Recherche

Sommaire

Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>
Jeudi 24 juillet 2008



APA-Niamey (Niger) 2008-07-23 - L’inculpation du président soudanais Omar El Béchir pour crimes de génocide par le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) est une poursuite « politique et non judiciaire », a affirmé mercredi à Niamey, Mohamed Al Madani, le Secrétaire exécutif de la Communauté des Etats sahélo sahariens (CEN-SAD).

« Ce sont des poursuites politiques et non judiciaires, car ceux qui commettent des crimes en Europe, en Amérique, personne ne les poursuit », a déclaré Al Madani, ajoutant que son institution condamne « énergiquement cet acte ».

Selon lui, l’acte d’accusation présenté par le procureur argentin Luis Moreno-Ocampo, « est une politique d’intimidation vis-à-vis des pays africains. Il y a toujours la politique de deux poids deux mesures », a-t-il dit.

Le Secrétaire exécutif de la CEN-SAD a estimé que « les Africains doivent répondre avec beaucoup de force à ces provocations ».

Parlant du procureur de la CPI, Al Madani a affirmé qu’un « petit procureur qui lance un mandat d’arrêt contre un chef d’Etat africain en exercice, c’est même un mépris pour l’Afrique ».

Le Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine (UA) tenu à Sharm El Cheikh, en Egypte, en fin juin, a rejeté toute éventualité de poursuite à l’encontre d’un chef d’Etat africain ainsi que la compétence universelle des procureurs de ce genre (le procureur de la CPI)..

« S’il y a une poursuite, ce sera en Afrique, par des Africains, par des tribunaux africains », a soutenu Al Madani.

Le président el-Béchir est menacé, depuis plus d’une semaine, d’un mandat d’arrêt international, accusé de génocide au Darfour.

Il se trouve depuis mercredi au Darfour, la province ouest du pays, où des milliers de personnes sont mortes depuis le début d’une guerre civile, en 2003.

par Centrafrique-Presse.com publié dans : Relations Internationales
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Jeudi 24 juillet 2008



Les Afriques 24-07-2008

La République centrafricaine et le Tchad sont mécontents des procédures de dédouanement au port de Douala. Autorités camerounaises, centrafricaines et tchadiennes en discutent pour les améliorer.

Par Achille Mbog Pibasso, Douala

Les procédures de dédouanement des marchandises au port de Douala à destination de la Centrafrique et du Tchad sont au centre d’une controverse impliquant la douane camerounaise d’une part et les responsables de la douane des deux pays, d’autre part. La principale raison de cette incompréhension résiderait au niveau de l’application de la valeur réelle des marchandises en direction des deux pays dépourvus d’une façade maritime, et dont plus de 80% du volume des marchandises à l’exportation et à l’importation transitent par le port de Douala. La valeur réelle des marchandises serait minorée. Un trafic qui leur ferait perdre en moyenne 6 millions d’euros par mois. Le Trésor public camerounais y perdrait également de l’ordre de 2 millions d’euros par mois, selon des sources douanières.

 
La fraude, explique-t-on, réside dans les informations contenues dans le manifeste des importations que la douane camerounaise transmet aux Guichets uniques des opérations du commerce extérieur de chacun des deux pays, installés à Douala. Les douaniers centrafricains et tchadiens calculant les taxes à partir des informations communiquées par la douane camerounaise, les taxes douanières baissent d’autant.
Après une mission tchadienne il y a quelques mois à Douala, où les responsables du Bureau d’affrètement du fret tchadien (BAFT) ont rencontré les autorités camerounaises, c’était au tour des Centrafricains d’échanger le 26 juin dernier avec la partie camerounaise, les responsables du Bureau de gestion de fret terrestre (BGFT) du Cameroun et ceux du Bureau d’affrètement routier centrafricain (BARC), tous basés à Douala.

Deux pays dépourvus d’une façade maritime et dont plus de 80% du volume des marchandises à l’exportation et à l’importation transitent par le port de Douala.

Corridor conventionnel


La délégation centrafricaine, comprenant de hauts fonctionnaires du Ministère des finances ainsi que le directeur général de la douane, déplore « les problèmes dans la chaîne de dédouanement des marchandises à destination de la RCA ». Des sources concordantes révèlent également que des marchandises bénéficiant, au nom de la République centrafricaine, du régime suspensif se retrouvent sur le marché camerounais. Les trafiquants se recrutent de part et d’autre. « Cette transaction pénalise davantage la Centrafrique, dont 80% du volume de marchandises à l’exportation et à l’importation transitent par le port de Douala », a souligné la délégation centrafricaine.


