Recherche

Sommaire

Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>
Mardi 24 juin 2008

 en RCA paraphé solennellement à Libreville

 




Libreville, 24 juin (GABONEWS) – Le Département d’Etat à Washington a tenu à saluer la volonté de réconciliation nationale visible en République centrafricaine, en raison de l’initiative courageuse prise par le régime du président François Bozizé et l’opposition répartie au sein des deux mouvements politico-militaires, l’APRD et l’UFDR, en vue de conclure solennellement un « Accord de paix global » paraphé samedi dernier au palais du front de mer à Libreville, grâce à la médiation du chef de l’Etat gabonais, Omar Bongo Ondimba, à en croire une « Déclaration » du Porte-parole adjoint Tom Casey dont GABONEWS a reçu copie, et dans laquelle les Etats-Unis « félicitent » avant tout le numéro un de Bangui, ainsi que le Représentant Spécial du Secrétaire général de l’ONU, François Fall pour leur implication collective dans ce résultat, en même temps la diplomatie américaine voit dans cet acte fondateur « une importante démarche » décisive vers « un dialogue politique inclusif », gage de paix et de stabilité à l’échelle régionale.

par Centrafrique-Presse.com publié dans : AMERIQUE
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mercredi 18 juin 2008

 

LE MONDE | 17.06.08 | 14h44  •  Mis à jour le 17.06.08 | 14h44 Compte rendu

 

Endémique sous Saddam Hussein, au moins pour son entourage et ses alliés, la corruption en Irak s'est généralisée depuis l'invasion anglo-américaine du pays en mars 2003. Selon Transparency International, l'organisation indépendante qui dresse, chaque année, un panorama de la corruption dans le monde, sur 180 pays, seules la Birmanie et la Somalie sont aujourd'hui plus corrompues que l'Irak.

 

De toutes les enquêtes successives diligentées par les différentes agences américaines de surveillance et de contrôle budgétaire ces dernières années, on savait que "plusieurs milliards de dollars" investis par l'administration Bush dans l'expédition d'Irak avaient "disparu" dans le désordre ambiant. Pour la première fois, un chiffre global est cité dans une enquête approfondie diffusée la semaine passée par la BBC, et il est astronomique : 23 milliards de dollars, soit 14,8 milliards d'euros, auraient été "perdus, volés", à tout le moins "non justifiés" depuis cinq ans auprès du Trésor américain.

 

Dans la ligne de mire des enquêteurs du magazine Panorama, les contractants, américains et autres, qui fournissent en principe aux 151 000 soldats de l'armée américaine tout ce dont ils ont besoin au quotidien : de l'eau minérale, acheminée chaque jour des Etats-Unis vers l'Irak via le Koweït, aux hamburgers et aux frites en passant par les laitues, les fruits, le lait, les chocolats, les armes, les munitions et tout le reste. Les contractuels civils, qui sont plus nombreux que les soldats - 163 000 au dernier comptage -, s'occupent aussi de reconstruction, de pétrole, de justice, de police et sont présents dans à peu près tous les ministères irakiens.

 

Selon la BBC, des procès pour corruption, surcharge de factures adressées au Pentagone ou au département d'Etat, non-livraison de biens payés et autres coups tordus, visent 70 entreprises américaines contractantes, en tête desquelles se trouve le groupe Halliburton, dirigé, jusqu'à sa nomination à la vice-présidence des Etats-Unis en 2000, par Dick Cheney. Halliburton avait obtenu, sans aucun appel d'offres, le plus gros contrat de reconstruction en Irak, mais ni la BBC ni aucun autre média ne peut publier quoi que ce soit sur les enquêtes et les procès en cours : "L'administration Bush a imposé le silence (gagging order) sur toutes ces affaires", déplore Panorama.

 

Un audit, forcément partiel puisque les contrats commerciaux conclus en Irak par les militaires ou les diplomates américains totalisent plus de 165 000 documents depuis mars 2003, a été réalisé par l'Inspection générale de la défense. Diffusé en mai à Washington, il estimait à 8,2 milliards de dollars la somme payée à des contractants sans avoir été régulièrement justifiée. Pas de facture afférente, ou alors totalement inadéquate. Comme cette entreprise américaine non identifiée qui s'est fait verser 320,8 millions de dollars avec une simple mention sur sa facture : "Paiement de salaires irakiens". A qui, pourquoi, comment ? Mystère.

