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Economie

Mercredi 9 décembre 2009 3 09 12 2009 14:37




 

(09/12/2009)

Administration provisoire de la Cbc, Cbca et Cbt : La Rca et le Tchad réagissent à la décision de la Cobac

Par Jules Romuald Nkonlak (Le Jour Quotidien)

Pour quelles raisons véritables la Commission bancaire de l’Afrique centrale (Cobac) a-t-elle décidé, le 05 novembre 2009, de placer la Cbc, la Cbca et la Cbt, banques du groupe Fotso, sous administration provisoire ? Selon la décision de la Cobac, La Cbc n’aurait pas respecté un certain nombre d’engagements. (voir extrait de la décision ci-contre).

Toutefois, les ministres tchadien et centrafricain des Finances ont eu des réactions à cette décision qui font penser qu’ils n’ont pas cru aux raisons avancées. Dans une lettre adressée au président de la Cobac le 18 novembre 2009, le ministre centrafricain des Finances et du Budget écrit : « C’est le lieu de m’interroger sur les réels objectifs poursuivis par la Cobac dans le traitement de ce dossier car même le compte-rendu de la réunion de concertation élaboré par vos services et visé par vous seul, ne reflète pas la position des autorités monétaires concernées. Je rappelle que celles-ci étaient pour le statu quo ».

 La réunion de concertation à laquelle fait allusion Albert Besse dans cette lettre a eu lieu le 28 octobre 2009 à Douala. Gata Ngoulou, ministre tchadien des Finances et du Budget, avait, une semaine plus tôt, le 11 novembre, évoqué cette même réunion de Douala, dans une lettre adressée déjà au président de la Cobac. Il indiquait notamment dans sa correspondance que le compte rendu dressé à l’issue de ces travaux n’avait pas tenu compte «de la situation particulière de la Cbt (Commercial Bank Tchad, ndlr).

L’administrateur provisoire de la Cbt, cité dans la correspondance de M. Gata Ngoulou, a lui aussi réagi à la décision de la Cobac. Et lui, juste un jour après celle-ci. Le 07 novembre 2009, il écrivait en effet au président de la Cobac en ces termes : « Pour des raisons que je découvre au fur et à mesure du traitement de ce dossier, la Cobac vise d’autres objectifs que ceux fixés par les termes de référence sus visés ».

M. Adam Adji disait également, dans sa correspondance : « Si la mission qui m’a été confiée d'accord parties avec les autorités tchadiennes et qui consiste à apporter ma contribution en vue d’aplanir les difficultés nées de la décision initiale et à contribuer au redressement de la banque, devrait se poursuivre dans le cadre de l’administration provisoire, je suis au regret de vous informer que je ne suis pas du tout disposé à l’accepter ».

Ces différentes correspondances permettent donc de constater que la décision de la Cobac, si elle n’a pas suscité d’opposition des autorités camerounaises, n’a pas été positivement accueillie par celles du Tchad et de la Rca. Albert Besse, le ministre centrafricain des Finances et du Budget, s’est même montré complètement en désaccord avec la décision de la Cobac dans sa lettre du 18 novembre. « La situation de la Cbca ne nécessitait pas, j’en convaincu, la mise sous administration provisoire dont l’effet psychologique néfaste aussi bien sur le comportement du personnel que sur la réaction de la clientèle est contre-productif ».

Une lettre à laquelle le président de la Cobac a répondu en ces termes : « La mise sous administration provisoire de laCbc et de la Cbca résulte du constat d’un manque de crédibilité des plans présentés. Le compte-rendu de la réunion de concertation du 28 octobre 2008 et la teneur des échanges qui ont eu lieu au cours de cette rencontre ne sont nullement mentionnés, ni parmi les documents visés ni dans les considérations figurant en préambule des décisions Cobac D-2009/204 et D-2009/205 portant mise sous administration provisoire respectivement de la Cbc et de la Cbca. S’agissant de la levée d’administration provisoire de la Cbt, l’engagement formulé dans la lettre C/234 du 10 août 2009 subordonnait cette opération à l’adoption par l’assemblée générale des actionnaires de mesures pertinentes à l’égard de la situation financière de l’établissement ».