De nouvelles dispositions sont proposées qui appellent à plus de vigilance et de collaboration pour éradiquer ce fléau. Des unités de surveillance du corridor conventionnel Douala-Bangui et Douala-N’Djamena sont invitées à veiller au bon déroulement du processus de dédouanement. Les autorités camerounaises promettent de traiter la question avec diligence. Il s’agit de préserver des relations de bon voisinage, mais également, pour le port de Douala, de conserver sa clientèle.

 

par Centrafrique-Presse.com publié dans : Relations Internationales
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Dimanche 20 juillet 2008



 

Source: pana17/07

 

L'Union africaine (UA) offre au Soudan une chance de survie face à la menace d'un mandat d'arrêt qui plane sur les autorités du pays, l'un des principes adoptés par le Conseil exécutif de l'organisme panafricain mentionnant que la voie la plus efficace en pareil cas de figure est celle des pressions diplomatiques.

 
Il ressort d'un rapport spécial rédigé par le Conseil des ministres des Affaires étrangères de l'UA, réuni au sein du Conseil exécutif, la seconde instance la plus puissante de l'organisme continental, que les ministres suggèrent aux Etats africains d'user de l'arme des pressions diplomatiques pour résister à ces genres de mise en accusation.

 
Ce rapport, dont la PANA a obtenu une copie, recommande à tous les pays africains de saisir la Cour pénale internationale (CPI) de tous les conflits liés à leur souveraineté, tout en invoquant le principe de l'immunité diplomatique pour faire échec aux tentatives d'arrêter leurs ressortissants afin de les faire juger en vertu du principe de la compétence universelle.

“Les Etats africains peuvent protester diplomatiquement contre le recours abusif à la compétence universelle par certains Etats, en particulier lorsque l'invocation du droit à la protection diplomatique aurait été mieux indiquée pour traiter les affaires impliquant des ressortissants des Etats concernés”, note le rapport.

 
Le rapport de l'UA avait été élaboré par les ministres africains en charge de la Justice et les procureurs généraux des 53 pays membres de l'organisme panafricain, à la veille du sommet qui s'est tenu les 30 juin et 1 juillet derniers, à Charm el-Cheikh, en Egypte.


Le document suggère aux chefs d'Etat africains sous la menace d'un mandat d'arrêt international d'adopter une démarche différente de celle des Etats-Unis, qui ont déployé ce qu'il qualifie de “politique de négociations et de menaces” mise en oeuvre pour faire échouer les procédures initiées à Bruxelles contre ses hauts responsables.


Le président soudanais, Omar el-Béchir, est menacé d'arrestation si la Cour pénale internationale suit l'avis du procureur général en délivrant un mandat d'arrêt contre lui au motif de génocide et crimes de guerre dans la région du Darfour, dans l'ouest du Soudan.

La déclaration des ministres de l'Union africaine note également que la CPI ne jouit pas d'une compétence automatique, qui suppose l'accord préalable des parties au procès.

Cependant, les Etats africains signataires de la Convention de la CPI sont tenus de faire exécuter les mandats d'arrêt de cette juridiction et de lui remettre toute personne suspecte recherchée pour génocide ou crime contre l'humanité.

 
La notion de compétence universelle, en vertu de laquelle un tribunal siégeant à Bruxelles a demandé l'arrestation et le jugement de Hissène Habré, l'ancien chef de l'Etat tchadien, demeure un sujet très sensible pour les dirigeants africains. Le Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, est resté étonnamment calme après la demande de délivrance d'un mandat d'arrêt contre le président el-Béchir, expliquant que son bureau n'a pas l'obligation d'intervenir sur ce dossier.


Dans le communiqué qu'il a rendu public quelques heures après l'annonce, par le procureur général de la Cour pénale internationale, Luis Moreno-Ocampo, de sa décision de lancer un mandat d'arrêt contre le chef de l'Etat soudanais, le patron de l'ONU insiste sur l'indépendance de la Cour pénale.

 
“Le Secrétaire général a souligné que la CPI est une institution indépendante et que les Nations unies doivent respecter l'indépendance du processus judiciaire”, avait déclaré son porte- parole, dans un communiqué rendu public après l'annonce de la demande du procureur général de la CPI.


