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AMERIQUE

Lundi 21 septembre 2009




 

LE MONDE | 19.09.09 | 14h46  •  Mis à jour le 20.09.09 | 20h52

Washington Correspondante


George W. Bush détestait se rendre à l'ONU. Quand revenait, en septembre, le moment où le président des Etats-Unis, en tant que dirigeant du pays hôte, délivre le traditionnel discours d'ouverture de l'Assemblée générale, il s'efforçait de passer le moins de temps possible au siège de l'organisation. A l'ONU, il se faisait l'effet de "visiter un musée de cire", racontait récemment son ancien ambassadeur John Bolton.

Rupture oblige, Barack Obama se prépare à passer trois jours entiers à New York, jusqu'au jeudi 24 septembre, à l'occasion de la session annuelle des 192 pays membres des Nations unies. Il va déjeuner avec les chefs d'Etat africains, participer à une réunion du groupe des "amis du Pakistan", rencontrer les plus gros contributeurs de casques bleus et s'asseoir à la table du Conseil de sécurité avec le colonel Kadhafi... L'espace d'une séance, jeudi, il va même prendre la tête du directoire mondial.

"Les Etats-Unis ont radicalement changé le ton, le contenu et la pratique de leur diplomatie" à l'ONU, affirme Susan Rice, l'actuelle ambassadrice américaine à New York. Six ans après les durs affrontements au sein de l'organisation à propos de l'Irak, le président des Etats-Unis va diriger le Conseil de sécurité pour une session consacrée au désarmement et à la non-prolifération.

"Historique", selon Mme Rice, l'événement emprunte surtout au hasard du calendrier : il se trouve que les Etats-Unis président le Conseil en septembre, après le Royaume-Uni, en août, et avant le Vietnam en octobre. Mais la Maison Blanche n'a pas manqué de souligner que M. Obama sera le premier chef de l'exécutif américain à occuper le fauteuil présidentiel. Et l'image, probablement, restera. A un moment où M. Obama est en difficulté sur le plan intérieur, ses conseillers ont jugé utile de montrer le président à l'honneur à l'ONU.

M. Obama va prononcer son discours devant l'Assemblée générale mercredi. Après s'être adressé aux Européens (à Strasbourg), puis au monde musulman (au Caire) et aux Africains (à Accra), il entend "parler au monde", se réjouit l'association UNA-USA qui oeuvre à promouvoir l'image des Nations unies aux Etats-Unis.

Il va évoquer la nécessité de dépasser les querelles "recuites" depuis des décennies pour faire face aux défis communs que sont les épidémies, le changement climatique, la prolifération nucléaire.

Selon Mme Rice, il entend aussi, devant l'Assemblée générale, placer ses interlocuteurs devant leurs responsabilités. "On ne peut plus se permettre d'être immobilisés par les divisions Nord-Sud ou d'autres divisions traditionnelles qui empêchent une coopération internationale efficace. Tout le monde a des responsabilités. Les Etats-Unis guident de nouveau et nous souhaitons que d'autres se joignent à nous", affirme-t-elle.

Devant la presse, Mme Rice a détaillé à la Maison Blanche, vendredi, la nouvelle approche de l'administration. Plutôt que de traiter seulement avec les grands pays, elle entend rechercher aussi l'appui des plus petits, car "la moitié des membres de l'ONU ont moins de 10 millions d'habitants".

Depuis janvier, les Etats-Unis ont rejoint le Conseil des droits de l'homme, signé une convention internationale sur les droits humains, cessé de s'opposer à ce que soit mentionnée la Convention sur l'élimination des formes de discrimination contre les femmes, etc. Et Washington a payé ses arriérés à l'ONU, qui s'étaient accumulés de 2005 à 2008.

MULTILATÉRALISME

Côté résultats, M. Obama mise sur l'adoption - à l'unanimité - d'une résolution sur le désarmement. Faute d'une discussion sur l'Afghanistan, le seul dossier potentiellement porteur d'éclaircie est le Proche-Orient. M. Obama continue à espérer qu'il parviendra à tenir la rencontre envisagée avec le Palestinien Mahmoud Abbas et l'Israélien Benyamin Nétanyahou.

Sur le dossier iranien, la Maison Blanche a décidé d'annuler la réunion des chefs d'Etat du P5 + 1 (les membres permanents du Conseil de sécurité et l'Allemagne) qui devait se tenir en marge du sommet. Dans l'attente de la réunion du 1er octobre avec les Iraniens, deux rencontres de préparation sont prévues entre les ministres des affaires étrangères et les directeurs politiques.

M. Obama rencontrera aussi le président russe, Dmitri Medvedev, et Hu Jintao, qui est le premier président chinois à se rendre à l'Assemblée générale de l'ONU.

