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Jeudi 24 juillet 2008



APA Bangui 2008-07-24 (Centrafrique) Le président centrafricain François Bozizé a convoqué une session extraordinaire de l’Assemblée nationale pour le 1er août, afin d’examiner notamment le projet de loi d’amnistie, dans le cadre du processus du dialogue politique inclusif attendu en Centrafrique, après la signature de l’accord global de paix, le 21 juin dernier à Libreville au Gabon.

Le porte-parole de l’Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), le colonel Djim-Wei Bébiti, a déploré, dans un communiqué de presse rendu public, jeudi à Bangui, que le projet de loi d’amnistie générale ne soit encore parvenu ni à lui ni aux autres parties pour en débattre avant sa présentation à l’Assemblée nationale, dans un esprit de consensus.

A cet égard, M. Djim-Wei Bébiti a mis en garde contre le risque de rupture du consensus dans le processus du dialogue politique inclusif, toujours attendu.

La session extraordinaire de l’Assemblée nationale doit également examiner trois autres projets de loi dont le premier porte sur la loi des finances rectificative du budget de l’Etat pour 2008, le second sur le code forestier alors que le 3ème projet de loi porte organisation et fonctionnement du conseil supérieur de la magistrature, selon un décret présidentiel signé par le président Bozizé jeudi à Bangui.


Le Parlement centrafricain en session extraordinaire le 1er août



Bangui, 24/07/2008 – Centrafrique (PANA)  - Trois projets de loi portant amnistie figurent parmi les cinq dossiers inscrits à l'ordre du jour d'une session extraordinaire de l'Assemblée nationale centrafricaine convoquée pour le 1er août 2008, aux termes d'un décret signé ce jeudi par le président centrafricain François Bozizé.

Il convient de souligner qu'avec l'examen et peut-être l'adoption d'une loi d'amnistie, le processus devant conduire à la tenue du Dialogue politique inclusif connaîtra un aboutissement.

L'on se souvient encore des dernières réticences de certains mouvements rebelles (FDPC d'Abdoulaye Miskine et UFDR de Zacharia Damane) et autres formations politiques qui posent comme condition une amnistie pour apposer leur signature au bas de l'accord global de paix signé à Libreville le 21 juin dernier et prendre part au Dialogue Politique Inclusif.


Les autres projets de loi sont entre autres ceux relatifs à la rectification de la loi de finances du 31 janvier 2008 arrêtant le budget national ; au Code forestier et au fonctionnement du Conseil supérieur de la magistrature.

 

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Lundi 21 juillet 2008




 

APA Bangui2008-07-21 (Centrafrique) Le général Abdoulaye Miskine, leader de l’Union des forces démocratiques de Centrafrique (UFDC), l’un des trois puissants groupes rebelles basés au nord-ouest du pays, s’est déclaré prêt à signer l’accord global de paix, prélude à la tenue du dialogue politique inter centrafricain prévu ce mois à Bangui, a appris APA.

 

«Je suis prêt à signer l’accord global de paix afin de donner une chance à la tenue du dialogue politique inclusif qui est considéré par tous comme l’unique voie de sortie de crise», a indique, dans un communiqué publié samedi à Bangui, le général Miskine qui vit à Tripoli en Libye.

 

«Nous sommes résolument engagés à participer à ces prochaines assises politiques pour apporter notre contribution à l’oeuvre de l’unité et de la paix nationale», ajoute le texte, soulignant que «nul n’à le droit de bloquer le processus du dialogue politique qui est l’unique occasion de réconciliation des fils et filles de Centrafrique et de l’instauration d’une paix durable dans le pays».

 

L’accord global de paix a déjà été signé le mois dernier à Libreville au Gabon par le gouvernement centrafricain et les deux mouvements rebelles de l’Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD) et de l’Union des forces démocratiques pour le renouveau (UFDR).