 

Mystère aussi que ce chèque du Trésor d'un montant de 5 674 075 dollars au profit d'une société irakienne, intitulée Al-Kasid Specialized Vehicles Trading Company, pour la livraison d'équipements non spécifiés à un corps non précisé. Ou cet autre chèque de 6 268 320,07 dollars encaissé par une entreprise de sécurité mal connue, nommée Combat Support Associates, pour un service non indiqué.

Côté irakien, la comptabilité des dépenses publiques est encore plus mystérieuse et nul ne peut plus faire la lumière sur la corruption ambiante puisque la Commission pour l'intégrité publique, qui avait été mise en place fin 2003, a été virtuellement démantelée, l'été 2007, par le premier ministre, Nouri Al-Maliki, après que son président, le juge Radhi Al-Radhi, eût été publiquement désavoué.

M. Maliki a désormais interdit qu'une enquête pour corruption puisse être ouverte contre lui, ses 33 ministres, ex-ministres ou hauts fonctionnaires, sans son propre feu vert. Selon un mémo daté de mars 2007 et rédigé par le défunt organe anticorruption mis en place en 2004 à l'ambassade américaine de Bagdad et fermé depuis, M. Maliki a utilisé ce pouvoir pour stopper 48 enquêtes en six mois. Stuart Bowen Junior, le patron de l'Office du procureur spécial pour la reconstruction en Irak, a dit au New York Times ce que cela lui inspirait. "Ma préoccupation quant à la corruption en Irak grandit."

 

Agé de 63 ans, le juge Radhi, qui fut emprisonné et torturé sous la dictature baassiste, a vu 31 de ses enquêteurs assassinés ces dernières années après avoir mis leur nez dans certaines sales affaires. Entendu en octobre 2007 par le Congrès, il estimait alors à 18 milliards de dollars le montant des fonds publics irakiens détournés. C'est lui qui avait notamment mis au jour le fabuleux "coup" de 1,2 milliard de dollars perpétré par l'ancien ministre de la défense (2004-2005) Hazem Al-Shaalane aux dépens de son pays. Le ministre, aujourd'hui en fuite avec un mandat d'arrêt d'Interpol émis contre lui, avait prétendu avoir acheté des armements modernes à la Pologne. Lorsque la commande arriva, il s'agissait de matériels usagés datant du pacte de Varsovie d'une valeur maximale - encore n'y avait-il pas tous les équipements prétendument payés - de 200 millions de dollars.

 

Bizarrement, un nouveau contrat d'équipements militaires, secrètement conclu avec la Serbie en septembre par le même ministère, aujourd'hui dirigé par Abdul Qadir, est d'abord estimé à 833 millions de dollars. Des parlementaires sonnent l'alarme, s'indignent que l'affaire se soit faite de gré à gré sans contrôle. Le contrat, finalement signé en mars, est réduit à 236 millions.

A Bagdad, chacun le sait, pour entrer dans la police, il faut verser 500 dollars de bakchich. Pour monter en grade, c'est 1 000. Besoin de médicaments rares ? Quelqu'un, au ministère de la santé, indiquera où trouver le pharmacien à qui il a vendu ses propres stocks, au noir. Toutes les guerres ont leurs profiteurs. "Mais en Irak, dit Munther Abdul Razzaq, un élu sunnite du Parlement, l'ampleur de la corruption défie l'imagination."

 

Patrice Claude


Chiffres

 

Selon le Pentagone, 527 milliards de dollars ont été alloués, de septembre 2001 à fin décembre 2007, à la "guerre contre le terrorisme", dont :

 

406 milliards à la guerre en Irak. D'après un rapport du Bureau du budget du Congrès publié en octobre 2007, le Congrès a déjà autorisé.

 

602 milliards de dollars de dépenses pour les opérations militaires en Irak et en Afghanistan, dont 70 % pour l'Irak seul. Le budget américain consacré à la défense représente environ 4,2 % du PIB.

 

Selon le Prix Nobel d'économie américain Joseph Stiglitz, le coût total du conflit en Irak dépassera 3 000 milliards de dollars.