A New York, puis à Pittsburgh, au sommet du G20, les 24 et 25 octobre, M. Obama va pouvoir évaluer la disposition de ses interlocuteurs, alors que ses adversaires ne manquent pas de souligner, comme John Bolton, que le multilatéralisme ne lui a encore rien rapporté. Ce à quoi la Maison Blanche répond qu'elle a "planté le décor" de la nouvelle politique étrangère américaine et que Barack Obama est patient.

 

Corine Lesnes

 

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Jeudi 17 septembre 2009


LEMONDE.FR avec AFP | 16.09.09 | 15h24


« Je pense qu'une part écrasante de l'intense animosité qui s'est exprimée envers le président Barack Obama tient au fait qu'il est noir, qu'il est afro-américain", a déclaré Jimmy Carter, 84 ans, dans une interview diffusée mardi 15 sur la chaîne NBC.

"Je vis dans le Sud" des Etats-Unis (dont l'histoire a été marquée par l'esclavage et une discrimination raciale longtemps institutionnalisée), "et j'ai vu le Sud faire beaucoup de chemin", a poursuivi M. Carter, qui vit en Géorgie (sud-est).

 

"Mais cette tendance raciste existe toujours, et je pense qu'elle est remontée à la surface en raison d'un sentiment partagé par beaucoup de Blancs, pas seulement dans le Sud mais dans l'ensemble du pays, pour qui les Afro-Américains ne sont pas qualifiés pour diriger ce grand pays. C'est quelque chose d'abominable, qui me chagrine et me préoccupe profondément."

La semaine dernière, le représentant de Caroline du Sud Joe Wilson a crié "vous mentez" pendant le discours solennel du président sur la réforme de la santé devant les deux chambres du Congrès, et des milliers de manifestants ont protesté dans les rues de Washington contre la politique du président Obama. Certains observateurs démocrates ont déjà relié cette opposition au premier président noir du pays à la couleur de sa peau.

La romancière chilienne Isabel Allende partage cette opinion. "L'élection d'Obama a été fascinante […] mais il y a beaucoup de racisme subliminal, caché, dans l'opposition à Obama, actuellement aux Etats-Unis", a-t-elle déclaré à Madrid lors de la présentation de son dernier livre La Isla Bajo el Mar.

"On sent [que] beaucoup de gens […], surtout des personnes âgées, de droite, élevées dans un monde où s'appliquait la ségrégation, très raciste, […] profondément irrités par l'idée de voir une famille comme celle d'Obama à la Maison Blanche." Mme Allende, 67 ans, est la nièce de l'ancien président de gauche chilien Salvador Allende, renversé par un coup d'Etat militaire en 1973.

 

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Mercredi 5 août 2009




 

 

NAIROBI (AFP) - mercredi 05 août 2009 - 16h44 - La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a vigoureusement demandé mercredi aux Etats africains de s'attaquer aux fléaux de la corruption et de la criminalité pour promouvoir une "bonne gouvernance" indispensable à la croissance économique du continent.

"Le véritable progrès économique en Afrique dépendra de gouvernements responsables qui rejettent la corruption, appliquent l'Etat de droit et obtiennent des résultats pour leurs peuples", a déclaré Mme Clinton à l'ouverture d'une conférence du Programme américain sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique (Agoa), mécanisme facilitant les exportations des pays d'Afrique subsaharienne aux Etats-Unis.

"Le progrès dépendra de la bonne gouvernance et de l'adhésion à l'Etat de droit, conditions essentielles pour créer un climat positif et prévisible pour les investissements et une croissance économique globale", a insisté Mme Clinton, en relevant: "il ne s'agit pas simplement de bonne gouvernance, il s'agit également d'affaires".

"Les investisseurs ne seront pas attirés par des Etats""la criminalité et les violences ou la corruption entachent chaque transaction ou décision", a-t-elle poursuivi.

Sur le terrain de la bonne gouvernance et du développement, les pays africains peuvent compter sur le "soutien complet" de l'administration américaine, a assuré le président Barack Obama, dont le père est né au Kenya, dans un message enregistré diffusé aux participants à la conférence.

"Seuls les Africains peuvent déverrouiller le potentiel de l'Afrique", a ajouté M. Obama, avant de lancer: "à tous les Africains qui cherchent un avenir d'espoir, sachez ceci: vous avez un partenaire et un ami aux Etats-Unis".

Face aux attentes des peuples du continent, il est également du devoir des responsables politiques de "traduire" leurs engagements en actes, a souligné Mme Clinton.