 

Pour des raisons logistiques, M. Miskine n’avait pas effectué le déplacement de Libreville où la signature de l’accord de paix s’était déroulée sous les auspices du président gabonais Omar Bongo Ondimba, président du comité ad hoc de la communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) sur les affaires centrafricaines.

 

Ancien chef de la garde rapprochée du président déchu Ange Félix Patassé, Miskine est rentré en rébellion fin décembre 2005, six mois après l’élection de M. François Bozizé (juin 2005) à la présidence de la République.

 

Un mois après la signature d’un accord de paix avec le gouvernement centrafricain, en février 2007, le chef rebelle est venu passer quatre semaines à Bangui, en mars 2007. Il était logé au palais présidentiel en raison de ses nouvelles fonctions de conseiller à la présidence de la République qui lui ont été confiées peu après la signature de l’accord de paix.

 

Reparti en Libye en avril 2007, soit un mois après sa prise de fonction comme conseiller à la présidence, M. Miskine n’est plus jamais rentré à Bangui depuis lors, sous prétexte que sa sécurité n’y est pas garantie.

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Vendredi 27 juin 2008

 

Bangui, 26 juin (ACAP) – Le ministre de la Communication, chargé du dialogue politique inclusif en préparation en Centrafrique, M. Cyriaque Gonda a exprimé sa satisfaction pour la signature d'un accord global de paix entre le gouvernement et deux mouvements politico-militaires, notamment l'Union des forces démocratique pour le rassemblement (Ufdr) et l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (Aprd), le 21 juin 2008 à son retour de Libreville au Gabon, où s'est déroulé l'événement.

 

« On a réussi à signer l'accord qui est considéré comme un accord satisfaisant pour toutes les parties, et qui nous ouvre un boulevard pour toutes les forces vives de la nation, les acteurs politiques de la société civile qui se préparent pour aller au dialogue politique inclusif », a-t-il indiqué.

Pour le ministre Cyriaque Gonda, ce qui reste à faire, c'est « l'observation stricte du cessez-le-feu, de l'amnistie qui devrait être promulguée à l'endroit des militaires, des combattants des mouvements politico-militaires, des fonctionnaires membres civils de ces pour les faits liés à la rébellion », pour leur permettre de prendre part au dialogue.

 
Il a par ailleurs indiqué que la date du dialogue politique inclusif est approximativement située à 45 jours, à partir de la date de la mise en place du Comité d'organisation le 8 juin 2008.

Il faut noter que les points forts de l'accord global de paix de Libreville sont entre autres la confirmation de leur engagement à respecter le cessez-le-feu, la promulgation d'une loi d'amnistie générale à l'endroit des militaires, des combattants et des civils des mouvements politico-militaires Aprd et Ufdr pour des crimes et délits poursuivis devant les juridictions nationales centrafricaines à l'exception des crimes relevant de la compétence de la Cour Pénale internationale (Cpi), la réhabilitation dans leurs droits des militaires centrafricains radiés pour des faits liés à la rébellion et fonctionnaires civils de l'Aprd et de l'Ufdr dans leur formation et corps d'origine.

 
Il convient de signaler que l'accord global de paix de Libreville constitue la somme des accords parcellaires signés entre le gouvernement et l'Ufdpc le 2 février 2007 à Syrte en Libye, le 13 avril 2007 avec l'Ufdr à Birao et le 9 mai 2008 à Libreville avec l'Aprd.

Signalons que « pour des raisons logistiques », M. d'Abdoulaye Miskine de l'Ufdpc, actuellement en Libye, n'a pu faire le déplacement de Libreville. Toutefois, cet accord global de paix est dit « ouvert » à la signature de tout autre mouvement politico-militaire.

 

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Jeudi 26 juin 2008

 

APA Bangui2008-06-26 (Centrafrique) Le dialogue politique inclusif attendu en Centrafrique pourrait s’ouvrir le 23 juillet prochain, selon M. Cyriaque Gonda, ministre centrafricain de la communication et coordonnateur du comité d’organisation de ce forum inter centrafricain censé ramener une paix définitive dans ce pays enclavé d’Afrique centrale.