Ban Ki-mon a donné l'assurance que l'ONU est déterminée à protéger les populations vulnérables du Darfour et promis de poursuivre les opérations humanitaires dans cette région, opérations grâce auxquelles les secours si nécessaires sont fournis à cette région déchirée par la guerre civile depuis 5 ans. Les autorités soudanaises ont appelé à la clémence à la suite de la menace de délivrance d'un mandat d'arrêt contre son président, réaffirmant que sa volonté d'oeuvrer en faveur de l'instauration de la paix et de la justice dans le Darfour a été prouvée et que ce sont les groupes rebelles qui entravent les pourparlers.


Le Soudan a fait savoir que le mandat d'arrêt va renforcer les rebelles du Darfour dans leur lutte contre le gouvernement, dont la légitimité sera alors remise en cause par la mise en accusation prononcée par la CPI.

 
Khartoum a également souligné que la communauté internationale doit contraindre la CPI à s'interroger sur le sens de son action vis-à-vis de leur chef d'Etat, en prenant en considération les soucis liés à la préservation de la stabilité régionale, notamment la paix difficilement conclue dans le Sud et l'Est-Soudan.

 
Le Soudan a aussi exhorté les Nations unies, la Ligue arabe, la Conférence des Etats islamiques et l'Union africaine à appeler la CPI à renoncer au projet de mise en accusation et d'envoyer un message fort et sans ambiguïté aux mouvements rebelles en leur faisant comprendre que la négociation est la seule voie vers la paix.


Les autorités soudanaises ont fait part de leur conviction que ni l'UA, ni la Ligue arabe et la Conférence des Etats islamiques n'accepteront d'exécuter ce mandat d'arrêt, si jamais il était délivré.

“L'UA, la Ligue arabe et la Conférence islamique ont tous fait part de leur opposition à un éventuel mandat d'arrêt. Je ne sais pas comment ces éléments (CPI) vont le faire exécuter à l'encontre du Soudan”, a déclaré l'ambassadeur soudanais au Kenya, Majok Guandong.

La menace de ce mandat d'arrêt intervient deux semaines à peine après la 11ème session de la Conférence des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union africaine (UA), qui s'est tenue à Charm el-Cheikh, pour se pencher, entre autres questions, sur la notion de compétence universelle.

Le principe de la compétence universelle, l'une des questions les plus controversées qui se posent aux dirigeants africains toujours en poste ou ayant quitté leurs fonctions, accusés de divers crimes contre l'humanité et de complicité de génocide, rend encore plus inextricable les difficultés de mise en oeuvre du traité portant création de la CPI.


Le Soudan ne cesse désormais de rappeler qu'il n'a pas adhéré à la CPI et que, par conséquent, il n'est pas tenu de se plier à un mandat d'arrêt délivré par cette juridiction.

par Centrafrique-Presse.com publié dans : Relations Internationales
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Dimanche 20 juillet 2008





ASECNA

 

48ème REUNION DU COMITE DES MINISTRES DE TUTELLE

 

MALABO, le 11 JUILLET 2008

 

RESOLUTION N° 2008 CM 48- 9

 

ATTITUDE DU MINISTRE SENEGALAIS DE L' ARTISANAT

ET DES TRANSPORTS AERIENS

 

Le Comité des Ministres de tutelle, réuni à Malabo le 11 juillet 2008,

 

Vu la Convention relative à l'ASECNA signée à Dakar, le 25 octobre 1974, ensemble les statuts de ladite Agence,

 

Après avoir entendu Monsieur Farba SENGHOR, Ministre sénégalais de l'Artisanat et des Transports Aériens, Ministre de tutelle de l'ASECNA, exposer sa version du différend existant entre son Pays et l'Agence,

 

Après avoir exploré toutes les voies susceptibles de conduire à un accord permettant le retour à une situation normale,

 

Exprime sa préoccupation et déplore l'attitude du Ministre de l'Artisanat et des Transports Aériens du Sénégal qui a rejeté toutes les propositions faites et maintenu des exigences inacceptables.