La secrétaire d'Etat s'est ensuite entretenue avec le président Mwai Kibaki et le Premier ministre Raila Odinga, critiqués dans leur pays pour leur incapacité à engager les réformes prévues par un accord ayant mis fin à la sanglante crise politico-ethnique qui a ébranlé le pays début 2008 après contestation de la réélection de M. Kibaki par M. Odinga.

"Le programme des réformes (...) doit être intégralement réalisé non seulement pour éviter une répétition de la crise précédente, voire pire, mais surtout pour préparer un meilleur avenir", a déclaré Mme Clinton à la presse.

"L'absence d'institutions démocratiques fortes et efficaces a permis la poursuite de la corruption, de l'impunité, des violences politiques, des abus des droits de l'Homme et du manque de respect de la loi", a pointé Mme Clinton.

Evoquant également à Nairobi un thème central de son périple africain, la secrétaire d'Etat a invité les pays africains à garantir les droits des femmes et à améliorer leur statut économique: "ce n'est pas seulement un impératif moral. C'est également un impératif économique", a-t-elle remarqué.

Hillary Clinton est arrivée mardi au Kenya, première étape d'une tournée de 11 jours sur le continent, trois semaines après l'appel à Accra du président Obama invitant l'Afrique à prendre en main son destin.

Lors de cette tournée, Mme Clinton s'emploiera à resserrer les liens avec trois puissances du continent (Kenya, Nigeria et Afrique du Sud) et à apporter son soutien à trois pays marqués par des conflits récents (Angola, République démocratique du Congo et Liberia) pour achever sa tournée par une visite au Cap-Vert.

 

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Vendredi 17 juillet 2009




LEMONDE.FR avec Reuters | 17.07.09 | 08h24  •  Mis à jour le 17.07.09 | 08h38


« Il nous faut un nouvel état d'esprit, de nouvelles dispositions, parce que la façon dont nous avons intériorisé le sens des limites est l'un des héritages les plus durables et les plus dommageables de la discrimination." Le premier président noir des Etats-Unis, Barack Obama, s'est adressé à la communauté afro-américaine, jeudi 16 juillet, pour l'inviter à stimuler l'ambition de ses enfants.

"Comment autant de gens au sein de notre communauté peuvent-ils attendre si peu d'eux-mêmes", s'est-il interrogé dans un discours prononcé à New York à l'occasion du centenaire de la NAACP (Association nationale pour l'avancement des gens de couleur). "Nous avons besoin du même engagement, du même sens de l'urgence, du même sens du sacrifice pour surmonter les obstacles d'aujourd'hui", a poursuivi le président, évoquant les militants de la doyenne des organisations de défense des droits civiques qui se sont attaqués il y a cinquante ans à la ségrégation.

"JE VEUX QU'ILS AIENT ENVIE DE SIÉGER À LA COUR SUPRÊME"

"L'éducation est la clé d'un avenir meilleur", a assuré Barack Obama, selon qui les parents se doivent de forcer leurs enfants à renoncer à leurs consoles de jeux, à se coucher à des heures raisonnables et à rêver d'autre chose que des stars du basket et du rap. "Nos enfants ne peuvent pas tous vouloir devenir le prochain LeBron (James) ou Lil Wayne. Je veux qu'ils aient envie de devenir scientifiques ou ingénieurs, médecins ou enseignants, pas seulement basketteurs ou rappeurs. Je veux qu'ils aient envie de siéger à la Cour suprême. Je veux qu'ils aient envie de devenir président des Etats-Unis."

Sa propre vie, a-t-il expliqué, aurait pu prendre une tout autre tournure si sa mère ne l'avait pas stimulé. "Cette mère m'a donné l'amour. Elle m'a poussé et a pris mon éducation à cœur. Elle m'a appris à distinguer le bien du mal. Grâce à elle, j'ai pu tirer le meilleur de mes capacités. J'ai pu profiter de mes opportunités. J'ai pu profiter au mieux de la vie."

 

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Lundi 26 janvier 2009



WASHINGTON - Le président américain Barack Obama a autorisé à nouveau vendredi le financement d'organisations pratiquant ou facilitant l'avortement à l'étranger, étendant aux grandes questions de société la remise en cause des politiques de son prédécesseur George W. Bush.


M. Obama a signé vendredi un décret abrogeant l'interdiction faite à toutes les organisations non gouvernementales bénéficiaires de financement de l'Etat américain de pratiquer l'avortement ou de dispenser des services relatifs à l'interruption de grossesse en dehors des Etats-Unis, a dit un porte-parole de la Maison Blanche, Bill Burton.


Signe de la sensibilité de cette question, M. Obama a signé le décret hors présence de la presse, à la différence d'autres décrets au grand retentissement signés la veille et ordonnant la fermeture du camp de Guantanamo.


