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Annonces et divers

Mardi 6 octobre 2009




    Monique et François Bozizé ici lors
        d'une cérémonie à Bossembélé



Voilà plusieurs mois que les Centrafricains en général et les Banguissois en particulier, ne voient plus Mme Monique Bozizé, Première dame de Centrafrique aux côtés de son présidentiel d’époux ni sur le territoire national ni à l’étranger. Ce n’est pourtant pas les occasions qui ont fait défaut. Le président Bozizé a eu à effectuer entre temps plusieurs déplacements à l’étranger (Libye, Tchad, Chine, Venezuela)  sans qu’on ait aperçu son épouse à ses côtés dans les reportages vidéo présentés à la télévision nationale par les services de la presse présidentielle. Particulièrement, s’agissant de la visite officielle effectuée début septembre dernier en Chine, le président, une fois de plus, a dû faire le voyage sans la Première dame.

Arrivée à Paris depuis début juillet dernier selon certains témoins qui étaient sur le même vol d’Air France qu’elle, Mme Monique Bozizé a aussitôt regagné le domicile familial des Bozizé quelque part dans le département des Yvelines en région parisienne. Ensuite, elle aurait été admise dans une clinique privée du Val d’Oise située non loin de son domicile, pour un très bref séjour, on ne sait trop pourquoi. Depuis, elle se trouve toujours en France et d’aucuns lui prêtent même l’intention de ne plus retourner à Bangui.

D’après certaines indiscrétions émanant du proche entourage même du président, lors de son escale à Paris en route pour la Chine, Bozizé aurait téléphoné à son épouse pour prendre de ses nouvelles mais celle-ci lui aurait raccroché au nez. Une de leur fille à qui le présidentiel de père aurait également téléphoné aussitôt après, aurait fait de même lorsqu’elle avait reconnu le timbre vocal de son père. Bozizé se serait résigné à se rendre sur place pour s’enquérir de la situation avant de reprendre son vol pour Beijing. Qu’est ce qui en est ressorti ? Mystère et boule de gomme. Faute d’informations officielles du côté de la présidence, l’opinion publique est obligée de se perdre en conjecture et les citoyens de s’interroger sur la situation de la Première dame de Centrafrique.

A Bangui, sa longue absence commence à faire jaser l’opinion publique et plusieurs questions reviennent souvent. La Première dame est-elle malade ? De quel mal souffrirait-elle ? A-t-elle subi des mauvais traitements ou des brimades de la part de son conjoint ? Va-t-elle encore rentrer au pays ou se réinstallera-t-elle définitivement à Paris comme par le passé ? Certaines mauvaises langues à Bangui croient savoir qu’elle ferait une dépression nerveuse. Si elle raccroche le téléphone au nez de son mari comme on le prétend, elle doit avoir ses raisons.

Enfin bref, une chose est sûre, voilà près de quatre mois que Mme Monique Bozizé, Première dame de Centrafrique se trouve en France, donc hors du pays et sans qu’officiellement on n’en donne les raisons aux citoyens, permettant ainsi de donner libre cours à toutes les rumeurs les plus folles. Les Banguissois se souviennent encore aisément de son coup de sang sur les antennes de Radio Centrafrique, épinglant et s’en prenant à trois membres du gouvernement de la République à qui elle avait reproché de n’avoir pas correctement fait leur travail suite à un accident de circulation qui avait fait de nombreuses victimes. A Bangui, on lui reconnaît aussi il est vrai, un caractère colérique, à la limite de l’hystérie et une certaine propension à lever le coude et à proférer des insultes à son entourage. Ce n’est pas une raison pour la mettre en quarantaine…

Par Centrafrique-Presse.com
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Lundi 5 octobre 2009




LIBREVILLE (AFP) - 05.10.2009 10:20 - Deux gros trafiquants d'ivoire ont été arrêtés vendredi en Centrafrique au cours d'une opération menée par les autorités et deux ONG, a-t-on appris lundi depuis Libreville auprès d'organisations de protection des animaux.

Deux gros trafiquants d'ivoire ont été arrêtés vendredi en Centrafrique au cours d'une opération menée par les autorités et deux ONG, a-t-on appris lundi depuis Libreville auprès d'organisations de protection des animaux.

Deux gros trafiquants d'ivoire ont été arrêtés vendredi en Centrafrique au cours d'une opération menée par les autorités et deux ONG, a-t-on appris lundi depuis Libreville auprès d'organisations de protection des animaux.

Le premier trafiquant a été interpellé dans un hôtel de Bangui "alors qu'il tentait de vendre 14 objets en ivoire, des dents d'hippopotame et une peau de panthère, toutes parties d'espèces menacées d'extinction et intégralement protégées par la loi", selon un communiqué conjoint de The Last Great Ape (Laga), une ONG basée au Cameroun qui a participé à l'arrestation, et du World Wildlife Fund (WWF)-Centrafrique.

Le second contrevenant, "une dame de nationalité franco-centrafricaine", a été arrêté à son domicile à Bangui "en possession de 157 objets en ivoire pesant au total plus de 200 kg", ajoute le texte transmis à l'AFP à Libreville.

Tous deux sont, depuis, en détention, en attente de leur procès. Ils risquent une peine d'emprisonnement de 3 mois à un an. "Ils totaliseraient plusieurs décennies d'expérience et seraient au centre d'un réseau international de trafic d'ivoire", selon Laga et WWF-Centrafrique.

