccourcir les textes de moitié, les points clés de la négociation sont loin d'être résolus'', ont observé vendredi dernier, dans un communiqué, plusieurs ONG environnementales parmi lesquelles le WWF, Greenpeace, Les Amis de la Terre et le Réseau Action Climat France. Rappelons que l'objectif de la réunion des émissaires était de raccourcir le projet de texte de 200 pages qui serait aujourd'hui passé à un document d'environ 120 pages, en soulignant les options pour lutter contre le réchauffement.

Parmi les autres ''avancées'' réalisées, celles concernant ''l'adaptation, le transfert de technologie et le renforcement des capacités pour gérer les projets sur le climat dans les pays en développement'', a souligné le directeur exécutif de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC) Yvo de Boer.

Blocage sur des objectifs climatiques chiffrés

En revanche, aucun progrès ''sur les points politiques clés'' n'a été enregistré, a-t-il déploré dans un communiqué. Les dirigeants des pays industrialisés ne sont toujours pas parvenus à se prononcer sur ''des objectifs ambitieux'' de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) et des ''financements significatifs pour aider les pays en développement à accroître leurs efforts''. S'il n'y a pas d'avancée sur ces sujets, il sera ''très difficile pour les négociateurs de continuer leur travail'', a-t-il prévenu. De son côté, le président de la Commission européenne José Manuel Barroso a alerté que la communauté internationale était ''dangereusement proche d'une impasse'' à moins de deux mois du sommet sur le climat.

Rappelons que les pays industrialisés ont jusqu'ici proposé des réductions de 15% à 23% de leurs émissions par rapport à 1990 d'ici 2020. Mais ces chiffres restent loin des 25% à 40% de réduction, qui selon les écologistes sont nécessaires pour éviter une hausse de la température mondiale supérieure à 2°C, attendus dans les recommandations du Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat (GIEC). Quant aux Etats-Unis, ils n'ont avancé aucun chiffre de réduction de leurs émissions dans les négociations internationales, alors que la bataille autour du projet de loi climat vient de débuter au Sénat américain et que l'attribution vendredi du prix Nobel de la paix au président Obama doit, selon M. de Boer, constituer, ''un encouragement pour lui à s'engager fortement en faveur d'un accord à Copenhague'', a-t-il indiqué à l'AFP.

Par ailleurs, si les Etats-Unis, l'Australie et l'Union européenne veulent que ce texte engage davantage les pays en développement (Chine, Inde,…) à limiter leurs émissions de CO2, ces derniers se disent prêts à participer à l'effort mais refusent toujours des objectifs contraignants de baisse des émissions et demandent aux pays riches de réduire leurs émissions de 40% d'ici à 2020.

Concernant la question du financement, le flou persiste. Si la Commission européenne a estimé en septembre les besoins des pays en développement à 100 milliards d'euros par an d'ici à 2020, la répartition de l'effort de financement au sein de l'UE est source de tensions, en raison notamment des réticences de certains pays de l'Est. Tandis que, selon Elise Buckle du WWF France, ''la proposition américaine s'apparente à une tentative de séduction des pays pauvres, en leur promettant une gouvernance équitable et l'accès direct aux financements, tout en défendant la Banque Mondiale avec du maquillage et des paillettes !''.

Pour Romain Benicchio d'Oxfam France - Agir ici, ''les pays riches doivent remplir leur part du contrat et s'engager à financer l'adaptation et l'atténuation au Sud. Ils doivent mobiliser de l'argent public et non pas recycler l'aide publique au développement déjà existante. Sans une telle dynamique, aucun accord ambitieux ne sera possible à Copenhague'', a-t-il prévenu.

L'Afrique demande 65 milliards de dollars par an

A l'occasion du Forum mondial sur le développement durable organisé à Ouagadougou (Burkina Faso) qui s'est clôturé hier, les pays africains, les premiers touchés par le réchauffement, ont exigé des ''réparations et dédommagements'' en demandant que les pays industrialisés ''pollueurs'' soient les ''payeurs''. Les pays africains ont ainsi évalué les besoins annuels de financement des programmes d'adaptation et d'atténuation des changements climatiques : ''Nous pensons qu'il faut 65 milliards de dollars (44 milliards d'euros) pour pouvoir faire face à ces phénomènes'', a indiqué vendredi dernier à l'AFP le ministre de l'environnement du Burkina Faso, Salifou Sawadogo, à l'ouverture du Forum. Les responsables africains ont fait valoir ''le devoir de solidarité'' des pays riches envers les plus vulnérables. ''Dernièrement, le premier ministre éthiopien [Meles Zenawi] a été catégorique. Si rien n'est fait, l'Afrique quittera la salle [des négociations]'', a rappelé M. Sawadogo.