La séance photo à laquelle devait donner lieu la signature a été annulée et la presse n'a obtenu qu'une confirmation laconique que la signature avait bien été apposée au bas du décret.

Cette interdiction était l'une des pommes de discorde dans la grande querelle de société entre les membres très actifs du mouvement contre l'avortement et leurs adversaires.


Elle a été instituée par le président républicain Ronald Reagan en 1984, dénoncée par l'un de ses successeurs démocrates Bill Clinton, puis rétablie dès 2001 peu après son entrée en fonctions par le républicain George W. Bush.


L'avènement du démocrate Barack Obama a suscité une vive inquiétude chez les militants anti-avortement.


Plusieurs dizaines d'entre eux ont manifesté vendredi devant les grilles de la Maison Blanche. Parmi les panneaux qu'ils brandissaient, l'un proclamait: "Holocauste américain, l'abortion", sur fond de foetus mort reposant sur le drapeau des Etats-Unis.


La veille, les opposants à l'avortement s'étaient réunis par milliers à Washington, à l'occasion de la marche annuelle "pour la vie" marquant l'anniversaire d'une décision de justice capitale sur le droit des femmes à l'avortement aux Etats-Unis.


L'intention prêtée à M. Obama d'utiliser cet anniversaire pour autoriser à nouveau le financement des organisations pratiquant ou facilitant l'avortement était l'une des grandes préoccupations des manifestants qui, chaque année, recevaient le soutien de M. Bush.


M. Obama, qui a fait la promesse globale de réconcilier un pays profondément divisé, aura donc choisi de ne pas agir le jour de cet anniversaire.


Mais, dans une déclaration publiée jeudi, il a dit rester "déterminé à protéger la liberté des femmes de choisir" entre avoir un enfant ou pas.


Le 36ème anniversaire de l'arrêt "Roe contre Wade" rappelle aux Américains "que cette décision non seulement protège la santé des femmes et la liberté de reproduction, mais symbolise un principe plus large: que le gouvernement n'a pas à se mêler des affaires de famille les plus intimes", a-t-il dit, marquant une nouvelle fois de manière spectaculaire sa différence avec M. Bush.


M. Obama évoquait l'une des décisions les plus fameuses et les plus controversées de la Cour suprême.

L'arrêt du 22 janvier 1973, "Roe contre Wade", dit que le droit à la vie privée, présent dans la Constitution, garantit aux femmes la liberté d'avorter.


Cet arrêt est depuis lors soumis aux attaques constantes des opposants à l'avortement.

M. Obama a reconnu jeudi que l'avortement était une "question sensible, qui souvent nous divise".

Mais, a-t-il ajouté, "quel que soit notre point de vue, nous sommes unis dans la volonté ferme d'empêcher les grossesses non désirées, de réduire le nombre des avortements, et de soutenir les femmes et les familles dans le choix qu'elles font".

Il a appelé à trouver un "terrain d'entente" pour étendre l'accès à la contraception, à l'information et aux services.


Mais ses adversaires républicains ont au contraire vu dans l'abrogation de vendredi le démenti des promesses de concorde faites par M. Obama.


(©AFP / 23 janvier 2009)



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Lundi 19 janvier 2009

C’est le grand paradoxe de cette 44e prise de fonction d’un nouveau président. Au moment où l’Amérique doit faire face à la plus grave crise depuis la Grande Dépression de 1929, jamais président américain n’aura bénéficié d’un tel niveau de confiance. A la veille de son investiture, qui devrait réunir demain quelque 2 millions de personnes à Washington, Barack Obama a lancé, ce week-end, un nouvel appel à « la patience et au courage ». Avant de prêter serment, mardi à midi, sur la bible d’Abraham Lincoln, il s’est à nouveau engagé à remettre en marche l’économie à travers son plan de relance de 850 milliards de dollars sur deux ans. Rarement discours d’investiture (le 56e de ce genre, du fait des doubles mandats) aura suscité autant d’attentes et d’espoirs, au moment où la crise financière commence à se propager à l’économie réelle.

« Seulement à quelques très rares occasions dans notre histoire, une génération a été confrontée à des défis aussi vastes », a reconnu, samedi, Barack Obama, après avoir emprunté le même trajet qu’Abraham Lincoln en 1861, à bord d’un train spécial de Philadelphie à Washington. Malgré la montée des inquiétudes sur l’intensité de la crise - illustrée, ce week-end, par les difficultés de Citigroup et la liquidation de Circuit City (voir page 29) -, selon un sondage CBS-« New York Times », Barack Obama s’apprête à entrer à la Maison-Blanche avec un taux de confiance record, le plus élevé de tous les présidents américains depuis trente ans (60 % contre 44 % pour George W. Bush en 2001). Quelque 79 % d’Américains se déclarent optimistes sur son mandat de quatre ans, soit un niveau de confiance supérieur à celui de Bill Clinton en 2003 (70 %) ou de Ronald Reagan en 1981 (69 %). En revanche, la cote du président sortant est tombée à 22 %, soit un record d’impopularité dans l’histoire de la Maison-Blanche.