Ces arrestations de trafiquants d'ivoire sont les premières en Centrafrique depuis l'adoption au début des années 1980 d'une loi sur la protection de la Faune sauvage, a précisé à l'AFP le directeur de Laga, Ofir Drori, joint au téléphone depuis Libreville.

Elles n'auraient pas pu avoir lieu "sans la supervision directe et l'implication personnelle de trois ministres: ceux de la Justice, de la ainsi que des Sécurité nationale et Forêts, Faune, Chasse et Pêche", d'après M. Drori.

L'éléphant est une espèce menacée "d'extinction" dans le bassin du Congo du fait du braconnage, selon plusieurs organisations de protection des animaux.

La Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES) a prohibé le commerce international de l'ivoire en 1989. Mais selon une équipe de scientifiques américains, 38.000 éléphants sont abattus chaque année en Afrique pour alimenter le commerce illicite d'ivoire, qui serait en hausse.

© 2009 AFP
Par Centrafrique-Presse.com
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Dimanche 4 octobre 2009




 

L'affaire vient tout juste d'être jugée à Reims, les faits datent déjà de plusieurs mois. Cette petite fille a des difficultés scolaires qui inquiètent les enseignants de son école.

Quand l'enfant de 8 ans est questionnée, elle révèle que sa mère lui donne régulièrement des coups de ceinture quand elle ne surveille pas suffisamment bien ses trois petits frères et sœurs, ou qu'elle n'est pas sage.

La fillette raconte aussi comment sa mère, pour la punir, lui enduit le visage de piment et lui en badigeonne également les yeux. « Ça pique et ça brûle, et je dois rester les yeux fermés jusqu'à ce que ça sèche et que je puisse tout enlever », explique l'enfant, dont on imagine la douleur.

Deux pères absents

« Vous pensez que ce sont des méthodes d'éducation ? » interroge le président Craighero du tribunal correctionnel de Reims devant lequel la mère comparaissait mardi.

« C'est à une petite fille de 8 ans de surveiller ses frères et sœurs, et de faire les tâches ménagères à votre place ? »

La jeune mère, en costume traditionnel coloré, répond du bout des lèvres : « Non ». Elle reconnaît avoir frappé sa fille à plusieurs reprises « mais », ajoute-t-elle, « je ne le fais plus maintenant ».

Les enfants étaient, à l'audience du tribunal correctionnel, représentés par l'association d'accompagnement éducatif de la Marne (AAEM). Me Christelle Birski a réclamé des dommages et intérêts pour les enfants « qui sont suivis par une assistante sociale depuis un an et demi ».

Coups de ceinture

Elle affirme n'avoir « pas trouvé d'amour dans ce dossier. Les deux pères des quatre enfants sont absents. Et pour elle, les différentes visites des services sociaux prouvent que les enfants sont en danger. »

L'avocate demande au tribunal de prononcer « une décision pédagogique, dans l'intérêt des enfants ».

Le substitut du procureur de la République, Jocelyn Poul, pense lui aussi que cette mère « n'a pas compris que c'est à elle de prendre en charge ses quatre enfants, et que ce n'est pas à sa fille aînée de le faire. »

Le substitut évoque à nouveau « le piment, quand l'enfant n'est pas sage », mais aussi « le poirier, dans le salon, pendant 5 ou 10 minutes, » les « coups de ceinture, fréquents, ou encore le fait que cette mère laissait ses enfants tout seuls. Sans surveillance ». Ce sont « des violences inacceptables, pas un moyen d'éducation ».

Me Lorraine De Bruyn, pour la défense, estime qu'on peut « difficilement reprocher à cette mère d'élever seule ses quatre enfants. Elle fait ce qu'elle peut, certes avec des méthodes particulières, mais le système des valeurs en Centre-Afrique, d'où vient la maman, est différent de celui de la France ». Aujourd'hui, la mère « a repris l'éducation de ses enfants en main ».

Le tribunal a condamné la mère à quatre mois de prison avec sursis et mise à l'épreuve pendant 18 mois, avec obligation de soins psychologiques, et obligation de verser des dommages et intérêts à l'AAEM pour le compte des enfants.


P.B.

Article paru le : 25 septembre 2009

 

Source:http://www.lunion.presse.fr/index.php/cms/13/article/357048/Reims__Maltraitance__Du_piment_dans_les_yeux__de_sa_fille___la_mere_condamnee

 

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Dimanche 4 octobre 2009






Le photographe lyonnais Jean Claude Chuzeville


leprogres.fr  04.10.2009 04h00

En 1983, le photographe lyonnais Jean-Claude Chuzeville a passé une semaine rocambolesque avec l'empereur centrafricain, alors exilé à Abidjan. Il témoigne ce soir sur la chaîne LCP

Les routes de Lyon croisent parfois incidemment celles de l'histoire. En novembre 1983, le photographe lyonnais Jean-Claude Chuzeville a vécu une semaine rocambolesque en compagnie de Jean-Bedel Bokassa, pour se voir confier les révélations les plus croustillantes, et peut-être, les plus improbables aussi, de la part de l'ancien empereur du Centrafrique, qui savait être expert en manipulation.

Cette drôle d'aventure, précieuse comme des diamants de l'Oubangui-Chari, refait surface à la faveur d'un documentaire diffusé ce soir sur la chaîne LCP, dans lequel témoigne (trop brièvement) Jean-Claude Chuzeville. Le montage reprend certaines des images tournées dans la résidence surveillée d'Abidjan en Côte-d'Ivoire, où vivait Bokassa après avoir été débarqué du pouvoir en Centrafrique. « J'étais parti là-bas sur mes frais avec deux amis, aujourd'hui décédés : l'un, Claude Jaget, était le correspondant de TF1 à Lyon ; l'autre, Jean-Baptiste Piazzano, avait monté un studio d'enregistrement à Lyon dans les années soixante-dix et il avait connu comme cela un étudiant devenu plus tard ministre de Bokassa. C'est par ce biais qu'on avait pu aller à Abidjan. On a su après que Bokassa cherchait à se faire de la pub avant un coup d'État qui a d'ailleurs avorté. »

Sur place, Jean-Claude Chuzeville se souvient d'un dictateur tiré à quatre épingles, se baladant toujours muni de sa crosse en or, l'air bon enfant, au milieu d'une cour de dix personnes, avec atelier en sous-sol pour fabriquer ses vêtements et ses meubles. « Il nous appelait « mes fils », on l'appelait « papa ». Tout le monde, à l'époque, disait qu'il était anthropophage. Mais, même s'il a tué et fait tuer, ce mec n'a jamais bouffé personne ! [il a été lavé de ces accusations, lors du procès qui l'avait condamné à mort, peine commuée en détention-ndlr]. »

Pour lui délier la langue, les trois compères avaient apporté douze bouteilles de son whisky préféré. « A jeun ou pas, il nous a répété des choses compromettantes pour Giscard » glisse Jean-Claude Chuzeville, en évoquant des détails sur la vie privée de l'ancien président de la République française. Info ou intox ? « On avait retranscrit toute l'interview dans un petit journal lyonnais et ça a été envoyé à Giscard qui n'a jamais porté plainte. » De retour en France, à TF1, « PPDA ne donnera pas suite » à une proposition d'achat des images de l'interview. Pas plus qu'Antenne 2 ou FR3. « Seul Le Figaro nous a acheté nos textes et des photos mais ils n'ont jamais rien publié… »

Nicolas Ballet


NOTE

« Bokassa 1er, une histoire françafricaine ». Un documentaire de Xavier Gasselin et Thomas Roy-Laurent, à voir aujourd'hui à 21 heures sur LCP (câble et TNT hertzienne). Rediffusion le 9 octobre à 21 heures.

  Source : Le Progrès de Lyon

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Vendredi 2 octobre 2009




 

Finalement, le délinquant fils du président Bozizé, Jean François Bozizé alias « Djodjo » a été expulsé du territoire français mercredi 30 septembre à bord du vol régulier d’Air France à destination de Bangui. Est ce par ironie du sort mais c’est également le même vol qu’a emprunté son président de père pour regagner son pays, de retour du Venezuela où il avait pris part au second sommet Amérique latine –Afrique, tenu à l’invitation du bouillant président Hugo Chavez. Jusqu’au bout, le fils délinquant de Bozizé s’est fait remarquer.

Alors qu’il était mis en zone d’attente pour personne en instance dite ZAPI 3 de l’aéroport Roissy Charles-de-Gaulle, Jean François Bozizé a demandé à un ami d’aller chez lui afin de lui apporter quelques vêtements car sans cela, il risquait d’être mis dans l’avion sans le moindre habit. Sans faire attention, l’ami en question fait la commission et revient à la ZAPI 3 avec sa copine et les vêtements, le matin même du jour où Jean François allait être expulsé. Il remet les habits aux flics de service qui, en procédant à la fouille des poches des affaires en question, découvrent avec effarement dans un blouson, dix munitions pour pistolet. Dès lors, l’ami de Jean François ainsi que sa copine sont immédiatement placés en garde à vue pour être auditionnés toute la journée. C’est à 18 heures qu’ils sont enfin relâchés et ont quitté la ZAPI.

Quant au délinquant de Jean François, il a dû être conduit à l’avion par les agents de sécurité selon les procédures habituelles d’expulsion des personnes indésirables sur le sol français. Selon nos informations, il est bien arrivé à Bangui ainsi que son président de père qui a quitté l’aéroport Bangui Mpoko sans rien dire. D’après son entourage, il aurait marqué son accord pour l’expulsion de son rejeton dont les frasques sur le territoire français ont suffisamment défrayé la chronique et passablement éclaboussé son image de marque.  

Par Centrafrique-Presse.com
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Lundi 28 septembre 2009




Artistes ivoiriens bloqués à Bangui : Jusqu`où conduit le manque de professionnalisme

lundi 28 septembre 2009 - Par Nord-Sud

Après le calvaire des artistes ivoiriens en Centrafrique, des professionnels du show-biz se prononcent sur ce « drame ».

Durant plusieurs jours, 26 artistes ivoiriens (chanteurs et comédiens compris) ont été bloqués dans la capitale centrafricaine Bangui. Invités à participer à un concert, ils ont été victimes d'un promoteur de spectacle véreux, qui à pris la poudre d'escampette, une fois le spectacle terminé. Après quelques jours de galère, ils ont rejoint la capitale économique grâce à une implication personnelle du président de la République, Laurent Gbagbo, qui a mis à leur disposition un avion spécial. Les faits font ressortir que les artistes avaient été sollicités pour participer à un Festival à but humanitaire. Le concert fini, leur interlocuteur a disparu. C'est ainsi qu'ils ont décidé de retourner au pays sans la seconde moitié de leurs cachets. Mais à la grande surprise, l'agence de voyage qui leur a fourni les billets d'avion, leurs apprend que le chèque qui a servi au payement est sans provision.

Ils ont donc eu recours à l'ambassade de Côte d'Ivoire au pays de Bozizé qui est rentrée en contact avec les autorités ivoiriennes. Suite à cette affaire, certains promoteurs de spectacles et managers d'artistes, dénoncent le manque de professionnalisme des créateurs ivoiriens. Selon eux, à y voir de près, aucune des stars n'a pris le temps d'aviser son manager. Qui en réalité, est la personne indiquée pour régler toutes les questions afférentes aux contrats relatifs à la participation de son artiste à un spectacle. Et même si cela a été fait, ce dernier n'a pas pris le temps d'analyser le dossier en profondeur. Pour Youl Sayal, manager d'artistes, certaines explications démontrent l'inorganisation des participants au voyage.

« Comment comprendre, selon lui, que des '' professionnels'' acceptent-ils des billets d'avion aller, sans avoir les garanties d'un retour ». Il pense que certains artistes dans bien des cas, signent les contrats sans que le manager ne soit averti. De ce fait, ne connaissant pas les tenants et les aboutissants de telles affaires, ils s'exposent à des situations désagréables comme ce qui vient de se produire. Il pense donc que c'est l'attachement à l'argent qui fait que les artistes s'érigent en leur propre manager. Ce qui compromet durement leur carrière. «Les chanteurs ivoiriens n'ont dans la bouche que le terme ''gombo''. Alors qu'un artiste structuré doit se rassurer de toutes les dispositions pratiques avant de se déplacer pour honorer une invitation.

Et ce travail se fait en amont par un manager », déplore-t-il. Pour Zach, promoteur de spectacles, l'analyse de certains contours peut amener l'artiste et son manager à se mettre à l'abri de promoteurs malhonnêtes. « Le manager d'artiste ou l'artiste lui-même ne peut pas honorer un spectacle sans avoir certaines informations. A savoir, des idées précises sur ce pour quoi il quitte son pays. Tels que : à quel type de spectacle est-il invité ? Qui en est le promoteur ? Quelle réputation a-t-il ? S'il n'a pas des réponses satisfaisantes, qu'il ne se déplace pas », précise-t-il. Pour ce qui est de la déconvenue de Bangui, les artistes avaient selon lui, de bonnes raisons de ne pas se faire gruger.

D'autant plus que c'était une œuvre humanitaire. Ils devaient au moins avoir l'assurance que les billets d'avion retour avaient été réglés bien avant leur voyage. Joint au téléphone, Bohori Michel qui s'est prononcé au nom des artistes à leur retour, signale que les contrats ont été négociés individuellement et que des managers ont été associés aux négociations. Ce qui lui fait dire que les artistes ivoiriens sont bien encadrés. Seulement, ils pensent qu'ils ont été victimes de leur bonne foi.

 
S.A.

Par Centrafrique-Presse.com
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Samedi 26 septembre 2009




LILLE / EXPULSION

 

Nord éclair samedi 26 septembre 2009 à 06h00

La mobilisation contre l'expulsion des parents du petit Lillois Ariel ne faiblit pas malgré un jugement mis en délibéré avec avis négatif hier lors de l'audience au tribunal administratif.

LISE DOMINGUEZ > lise.dominguez@nordeclair.fr

Depuis la réception en janvier dernier d'un courrier de la Préfecture leur annonçant l'obligation de quitter le territoire français (OQTF), la mobilisation autour de Sandra Ndilné et Kevin Loudégué s'est amplifiée au fil des mois, au point que la salle d'audience du tribunal d'administratif était quasiment comble hier matin par la seule présence des soutiens aux parents d'Ariel, un petit Lillois de 6 ans scolarisé depuis la rentrée 2009 en CP à l'école Anatole France de Saint-Maurice-Pellevoisin.

Le collectif de soutien de l'école, des amis, des membres du Réseau éducation sans frontières, et cinq élus parmi lesquels on comptait Dominique Plancke, Maurice Thorez, Michel Ifri, Dalila Dendouga et Martine Aubry en personne avaient fait le déplacement pour soutenir les parents du petit Ariel, deux sans-papiers originaires de Centrafrique arrivés en France en 2001 pour y poursuivre des études en économie-gestion.

Hier matin, le rapporteur public a souligné en audience leur situation irrégulière de 2003 à 2007, les accusant de ne vivre que d'expédients avant de rendre un avis négatif à leur demande de régularisation et de maintenir l'OQTF pour les deux dossiers.

« Leur avocat a bien fait valoir que leur intégration est largement prouvée par la mobilisation des gens à leur égard depuis plusieurs mois, mais cela n'a pas empêché un avis négatif d'être prononcé, a déclaré après l'audience Jacques Claude, membre du Réseau éducation sans frontières. On leur a reproché aussi de ne pas avoir fait de demande d'asile à l'origine mais le coup d'état en Centrafrique s'est produit en 2003, soit deux ans après leur arrivée. Ils sont aujourd'hui abattus mais toujours battants. » « C'est incompréhensible, proteste encore Sandra Ndilné, la maman d'Ariel, qui accuse le coup mais reste confiante. Mais on n'est pas seuls et l'avis peut ne pas être suivi par les juges. Nous avons fourni des récépissés de demande de titre de séjour et avons chacun deux promesses d'embauche par des employeurs prêts à nous salarier dès que nous serons régularisés ! »

La décision du délibéré sera rendue dans moins d'un mois. D'ici là la mobilisation se poursuit et un parrainage par des élus dont Dominique Plancke, Dalila Dendouga, Maurice Thorez, des deux sans-papiers est prévu le 23 octobre prochain à l'hôtel de ville.

 

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Samedi 26 septembre 2009




LILLE / EXPULSION

 

Nord éclair samedi 26 septembre 2009 à 06h00

La mobilisation contre l'expulsion des parents du petit Lillois Ariel ne faiblit pas malgré un jugement mis en délibéré avec avis négatif hier lors de l'audience au tribunal administratif.

LISE DOMINGUEZ > lise.dominguez@nordeclair.fr

Depuis la réception en janvier dernier d'un courrier de la Préfecture leur annonçant l'obligation de quitter le territoire français (OQTF), la mobilisation autour de Sandra Ndilné et Kevin Loudégué s'est amplifiée au fil des mois, au point que la salle d'audience du tribunal d'administratif était quasiment comble hier matin par la seule présence des soutiens aux parents d'Ariel, un petit Lillois de 6 ans scolarisé depuis la rentrée 2009 en CP à l'école Anatole France de Saint-Maurice-Pellevoisin.

Le collectif de soutien de l'école, des amis, des membres du Réseau éducation sans frontières, et cinq élus parmi lesquels on comptait Dominique Plancke, Maurice Thorez, Michel Ifri, Dalila Dendouga et Martine Aubry en personne avaient fait le déplacement pour soutenir les parents du petit Ariel, deux sans-papiers originaires de Centrafrique arrivés en France en 2001 pour y poursuivre des études en économie-gestion.

Hier matin, le rapporteur public a souligné en audience leur situation irrégulière de 2003 à 2007, les accusant de ne vivre que d'expédients avant de rendre un avis négatif à leur demande de régularisation et de maintenir l'OQTF pour les deux dossiers.

« Leur avocat a bien fait valoir que leur intégration est largement prouvée par la mobilisation des gens à leur égard depuis plusieurs mois, mais cela n'a pas empêché un avis négatif d'être prononcé, a déclaré après l'audience Jacques Claude, membre du Réseau éducation sans frontières. On leur a reproché aussi de ne pas avoir fait de demande d'asile à l'origine mais le coup d'état en Centrafrique s'est produit en 2003, soit deux ans après leur arrivée. Ils sont aujourd'hui abattus mais toujours battants. » « C'est incompréhensible, proteste encore Sandra Ndilné, la maman d'Ariel, qui accuse le coup mais reste confiante. Mais on n'est pas seuls et l'avis peut ne pas être suivi par les juges. Nous avons fourni des récépissés de demande de titre de séjour et avons chacun deux promesses d'embauche par des employeurs prêts à nous salarier dès que nous serons régularisés ! »

La décision du délibéré sera rendue dans moins d'un mois. D'ici là la mobilisation se poursuit et un parrainage par des élus dont Dominique Plancke, Dalila Dendouga, Maurice Thorez, des deux sans-papiers est prévu le 23 octobre prochain à l'hôtel de ville.

 

Par Centrafrique-Presse.com
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Jeudi 24 septembre 2009




 

Par Alix Fétué - 24/09/2009 Journalducameroun.com

Elle est en concert ce jeudi 24 septembre au CCF de Douala

 Alors ce qu’on sait de vous c’est que vous êtes centrafricaine, qu’est ce qu’on ne sait pas d’autre?


Comme vous venez de le dire, Idylle Mamba est une jeune chanteuse centrafricaine qui vit au Cameroun, depuis maintenant deux ans, et qui a commencé à faire la musique à l’âge de cinq ans. Après j’ai intégré à l’âge de 14 ans un groupe de jeunes filles qui s’appelle Focus Masseka et qui a eu l’opportunité de participer au festival Massao en 1999, et la même année a participé au festival Abog-Ingoma, et comme j’étais déjà lead vocal dans ce groupe j’ai décidé de prendre ce chemin là puisque ce qui me passionnait le plus c’était la musique. Donc j’ai décidé de suivre mon chemin à part et j’ai commencé à intégrer différents groupes centrafricains. Par la suite j’ai participé au concours de la chanson française avec l’alliance française de Bangui en 2003 et j’ai gagné le premier prix avec la chanson de Lokua Kanza "partir au bout du monde". Après j’ai obtenu une bourse de la coopération française qui m’a permis d’intégrer une école de musique à Toulouse, et à la fin de la formation j’ai voulu descendre au Cameroun pour pouvoir amorcer une carrière solo.

Et pourquoi le choix du Cameroun?

J’avais déjà cette sonorité centrafricaine, mais comme la musique que je fais est un mélange de plusieurs sonorités, on y trouve du jazz, du blues, la basse qui est forcément la musique africaine et après c’est ouvert sur toutes sortes de sonorités qui peu exister dans le monde en musique, y compris le Cameroun. Raison pour laquelle je suis venue ici.

Toute jeune, vous avez déjà travaillé avec des artistes confirmés, Lokua, Tiken Jah, quel a été leur apport dans votre carrière?

La rencontre était brève, on va le dire ainsi. Mais ils m’ont apporté beaucoup d’encouragement et cela m’a permis encore plus de croire en ce que je fais, et surtout de continuer, de suivre leur chemin et j’espère qu’un jour…

Est qu’il y a un artiste qui de façon particulière vous a influencé?

Lokua Kanza en premier. C’est mon idole! J’ai grandi avec ses musiques. Il y a aussi Ismael Lô. Il y en a plusieurs mais bon il y a ces deux là qui me viennent à l’esprit en ce moment, et franchement Lokua Kanza j’adore ! J’adorais même avant de le rencontrer, je pense que c’est même ça qui a fait que je le rencontre par la suite, tellement j’en rêvais que le destin a fait cela. J’ai vraiment été ravie de cette rencontre.

 Comment cela s’explique que l’on fasse la musique à 5 ans?

Je suis née dans une famille d’artistes, ma mère était présidente d’une chorale, donc je dirais que c’est un peu naturel. J’ai suivi ma mère et mes sœurs qui étaient déjà dans cette chorale là, et par la suite je pense que la musique c’est quelque chose qui est en tout être humain, on est né avec, on a été bercé avec, et du coup, tu choisis de prendre ce chemin là ou pas. Et mon père faisait du théâtre avant, mon grand frère fait du théâtre, donc j’ai grandi dans ce milieu ; c’est tout naturellement que je me suis penchée vers cet art.

Et la formation à Toulouse. Que vous a -t-elle apporté de plus?

Tout à l’heure je disais que chanter c’est naturel, mais après il y a les techniques vocales qui sont là, il faut savoir placer ses souffles, placer la voix et tout. Donc c’est cela qui me manquait en fait, de mettre le nom sur ce que je savais déjà. Parce que je savais déjà chanter mais je ne savais pas comment il fallait par exemple se tenir. Il a fallu que j'apprenne ces techniques et j’ai eu cette opportunité de m’ouvrir les yeux sur les choses que je connaissais déjà un peu.

Vous vivez au Cameroun depuis maintenant deux ans, vous collaborez avec des artistes d’ici, des jeunes comme vous?

Oui. Exactement j’ai chanté sur l’album de la camerounaise qui s’appelle Kareyce Fotso (finaliste du prix Découvertes RFI 2009), j’ai aussi fait un titre avec un rappeur qui s’appelle B136, j’ai rencontré le groupe Macase, je travaille avec Cory qui est d’ailleurs mon agent et j’ai rencontré plusieurs autres dont les noms ne me viennent pas à l'esprit.

[b Ce soir vous êtes au Centre Culturel français de Douala, qu’est ce que le public va découvrir ?

Le public va découvrir de la musique centrafricaine déjà, la langue centrafricaine qui est le Sango, la langue nationale, je pense que c’est le seul pays au monde qui a une langue locale comme langue nationale, et donc toutes mes chansons sont basées sur cette langue là et un tout petit peu en français aussi. Vous allez découvrir Idylle Mamba la centrafricaine tout simplement.

Comment définissez-vous votre musique?

C’est un mélange de sonorités africaines, centrafricaines, des sonorités blues, jazz, en bref on va dire la musique du monde.

Vos projets c’est par rapport au Cameroun, à la Centrafrique ou ailleurs?

C’est par rapport au monde entier. Je vais là où le vent m’emporte et si ça doit se faire au Cameroun ça se fera au Cameroun comme c’est entrain de se faire au Cameroun, Sinon ce sera en Centrafrique ou ailleurs. C’est le souhait de tout artiste de pouvoir faire découvrir son talent, sa musique, ses œuvres à l’extérieur.

Sur quoi vous travaillez actuellement?

Je travaille sur un single de deux titres qui va sortir à la fin de l’année et j’espère que tout va bien se passer.

C’est quoi votre rêve ? Devenir Lokua Kanza?

Non non ! Devenir Idylle Mamba ! Puisque Lokua Kanza est déjà ce qu’il est. Je vais prendre un peu de ce qu’il est pour faire de moi ce que je serais.

Vous vous sentez bien au Cameroun on dirait!

Super bien. On est en Afrique, c’est juste à coté de chez moi. J’ai été bien accueillie, peut être parce que je suis une fille (éclats de rire) ; mais je me sens très bien, pour ne pas dire comme un poisson dans l’eau.

 

 

Par Centrafrique-Presse.com
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Mercredi 23 septembre 2009





NDLR C.A.P: Le président François Bozizé est attendu vendredi prochain à Paris en route pour Caracas au Venezuela où il va prendre part au 2ème sommet Amérique latine-Afrique, sur invitation du président Hugo Chavez. Malheureusement pour Bozizé, il doit trancher l’épineux problème de son délinquant de rejeton qui n’arrête pas de sévir en région parisienne, le dénommé Jean François Bozizé, que les autorités françaises sont vraiment décidées à expulser cette fois-ci. Déjà multirécidiviste, Jean François Bozizé s’est encore fait récemment arrêter par la police à un barrage routier, conduisant un véhicule sans assurance et sous une fausse identité.

Fils de président, Jean François Bozizé a pu bénéficier jusqu’ici, malgré toutes les infractions et délits à son actif, d’immunités diplomatiques dont l’ambassade de Centrafrique à Paris s’est portée garante. Mais devant la multiplication des actes de délinquance de Bozizé junior, les autorités françaises ont décidé de son expulsion. Il est en attente quelque part dans un cachot. Il devrait même être expulsé en principe sur le vol régulier d’Air France de mercredi soir 23 septembre vers Bangui mais la perspective d’arrivée à Paris de son père vendredi matin prochain a vraisemblablement fait repousser la chose. Bozizé père est placé devant ses responsabilités paternelles. S’il veut que son rejeton continue de rester sur le territoire français, il doit lui assurer les moyens de se prendre en charge. Faute de cela, il regagnera son pays, sans doute à bord du même vol régulier d’Air France qu’il doit prendre lui-même le mercredi 30 septembre prochain pour regagner Bangui après son escapade chez Hugo Chavez. Bozizé qui a pourtant une nombreuse progéniture, est connu pour ne pas bien s'en occuper.

Ci-dessous, différents articles de presse ayant couvert les frasques du fils Bozizé. Même la Libre Belgique n’est pas en reste.

 

Le fils du président centrafricain interpellé pour tentative d'escroquerie

Délinquance - Melun (Seine-et-Marne)

Denis Courtine | 22.03.2005

 

 

 

C'est sous un autre nom que le fils du président centrafricain se rend mardi vers 9 h 30 dans une banque de Moissy-Cramayel. Très digne et accompagné d'une dame, Jean François Bozizé se présente au guichet pour un retrait. Il tend un relevé d'identité bancaire et une carte d'identité. Comme le compte du jeune homme n'est pas enregistré dans cet établissement, l'employé procède aux vérifications d'usage. Et là, il apprend que cette fausse identité a été utilisée au moins à deux reprises dans d'autres banques. Bref, ce client est défavorablement connu. A la sortie, les policiers l'interpellent et le conduisent au poste. Placé en garde à vue, il va dans un premier temps soutenir sa fausse identité.

 

Très vite, les fonctionnaires le confondent. Doute sur l'immunité diplomatique C'est à ce moment-là que le jeune homme dévoile son atout maître : « Je suis le fils du président centrafricain. » Comme il n'a aucun papier qui prouve cette identité, les fonctionnaires sourient et le gardent au chaud, car l'excuse paraît grosse. Tout l'après-midi, les policiers, craignant un éventuel incident diplomatique, multiplient les coups de fil au ministère. Mais, quand la nuit tombe, personne ne peut affirmer que le suspect bénéficie de l'immunité diplomatique. Ce n'est que le lendemain matin que l'ambassadeur est formel : il s'agit bel et bien du fils du président centrafricain. Il faut le libérer. Reste un doute : l'immunité diplomatique de Jean François Bozizé est-elle valable au moment des faits ? « Des vérifications sont toujours en cours », indiquait hier un magistrat. Dans moins de deux semaines, quand le président, qui jouit d'une confortable avance, sera sans doute réélu, cette formalité administrative ne sera sans doute qu'un détail.

Le Parisien




Interpellation en France du fils du président centrafricain


Jean François Bozizé
, fils du président centrafricain, a été placé en garde à vue dans un commissariat de la région parisienne pour une tentative d'escroquerie présumée, avant d'être relâché en vertu de son immunité diplomatique. Il avait été interpellé le 15 mars après avoir tenté de retirer de l'argent dans une banque de Moissy-Cramayel au moyen d'une fausse carte d'identité et d'un relevé d'identité bancaire. Les employés de la banque avaient alerté les policiers.


© La Libre Belgique 23/03/2005

 

 

Les Faits Divers

Bozizé Jr gardé en vue 24h en France pour escroquerie présumée

Il a été relaché pour cause...d'immunité diplomatique

Jean François Bozizé, fils du président centrafricain, a été placé en garde à vue au commissariat de Moissy-Cramayel (région parisienne) pour une tentative d'escroquerie présumée, avant d'être relâché en vertu de son immunité diplomatique, a-t-on appris mardi de source policière.

Le fils du président Jean François Bozizé, âgé de 25 ans, avait été interpellé le 15 mars dernier après avoir tenté, selon la même source, de retirer de l'argent dans une banque de Moissy-Cramayel au moyen d'une fausse carte d'identité et d'un relevé d'identité bancaire, confirmant ainsi une information publiée par le quotidien Le Parisien.

Les employés de la banque, alertés par le fait que des retraits avaient été effectués sur ce compte par une autre personne que son titulaire, ont prévenu les policiers.

La garde à vue de Jean François Bozizé a duré plus de 24 heures, le temps pour le commissariat de vérifier l'identité du prévenu, selon cette source.

Ce dernier a d'abord soutenu que la carte d'identité en sa possession était la sienne, avant de révéler qu'il était le fils du président centrafricain. Il n'était pas en possession de son passeport diplomatique, celui-ci étant en cours de renouvellement.

Le commissariat, qui a obtenu du ministère des Affaires étrangères confirmation de l'identité du gardé à vue, en a alors avisé le 16 au matin le parquet de Melun qui a demandé la levée de la garde à vue.