Dans une déclaration finale, les six chefs d'Etat africains (Bénin, Burkina Faso, Centrafrique, Congo, Mali et Togo), présents au forum ont également décidé de ''soutenir la prise des engagements chiffrés de réduction des émissions de gaz à effet de serre d'au moins 40% d'ici 2020 par rapport au niveau de 1990 pour les pays industrialisés''. Ils ont également lancé un appel ''pour l'allègement des procédures et l'assouplissement des conditions d'accès des pays africains aux ressources du Mécanisme pour un développement propre (MDP)''. Selon le président de la Commission de l'Union africaine Jean Ping, sur 1.600 projets MDP dans le monde, seuls 30 sont africains, dont 15 en Afrique du Sud.

La dernière session préparatoire se tiendra à Barcelone, du 2 au 6 novembre avant la conférence des Nations unies sur le climat, en décembre, dans la capitale danoise qui devra déboucher sur un accord mondial.


R. BOUGHRIET

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Jeudi 10 septembre 2009 4 10 09 2009 00:53




 

WASHINGTON - Une nouvelle forme de paludisme potentiellement fatale chez les humains et provenant des singes a été cliniquement confirmée par une équipe de chercheurs en Malaisie dont les travaux paraissent mercredi dans la revue Clinical Infectious Diseases.


Cette recherche, financée par la fondation britannique Wellcome Trust, a permis de déterminer les principales caractéristiques cliniques de ce nouveau paludisme, ouvrant la voie à un diagnostic plus rapide et un traitement plus efficace.


Les auteurs de cette étude, conduite par les professeurs Balbir Singh et Janet Cox-Singh de l'Université de Sarawak en Malaisie, ont montré que le parasite P. knowlesi, dont on pensait qu'il infectait seulement certaines espèces de singes dans les forêts tropicales d'Asie du Sud-est était, en fait répandu chez les humains en Malaisie.

Des données épidémiologiques de pays voisins montrent que ce parasite y est la cinquième cause de paludisme chez les humains.


"Le parasite P. knowlesi peut être aisément confondu avec un autre parasite responsable du paludisme appelé P. malariae puisqu'ils paraissent très similaires au microscope", explique le professeur Singh.

"Mais le P. malariae provoque des formes bénignes de paludisme (...) tandis que le parasite P. knowlesi (d'origine simiesque) se reproduit toutes les 24 heures dans le sang, rendant l'infection potentiellement mortelle", explique-t-il.


Un diagnostic précoce et un traitement adapté sont donc essentiels.

Cette recherche a été conduite sur un groupe de 150 patients admis à l'hôpital Kapit à Sarawak entre juillet 2006 et janvier 2008 et qui avaient été testés positifs pour une des espèces de parasites responsables du paludisme.


(©AFP / 10 septembre 2009 00h30)

 

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Mardi 8 septembre 2009 2 08 09 2009 19:55




 

AFP 08/09/2009 | Mise à jour : 19:29

Une équipe de chercheurs de l'Université de Genève est parvenue à reproduire la structure d'un gène présent chez un singe sud-américain et considéré actif contre le virus du sida, selon des travaux publiés aujourd'hui sur le site internet du Journal of Clinical Investigation. Cette découverte pourrait ouvrir la voie à de nouvelles thérapies contre le sida, selon les chercheurs.

Découvert en 2004 chez le "singe hibou" par un groupe de scientifiques américains de l'Université de Columbia, le gène permet de produire une protéine qui a montré une résistance au virus du sida.

Les chercheurs de Genève ont réussi à le recréer artificiellement, après avoir découvert qu'il correspondait à la fusion de deux gènes humains. Ils ont ensuite réussi à faire vivre ce nouveau gène fusionné dans des cellules sanguines humaines.