Malgré ce capital de confiance sans précédent, le 44e président des Etats-Unis est loin de minimiser l’ampleur de la tâche. « Il n’est pas trop tard pour changer le cours des événements, à condition de prendre des mesures radicales dès que possible », a insisté Barack Obama, vendredi, dans le cadre d’une visite d’usine d’éoliennes dans l’Ohio. Tout en rappelant que son plan de relance vise à créer (ou à sauvegarder) 3 à 4 millions d’emplois sur deux ans, dont 90 % dans le secteur privé, il a insisté sur la part significative consacrée aux énergies propres, avec pour objectif de « doubler la production d’énergies renouvelables au cours des trois prochaines années ». Outre les créations de postes dans l’éducation et la santé, il a aussi précisé que la relance des travaux d’infrastructures devrait se traduire par la création de 400.000 emplois.
Impact sur l’emploi

« Nous aiderons aussi ceux qui ont perdu leurs emplois et les familles touchées par la récession à travers un programme bi-partisan d’extension de l’assurance-chômage et de la couverture santé », a ajouté Barack Obama dans l’Ohio. Selon la première version du plan de relance de 825 milliards de dollars présentée, le 15 janvier, par les représentants démocrates de la chambre, celui-ci devrait comporter quelque 275 millions de dollars de baisses d’impôts (1.000 dollars pour 95 % des foyers de travailleurs). Mais plusieurs représentants démocrates, tel le président du comité budgétaire du Sénat, Kent Conrad, n’ont pas caché leurs doutes quant à l’impact du plan de relance sur l’emploi, en estimant qu’il ne pourrait réduire le taux de chômage que de 1 % (soit 1,5 million d’emplois). Il n’est pas le seul à douter de son efficacité. Dans un éditorial récent publié par le « New York Times », le prix Nobel d’économie Paul Krugman, pourtant sympathisant du parti démocrate, a vivement critiqué les baisses d’impôts en jugeant insuffisante l’ampleur du plan de relance face à la montée du chômage (7,2 % en décembre). D’autres redoutent qu’un tel niveau d’attentes n’engendre une « bulle Obama » prête à éclater. A charge pour le 44e président de garder les pieds sur terre dans son discours d’investiture.

PIERRE DE GASQUET

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Mardi 24 juin 2008

 en RCA paraphé solennellement à Libreville

 




Libreville, 24 juin (GABONEWS) – Le Département d’Etat à Washington a tenu à saluer la volonté de réconciliation nationale visible en République centrafricaine, en raison de l’initiative courageuse prise par le régime du président François Bozizé et l’opposition répartie au sein des deux mouvements politico-militaires, l’APRD et l’UFDR, en vue de conclure solennellement un « Accord de paix global » paraphé samedi dernier au palais du front de mer à Libreville, grâce à la médiation du chef de l’Etat gabonais, Omar Bongo Ondimba, à en croire une « Déclaration » du Porte-parole adjoint Tom Casey dont GABONEWS a reçu copie, et dans laquelle les Etats-Unis « félicitent » avant tout le numéro un de Bangui, ainsi que le Représentant Spécial du Secrétaire général de l’ONU, François Fall pour leur implication collective dans ce résultat, en même temps la diplomatie américaine voit dans cet acte fondateur « une importante démarche » décisive vers « un dialogue politique inclusif », gage de paix et de stabilité à l’échelle régionale.

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Mercredi 18 juin 2008

 

LE MONDE | 17.06.08 | 14h44  •  Mis à jour le 17.06.08 | 14h44 Compte rendu

 

Endémique sous Saddam Hussein, au moins pour son entourage et ses alliés, la corruption en Irak s'est généralisée depuis l'invasion anglo-américaine du pays en mars 2003. Selon Transparency International, l'organisation indépendante qui dresse, chaque année, un panorama de la corruption dans le monde, sur 180 pays, seules la Birmanie et la Somalie sont aujourd'hui plus corrompues que l'Irak.

 

De toutes les enquêtes successives diligentées par les différentes agences américaines de surveillance et de contrôle budgétaire ces dernières années, on savait que "plusieurs milliards de dollars" investis par l'administration Bush dans l'expédition d'Irak avaient "disparu" dans le désordre ambiant. Pour la première fois, un chiffre global est cité dans une enquête approfondie diffusée la semaine passée par la BBC, et il est astronomique : 23 milliards de dollars, soit 14,8 milliards d'euros, auraient été "perdus, volés", à tout le moins "non justifiés" depuis cinq ans auprès du Trésor américain.

 

Dans la ligne de mire des enquêteurs du magazine Panorama, les contractants, américains et autres, qui fournissent en principe aux 151 000 soldats de l'armée américaine tout ce dont ils ont besoin au quotidien : de l'eau minérale, acheminée chaque jour des Etats-Unis vers l'Irak via le Koweït, aux hamburgers et aux frites en passant par les laitues, les fruits, le lait, les chocolats, les armes, les munitions et tout le reste. Les contractuels civils, qui sont plus nombreux que les soldats - 163 000 au dernier comptage -, s'occupent aussi de reconstruction, de pétrole, de justice, de police et sont présents dans à peu près tous les ministères irakiens.

 

Selon la BBC, des procès pour corruption, surcharge de factures adressées au Pentagone ou au département d'Etat, non-livraison de biens payés et autres coups tordus, visent 70 entreprises américaines contractantes, en tête desquelles se trouve le groupe Halliburton, dirigé, jusqu'à sa nomination à la vice-présidence des Etats-Unis en 2000, par Dick Cheney. Halliburton avait obtenu, sans aucun appel d'offres, le plus gros contrat de reconstruction en Irak, mais ni la BBC ni aucun autre média ne peut publier quoi que ce soit sur les enquêtes et les procès en cours : "L'administration Bush a imposé le silence (gagging order) sur toutes ces affaires", déplore Panorama.

 

Un audit, forcément partiel puisque les contrats commerciaux conclus en Irak par les militaires ou les diplomates américains totalisent plus de 165 000 documents depuis mars 2003, a été réalisé par l'Inspection générale de la défense. Diffusé en mai à Washington, il estimait à 8,2 milliards de dollars la somme payée à des contractants sans avoir été régulièrement justifiée. Pas de facture afférente, ou alors totalement inadéquate. Comme cette entreprise américaine non identifiée qui s'est fait verser 320,8 millions de dollars avec une simple mention sur sa facture : "Paiement de salaires irakiens". A qui, pourquoi, comment ? Mystère.

 

Mystère aussi que ce chèque du Trésor d'un montant de 5 674 075 dollars au profit d'une société irakienne, intitulée Al-Kasid Specialized Vehicles Trading Company, pour la livraison d'équipements non spécifiés à un corps non précisé. Ou cet autre chèque de 6 268 320,07 dollars encaissé par une entreprise de sécurité mal connue, nommée Combat Support Associates, pour un service non indiqué.

Côté irakien, la comptabilité des dépenses publiques est encore plus mystérieuse et nul ne peut plus faire la lumière sur la corruption ambiante puisque la Commission pour l'intégrité publique, qui avait été mise en place fin 2003, a été virtuellement démantelée, l'été 2007, par le premier ministre, Nouri Al-Maliki, après que son président, le juge Radhi Al-Radhi, eût été publiquement désavoué.

M. Maliki a désormais interdit qu'une enquête pour corruption puisse être ouverte contre lui, ses 33 ministres, ex-ministres ou hauts fonctionnaires, sans son propre feu vert. Selon un mémo daté de mars 2007 et rédigé par le défunt organe anticorruption mis en place en 2004 à l'ambassade américaine de Bagdad et fermé depuis, M. Maliki a utilisé ce pouvoir pour stopper 48 enquêtes en six mois. Stuart Bowen Junior, le patron de l'Office du procureur spécial pour la reconstruction en Irak, a dit au New York Times ce que cela lui inspirait. "Ma préoccupation quant à la corruption en Irak grandit."

 

Agé de 63 ans, le juge Radhi, qui fut emprisonné et torturé sous la dictature baassiste, a vu 31 de ses enquêteurs assassinés ces dernières années après avoir mis leur nez dans certaines sales affaires. Entendu en octobre 2007 par le Congrès, il estimait alors à 18 milliards de dollars le montant des fonds publics irakiens détournés. C'est lui qui avait notamment mis au jour le fabuleux "coup" de 1,2 milliard de dollars perpétré par l'ancien ministre de la défense (2004-2005) Hazem Al-Shaalane aux dépens de son pays. Le ministre, aujourd'hui en fuite avec un mandat d'arrêt d'Interpol émis contre lui, avait prétendu avoir acheté des armements modernes à la Pologne. Lorsque la commande arriva, il s'agissait de matériels usagés datant du pacte de Varsovie d'une valeur maximale - encore n'y avait-il pas tous les équipements prétendument payés - de 200 millions de dollars.