 

Demande au Sénégal de :

 

. mettre fin sans délai à toutes les mesures prises en violation flagrante des règles communautaires, notamment l'accaparement à son profit des redevances communautaires d'atterrissage et de balisage sur l'aéroport International Léopold Sédar SENGHOR de Dakar

 

 

 

. rembourser dans un délai de deux mois les sommes indûment perçues depuis le 10 mai 2008 et qui sont des ressources de la Communauté,

 

Malabo, le 11 juillet 2008

 

                                         Le Président du Comité des Ministres de tutelle

 

                                                            Enrique MERCADER COSTA

 

 

 

 

 

 *****************************************************************************************

 

 

 

 

 

ASECNA

 

48ème REUNION DU COMITE DES MINISTRES DE TUTELLE

MALABO, le 11 JUILLET 2008

 

RESOLUTION W 2008 CM 48 -12

MESURES RELATIVES AU FONCTIONNEMENT OU SIEGE DE L'ASECNA ET DES AUTRES SERVICES COMMUNAUTAIRES

 

Le Comité des Ministres de tutelle, réuni à Malabo le 11 juillet 2008,

Vu la Convention relative à l'ASECNA signée à Dakar, le 25 octobre 1974, ensemble les statuts de ladite Agence,

Vu la Résolution N° 2008 CM 48 - 9, relative à l'attitude du Ministre de l'Artisanat et des Transports Aériens du Sénégal,

 

Considérant les déclarations du Ministre dans les médias,


Considérant
l'accaparement au profit du Sénégal des redevances communautaires d'atterrissage et de balisage sur l'aéroport International Léopold Sédar SENGHOR de Dakar,


Considérant
les mesures de réquisition du personnel communautaire de l'Agence sur l'aéroport International Léopold Sédar SENGHOR de Dakar.


Considérant
les mesures dirigées à l'encontre des personnels communautaires non sénégalais de l'Agence, visant à les empêcher d'accomplir normalement leurs tâches, ou les menaces de les déclarer « persona non grata».
 

Constatant l'attitude du Ministre de l'Artisanat et des Transports Aériens du Sénégal qui a rejeté toutes les propositions faites et maintenu des exigences inacceptables,


Constatant
le désaccord persistant entre le Ministre de tutelle du Sénégal et l'ASECNA susceptible de mettre en péril l'existence de l'Agence,


Considérant
la nécessité de préserver les intérêts de l'Agence et de lui permettre d'exercer ses missions dans de bonnes conditions,


Donne
mandat au Conseil d'Administration et à la Direction Générale d'étudier, sous la supervision du Président du Comité des Ministres de tutelle, dans un délai de trois mois les mesures de tous ordres permettant d'assurer en dehors du Sénégal les activités du Siège et des autres installations et services communs à compter du 1er janvier 2009, et d'en rendre compte au Comité des Ministres de tutelle,

 

                                                                                Malabo,  le 11 juillet 2008

 

                                 Le Président du Comité des Ministres de tutelle

 

                                                   Enrique MERCADER COSTA


*********************************************************************


Révélation de Farba SENGHOR  ‘L’Asecna a placé 40 milliards de francs Cfa à l’extérieur’

 

Source: walfdjri16/07

 

Le ministre de l’Artisanat et des Transports aériens lève un coin du voile sur la rapport d’audit du cabinet Mazars-France. ‘Si nous jetons un coup d’œil sur les états financiers de 2006 de l’Asecna, nous nous rendons compte que cette agence garde par devers elle 40 milliards de francs Cfa en valeurs mobilières de placement au moment où nos Etats souffrent d’un déficit d’équipements notoire’, a révélé hier M. Farba Senghor au cours d’une conférence de presse. ‘En outre, la totalité de ce montant est placée dans des marchés financiers hors d’Afrique alors qu’elle pouvait être placée dans les marchés de la Cemac ou de l’Uemoa avec des taux beaucoup plus intéressants (7 % contre 3 % en Europe)’, a-t-il dénoncé. Aussi, Farba Senghor a-t-il émis le souhait que cet argent qui appartient aux Etats membres de l’Asecna soit rapatrié et mis au service des économies de ces pays.


Selon lui, de nombreux détournements intervenus au sein des paieries n’ont pas encore amené l’agence à revoir son système de contrôle ainsi que l’ont noté ses auditeurs depuis 5 ans. Aussi, a-t-il demandé la mise en place, sans délai, d’un système de gestion transparente et d’outils de contrôle performant.