Ils l'ont également transplanté dans une souris "transgénique" qui présente les mêmes caractéristiques immunitaires qu'un être humain. Ils ont alors constaté "que le gène obtenu avait montré la même puissance inhibitrice" contre le virus "que le gène original présent chez le singe hibou", selon l'Université de Genève.

"Le gène que nous avons trouvé pourrait être utilisé comme une alternative aux médicaments contre le sida (...) que certaines personnes ne supportent pas", a expliqué à l'AFP le professeur Jeremy Luban, qui dirige l'équipe genevoise.

"Il pourrait être utilisé comme un gène thérapeutique contre le VIH (...) et être transplanté chez les personnes infectées par le virus", a-t-il insisté.

Le professeur Luban, qui dirigeait l'équipe américaine qui a découvert le gène en 2004, prévoit également de chercher "comment ce gène bloque le virus du sida".

 

Un gène actif contre le virus du sida recréé à Genève

Des chercheurs genevois sont parvenus à recréer artificiellement un gène particulièrement actif contre la réplication du virus du sida. Une prouesse qui ouvre de nouvelles perspectives de thérapies géniques contre le HIV, a fait savoir l'Université de Genève.

Le gène a été découvert par une équipe scientifique américaine en 2004 chez le singe douroucouli, un petit animal aux grands yeux d'Amérique du Sud surnommé "singe hibou". Il produit une protéine hautement efficace contre le virus du sida et correspond à la forme fusionnée de deux gènes dont dispose l'être humain.

L'équipe genevoise du professeur Jeremy Luban est arrivée à recréer artificiellement cette fonte génétique dans des cellules humaines. Les chercheurs ont aussi testé la formule sur une souris "humanisée" et les résultats obtenus sont "encourageants".

Le rongeur atteint du virus du sida a reçu des cellules sanguines contenant la fusion des deux gènes humains. Ce gène artificiel a alors démontré, pendant le test, la même puissance inhibitrice de la réplication du HIV que le gène original, présent chez le singe hibou.

Ce résultat ouvre de nouvelles voies en matière de thérapies géniques contre le sida. Ce domaine de recherche étroit suscite de grands espoirs. La perspective d'un vaccin contre le HIV s'est en effet éloignée depuis que les chercheurs ont mis en lumière la capacité d'incessante mutation du virus.

(ats / 08 septembre 2009 19:15)

 

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Vendredi 4 septembre 2009 5 04 09 2009 02:47




Ouest-France jeudi 03 septembre 2009


Une équipe de chercheurs américains a découvert deux nouveaux anticorps puissants qui pourraient permettre de créer un vaccin contre le virus du sida, selon des travaux publiés jeudi. Ils vont maintenant essayer d'exploiter ces vulnérabilités du virus de l'immunodéficience humaine (VIH) pour élaborer de nouvelles approches afin de concevoir un vaccin. Ils espèrent empêcher ainsi l'infection responsable de plus de 25 millions de morts depuis 1981, surtout dans les pays en développement, particulièrement en Afrique subsaharienne.


Super anticorps


Ces super anticorps appelés "bNAbs" ont des capacités étendues de neutralisation du VIH, un virus difficile à combattre en raison de ses multiples et rapides mutations. Le processus par lequel ces anticorps ont été découverts va probablement révéler encore plus de vulnérabilités du virus, estiment ces chercheurs dont les travaux paraissent dans la revue américaine Science datée du 4 septembre.

Ils ont en effet travaillé sur un large échantillon de sang infecté provenant de 1 800 volontaires dans une dizaine de pays dont sept en Afrique subsaharienne ainsi que la Thaïlande, l'Australie, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis.


"Percée prometteuse"


"Cette découverte représente en elle-même une percée prometteuse vers l'objectif de développer un vaccin efficace contre le sida car nous avons potentiellement une meilleure cible sur laquelle mobiliser nos efforts",
  explique Wayne Koff, directeur de la recherche et du développement de l'IAVI, l'Initiative mondiale pour un vaccin anti-sida, une organisation à but non lucratif présente dans 24 pays dont la fondation Bill et Melinda Gates est l'un des principaux contributeurs.


Vers un vaccin?