 

Bizarrement, un nouveau contrat d'équipements militaires, secrètement conclu avec la Serbie en septembre par le même ministère, aujourd'hui dirigé par Abdul Qadir, est d'abord estimé à 833 millions de dollars. Des parlementaires sonnent l'alarme, s'indignent que l'affaire se soit faite de gré à gré sans contrôle. Le contrat, finalement signé en mars, est réduit à 236 millions.

A Bagdad, chacun le sait, pour entrer dans la police, il faut verser 500 dollars de bakchich. Pour monter en grade, c'est 1 000. Besoin de médicaments rares ? Quelqu'un, au ministère de la santé, indiquera où trouver le pharmacien à qui il a vendu ses propres stocks, au noir. Toutes les guerres ont leurs profiteurs. "Mais en Irak, dit Munther Abdul Razzaq, un élu sunnite du Parlement, l'ampleur de la corruption défie l'imagination."

 

Patrice Claude


Chiffres

 

Selon le Pentagone, 527 milliards de dollars ont été alloués, de septembre 2001 à fin décembre 2007, à la "guerre contre le terrorisme", dont :

 

406 milliards à la guerre en Irak. D'après un rapport du Bureau du budget du Congrès publié en octobre 2007, le Congrès a déjà autorisé.

 

602 milliards de dollars de dépenses pour les opérations militaires en Irak et en Afghanistan, dont 70 % pour l'Irak seul. Le budget américain consacré à la défense représente environ 4,2 % du PIB.

 

Selon le Prix Nobel d'économie américain Joseph Stiglitz, le coût total du conflit en Irak dépassera 3 000 milliards de dollars.

 

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Lundi 9 juin 2008

 

Par Gregory Katz

 

LONDRES – 9 juin 2008 (AP) On espère beaucoup de Barack Obama à l'étranger, de la fin de la guerre en Irak à une politique américaine contre le changement climatique en passant par la résolution de la crise alimentaire, mais le candidat démocrate, s'il accède à la Maison Blanche, pourrait bien décevoir certaines attentes.

 

Il s'est engagé à retirer les troupes américaines d'Irak, une position populaire dans de nombreux pays, mais une évaluation de la situation sécuritaire sur le terrain pourrait l'amener à reconsidérer sa promesse. "Il y a un espoir presque irrationnel qu'Obama va apporter le changement, que tout sera mieux qu'avec Bush", souligne Robert McGeehan, un spécialiste de l'anti-américanisme au centre de recherche Chatham House à Londres.

 

Ceux qui l'approuvent n'ont souvent pas examiné ses propositions et l'aiment simplement parce qu'il représente la fin de l'ère Bush, selon M. McGeehan. "Obama a eu la partie belle jusqu'ici, mais maintenant cela va devenir beaucoup plus difficile", assure cet expert, un partisan déclaré des politiques de l'administration Bush.

 

Les positions du sénateur de l'Illinois ont déjà suscité des résistances sur des dossiers clés de politique étrangère. En Israël, on se méfie de sa volonté affichée de nouer le dialogue avec les dirigeants de pays hostiles comme l'Iran.

 

Certains dirigeants arabes s'inquiètent d'une réduction de la présence militaire américaine en Irak, craignant une guerre civile dans le pays qui pourrait menacer la stabilité de la région. Au Pakistan, c'est sa promesse d'accroître l'activité militaire si nécessaire qui suscite la préoccupation. Il n'a pas exclu que les Américains puissent agir seuls dans ce pays sur la base d'informations sur des cibles terroristes.

 

Mais pour des millions de personnes dans le monde, le plus important est qu'un Noir a pour la première fois une réelle chance d'accéder à la Maison Blanche. En Nouvelle-Zélande, quatre députés du Parti maori ont détourné une formule célèbre pour qualifier la victoire d'Obama dans la course à l'investiture démocrate: "un petit pas pour l'Amérique, un grand pas pour les peuples de couleur dans le monde."

 

Son succès est considéré comme le signe d'un changement fondamental dans les relations raciales aux Etats-Unis, "une révolution des mentalités aux Etats-Unis", pour le président sénégalais Abdoulaye Wade. Le fait qu'il soit "une personne de couleur" (de mère blanche et de père noir) devrait lui valoir la sympathie de nombreux Indiens, selon Uday Bhaskar, un analyste de New Delhi. Et de préciser: "il n'est pas l'homme blanc qui suscite une profonde angoisse coloniale en Inde."

 

Certains estiment que son passé multiculturel et son approche de la politique internationale devraient contribuer à redresser l'image de l'Amérique dans le monde. Mais certaines de ses prises de position sont déjà contestées. Les Palestiniens ont ainsi "rejeté" ses propos présentant Jérusalem comme la capitale indivisible d'Israël lors d'un discours la semaine dernière devant la Commission des affaires publiques américano-israélienne (AIPAC), influente organisation pro-israélienne. En Indonésie, pays musulman où M.Obama a vécu enfant et où la cause palestinienne est populaire, le fait que le candidat démocrate se soit présenté comme "un ami loyal d'Israël" a suscité une certaine déception.