Dans le même ordre d’idées, le ministre a aussi mis à nu la violation du code des impôts par l’Asecna. ‘L’Asecna fonctionne au Sénégal en violation du code des impôts en prélevant mais ne reversant pas les impôts sur le revenu du personnel recruté localement. Or l’accord de siège qui le lie au Sénégal stipule clairement que seul le personnel international bénéficie d’un statut diplomatique et est exonéré d’impôts’, a-t-il dénoncé. Selon lui, le préjudice subi par l’administration fiscale sénégalaise est évalué à environ 450 millions de francs Cfa par année compte non tenu de la sous-fiscalisation délibérée du personnel local sénégalais qui représente environ 30 millions de francs Cfa par année. A cet effet, il a rappelé que cette situation expose l’agence à un redressement fiscal.


Farba Senghor a aussi fait état d’un ensemble de dysfonctionnements graves, notamment la violation régulière des règles de passation des marchés. Pour le ministre, tous ces faits ne sont qu’une infime partie des nombreuses récriminations faites à l’agence par le cabinet Mazars-France et qui confortent le Sénégal dans sa position pour une meilleure gestion des ressources matérielles et financières que les Etats membres ont mises à la disposition de l’agence.


Nd. M. GAYE

par Centrafrique-Presse.com publié dans : Relations Internationales
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Dimanche 20 juillet 2008



 

APA Bangui 2008-07-19 (Centrafrique) L’ambassadeur de la République arabe d’Egypte à Bangui, Hany Riad Moawad, a lancé un vibrant appel à la communauté internationale pour qu’elle intensifie son aide à la République centrafricaine, afin de permettre à ce pays de relever les grands défis sécuritaires et économiques.

 

A l’occasion d’une réception offerte, jeudi à Bangui, dans le cadre de la célébration du 56ème anniversaire de la révolution égyptienne, M. Riad Moawad a réaffirmé l’engagement de son pays, en tant que coordonnateur du groupe africain au sein de la Commission de consolidation de la paix de l’ONU, de poursuivre son soutien aux efforts du gouvernement centrafricain pour la consolidation de la paix.

 

Il a également souligné sa détermination à fédérer l’appui international pour les besoins prioritaires et les multiples défis que doit relever le gouvernement centrafricain. La ministre centrafricaine déléguée à la coopération internationale, Mme Marie Reine Hassen, a indiqué que la Centrafrique est aujourd’hui confrontée à de nombreux défis dans ses efforts de redressement économique.

 

La flambée des prix des biens de première nécessité, dont le pétrole, la crise énergétique, l’insuffisante des denrées alimentaires, les tensions de trésoreries et la crise sociale sont de natures à compromettre nos efforts, a-t-elle conclu.

par Centrafrique-Presse.com publié dans : Relations Internationales
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mercredi 16 juillet 2008




 

La 48e session du comité de tutelle de l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne (ASECNA), qui s'est déroulée le 12 juillet à Malabo, en Guinée Equatoriale, n'a pas pu régler l’épineux problème du départ du Sénégal de l’agence. Au terme des assises, l’ASECNA a sommé le Sénégal de restituer l’argent des redevances de balisage et d’atterrissage ainsi que le transfert du siège de Dakar. Le représentant sénégalais a préféré quitter la salle avant la fin des travaux.

 

La décision du Sénégal de quitter l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA) était au centre des débats de la 48e réunion des ministres de tutelle de cette agence, ouverte le 12 juillet dernier à Malabo, la capitale équato-guinéenne.

«Notre assemblée annuelle se tient dans une zone de turbulence, marquée par la décision du Sénégal et de Madagascar de quitter l’agence» a déclaré à l’ouverture des travaux le ministre gabonais des transports, Dieudonné Mouiri Boussougou, président sortant du comité des ministres de tutelle de l’ASECNA.


Tout en précisant que Madagascar avait décidé de revenir sur sa décision, après plusieurs médiations, ce qui n’était pas le cas pour le Sénégal.


Les débats se sont révélés houleux entre le ministre sénégalais des transports, Farba Senghor, et ses homologues de l’agence, entraînant même le départ du représentant sénégalais avant la fin des travaux après qu’il ait vainement tenté à plusieurs reprises d’esquiver l’épineux dossier.

Les autres ministres ont néanmoins poursuivi l’ordre du jour de la réunion, et ont pris la décision de réclamer au Sénégal la restitution de l’ensemble des redevances collectées depuis la dénonciation par le Sénégal du contrat particulier. Ils estiment en effet que 56% des redevances à l’atterrissage appartiennent à l’ASECNA. De même que l’ensemble des redevances de balisage.

 
Un délai de 2 mois a été laissé au Sénégal avant la saisine de la justice. L’ASECNA réclame également le transfert de son siège qui était à Dakar. A cet effet, les participants ont ouvert un cahier de charge à l'intention des pays qui souhaitent accueillir ce siège. La décision sera rendue le 30 décembre prochain.


La Côte d’Ivoire aurait annoncé sa disposition à accueillir provisoirement le siège de l’ASECNA, avant que les ministres ne se prononcent sur le siège définitif. Pour ne pas arriver à cette situation, le président ivoirien Laurent Koudou Gbagbo aurait adressé, avant les assises de Malabo, un courrier à ses homologues gabonais Omar Bongo Ondimba et sénégalais Abdoulaye Wade leur demandant de revoir la position sénégalaise.


Membre créateur de l’ASECNA, le Sénégal abrite le siège de l’agence qui regroupe 17 pays africains ainsi que la France. Dakar accuse l’agence de ne pas investir ses importantes recettes dans la modernisation des installations, mais aussi de la mauvaise gestion.

 

15-07-2008    Source : Gaboneco.com 

par Centrafrique-Presse.com publié dans : Relations Internationales
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Lundi 14 juillet 2008



 

ADDIS ABEBA AFP / 12 juillet 2008 14h26 - Le Conseil de paix et sécurité de l'Union Africaine (UA) a "mis en garde" samedi la Cour pénale internationale (CPI) sur les poursuites envisagées contre des responsables du gouvernement soudanais.

 

Le CPS, qui s'est réuni vendredi soir, "a entendu une communication du procureur adjoint de la CPI sur certaines de ses activités", selon un communiqué. Le Conseil "a réaffirmé l'engagement de l'UA à combattre l'impunité".

 

"Dans le même temps, le CPS (Conseil de paix et de sécurité) a exprimé sa profonde conviction quant à la nécessité de poursuivre la recherche de la justice de manière à ne pas entraver ou compromettre les efforts visant à promouvoir une paix durable, et a rappelé que, dans sa résolution 1593 (2005) du 31 mars 2005, le Conseil de sécurité des Nations unies a également souligné la nécessité de promouvoir l'apaisement et la réconciliation", ajoute le texte.

 

"La position du CPS est de mettre en garde la CPI sur les risques d'une action contre certaines personnalités qui pourrait compromettre la paix sur le continent", a indiqué un haut responsable de l'UA à l'AFP.

 

"L'essentiel (de la réunion) a porté sur le Darfour, très largement et sur le fait que les étapes à venir seront déterminantes, mais la CPI n'a pas donné plus de précisions. Par ailleurs, elle a brièvement mentionné les cas de Centrafrique, de la RDCongo et de l'Ouganda avec la rébellion de la LRA", a ajouté cette source.

 

(©AFP)

par Centrafrique-Presse.com publié dans : Relations Internationales
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Jeudi 3 juillet 2008

 

KINSHASA, 1er juillet (Xinhua) -- Le secrétaire général adjoint de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) , Egidio De Sousa Santos (Angola), a affirmé mardi à Kinshasa que  le transfert de commandement des Forces multinationales en  Centrafrique (FOMUC), actuellement sous l'égide de la Communauté  économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC) en forces de la FOMAC sous l'autorité de la CEEAC aura lieu le 12 juillet 2008  à Bangui, en Centrafrique.

 

     Après un entretien avec le ministre congolais des Affaires  étrangères et de la Coopération internationale, Antipas Mbusa  Nyamwisi, M. de Sousa Santo a affirmé qu'il était venu en  République démocratique du Congo (RDC), pays qui assure la  présidence de la CEEAC, pour rendre compte au président Josphe  Kabila de l'état d'avancement des préparatifs de cette mutation. 

 

     Il a indiqué en outre que les chefs d'Etat et de gouvernement  de la CEEAC ont donné mandat au comité d'ambassadeurs de la CEEAC  pour étudier les conditions de transfert d'autorité entre la CEMAC et la CEEAC. 

 

     La FOMUC existe depuis le 2 octobre 2002, à l'issue d'un sommet où les chefs d'Etat membres de la CEMAC avaient décidé le  déploiement d'une force de 350 soldats en Centrafrique, en  remplacement de la Mission des Nations Unies en République  Centrafricaine (MINURCA). 

 

     La FOMUC avait alors mandat d'assurer la sécurité du président  Ange-Félix Patassé, la restructuration des Forces armées et el  travail de patrouille mixte le long de la frontière avec le Tchad. Son mandat a été prorogé et adopté après l'éviction du  président Patassé par le général François Bozizé en mars 2003. 

 

     S'agissant de la Force multinationale de l'Afrique centrale ( FOMAC), elle sera une force non permanente constituée des  contingents militaires des Etats membres dont le but sera  d'assurer les missions de paix, de sécurité et d'aide humanitaire. Elle sera appelée à intervenir notamment en cas d'agression ou de  conflits dasn tout Etat membre, de conflits internes ou en cas de  renversement des institutions constitutionnelles d'un Etat membre. 

 

 

par Centrafrique-Presse.com publié dans : Relations Internationales
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Lundi 30 juin 2008



 

CHARM EL-CHEIKH (Egypte), 30/06 (PANA) - Rappel des principaux conflits et crises sur le continent africain à l`occasion du sommet de l`Union africaine de lundi et mardi.

ZIMBABWE

Le pays, plongé dans un marasme économique avec une hyper-inflation, est en proie à des violences politiques qui se sont déchaînées après la défaite du pouvoir aux législatives et à la présidentielle du 29 mars.

Le chef de l`opposition Morgan Tsvangirai a renoncé à participer au second tour de la présidentielle où Robert Mugabe a été réélu seul en lice vendredi. L`ONU a estimé que l`essentiel des attaques pouvaient être imputées aux partisans du président. Son secrétaire général Ban Ki-moon a jugé le résultat illégitime.

KENYA

Début 2008, le Kenya a sombré dans une crise politique meurtrière à la suite de la contestation de la réélection fin décembre du président Mwai Kibaki par son adversaire Raila Odinga. Les violences politico-ethniques ont fait plus de 1.500 morts et 300.000 déplacés. Le pays s`est depuis, doté d`un gouvernement de coalition avec M. Odinga au poste de Premier ministre.

SOUDAN

Le conflit au Darfour (ouest) oppose depuis 2003 forces gouvernementales appuyées par des milices arabes à des mouvements rebelles. La guerre et ses conséquences ont fait 300.000 morts et 2,2 millions de déplacés (ONU). Khartoum parle de 10.000 morts.

Début 2008, une mission hybride ONU/UA, la Minuad, a pris le relais d`une mission africaine, mais son déploiement rencontre des difficultés.

En mai, des rebelles du Darfour ont attaqué Omdurman, ville jumelle de Khartoum, avant d`être repoussés par les forces régulières. Le Soudan a accusé le Tchad d`avoir soutenu l`attaque.

TCHAD et CENTRAFRIQUE

Au Tchad, des rebelles partis de la frontière soudanaise, ont attaqué en février la capitale, encerclant le palais présidentiel avant d`être repoussés. Le 11 juin, ils ont lancé une offensive dans l`est, prenant plusieurs localités sans y rester longtemps.

Depuis 2005, le nord de la Centrafrique est plongé dans l`insécurité provoquée par les rebelles, les "coupeurs de route" (bandits de grand chemin), mais aussi l`armée. Un accord de paix vient d`être signé entre le gouvernement et deux rébellions.

Une force européenne, l`Eufor, est en cours de déploiement au Tchad et en Centrafrique pour protéger les réfugiés soudanais du Darfour et déplacés dans ces pays.

REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

Des accrochages opposent régulièrement les groupes armés dans le Nord et le Sud-Kivu (est), en dépit de l`instauration fin janvier d`un cessez-le-feu.

SOMALIE

La Somalie est déchirée par une guerre civile depuis 1991 (plus de 300.000 morts). Mogadiscio est le théâtre de combats depuis la débâcle fin 2006-début 2007 des tribunaux islamiques qui ont perdu les régions sous leur contrôle, après une offensive des forces éthiopiennes venues soutenir le gouvernement.

OUGANDA

La guerre civile dans le nord depuis 1988 a fait plusieurs dizaines de milliers de morts et deux millions de déplacés. Les pourparlers de paix entre Kampala et la rébellion de l`Armée de résistance du Seigneur (LRA), qui ont abouti à un cessez-le-feu, sont suspendus.

BURUNDI

Le Burundi tente d`émerger d`une guerre civile (300.000 morts depuis 1993). Le gouvernement et la rébellion Forces nationales de libération (FNL), ont signé un cessez-le-feu, mais son application achoppe sur la question du partage des pouvoirs.

NIGERIA

Le delta du Niger (sud) est le théâtre d`attaques contre des installations pétrolières et de prises d`otages.

DJIBOUTI/ERYTHREE

La tension est forte depuis une incursion, en avril, de troupes érythréennes vers la zone frontalière de Ras Doumeira, où des accrochages ont opposé à la mi-juin troupes djiboutiennes et érythréennes.

D`autre part, les relations sont très tendues entre l`Erythrée et l`Ethiopie, qu`une guerre frontalière a opposées de 1988 à 2000 (80.000 morts).

MALI/NIGER

Les deux pays sont confrontés à des rébellions touareg.

COTE D`IVOIRE

En Côte d`Ivoire, plongée en 2002 dans une crise politico-militaire, un processus de paix, encore fragile, a été relancé en 2007 par un accord prévoyant la réunification du pays et une élection présidentielle. Mais il connaît des retards.

par Centrafrique-Presse.com publié dans : Relations Internationales
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Lundi 30 juin 2008

 

 

Observatoire de l’Afrique centrale (OBSAC) samedi le 28 juin 2008

 

Jusqu'à ce jour, la CPI a lancé 5 mandats d'arrestation contre des citoyens congolais, dont quatre (même si Bemba n'est pas encore transféré à La Haye) sont déjà arrêtés (Le cinquième mandat concerne Bosco Ntaganda (l'actuel chef d'état-major du CNDP) qui se trouve hors de portée de la CPI). 

 

Le premier à être arrêté, Thomas Lubanga, eu droit à un cirque peu orthodoxe entre le moment de son transfert de Kinshasa à La Haye par les "services" français, dans des conditions de quasi-illégalité qui avait fait bondir le ministre de la Justice de la RDC de l'époque, M. Kisimba N'Goy (aujourd'hui décédé). Ce dernier n'avait jamais été informé de l'extradition de Lubanga, qui à ce moment-là était déjà incarcéré à la prison de Makala pour d'autres motifs, et donc placé sous l'autorité dudit ministre de la Justice. Mais, même si ce dernier avait été en liberté, son extradition aurait requis l'autorisation de la justice et donc du ministre. Dans le cas de Lubanga, il est évident que le « deal » avec la CPI a été conclu avec la Présidence de la République et le procureur général (qui pourtant relève du ministre de la Justice [sic]). On voit bien ici comment fonctionne l'État congolais...

 

Après plus de deux ans de détention, le procès de Lubanga à La Haye qui devait s'ouvrir au cours du mois de juin 2008, a été remis sine die à cause du refus du bureau du procureur de communiquer l'ensemble de la preuve à charge (et à décharge) en sa possession aux avocats du prévenu et aux juges de la première chambre. Ces derniers ont donc dans un premier temps, annulé l'ouverture du procès, et demandé à d'autres juges de la même CPI de statuer sur la communication de la preuve entre les mains du procureur. Dans un second temps, ils ont laissé entendre que les conditions imposées par l'ONU concernant la communication de certaines informations confidentielles étaient inacceptables pour une cour de justice où doit régner la transparence. 

 

En fait, tout se passe comme si l'on tentait ici d'imposer à la CPI les nouvelles règles du jeu mises en place après le 11 septembre 2001, concernant la confidentialité de la preuve, qui devient inaccessible à l'accusé et même à ses avocats dans les causes de terrorisme ou de sécurité nationale. Aux États-Unis, dans certains cas, seuls sont habilités à voir la preuve des juges triés sur le volet dont l'identité est gardée secrète (le FISA Court qui autorise l'émission de mandats d'écoutes électroniques contre des personnes suspectées d'activités terroristes, entre autres). On comprend que les juges de la CPI aient une certaine réticence à accepter une telle parodie de la justice dans leur propre institution. De toute manière, il n'est pas ici question de sécurité nationale, mais d'une justice de dernier recours pour les situations où un État est dans l'impossibilité de rendre lui-même justice aux victimes de crimes de guer