Il subsiste toutefois un doute sur la validité de l'immunité de Jean François Bozizé et l'enquête se poursuit, a souligné le parquet.

Le Quai d'Orsay (ministère français des Affaires étrangères) a indiqué mardi qu'il était en train de "vérifier exactement la situation de M. Bozizé Jr. au moment des faits".

"Les immunités sont liées à l'exercice d'une mission diplomatique qu'il s'agisse d'un poste en ambassade ou d'une mission ponctuelle. Tout cela est en cours de vérification" a précisé le porte-parole du ministère Hervé Ladsous.

 

Procès

Le fils du président centrafricain jugé pour escroquerie

Melun (Seine-et-Marne)

Denis Courtine Le Parisien 28.12.2005

 

LE STATUT de chef de l'Etat de son père lui avait permis de sortir de garde à vue avec les excuses des policiers. Mais, cette fois, Jean François Bozizé, 25 ans, ne pourra pas se réfugier derrière une prétendue immunité diplomatique. Cet après-midi, le fils du président centrafricain, qui porte exactement le même nom que son papa, comparaît devant le tribunal correctionnel de Melun pour escroquerie et tentative d'escroquerie.

 

L'affaire remonte au 15 mars dernier. Très digne et accompagné d'une amie, Jean François Bozizé junior se présente au guichet d'une banque de Moissy-Cramayel pour un retrait. Il tend un relevé d'identité bancaire et une carte d'identité. Comme le compte du jeune homme n'est pas enregistré dans cet établissement, l'employé procède aux vérifications d'usage. Et là, il apprend que cette fausse identité a été utilisée à deux reprises dans d'autres banques. A la sortie, les policiers l'interpellent et le conduisent au poste. Une partie de poker menteur C'est à ce moment-là que commence une partie de poker menteur qui va durer plusieurs mois.

 

Première manche : le bluff. Jean François Bozizé jure aux policiers que l'identité qu'il a donnée au banquier est exacte. La ruse tombe à l'eau. Les fonctionnaires le confondent au bout de cinq minutes. Deuxième manche : il étale son jeu sur la table. « Je suis le fils du président centrafricain », affirme-t-il. Mais, comme le suspect n'a pas ses vrais papiers sur lui, les enquêteurs ne le croient pas. Troisième manche : la vérification. Préférant tout de même éviter une mauvaise surprise, les policiers multiplient les coups de fil au ministère des Affaires étrangères.

 

En vain. Personne ne sait si cet escroc présumé bénéficie ou non d'une immunité diplomatique. Au petit matin, un représentant du Quai d'Orsay appelle le commissariat de Moissy : « Vous avez bel et bien interpellé le fils du président centrafricain. Relâchez-le tout de suite. » François Bozizé peut sortir en vainqueur du commissariat. Pour la petite histoire, son père sera réélu quelques semaines plus tard à la présidence de Centrafrique.

 

Quatrième manche : la deuxième vérification. Le parquet de Melun demande à son tour des comptes au Quai d'Orsay. Cette fois, le ministère des Affaires étrangères est plus hésitant. Finalement, quelques mois plus tard, il livre au parquet de Melun la version définitive. Contrairement à son père, Jean François Bozizé junior ne bénéficie pas de l'immunité diplomatique. Résultat des courses, le jeune homme sera donc bel et bien jugé aujourd'hui comme n'importe quel justiciable.

 

Justice

Immunité pour le fils du président centrafricain

Le Parisien 23.03.2005

 

 

L'IMMUNITÉ DIPLOMATIQUE de Jean François Bozizé, le fils du président centrafricain, est bien prouvée. Après l'avoir placé en garde à vue pour tentative d'escroquerie, le commissariat de police de Moissy-Cramayel vient d'en avoir la preuve. Un document officiel reçu par fax de l'ambassade lève le doute. Autrement dit, son immunité le protège. Libre comme l'air, il a d'ailleurs encore été vu hier après-midi dans un centre commercial en train de se promener bien tranquillement.

 

Déjà connu pour une affaire de vol à main armée dans le Val-de-Marne et pour laquelle il avait été condamné par le tribunal de Créteil (Val-de-Marne) à une peine de quatre ans de prison - son père à l'époque n'était pas président -, il ne sera pas cette fois-ci poursuivi pour s'être présenté mardi dans une banque de Moissy-Cramayel muni d'une fausse carte d'identité pour un retrait. Une fausse identité utilisée au moins à deux reprises dans d'autres banques. « Son immunité le couvre. C'est choquant certes, reconnaît un magistrat, mais cela fait partie d'une tradition diplomatique. L'immunité ne peut lui être retirée que par le gouvernement du pays auquel il appartient et s'il estime que les faits sont graves. »

 

C'EST quand même pratique l'immunité diplomatique. Voilà ce que devait se dire Jean François Bozizé, un des fils du président centrafricain, en faisant ses courses hier après-midi dans un centre commercial de Seine-et-Marne. Mercredi dernier, après une nuit en garde à vue au commissariat de Moissy-Cramayel pour une tentative d'escroquerie, ce jeune homme de 25 ans, déjà connu pour une affaire de vol à main armée dans le Val-de-Marne, a été libéré sur-le-champ grâce à un coup de fil haut placé. Et mieux valait qu'il n'y ait pas de vagues car le père lutte en ce moment pour sa réélection.
Par Centrafrique-Presse.com
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