Ces différentes réactions de protestation, qui ne sont pas sans rappeler celles qui ont suivi la mise sous administration d’Amity bank, resteront-elles sans suite ? La Cour de la justice de la Cemac a, le 13 novembre 2009, rendu une décision qui allait à l’encontre de celle prise en 2008 par la Cobac. Vers où s’achemine-t-on dans l’affaire Cbc ?

 

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Mercredi 9 décembre 2009 3 09 12 2009 11:50




 


(Xinhuanet 09/12/2009)


YAOUNDE -- La conférence des Nations Unies sur les changements climatiques ouverte lundi à Copenhague au Danemark revêt un enjeu crucial pour la préservation du Bassin du Congo, deuxième grand massif forestier au monde après la forêt amazonienne, selon des experts camerounais et des organisations internationales préoccupés par la dégradation de cette zone écologique à cause d'une déforestation qualifiée de "sauvage" et " barbare".

Avec une superficie de plus de deux millions de kilomètres carrés, le Bassin du Congo érigé en priorité par les chefs d'Etat d'Afrique centrale, soutenus par des partenaires au développement, représente 26% de la forêt tropicale mondiale. Il y est fait état d'une surexploitation du bois, notamment de la part des entreprises étrangères.

L'Organisation des Nations Unies pour l'agriculture et l'alimentation (FAO) évalue à 934.000 hectares les surfaces affectées par an par cette déforestation à laquelle s'ajoutent les actes de braconnage des populations locales mettant en outre en péril la faune d'une rare richesse qui s'y découvre.

"Nous avons la chance d'être dans le massif forestier le plus important après l'Amazonie. Si rien n'est fait pour le protéger, il est certain que le désert finira par s'installer. Lorsqu'on abat un arbre qui a 200 ans, comment peut-on réparer ça ? Combien de temps faut-il pour le remplacer ?", s'est interrogé à Xinhua un spécialiste du droit international de l'environnement, Me Ndjodo Bikoun, avocat au barreau du Cameroun.

Réparti entre le Cameroun, le Gabon, la Guinée équatoriale, la République du Congo, la République centrafricaine (RCA) et la République démocratique du Congo (RDC), cet écosystème forestier est en effet réputé de renfermer une biodiversité exceptionnelle comprenant 11.000 espèces de plantes, 4.09 espèces de mammifères, 1.086 espèces d'oiseaux, 152 espèces de serpents et 1.069 espèces de poissons.

Dans un documentaire récent intitulé "Bassin du Congo : un patrimoine en danger", l'organisation non gouvernementale internationale de défense de l'environnement Greenpeace démontre qu'il est surtout l'habitat de trois des quatre primates (le gorille, le chimpanzé et le bonobo) et abrite par ailleurs 14 autres espèces de singes.

"Au moins 3.300 espèces endémiques de plantes et 90 espèces animales telles que l'okapi et le paon congolais n'apparaissent nulle part ailleurs que dans cette région. Or, toutes ces espèces sont menacées par l'exploitation industrielle des forêts, leur conversion ou leur dégradation, et le braconnage", s'alarme-t-elle.

Pour Me Ndjodo Bikoun, ces assauts contre la biosphère d'Afrique centrale peuvent constituer l'une des causes des perturbations climatiques dans cette région marquées comme d'autres du continent par des saisons des pluies irrégulières, des inondations accentuées et la sécheresse.

Ces phénomènes préoccupent les chefs d'Etat de la Commission des forêts d'Afrique centrale (COMIFAC) et de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC) qui, dans la perspective de la conférence de Copenhague, ont adopté lors d'un sommet le 24 octobre à Kinshasa en RDC, une position commune dite "position commune des pays de la COMIFAC-CEEAC relative aux négociations sur le nouveau régime climatique post-Kyoto 2012".

Elaborée en septembre par le Conseil des ministres de la COMIFAC, organe réunissant les ministres en charge des forêts et de l'environnement, cette position commune s'intègre à celle de l'Union africaine qui réclame des pays industrialisés une réduction de 40% de leurs émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2020, puis des compensations financières d'environ 65 milliards de dollars par an et un transfert de technologies pour l'impact de leur pollution sur le continent.