 

M. Gonda a signé, pour le gouvernement centrafricain, l’accord de paix global conclu, samedi 21 juin, avec les deux mouvements rebelles de l’Union des forces démocratique pour le rassemblement (UFDR) et de l’Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), sous les auspices du président gabonais Omar Bongo Ondimba, président du comité ad hoc de la communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (CEMAC) sur les affaires centrafricaines.

 

Dans une déclaration à la presse à son retour de la capitale gabonaise, le coordonnateur a situé la date du dialogue politique inclusif, approximativement 45 jours après la date de la mise en place du Comité d’organisation du dialogue politique inclusif, le 8 juin dernier.

 

«On a réussi à signer l’accord, qui est considéré comme un accord satisfaisant pour toutes les parties, et nous ouvre un boulevard pour que toutes les forces vives de la nation, les acteurs politiques et la société civile, se préparent pour aller au dialogue politique inclusif», a déclaré M. Gonda, réaffirmant que l’accord de paix global préconise l’observation stricte du cessez-le-feu.

 

«L’amnistie devait être proclamée à l’endroit des militaires, des combattants des mouvements politico-militaires et des fonctionnaires membres civils de ces mouvements politico-militaires pour les faits liés à la rébellion», a-t-il ajouté. «Je pense que nous devons faire maintenant observer la mise en œuvre sur la base des procédures légales à soumettre à l’assemblée nationale», a-t-il conclu.

 

L’accord de paix global conclu à Libreville a été précédé par des accords séparés signés entre le gouvernement centrafricain et des mouvements rebelles, dont l’Union des forces démocratiques du peuple centrafricain (UFDPC), le février 2007 à Syrte (Libye).

 

Les autres accords l’ont été avec l’Union des forces démocratique pour le rassemblement (UFDR), le 13 avril 2007 et l’APRD, le 9 mai 2008 à Libreville (Gabon). L’aille politique de l’UFDR basée au Bénin et l’ex-chef de l’UFDPC Abdoulaye Mikisne, qui vit en Libye, n’ont pas fait le déplacement de la capitale gabonaise.

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Dimanche 22 juin 2008

LIBREVILLE — Les deux principaux mouvements rebelles de République centrafricaine ont conclu samedi un accord de paix avec le gouvernement qui s'était engagé à leur accorder une amnistie après des années de conflit larvé.

L'accord a été signé à Libreville, la capitale du Gabon, en présence des présidents gabonais Omar Bongo, médiateur dans cette crise, et centrafricain Francois Bozize.

Le document appelle au désarmement et à la démobilisation des combattants rebelles et prévoit le lancement d'une campagne de réintégration dans la société civile. La mise en oeuvre de l'accord devra être surveillée par une commission réunissant plusieurs autres pays d'Afrique centrale et l'Union européenne.

"Le plus dur reste à faire", a commenté Jean-Jacques Demafouth, de l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), le premier groupe rebelle centrafricain, très actif dans le nord-ouest du pays.

"C'est un accord qui montre sa bonne foi", a pour sa part estimé le ministre centrafricain des Communications, Cyriaque Gonda, qui a paraphé le document au nom du gouvernement.

L'autre signataire était Zacharia Damane, de l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR), qui s'est illustrée par une série d'attaques en 2006 et 2007 dans le nord-est de la république centrafricaine, près de la frontière avec le Darfour, au Soudan

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Samedi 21 juin 2008

 

 

 

APA-Libreville2008-06-21 (Gabon) Le président centrafricain François Bozizé ne sera pas à Libreville pour signer l’accord global de paix négocié dans la capitale gabonaise par les représentants du pouvoir, de l’opposition non armée et les mouvements rebelles, à Apa Cyriaque Gonda, ministre centrafricain de la Communication et chef de la délégation gouvernementale à Libreville.

 

M. Gonda a évoqué des raisons de calendrier pour justifier l’absence du président Bozizé. Le document sera signé par M. Gonda au nom du gouvernement centrafricain, a-t-il affirmé. Après une semaine de discussions les trois parties sont parvenues à un accord déposé vendredi sur la table du président gabonais Omar Bongo Ondimba, médiateur dans le conflit centrafricain.

 

« Le document est prêt depuis jeudi. Les toutes dernières retouches ont été apportées vendredi avant son dépôt sur la table du médiateur », a affirmé M. Gonda. Pour parvenir à ce document, les rebelles, l’opposition politique et le pouvoir ont négocié pendant une semaine.

 

Chaque partie a apporté dans ses valises à Libreville un document contenant ses propositions. La médiation gabonaise a laissé les centrafricains entre eux harmoniser leurs points de vus dans une salle de l’hôtel où ils sont hébergés. Les points de blocages étaient dénoués en présence du médiateur dans les locaux du ministère des affaires étrangères, a indiqué Bruno Hyacinthe Gbiegba, représentant de la société civile pendant ces laborieuses négociations.

 

« Il fallait du cœur, de la patience pour ne pas craquer et claquer la porte », a déclaré en soupirant le ministre Gonda commentant le climat de travail qui a prévalu à Libreville. « Nous sommes en fin de compte satisfaits du document obtenu », a-t-il affirmé sans rien dire sur le contenu de cet accord censé ouvrir larges les portes du dialogue intercentrafricain prévu à Bangui dans les prochains jours.

 

La date et l’heure de la signature de l’accord seront fixées par le président Bongo Ondimba dont les services sont en train de régler les détails protocolaires. Cyriaque Gonda, les autres signataires de l’accord seront Me Henri Pouzère pour le compte de l’opposition non armée réunie au sein de l’Union des forces vives de la nation (UFVN).

 

Du côté des mouvements armés, le document sera signé par Jean Jacques Demafouth de l’Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD) opérationnel au nord ouest du pays. Le chef spirituel Cheikh Tidiane pourrait signer pour le compte de l’Union des forces de la démocratie et le rassemblement (UFDR). Ce mouvement opère au nord-est vers la frontière avec le Soudan. Ringui Le Gaillard signera pour le Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) actif dans le centre et une partie du nord.

 

L’absent de taille du côté de la rébellion est Abdoulaye Miskine qui se trouverait présentement en Libye. Poursuivi par le Tribunal pénal international, Miskine craindrait d’être arrêté comme l’a été Jean Pierre Bemba dont les troupes venues en 2002 à la rescousse du pouvoir d’Ange Félix Patassé, sont accusées de divers crimes.

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Samedi 21 juin 2008

 

    LIBREVILLE - AFP / 21 juin 2008 20h06 - Le gouvernement centrafricain et deux rébellions armées du nord de la Centrafrique ont signé samedi à Libreville un "accord de paix global", ouvert à une troisième rébellion, dont le chef n'a pu se rendre au Gabon, a constaté un journaliste de l'AFP.

 

Cet accord de paix, qui fait suite à des accords de paix précédents entre chaque rébellion et le gouvernement, a été signé par la principale rébellion en Centrafrique, l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), présidée par l'ancien ministre de la Défense Jean-Jacques Demafouth, et par l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR) de Damane Zakaria.

 

L'accord "de paix global" entre les deux rébellions et le gouvernement était un préalable obligatoire à l'organisation du "Dialogue politique inclusif", qui doit rassembler toutes les parties centrafricaines (pouvoir, rébellions mais aussi opposition et société civile) pour sortir de la crise sociale et financière et pour pacifier entièrement le pays.

 

La Centrafrique, pays enclavé figurant parmi les plus pauvres de la planète, fait face à une grave crise financière et à l'insécurité dans le nord-ouest, en proie depuis 2005, année de l'élection de François Bozizé à la présidence, aux exactions de groupes rebelles et de "coupeurs de routes".

 

L'ouverture du "Dialogue politique inclusif" était prévue le 8 juin, mais elle avait dû être différée dans l'attente de l'accord entre le gouvernement et les diverses rébellions. La troisième rébellion, celle du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) d'Abdoulaye Miskine, n'a pas signé l'accord. Son chef, qui "serait à Tripoli" selon une source gabonaise, n'a pu se rendre à Libreville "pour des raisons logistiques", a précisé le ministre centrafricain de la Communication, Cyriaque Gonda, signataire de l'accord au nom de la Centrafrique.

 

Des représentants du FDPC étaient cependant présents au moment du paraphe de l'accord, qui s'est déroulé devant les présidents centrafricain et gabonais, François Bozizé et Omar Bongo Ondimba, a constaté un journaliste l'AFP. "Nous pensons qu'à partir de cette journée, le dialogue politique inclusif va aller dans le sens de sa réalisation", a commenté M. Gonda.

 

"Cet accord va dans le bon sens parce qu'il a presque repris la majorité des points (...) des accords (précédents) entre le gouvernement centrafricain et les mouvements politico-militaires", a-t-il commenté. L'accord porte notamment sur les questions de "cantonnement des combattants", de leur amnistie et de leur démobilisation.

 

M. Gonda a précisé que l'accord devrait entraîner "une amnistie pour tous les combattants, pour tous les faits liés à la rébellion". Le communiqué final précise que "cet "accord constitue une étape majeure dans le retour à la concorde nationale" en Centrafrique "à la veille de l'ouverture du Dialogue inclusif".

 

L'organisation des droits de l'Homme Human Rights Watch (HRW) avait souligné en septembre que l'armée participait aussi aux exactions. Selon HRW, l'armée centrafricaine a tué depuis mi-2005 des centaines de civils, incendié plus de 10.000 maisons et provoqué un exode massif dans le nord du pays.

 

(©AFP / 21 juin 2008 20h06)

 

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Vendredi 20 juin 2008

 

 

APA – Libreville2008-06-20 (Gabon) Des représentants du pouvoir et des différentes rebellions centrafricaines sont arrivées à Libreville pour conclure un accord global de paix en prélude du dialogue politique inclusif inter centrafricain prévu à Bangui en juillet prochain, a appris APA de source bien informée.

 

«Presque tout le monde est là mais nous ne savons pas quand l’accord sera signé », a confié à APA une source proche de la présidence de la République gabonaise. «La signature pourrait intervenir ce soir, ce qui est peu probable, demain ou la semaine prochaine », a précisé la source s’exprimant sous le couvert de l’anonymat.

 

Une autre source a indiqué à APA que des réglages de dernière minute retarderaient le processus. Les dirigeants des différentes rebellions exigent des garanties de sécurité pour eux et pour leurs soldats qui doivent être cantonnés.

 

L’opposition politique exige une amnistie générale qui profiterait également aux dirigeants de l’ancien régime du président Ange Félix Patassé déposé par un putsch militaire en mars 2003.

Jeudi une réunion a eu lieu au ministère gabonais des affaires étrangères pour tenter d’harmoniser les points de vue à ce sujet.

 

Le 9 mai 2008 à Libreville le pouvoir de Bangui et l’Armée Populaire pour la Restauration de la Démocratie (APRD), groupe rebelle actif au nord-ouest de la Centrafrique a signé à un accord de paix et de cessez-le-feu avec le gouvernement.

 

Cet accord complète ceux conclus successivement le 2 février 2007 à Syrte, en Libye, avec le Front pour la démocratie du peuple centrafricain (FDPC), d’Abdoulaye Miskine, et le 13 avril 2007, avec l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR) de Michel Am Non Droko Djotodja.

 

L’accord global de Libreville devait ouvrir la voie au dialogue tant attendu à Bangui et censé ramener une paix définitive en Centrafrique.