"Maintenant que nous avons identifié ces deux anticorps (baptisés PG9 et PG16) nous sommes en mesure d'en trouver d'autres, ce qui devrait accélérer les efforts de la communauté mondiale pour développer un vaccin contre le sida",
ajoute ce responsable de l'IAVI. Des expériences sur des animaux laissent penser qu'un tel vaccin peut être efficace.
Avant la découverte de ces deux nouveaux anticorps du VIH, seulement quatre avaient été isolés, et ce il y a plus de dix ans.

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Samedi 8 août 2009 6 08 08 2009 00:49




 

LEMONDE.FR | 06.08.09 | 20h18  •  Mis à jour le 06.08.09 | 21h04


Le professeur Marc Gentilini, spécialiste des maladies infectieuses, est membre de l'Académie de médecine et l'ancien président de la Croix-Rouge.

 

Comment jugez-vous la gestion de la grippe A ?


Le poids qu'on attribue à la grippe A est indécent par rapport à l'ensemble de la situation sanitaire dans le monde. C'est une pandémie de l'indécence. Quand je regarde la situation de la planète, j'ai honte de voir tout ce qui est entrepris pour éviter cette grippe dont on ne sait que peu de chose.

Chaque semaine dans le monde, près de 200 000 enfants meurent de maladies. La plupart auraient pu être sauvés s'ils avaient eu accès à des médicaments ou à des programmes de prévention. Chaque année, 1 million de personnes meurent du paludisme dans l'indifférence quasi générale, dont 20 à 30 cas importés dans notre pays. La grippe A n'a provoqué qu'un décès discutable en France. Cette pauvre fille de 14 ans est probablement morte d'une autre cause. Mais un mort ici compte beaucoup plus que des milliers ou des millions ailleurs.


Les pouvoirs publics ont quand même le devoir de prévoir les risques sanitaires...


Il ne s'agit pas de jeter la pierre aux décideurs politiques qui sont piégés par leur "principe de précaution". Le désastre de la canicule de 2003, politiquement, les hante.

Les recommandations de porter un masque, de se laver les mains ou de nettoyer les poignées de porte ne coûtent pas cher.  Tout cela a été bien fait par les pouvoirs publics et cette campagne ne coûte pas cher. Parler de "grippette" [terme évoqué par le professeur Bernard Debré dans un entretien au Journal du dimanche] n'est pas sage. Pour l'instant c'est une grippette, mais pour demain, les pouvoirs publics ont raison d'envisager une dégradation sans céder au terrorisme sanitaire de certains "experts".


Que pensez-vous de la possible campagne de vaccination ?


La décision d'acheter massivement des vaccins dont on ne sait rien, pour 1 milliard d'euros, ne me paraît pas raisonnable. C'est une mesure qui est dans la démesure. Un milliard d'euros, c'est trois fois plus que l'aide de la France aux pays en développement !

Que l'on décide de vacciner les populations à risque, les soignants, les pompiers et tous ceux qui doivent être mobilisés afin de rester disponibles au service de la collectivité, d'accord. Mais de là à vacciner tout le monde...

On ne sait rien de l'efficacité de ce vaccin et de ses éventuels effets indésirables. La souche du virus est bénigne, mais si elle mute et devient maligne, le vaccin qui a été élaboré à partir de la source bénigne sera inefficace.


L'industrie pharmaceutique a-t-elle exercé des pressions sur les autorités ?
 

Je ne sais pas s'ils ont exercé une pression et si, le cas échéant, les autorités en ont été victimes. Je sais que c'est une très bonne affaire pour les producteurs de vaccins ! Ce sont des entreprises privées qui ont besoin de faire des bénéfices. Je l'accepte. Néanmoins, c'est vraiment trop onéreux, et il est évident que tout cela doit être renégocié. Par ailleurs, on n'a pas beaucoup songé à l'accès aux vaccins des pays du Sud. Or, en matière de pathologie infectieuse, nous sommes tous solidaires. La pandémie est pour tous !


Est-ce le principe de précaution qui est en cause dans cet affolement ?
 

Le principe de précaution, en soi, est une bonne chose. Il faut évidemment faire le maximum pour éviter le pire. L'OMS donne l'impression de vouloir se racheter d'erreurs antérieures. Elle a commis un déni dramatique d'appréciation du sida qui a été, au début, sous-estimé, notamment en Afrique. Depuis, elle a peur de commettre la même erreur. A chaque nouvelle alerte, avec le SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère) ou la grippe aviaire par exemple, on nous a préparés au pire. Heureusement, ça a tourné court, mais à la longue, on risque de désarmer son attention.

On nous a prédit le pire, mais l'opinion publique garde son calme. Elle enregistre, elle constate que la grippe A n'est pas très symptomatique et que les formes dites graves se comptent sur les doigts d'une main en France, même si on nous promet un automne douloureux.

On a d'un côté surestimé des situations qui se sont révélées peu graves, alors que trop de situations explosives, comme le sida ou le paludisme, restent sous-estimées.

 

Propos recueillis par Jonathan Parienté

 

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Jeudi 6 août 2009 4 06 08 2009 15:15




 

AFP  06/08/2009 | Mise à jour : 13:59


Des chercheurs américains ont décodé la structure du génome complet du virus du sida, ce qui pourrait permettre d'accélérer la recherche pour développer de nouveaux médicaments antiviraux, selon des travaux publiés aujourd'hui par la revue scientifique britannique Nature. Ce travail ouvre la voie à des recherches qui devraient favoriser une meilleure compréhension des stratégies d'infection du virus, selon les chercheurs.

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Mercredi 5 août 2009 3 05 08 2009 02:53



Mardi  4 août, 19h56 Randolph Schmid


Les chimpanzés sont une fois de plus montrés du doigt. Cette fois, ce sont des chercheurs enquêtant sur les origines du paludisme qui sont remontés jusqu'au chimpanzé, comme leurs collègues ces dernières années pour le VIH/SIDA ou Ebola.


Plus d'un million de personnes, des enfants pour la plupart, meurent de la malaria chaque année dans le monde, selon le réseau public américain des Centres de prévention et de contrôle des maladies (CDC).


"Le paludisme est une maladie humaine depuis la nuit des temps. Il est maintenant clair qu'un nouveau virus qui réussit à passer de l'animal à l'homme peut vivre, pas seulement plusieurs dizaines d'années, mais un millier d'années ou
plus", estime le Dr Nathan Wolfe, de l'Université de Stanford et de la Global Viral Forecasting Initiative, auteur également de l'article sur ces recherches publié mardi dans la revue "Proceedings of the National Academy of Sciences".


"Cela rend cruciale la tâche d'empêcher les prochains passages de maladies des animaux à l'humain, non seulement pour sauver des vies aujourd'hui mais pour la santé de nombreuses générations à venir".


Le paludisme est causé par un parasite, Plasmodium falciparum, qui se transmet d'une
personne à une autre par les moustiques. On savait déjà que les chimpanzés pouvaient être porteurs d'un parasite apparenté, Plasmodium reichenowi. L'équipe de recherche du Dr Wolfe et Francisco Ayala, de l'Université de Californie à Irvine, a constaté en étudiant des chimpanzés du Cameroun et de Côte d'Ivoire qu'il était plus commun qu'on ne le pensait.

On pourrait penser que les deux parasites possèdent une origine commune, précise le Dr Wolfe, mais la comparaison entre eux montre que la version humaine s'est plus probablement
développée à partir de celle du primate.


"Désormais nous savons que le paludisme, qui date d'au moins plusieurs milliers d'années, ne
prend pas son origine dans l'homme mais a plutôt été introduit dans notre espèce, probablement par la piqûre d'un moustique qui avait auparavant attaqué un chimpanzé",
explique le scientifique.

Les recherches ont été financées par les Instituts nationaux (américains) de la santé (NIH), l'Université de Tufts et la National Geographic Society.


L'objectif est désormais d'apprendre davantage sur les parasites du chimpanzé pour comprendre comment ils passent à l'homme.


Les chercheurs estiment que la transmission du parasite de la malaria à l'humain pourrait s'être produite à une date très éloignée, il y a jusqu'à deux ou trois millions d'années, ou plus récemment, il y a 10.000 ans.

Une meilleure compréhension de ces parasites du chimpanzé pourrait permettre d'améliorer les traitements du paludisme ou même de produire un vaccin, estime le Dr Wolfe, qui rappelle que les premiers vaccins contre la variole ont été développés à partir du virus de la variole de la vache.


AP

Sur Internet: Proceedings of the National Academy of Science:
http://www.pnas.org

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Mercredi 29 juillet 2009 3 29 07 2009 15:28




 

Source : actualités-news-environnement.fr     27/07/2009 15:06 (Par Sandra BESSON)


Les médicaments antihistaminiques pourraient aider les individus à lutter contre le diabète et l’obésité, deux maladies qui sont en pleine croissance dans le monde entier du fait des changements d’habitudes alimentaires et de modes de vie plus sédentaires
.


Des médicaments pour les allergies et l’asthme ont aidé des souris diabétiques obèses à perdre du poids et à mieux contrôler leur taux sanguin de sucre,
d’après ce que des chercheurs ont déclaré mercredi.

Trois autres études ont établi un lien étroit entre l’obésité et le diabète de type 2 et un système immunitaire dysfonctionnel, et les chercheurs ont déclaré que ces découvertes pourraient conduire à de meilleurs médicaments voire à des vaccins pour soigner les effets de ces deux maladies.


 Les taux d’obésité et de diabète de type 2 sont en constante augmentation dans le monde entier alors que les individus mangent de plus en plus et pratiquent de moins en moins d’activités physiques.

 Les quatre études publiées dans le journal Nature Medicine aident à expliquer comment l’obésité peut provoquer le diabète et comment ces deux maladies peuvent endommager les organes, provoquer des maladies cardiaques et entraîner la mort.


 Guo-Ping Shi de l’Hôpital de Brigham et de l’Ecole Médicale d’Harvard aux Etats-Unis et ses collègues ont découvert que des mastocytes, les cellules immunes qui deviennent incontrôlables lors des allergies et des crises d’asthme, étaient abondantes dans les tissus graisseux d’humains et de souris diabétiques et obèses.

 Ils ont créé des souris diabétiques et obèses en les sur-nourrissant. Puis, ils leur ont donné deux antihistaminiques, un appelé kétotifène fumarate, vendu par le laboratoire Novartis AG sous le nom Zaditor, et du cromolyne.


 Les deux médicaments ont aidé à stabiliser les mastocytes des individus ayant de l’allergie ou de l’asthme. Les souris nourries avec un régime plus sain ont vu leur état s’améliorer légèrement, tandis que celles à qui les scientifiques ont donné l’un ou l’autre des antihistaminiques ont enregistré des progrès significatifs.

 Quant aux souris à qui les scientifiques ont donné des antihistaminiques et amélioré le régime alimentaire, elles ont presque toutes retrouvé un poids sain et ont vu leur diabète disparaître.

« La meilleure chose concernant ces médicaments est que nous savons qu’ils sont sans danger pour les êtres humains » a déclaré Guo-Ping Shi.


 « La question restante est la suivante : est-ce que cela marchera aussi pour les individus ? ».


Le scientifique testera les médicaments antihistaminiques sur des singes pour en avoir une idée.

Le diabète de type 1 est une maladie auto-immune, dans laquelle le système immunitaire attaque par erreur les tissus sains. Les études publiées dans le journal Nature Medicine suggèrent que le diabète de type 2 et l’obésité impliquent également le système immunitaire.


 Satoshi Nishimura de l’Université de Tokyo et ses collègues ont découvert une augmentation du nombre de cellules immunes ou de lymphocytes appelées CD8T chez les souris obèses alimentées avec un régime à haute teneur en graisses.

 Les souris transformées génétiquement pour être déficientes en cellules de type CD8T avaient une inflammation beaucoup moins importante, même quand elles suivaient un régime alimentaire gras.


 « Donc si nous pouvons trouver la molécule qui provoque la production de cellules CD8T, nous pourrions la bloquer ou l’inhiber en utilisant des médicaments » a déclaré Satoshi Nishimura.

Le professeur Diane Mathis d’Harvard a découvert que les cellules T étaient abondantes dans les tissus gras abdominaux des êtres humains et des souris de poids moyen, mais qu’elles étaient absentes chez les diabétiques.


 Les souris et les individus obèses avaient d’autres classes de cellules immunes appelées macrophages dans leur graisse tandis que les personnes et les animaux de poids moyen n’en avaient pas.

 Cela pourrait inciter le corps à arrêter d’utiliser l’insuline correctement, d’après Steven Shoelson, qui a participé à l’étude.

 « Il est possible que l’inflammation causée par les macrophages résultent sur une résistance à l’insuline » a-t-il ajouté. Et les cellules T pourraient aider à contrôler ce phénomène.

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