 

par Centrafrique-Presse.com publié dans : AMERIQUE
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Lundi 9 juin 2008

 

Par Gregory Katz

 

LONDRES – 9 juin 2008 (AP) On espère beaucoup de Barack Obama à l'étranger, de la fin de la guerre en Irak à une politique américaine contre le changement climatique en passant par la résolution de la crise alimentaire, mais le candidat démocrate, s'il accède à la Maison Blanche, pourrait bien décevoir certaines attentes.

 

Il s'est engagé à retirer les troupes américaines d'Irak, une position populaire dans de nombreux pays, mais une évaluation de la situation sécuritaire sur le terrain pourrait l'amener à reconsidérer sa promesse. "Il y a un espoir presque irrationnel qu'Obama va apporter le changement, que tout sera mieux qu'avec Bush", souligne Robert McGeehan, un spécialiste de l'anti-américanisme au centre de recherche Chatham House à Londres.

 

Ceux qui l'approuvent n'ont souvent pas examiné ses propositions et l'aiment simplement parce qu'il représente la fin de l'ère Bush, selon M. McGeehan. "Obama a eu la partie belle jusqu'ici, mais maintenant cela va devenir beaucoup plus difficile", assure cet expert, un partisan déclaré des politiques de l'administration Bush.

 

Les positions du sénateur de l'Illinois ont déjà suscité des résistances sur des dossiers clés de politique étrangère. En Israël, on se méfie de sa volonté affichée de nouer le dialogue avec les dirigeants de pays hostiles comme l'Iran.

 

Certains dirigeants arabes s'inquiètent d'une réduction de la présence militaire américaine en Irak, craignant une guerre civile dans le pays qui pourrait menacer la stabilité de la région. Au Pakistan, c'est sa promesse d'accroître l'activité militaire si nécessaire qui suscite la préoccupation. Il n'a pas exclu que les Américains puissent agir seuls dans ce pays sur la base d'informations sur des cibles terroristes.

 

Mais pour des millions de personnes dans le monde, le plus important est qu'un Noir a pour la première fois une réelle chance d'accéder à la Maison Blanche. En Nouvelle-Zélande, quatre députés du Parti maori ont détourné une formule célèbre pour qualifier la victoire d'Obama dans la course à l'investiture démocrate: "un petit pas pour l'Amérique, un grand pas pour les peuples de couleur dans le monde."

 

Son succès est considéré comme le signe d'un changement fondamental dans les relations raciales aux Etats-Unis, "une révolution des mentalités aux Etats-Unis", pour le président sénégalais Abdoulaye Wade. Le fait qu'il soit "une personne de couleur" (de mère blanche et de père noir) devrait lui valoir la sympathie de nombreux Indiens, selon Uday Bhaskar, un analyste de New Delhi. Et de préciser: "il n'est pas l'homme blanc qui suscite une profonde angoisse coloniale en Inde."

 

Certains estiment que son passé multiculturel et son approche de la politique internationale devraient contribuer à redresser l'image de l'Amérique dans le monde. Mais certaines de ses prises de position sont déjà contestées. Les Palestiniens ont ainsi "rejeté" ses propos présentant Jérusalem comme la capitale indivisible d'Israël lors d'un discours la semaine dernière devant la Commission des affaires publiques américano-israélienne (AIPAC), influente organisation pro-israélienne. En Indonésie, pays musulman où M.Obama a vécu enfant et où la cause palestinienne est populaire, le fait que le candidat démocrate se soit présenté comme "un ami loyal d'Israël" a suscité une certaine déception.

 

Reste que beaucoup au Proche-Orient et ailleurs doutent de ses chances de victoire en raison du racisme profond qui selon eux imprègne la société américaine. "Il ne sera pas accepté par la majorité des Américains parce qu'il est noir", estime ainsi Sateh Noureddine, un responsable du journal libanais "As-Safir" ("L'Ambassadeur").

 

Dans certains pays, on tend à minimiser les déclarations de campagne du candidat car on estime que s'il est élu il se placera largement dans la continuité des politiques américaines économiques et étrangères menées au cours des dernières décennies.