Créée en 1999 à Yaoundé lors d'un sommet des chefs d'Etat de la Communauté économique et monétaire d'Afrique centrale (CEMAC) regroupant le Cameroun, le Gabon, la Guinée équatoriale, le Congo, la RCA et le Tchad, et élargie par la suite à la CEEAC qui rassemble en plus de ces six pays l'Angola, le Burundi, la RDC et Sao Tomé et Principe, la COMIFAC a pour mission la protection et la préservation des écosystèmes forestiers du Bassin du Congo.

Sous son patronage, s'est tenue le 10 novembre dans la capitale camerounaise, à l'initiative du Center for International Forestry Research (Centre pour la recherche forestière internationale), la deuxième journée de la forêt d'Afrique centrale, Forest Day Central Africa 2, sous le thème "forêts du Bassin du Congo et changements climatiques : avancées et challenges avant Copenhague".

Auparavant, Bata, la capitale économique de Guinée équatoriale, avait abrité du 2 au 4 novembre la deuxième conférence internationale des parlementaires d'Afrique centrale sous le thème "ressources naturelles renouvelables et développement humain : contraintes et opportunités des changements climatiques dans le Bassin du Congo".

17 ans après le sommet de la terre de Rio de Janeiro au Brésil en 1992 et 4 ans après l'entrée en vigueur en 2005 du Protocole de Kyoto (adopté en 1997) sur la réduction des émissions des gaz à effet de serre, la conférence de Copenhague suscite des espoirs pour, d'une part, la sauvegarde de ce massif forestier et, d'autre part, la limitation des effets des changements climatiques en Afrique centrale.

De l'avis du Pr. Athanase Bopda, chercheur à l'Institut national de la cartographie (INC) du Cameroun, "si un accord est signé et si les termes scientifiques avec lesquels cet accord serait paramétré sont bons, on aurait la possibilité d'envisager une limitation des méfaits des actes de pollution et de ceux qui provoquent actuellement la récession climatique".

"Mais, a-t-il avisé, si l'accord n'est pas signé, nous ne devrons pas être surpris de voir la sécheresse augmenter et les phénomènes qui sont à l'origine de l'élévation de la température générale du globe s'accentuer".

Se fondant sur les résultats mitigés des rendez-vous précédents et les pesanteurs liées à l'application du Protocole de Kyoto, Me Ndjodo Bikoun émet des doutes sur la rencontre de Copenhague.

"Si les dirigeants de la planète se retrouvent une fois de plus à Copenhague pour parler d'un même problème, cela veut dire qu'un consensus est difficile", a-t-il jugé.

Pour lui, la réduction des émissions de gaz à effet de serre est une équation sensible pour les pays riches. Car, elle implique la fermeture des industries et suppose par voie de conséquence des licenciements de travailleurs, soit une source d'instabilité sociale.

Il insiste toutefois sur la coopération entre les Etats pour la prévention et la lutte contre la pollution de l'environnement. " Les problèmes de l'environnement ne peuvent être envisagés que de façon transversale", note-il.

 
Par Raphaël MVOGO

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C’est quoi, le réchauffement du climat ?


(Le Soir 09/12/2009)



Entre l’immense majorité de la communauté scientifique et ceux qui ne croient pas au réchauffement climatique ou à son origine humaine, la polémique est d’une incroyable violence et aucun coup bas n’est exclu.


Entre l’immense majorité de la communauté scientifique et ceux qui ne croient pas au réchauffement climatique ou à son origine humaine, la polémique est d’une incroyable violence et aucun coup bas n’est exclu. D’un côté : recherches financées en sous-main par des groupes pétroliers, vols de courriels, présence massive sur les forums internet et dans les blogs, manipulation des données… De l’autre, crispation sur les résultats des études, mise au ban des négateurs. Et au centre, l’opinion déboussolée, sceptique et parfois trop heureuse de penser à rebrousse-poil en invoquant l’un ou l’autre complot.


Les études scientifiques sur le climat sont synthétisées dans les rapports du Giec, le groupe intergouvernemental d’experts sur le climat. Celui-ci ne réalise pas de recherche mais se base sur les travaux de milliers d’experts de plusieurs disciplines scientifiques. Le point.

Y a-t-il un réchauffement ?


La Planète se réchauffe, c’est « irréfutable ». Les mesures montrent que la surface de la Terre s’est réchauffée en moyenne de 0,74º au XXe siècle. L’essentiel de cet accroissement (0,6º) a eu lieu depuis le début des années 70. Signe d’accélération du phénomène. Par ailleurs, cette moyenne masque d’importantes disparités. Si le centre de certains océans s’est refroidi, les zones polaires, elles, se sont réchauffées de 2 à 4º. Et les prévisions évoquent un accroissement de la température globale de 0,2º par décennie si aucune mesure n’est prise. Selon les scénarios d’émissions de gaz, les études scientifiques compilées par le Giec prévoient que la température moyenne augmentera de 1,1 à 6,4 degrés en 2100 (par rapport au niveau pré-industriel de 1750). Quant au niveau moyen des mers, il a monté de 17 cm et poursuit son expansion avec une hausse de 3 mm par an. Peu de chose ? Les impacts sont déjà sensibles aujourd’hui (voir plus loin).


Quelle en est la cause ?


« Très vraisemblablement » (une certitude à 90 %) les émissions de gaz à effet de serre, principalement le CO2. La concentration de dioxyde de carbone était de 280 ppm (parties par million en volume, soit 280 cm3 par m3 d’air) avant l’ère industrielle. Elle a atteint 379 ppm en 2005. Elle est environ de 388 aujourd’hui. Au cours des 800.000 dernières années, elle n’a que rarement dépassé 300 ppm. La corrélation entre l’augmentation des gaz à effet de serre et la hausse des températures a toujours été quasi parfaite. L’autre souci est la rapidité du phénomène. En un siècle, l’émission annuelle de gaz carbonique a été multipliée par 17.

Qui sont ces gaz à effet de serre et d’où viennent-ils ?


Ils sont six. Le principal est le CO2 (dioxyde de carbone). L’homme en produit essentiellement par la combustion des énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz), les transports, les bâtiments et l’industrie. Mais on estime qu’un tiers des émissions humaines de CO2 est causé par la déforestation. Les autres gaz sont le méthane (CH4) provenant des activités agricoles, de l’élevage, des ruminants, du riz et des décharges d’ordure ; le protoxyde d’azote (N2O) issu des engrais azotés et de divers procédés chimiques ; et les gaz fluorés – les hydrofluorocarbones (HFC), les perfluorocarbones (PFC), surtout des gaz réfrigérants utilisés par les climatiseurs, et l’hexafluoride de soufre (SF6).


L’activité solaire cause-t-elle le réchauffement ?


A l’inverse des gaz à effet de serre, l’activité du soleil – actuellement à un niveau très bas – contribue faiblement au réchauffement. En termes techniques, le coefficient de « forçage radiatif » est de 0,12 pour le soleil, 1,66 pour le CO2, 0,48 pour le méthane et 0,34 pour les gaz fluorés.


L’homme en est-il responsable ? On peut lui attribuer « la presque totalité du réchauffement », répond le climatologue de l’UCL André Berger. Certes, les principaux producteurs de gaz à effet de serre sont les océans, les sols et les forêts. Mais jusqu’à présent, ils étaient autant « absorbeurs » qu’« émetteurs » d’émissions. Et ils nous offraient en plus la générosité d’absorber environ la moitié des émissions d’origine humaine. Mais bien que proportionnellement faibles (4 % du total), les émissions d’origine humaine n’ont fait qu’augmenter. Petit à petit, les océans et les forêts ne peuvent pas suivre le rythme et absorber l’excédent. Pire, au-delà d’une certaine hausse, ces « puits » pourraient devenir émetteurs nets de CO2 et de méthane.


La concentration de gaz dans l’atmosphère augmente rapidement pour quatre raisons. Les deux premières sont la croissance économique continue au profit d’une population de plus en plus nombreuse, combinée avec une grande « intensité en carbone », c’est-à-dire basée sur la combustion d’énergies fossiles productrices de CO2 (pétrole, gaz, charbon, 97 % du CO2 émis). La troisième raison de l’augmentation de la concentration de CO2 est l’affaiblissement de l’efficacité des « piégeurs de carbone » que sont les océans et les forêts. Cette baisse de régime est plus importante qu’on ne le prévoyait. Enfin, l’homme a aussi créé avec les halocarbures des gaz de synthèse artificiels contribuant à l’effet de serre.


Quels sont ses impacts aujourd’hui ?


L’augmentation moyenne de 0,8º a déjà des impacts visibles. Le plus spectaculaire est sans doute la fonte des calottes glaciaires, la diminution de la couche neigeuse et le recul des glaciers. La glace d’été en Arctique a fortement diminué. Et il semble que la calotte continuerait à fondre même en hiver. La fonte des glaces polaires contribue à l’élévation du niveau des mers. Celle des glaciers prive les territoires en contrebas d’une eau douce indispensable à la biodiversité mais surtout à la vie humaine. Le réchauffement des températures affecte également le rendement des céréales (maïs, froment et blé).

Qu’est-ce qu’on ne sait pas ?


Pas mal de choses en fait, ce qui explique la prudence du Giec qui publie des fourchettes très larges ne tenant parfois pas compte d’éléments fondamentaux comme l’impact de la fonte des calottes glaciaires sur l’élévation du niveau des mers. On étudie encore l’effet radiatif des aérosols, les interactions entre la biosphère et l’atmosphère ainsi que la dynamique de la circulation océanique et son comportement en cas d’arrivée massive d’eau douce dans l’eau salée. L’impact du climat sur les pluies et sur les événements climatiques extrêmes est aussi à l’examen. Le climat terrestre est une machine à la fois très délicate et très complexe dont personne ne prétend connaître le fin mot.


MICHEL DE MUELENAERE


mardi 08 décembre 2009, 16:30

© Copyright Le Soir

 

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Mardi 1 décembre 2009 2 01 12 2009 12:08




 
(Agence Centrafrique Presse 01/12/2009) - Le ministre d’Etat au Plan, à l’Economie et à la Coopération Internationale, M. Sylvain Maliko, et l’Ambassadeur de la République Populaire de Chine, M. Shi Hu, ont signé, lundi 30 novembre 2009, à Bangui, un accord de coopération économique et technique, relatif à un prêt sans intérêt de 2,6 milliards FCFA, en présence du ministre des Finances et du Budget, M. Albert Besse.

 « Ce prêt sera destiné à l’achat de deux systèmes d’inspection mobile de conteneurs véhicules en vue d’accélérer les formalités du dédouanement, de lutter contre la fraude en Centrafrique et d’accroître les recettes douanières à l’Etat », a indiqué l’Ambassadeur Shi Hu.

 Le ministre d’Etat Maliko a déclaré quant à lui que « le gouvernement a entamé un vaste chantier de réforme de l’administration douanière, qui vise l’accroissement des recettes et doit nécessairement permettre de doter la douane d’outils technologiques modernes ».

« Cette nouvelle technologie de détection qui sera mise à la disposition de nos services douaniers aux différents postes de contrôle, permettra à notre pays d’améliorer les conditions de travail des douaniers, d’optimiser la performance de ces recettes et d’enrayer le phénomène de la fraude qui occasionne un manque à gagner très important », a-t-il ajouté.

Il faut rappeler qu’à l'occasion d'une visite d'amitié effectuée en Chine au mois de septembre dernier par le président François Bozizé,un accord de coopération économique et technique avait été signé pour un don à la Centrafrique d’un montant d’environ 7,8 milliards.