Am Non Droko et Abakar Sabone absents de la réunion de Libreville



 

  APA Bangui2008-06-20 (Centrafrique) Le président et le porte-parole de l’Union des forces démocratiques pour le renouveau (UFDR), MM. Am Non Droko et Abakar Sabone, n’ont pas fait le déplacement de Libreville pour signer l’accord de paix global que le gouvernement centrafricain doit conclure avec les différents mouvements rebelles opérant au nord-ouest de la Centrafrique, a appris APA vendredi à Bangui.

 

 

La signature doit se faire sous les auspices du président gabonais El Hadj Omar Bongo Ondimba, médiateur de la crise centrafricaine et président du comité ad hoc pour les questions centrafricaines dans l’espace CEMAC (Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale).

 

Toutes les parties prenantes à l’accord de paix global, notamment le gouvernement centrafricain, l’union des forces vives de la nation (UFVN), l’Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), la société civile, l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR) ainsi que les parrains institutionnels, dont la CEN-SAD et la FOMUC ont répondu présents à l’appel à la réconciliation nationale incarnée par la rencontre de Libreville.

 

Le président du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC), Martin Koumta Madji, alias Abdoulaye Miskine, un proche de l’ancien président Ange Félix Patassé, qui dirige depuis Tripoli, en Libye, un groupe de rebelle basé au nord-ouest du pays, est attendu, lui aussi, dans la capitale gabonaise. Outre la branche UFDR de Am Non Droko, Abakar Sabonne et Charles Massi, l’Union des forces républicaines (UFR) du lieutenant Florian N’djadder ne prendra pas également part à la rencontre de Libreville.

 

 

A l’origine de l’absence de l’UFDR, la crise de leadership qui a divisé en deux tendances ce mouvement, actuellement dirigé par Zakaria Damane, au sein duquel se pose en ce moment un réel problème de légitimité. Damane, qui a pris la direction de l’UFDR après l’arrestation à Cotonou de MM. Sabone et Droko, a signé un accord de paix avec le gouvernement centrafricain à Birao , le 16 avril 2007.

 

Depuis l’élargissement de Droko et Sabone, se pose la question de la légitimité de Damane et de la validité de l’accord signé avec le gouvernement qui semble cependant avoir pris fait et cause pour ce dernier. Les anciens prisonniers de Cotonou préconisent l’ouverture des négociations pour la signature d’un nouvel accord. Ils menacent les pouvoirs publics de représailles si jamais ils s’obstinent à coopérer avec la tendance UFDR de Damane.

 

 

 

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Vendredi 20 juin 2008




 

APA Bangui2008-06-19 (Centrafrique) L’ancien président centrafricain Ange Félix Patassé, a dénoncé, dans un communiqué parvenu jeudi à APA à Bangui, sa mise à l’écart du dialogue politique inclusif, forum censé ramener une paix définitive en Centrafrique après les mutineries militaires qui ont secoué ce pays.

 

«Je dénonce les manoeuvres du pouvoir de Bangui qui tente, par tous les moyens, de m’écarter du dialogue politique qui, d’ailleurs, est un forum national de grande importance pour le retour d’une paix durable en Centrafrique», a souligné M. Patassé, dans son communiqué, publié à quelques jours de la signature d’un accord de paix global entre le gouvernement et les groupes armés.

 

L’ancien chef d’Etat «prend à témoin l’opinion nationale et internationale des conséquences qu’adviendraient suite à son exclusion du dialogue politique», un forum historique qui devait normalement démarrer le 15 juin.

 

La rencontre a été reportée à la mi juillet, le temps de permettre aux autorités centrafricaines de conclure, avec les quatre mouvements rebelles actifs au nord-est du pays, un accord de paix global et voter une loi d’amnistie générale conformément aux recommandations du Comité préparatoire du dialogue politique et la communauté internationale.

 

Exilé au Togo depuis son éviction du pouvoir, le 15 mars 2005, à la faveur d’un coup d’Etat perpétré par l’actuel président François Bozizé, Patassé est actuellement un leader contesté au sein de son parti du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) dont il a été évincé l’année dernière.