 

Sheng Dingli, directeur du Centre pour les études américaines à l'université Fudan en Chine, estime par exemple qu'il tiendra un discours beaucoup moins critique sur la Chine s'il est élu. "Il est dur à l'égard de la Chine sur la question des droits de l'Homme et du commerce", dit-il. "Mais il changera, tout comme George Bush (père), Bill Clinton et George W. Bush. Ils avaient été durs envers la Chine durant leur campagne, mais ont adouci leur position après leur élection."

 

AP

 

par Centrafrique-Presse.com publié dans : AMERIQUE
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Samedi 24 mai 2008

Election présidentielle américaine

 

 

Linternationalmagazine.com , publié le 24/05/2008

 

Alors qu’elle expliquait les raisons de son maintien dans la course à l’investiture démocrate, Hillary Clinton a fait référence vendredi à l’assassinat de Robert Kennedy en juin 1968.

Les déclarations de Clinton ont immédiatement suscité diverses interprétations. Certains soupçonnent la sénatrice d’avoir suggéré, entre les lignes, qu’elle restait dans la course au cas où Obama serait visé par une tentative d’assassinat.

 

"...Nous nous souvenons tous que Bobby Kennedy a été assassiné en juin en Californie", a-t-elle expliqué devant le comité de rédaction d’un journal du Dakota du Sud, le Sioux Falls Argus Leader.

 

"C’est quelque chose que je ne comprends pas", a-t-elle ajouté, en faisant référence aux appels au sein de son parti en faveur de son retrait de la course à l’investiture, dont les dernières consultations auront lieu le 3 juin dans le Dakota du Sud et le Montana.

Robert Kennedy, frère du président assassiné John F. Kennedy et du sénateur du Massachusetts Edward Kennedy, a été tué en 1968 alors qu’il était en compétition pour la primaire démocrate.

 

La sénatrice de New York a par la suite exprimé des regrets devant des journalistes : "Je suis désolée si l’évocation de cet épisode traumatisant pour notre pays tout entier et pour la famille Kennedy en particulier a pu blesser. Ce n’était absolument pas mon intention".

 

Il ne durerait probablement pas longtemps

 

Avant ces déclarations de Clinton, c’est l’écrivain britannique Doris Lessing qui a dit tout haut ce que beaucoup d’Américains redoutent tout bas.

Dans un entretien accordé à un quotidien suédois, la prix Nobel de littérature avait en effet affirmé que si le Sénateur noir accédait à la présidence des Etats-Unis, « il ne durerait probablement pas longtemps, lui un homme noir occupant le poste de président, ils le tueraient ».

La femme de lettre progressiste a cependant refusé de préciser qui pourrait tuer Barack Obama.

 

La sécurité d’Obama renforcée

 

La sécurité du sénateur noir a été fortement renforcée. Alors que traditionnellement les candidats n’obtiennent la protection officielle des gardes du corps du gouvernement fédérale qu’après avoir reçu l’investiture de leur parti en vue de la présidentielle, décision à été prise par le ministre de la sécurité intérieure Michael Chertoff, en consultation avec le congrès, de flanquer Barack Obama de gardes de corps 24h sur 24 et 7 jours sur 7.

 

Les déclarations d’Hillary viennent en rajouter une couche à un moment ou beaucoup de d’américains redoutent que l’histoire des Etats-Unis, riche en épisode de ce type, ne se répète. Le président Abraham Lincoln fut assassiné en 1865 après avoir aboli l’esclavage. Les années 1960 furent, elle, émaillées d’une terrible série d’assassinats qui frappèrent des hommes engagés dans l’élimination de la ségrégation raciale : le président John Kennedy, son frère Robert et bien sur Martin Luther King.

Plus récemment, c’est le pasteur noir Jesse Jackson qui reçoit, comme Barack Obama, la protection des services officiels après avoir fait l’objet de menaces de mort durant ses campagnes présidentielles de 1984 et 1988.

 

par Centrafrique-Presse.com publié dans : AMERIQUE
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Lundi 3 mars 2008
 
 
Hugo-Chavez.jpg
 
Militaires équatoriens transportant sur une civière une guérillero des Farc, Diana Gonzales, blessée lors de l’attaque par l’armée colombienne d’un camp des Farc située en Equateur, au cours de laquelle le numéro deux des Farc a été tué (Reuters).
 