 

Reste que beaucoup au Proche-Orient et ailleurs doutent de ses chances de victoire en raison du racisme profond qui selon eux imprègne la société américaine. "Il ne sera pas accepté par la majorité des Américains parce qu'il est noir", estime ainsi Sateh Noureddine, un responsable du journal libanais "As-Safir" ("L'Ambassadeur").

 

Dans certains pays, on tend à minimiser les déclarations de campagne du candidat car on estime que s'il est élu il se placera largement dans la continuité des politiques américaines économiques et étrangères menées au cours des dernières décennies.

 

Sheng Dingli, directeur du Centre pour les études américaines à l'université Fudan en Chine, estime par exemple qu'il tiendra un discours beaucoup moins critique sur la Chine s'il est élu. "Il est dur à l'égard de la Chine sur la question des droits de l'Homme et du commerce", dit-il. "Mais il changera, tout comme George Bush (père), Bill Clinton et George W. Bush. Ils avaient été durs envers la Chine durant leur campagne, mais ont adouci leur position après leur élection."

 

AP

 

Par Centrafrique-Presse.com
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Samedi 24 mai 2008

Election présidentielle américaine

 

 

Linternationalmagazine.com , publié le 24/05/2008

 

Alors qu’elle expliquait les raisons de son maintien dans la course à l’investiture démocrate, Hillary Clinton a fait référence vendredi à l’assassinat de Robert Kennedy en juin 1968.

Les déclarations de Clinton ont immédiatement suscité diverses interprétations. Certains soupçonnent la sénatrice d’avoir suggéré, entre les lignes, qu’elle restait dans la course au cas où Obama serait visé par une tentative d’assassinat.

 

"...Nous nous souvenons tous que Bobby Kennedy a été assassiné en juin en Californie", a-t-elle expliqué devant le comité de rédaction d’un journal du Dakota du Sud, le Sioux Falls Argus Leader.

 

"C’est quelque chose que je ne comprends pas", a-t-elle ajouté, en faisant référence aux appels au sein de son parti en faveur de son retrait de la course à l’investiture, dont les dernières consultations auront lieu le 3 juin dans le Dakota du Sud et le Montana.

Robert Kennedy, frère du président assassiné John F. Kennedy et du sénateur du Massachusetts Edward Kennedy, a été tué en 1968 alors qu’il était en compétition pour la primaire démocrate.

 

La sénatrice de New York a par la suite exprimé des regrets devant des journalistes : "Je suis désolée si l’évocation de cet épisode traumatisant pour notre pays tout entier et pour la famille Kennedy en particulier a pu blesser. Ce n’était absolument pas mon intention".

 

Il ne durerait probablement pas longtemps

 

Avant ces déclarations de Clinton, c’est l’écrivain britannique Doris Lessing qui a dit tout haut ce que beaucoup d’Américains redoutent tout bas.

Dans un entretien accordé à un quotidien suédois, la prix Nobel de littérature avait en effet affirmé que si le Sénateur noir accédait à la présidence des Etats-Unis, « il ne durerait probablement pas longtemps, lui un homme noir occupant le poste de président, ils le tueraient ».

La femme de lettre progressiste a cependant refusé de préciser qui pourrait tuer Barack Obama.

 

La sécurité d’Obama renforcée

 

La sécurité du sénateur noir a été fortement renforcée. Alors que traditionnellement les candidats n’obtiennent la protection officielle des gardes du corps du gouvernement fédérale qu’après avoir reçu l’investiture de leur parti en vue de la présidentielle, décision à été prise par le ministre de la sécurité intérieure Michael Chertoff, en consultation avec le congrès, de flanquer Barack Obama de gardes de corps 24h sur 24 et 7 jours sur 7.

 

Les déclarations d’Hillary viennent en rajouter une couche à un moment ou beaucoup de d’américains redoutent que l’histoire des Etats-Unis, riche en épisode de ce type, ne se répète. Le président Abraham Lincoln fut assassiné en 1865 après avoir aboli l’esclavage. Les années 1960 furent, elle, émaillées d’une terrible série d’assassinats qui frappèrent des hommes engagés dans l’élimination de la ségrégation raciale : le président John Kennedy, son frère Robert et bien sur Martin Luther King.

Plus récemment, c’est le pasteur noir Jesse Jackson qui reçoit, comme Barack Obama, la protection des services officiels après avoir fait l’objet de menaces de mort durant ses campagnes présidentielles de 1984 et 1988.

 

Par Centrafrique-Presse.com
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