 

Il fonde beaucoup d’espoir sur sa participation au dialogue politique inclusif pour se refaire une santé politique et revigorer par la même occasion sa plateforme politique à la tête de laquelle se trouve actuellement Martin Ziguélé, un de ses anciens Premiers ministres.

 

La signature d’un accord de paix global devrait déboucher sur une amnistie générale qui devrait normalement permettre à M. Patassé, condamné par la justice centrafricaine, de prendre part au dialogue politique inclusif sans crainte d’être arrêté.

 

Il devrait en être de même pour Jean Jacques Démafouth, son ancien ministre de la défense, Abdoulaye Miskine, son ex-directeur de sécurité, et son ancien porte-parole Prosper N’douba, également condamnés par la justice.

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Jeudi 19 juin 2008

 Mouvement d’Action pour la Renaissance et le Salut

Sauver la Patrie ou Mourir

E-mail :mars.centrafrique@yahoo.fr / Tél : 06 43 24 41 18

 

 

 

CONCERNANT LA MISE EN PLACE DU COMITE

D’ORGANISATION DU DIALOGUE POLITIQUE INCLUSIF EN CENTRAFRIQUE

 

 

Le 08 juin dernier, un comité  d’organisation du prochain dialogue politique a été mis en place par un décret signé de François Bozizé.

 

Comme il fallait s'y attendre, ce comité ressemble ni plus ni moins à  un cabinet bis du maître de Bangui avec à sa tête son ministre de la communication et non moins porte parole de la convergence nationale KNK Cyriaque Gonda et son conseiller en matière de la jeunesse et grand stratège de sa politique Levy Yakité.

 

A l’issue d’une réunion élargie de son Secrétariat exécutif provisoire, tenue à Paris le 15 juin dernier, le Mouvement d’Action pour la Renaissance et le Salut (MARS), association citoyenne et indépendante, entend ici se prononcer sur ce qu’il convient de qualifier « jeu de dupe » engagé par les autorités gouvernementales avec l’ensemble de la classe politique nationale.

 

1-    En nommant  les théoriciens et autres maîtres à  penser de son régime à  des postes clés au sein du comité d’organisation du dialogue, François Bozizé démontre si besoin en était, qu’il s’en fiche éperdument de l’état clinique de notre pays. Etant l’une des parties prenantes de la crise centrafricaine, il ne saurait-être l’âme essentielle de ce processus qui, jusque-là, dépend  de son bon vouloir. Au regard de son entêtement, tout indique qu’il cherche par tous les moyens à  verrouiller ce processus  et à  le vider de sa substance. Car l’on ne peut être juge et partie.

      

2-    Le MARS dénonce avec la dernière rigueur les manœuvres politiciennes et bassement pernicieuses de François Bozizé, qui fait feu de tout bois pour jouer l’homme orchestre du processus du dialogue censé ramener la paix et la sécurité dans le pays. Il est donc clair que ce comité d’organisation est l’expression même de la volonté du camp présidentiel : la maîtrise et le contrôle du prochain dialogue de bout en bout, comme ce fut le cas lors du Dialogue National de 2003.    

 

3-    Le MARS en appelle à  la clairvoyance et l’esprit patriotique de l’ensemble de la classe politique centrafricaine ainsi que des groupes rebelles à  se désolidariser de François Bozizé et ses thuriféraires qui optent à leurs corps défendant pour le suicide collectif et la perdition de toute la nation.

 

4-    Le mouvement attire avec insistance l’attention de la communauté internationale, particulièrement celle de tous les membres du Conseil de Sécurité des Nations unies, plus préoccupés par leurs intérêts économiques, géopolitiques et géostratégiques, de recadrer ce régime en perte de vitesse et  aux antipodes de la démocratie.

 

 

Fait à  Paris, le 17 juin 2008

 

 

Pour le Bureau Exécutif Provisoire                                                                                             Le Secrétaire à la Mobilisation

Olivier BOBY

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