Des troupes équatoriennes et vénézueliennes ont été massées sur les frontières avec la Colombie. Hugo Chavez a qualifié Alvaro Uribe de «paramilitaire» et «de criminel», Rafael Correa, président de l’Equateur, l’a traité de «menteur» et de «tricheur».
 
Liberation.fr (avec source AFP) lundi 3 mars 2008
 
L'élimination par l'armée colombienne du numéro deux de la guérilla marxiste des Farc, Raul Reyes, a provoqué une escalade de tension entre la Colombie et ses voisins, le Venezuela et l'Equateur, la plus grave depuis des années dans cette région d'Amérique Latine.
Après l'incursion samedi de l'armée colombienne en territoire équatorien, afin de détruire un camp provisoire des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), l'Equateur et le Venezuela ont massé des troupes sur leur frontière avec la Colombie et ont pratiquement rompu leurs relations diplomatiques avec Bogota. Hier, le président vénézuélien Hugo Chavez a ordonné la fermeture de l'ambassade de son pays en Colombie et le rappel de son personnel diplomatique. Puis il a ordonné l'envoi de «dix bataillons à la frontière avec la Colombie», soit près de 10 000 soldats.

«Violation de la souveraineté» de l'Equateur

Un peu plus tard, le président équatorien Rafael Correa, qui avait envoyé une délégation ministérielle enquêter sur les lieux où Raul Reyes a perdu la vie, a annoncé l'expulsion de l'ambassadeur colombien à Quito et la mobilisation de ses troupes sur sa frontière avec la Colombie. Rafael Correa a qualifié de «mensonge» la version donnée par le président colombien Alvaro Uribe, qui a présenté l'opération comme une action de représailles à chaud, et accusé les militaires colombiens «d'assassinats». Il a souhaité que la communauté internationale condamne cette «violation de la souveraineté de son pays». En réponse, Bogota a accusé Rafael Correa d'avoir passé un «compromis» avec les Farc, afin de jouer un rôle de médiateur dans les échanges d'otages colombiens contre des prisonniers guérilleros. Selon le directeur de la police colombienne, le général Oscar Naranjo, la saisie par l'armée colombienne des ordinateurs de Raul Reyes «suscite des interrogations sur l'état des relations du gouvernement équatorien avec le groupe terroriste des Farc».

«Les Colombiens qui oeuvrent pour la paix sont effondrés devant cette politique belliqueuse d'Uribe car la situation présente s'inscrit dans une pure logique de guerre», a estimé Carlos Lozano, directeur du journal communiste Voz. Hugo Chavez a qualifié hier Alvaro Uribe de «paramilitaire», «de criminel» et de «chiot de l'impérialisme américain». Rafael Correa a traité le président colombien de «menteur» et de «tricheur». En accord avec Hugo Chavez, le président du Nicaragua Daniel Ortega a estimé que le gouvernement colombien avait «assassiné» Reyes pour empêcher toute solution négociée au conflit qui ravage le pays depuis 40 ans.

Mauvaise nouvelle pour les otages

De son côté, la Maison Blanche s'est étonnée de «l'étrange» conduite de Hugo Chavez, bête noire des Etats-Unis en Amérique latine. «La situation est devenue explosive, les armées sont sur les frontières et la question des Farc se transforme en problème régional, voire international», remarquait un diplomate européen qui a requis l'anonymat. Le gouvernement espagnol a appelé lui «au calme» et au «dialogue» le Venezuela, la Colombie et l'Equateur.

A Paris, le ministère français des Affaires étrangères a lancé «un appel à la retenue» en évoquant «la montée des tensions dans la région andine». «Evidemment, ce n'est pas une bonne nouvelle que le numéro deux, Raul Reyes, l'homme avec qui nous parlions, l'homme avec qui nous avions des contacts, ait été tué», a déploré Bernard Kouchner ce matin lors d'une interview à France Inter. «En tout cas, ça doit nous faire redoubler d'efforts. Nous devons sortir Ingrid Betancourt. Elle doit sortir parce que c'est une urgence médicale et humaine», a-t-il dit. «Ce n'est même plus d'un accord humanitaire dont nous avons besoin, mais d'un geste de la part des Farc».
par Centrafrique-Presse.com publié dans : AMERIQUE
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Samedi 1 mars 2008
Texte à publier
par Centrafrique-Presse.com publié dans : AMERIQUE
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
creer blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus