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ASIE

Vendredi 23 mai 2008 5 23 05 2008 15:35



 

(afp/7sur7) - 23/05/08 12h05 - Le gouvernement japonais a annoncé vendredi qu'il allait vendre 20.000 tonnes de riz provenant de ses réserves nationales à cinq pays d'Afrique, afin de soulager l'actuelle crise alimentaire.


Ces 20.000 tonnes font partie d'une enveloppe globale d'aide de 5,57 milliards de yens (35 millions d'euros) destinée à l'Afrique approuvée vendredi en conseil des ministres, a indiqué le ministère des Affaires étrangères.

Ce stock de riz sera vendu aux gouvernements de Guinée-Bissau, du Kenya, de la République démocratique du Congo, de Centrafrique et du Burundi.

Le gouvernement japonais possède un stock d'environ 2,3 millions de tonnes de riz, dont un million provient des excédents de la production nationale et le reste a été importé pour remplir les obligations du Japon en tant que membre de l'Organisation mondiale du commerce (OMC).

Tokyo a déjà accepté de vendre 200.000 tonnes de riz aux Philippines pour soulager la pénurie qui frappe ce pays.

 

 

 

Le Japon ne sait que faire de son riz

 

(afp/7sur7)  23/05/08 10h26

 

Producteur excédentaire de riz et obligé, en plus, d'en importer en vertu d'accords internationaux, le Japon est assis sur un abondant stock inutilisé dont il ne sait que faire. L'actuelle crise alimentaire mondiale constitue une excellente occasion de s'en délester.

Le prix du riz dans le monde a explosé ces derniers mois, passant de 375 dollars la tonne en décembre à 1.100 dollars la tonne en avril, selon les calculs de l'organisation américaine Center for Global Development (CGD). Cela n'émeut guère le consommateur au Japon, où le riz est hors de prix depuis des décennies.

Les prix de vente y dépassent allègrement les 2.000 dollars la tonne sans alternative possible pour le consommateur, subventions massives et droits de douane prohibitifs verrouillant jalousement le marché. "Le marché japonais du riz est largement indépendant du marché international", note Kyohei Morita, analyste chez Barclays Capital à Tokyo.

Les Japonais aiment à appeler leur pays "mizuho no kuni", ou "pays du riz abondant". Les myriades de petites fermes rizicoles, souvent familiales, qui tapissent le paysage de l'archipel jouent un grand rôle dans l'imaginaire, la culture et bien sûr la gastronomie nationale, mais aussi dans la vie politique: les paysans sont un des soutiens traditionnels du Parti libéral-démocrate, la formation de droite au pouvoir depuis un demi-siècle.

Ces petites exploitations, inefficaces économiquement, ne survivent que parce qu'elles sont soutenues à bout de bras par l'Etat. Et ce alors même que 40% des rizières japonaises sont actuellement inexploitées et que la consommation nationale de riz ne cesse de décliner, de plus en plus de Japonais lui préférant les pâtes, le pain et autres mets occidentaux.

Selon le ministère de l'Agriculture, le Japon a produit 8,71 millions de tonnes de riz en 2007, dont seule une quantité infime a été exportée. A cela s'ajoutent les 770.000 tonnes que le pays, longtemps totalement fermé au riz étranger, est désormais obligé d'importer chaque année, essentiellement des Etats-Unis, de Thaïlande et du Vietnam, pour garantir un "accès minimal" à son marché en vertu des règles de l'Organisation mondiale du commerce (OMC).

Ces importations n'atterrissent en fait jamais sur les étals des supermarchés. "Le riz thaïlandais est inadapté à la cuisine japonaise. Quant au riz californien, il est similaire au riz japonais. Mais pour protéger les fermiers, le gouvernement leur a promis que le riz importé ne sera jamais utilisé pour la consommation directe", explique Nobuhiro Suzuki, professeur en sciences agronomiques à l'Université de Tokyo. De ce fait, quelque 2,3 millions de tonnes de riz sont actuellement stockées par l'Etat dans une dizaine d'immenses hangars réfrigérés. Un million de tonnes proviennent des excédents nationaux.

Le reste est constitué de riz importé. Alors que de nombreux pays producteurs de riz redoutent actuellement une famine, Tokyo a exprimé son désir de revendre une partie de ses stocks, qui risquent autrement de finir jetés en pâture aux animaux. "Le monde est confronté à une pénurie de riz mais il existe d'énormes surplus au Japon", constate le professeur Suzuki.

"Le gouvernement ne sait que faire de ce riz importé, surtout du riz thaïlandais. Le réexpédier vers des pays tiers est donc une très bonne idée", estime-t-il. Le Japon a annoncé son intention de vendre d'urgence 200.000 tonnes de riz aux Philippines, et 20.000 autres tonnes à cinq pays d'Afrique.

Quant aux Etats-Unis, ils envisagent d'autoriser le Japon à revendre à des pays tiers le riz qu'il leur achète. En vertu des règles de l'OMC, un pays ne peut en effet réexporter du riz que si l'exportateur initial donne son accord. "Réexporter ce riz dans le cadre de l'aide au développement est une aubaine pour le Japon", commente le professeur Suzuki, en soulignant les avantages diplomatiques que Tokyo peut tirer de sa "générosité".

 

 

Par Centrafrique-Presse.com - Publié dans : ASIE
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Jeudi 24 avril 2008 4 24 04 2008 18:46



 

La Tribune.fr (www.latribune.fr). Reuters - 24/04/08 à 15:38:00

 

PEKIN (Reuters) - La Chine annonce le rappel prochain d'une cargaison d'armes à destination du Zimbabwe, que les dockers sud-africains ont refusé de décharger à Durban.

La Zambie, qui préside la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC), a appelé les Etats de la région à interdire au navire chinois, l'An Yue Jiang, l'accès à leurs eaux, au motif que sa cargaison d'armes risquait d'aggraver la crise politique du Zimbabwe.

 

"D'après mes informations, l'entreprise chinoise a décidé de rappeler le navire et sa cargaison destinée au Zimbabwe", a déclaré Jiang Yu, une porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

 

"Dans le domaine des armes conventionnelles, nous avons des relations commerciales avec plusieurs pays. Ces relations respectent nos lois, les résolutions du Conseil de sécurité ainsi que les obligations internationales de la Chine.

 

"Nous avons été très responsables et prudents au sujet des exportations d'armes."

Les résultats de l'élection présidentielle du 29 mars au Zimbabwe n'ont pas été annoncés, alimentant une crise politique entre le pouvoir et l'opposition, qui assure avoir remporté le scrutin dès le premier tour.

 

DES DÉCLARATIONS "INFONDÉES"

 

Jiang a farouchement défendu les échanges commerciaux entre la Chine et l'Afrique, après l'adoption par le Parlement européen d'une résolution critiquant ses livraisons d'armes à des pays tels que le Soudan et le Tchad.

Le Parlement européen a aussi estimé que des investissements inconditionnels dans certains pays ne se distinguant pas par leur bonne gouvernance pouvaient contribuer à perpétuer des violations des droits de l'homme.

 

"Ils ont ignoré les faits et fait des déclarations infondées, ce qui est totalement irresponsable", a déclaré Jiang au sujet de cette résolution.

L'Union européenne applique déjà un embargo sur les ventes d'armes au Zimbabwe, en vertu de sanctions adoptées en 2002 contre Harare. Il interdit aux 27 pays membres de l'UE de fournir au Zimbabwe des armes ou du matériel destiné à des opérations militaires.

 

Le commerce florissant entre la Chine et l'Afrique, dont les ressources naturelles sont très demandées par une économie chinoise en plein boom, s'est vu reprocher de ne pas tenir compte de la situation des pays concernés en matière de gouvernance ou de droits de l'homme.

 

D'autres y voient en revanche une nouvelle source de financements dont l'Afrique a besoin.

Selon Jiang, le rôle de la Chine en Afrique sera, en dernière analyse, jugé par les populations africaines, et non par des pays tiers. "Nous respectons le droit des pays africains à choisir leur propre système politique et la voie de leur développement social", a-t-elle dit.

 

© 2008 La Tribune

Lindsay Beck, version française Gregory Schwartz et Natacha Crnjanski

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Samedi 1 mars 2008 6 01 03 2008 20:18
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