F. Biongo/ACAP.

© Copyright Agence Centrafrique Presse

 

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Lundi 30 novembre 2009 1 30 11 2009 02:35






NDLR : Nous publions ci-dessous les principaux extraits de la copie d'un important courrier en date du 19 novembre 2009 adressé par le siège de la BEAC de Yaoundé au Directeur national centrafricain de cette institution au sujet d'un virement d'une somme de près de 26 milliards de F CFA qui vient d'être virée dans les caisses du Trésor centrafricain par le FMI via la BEAC. Une véritable manne destinée en principe à apurer les dettes de l'Etat auprès des banques de la place. Mais connaissant la cupidité de Bozizé et sa clique, on craint que cet argent ne prenne une autre destination. 



BANQUE DES ETATS

DE L’AFRIQUE CENTRALE


SERVICES CENTRAUX                                                 Yaoundé, le 19 novembre 2009

 

Boîte Postale 1917 - Yaoundé

République du Cameroun

TELEX - BANETAC 8344 KN - 88505 KN                      

Tél.  (237) 22 23 40 60 - 22 23 40 30

Fax: (237) 22 23 33 29 - 22 23 33 50

E-mail: beac@beac; prspr@beac.int

Site Web : www.beac.int

 

DIRECTION GENERALE DES ETUDES,

FINANCES ET RELATIONS INTERNATIONALES

 

Direction des Opérations Financières

N°___/DGEFRI/DOF/2009                                                 Monsieur le Directeur National

            Bangui - RCA

 

 Objet: Paiement de la contre-valeur de l’Allocation générale de DTS

 

            A la suite de la décision du Comité Ministériel du 28 octobre 2009 de procéder à la rétrocession intégrale du produit des allocations de DTS reçues du FMI le 28 août 2009, la BEAC et la RCA ont signé le 11 novembre 2009 une convention fixant les conditions de mise à disposition et d'utilisation des fonds alloués.

            Le montant crédité dans le compte courant du Trésor s'établit à 25 704454 177 F CFA après déduction des éléments présentés dans le tableau ci-après:

 

COMPOSANTES

MONTANTS

1 - Montant des Allocations de DTS (Art. 1 de la Convention) (A) (Soit 41290 DTS avec 1 DTS = 705.240626 F. CFA 2/11/09)

29 161 350 628

 

2 – Provision pour charges sur l’utilisation des Allocations de DTS (B) (Art. 2 al.2 de la Convention

-1 646 893 032

3 – Paiements à la BEAC (Article 3 de la Convention) (C)

-1 635 514 434

 

 

-          Arriérés d’intérêts au 30/09/09

(-1 084 333 107)

 - Provision pour échéance en intérêts du 4ème Trim. 2009

(-551 181 327)

4 – Différence de change sur Allocation de DTS (Art 6 de la Convention(D) (1 DTS= 702,014786 F CFA le 16/11/09

-174 488 985

5 – MONTANT DES ALLOCATIONS DE DTS A REVERSER A LA RCA (A+B+C+D)

25 704 454 177

 

L'enregistrement de la rétrocession a été comptabilisé tel que suit par la DOF:

             Au 31 décembre 2009, la comptabilisation des intérêts du 4èIlle trimestre 2009 devra se faire, dans les livres de la DN, en contrepartie du débit du compte 90.312701.0.3030.0 pour un montant strictement égal à 551 181 327 FCFA. Au cas où le montant réel des intérêts serait différent de 551 181 327 FCFA, je vous prie de contacter la Direction des Opérations Financières ou la Direction de la Comptabilité afin de solliciter conduite à tenir.

            En complément de l'écriture ci-dessus de règlement des arriérés d'intérêts, la DN Bangui doit enregistrer les écritures ci-dessous dans ses livres:

            La comptabilisation des pièces, dans les livres de la DN Bangui, devra être notifiée (date, journal et n° de séquence) à la Direction des Opérations Financières et à la Direction de la Comptabilité.

            Enfin, je vous prie de bien vouloir notifier le crédit du compte courant du Trésor aux Autorités de la RCA

 

            PJ:       Convention BEAC/RCA

 

            CC :    Le Gouverneur

                        Le Vice-Gouverneur

                        Le DC

                        Le DMCCB

                        Le DAJC

 

NDLR : Suite au Sommet du G20 de Londres en avril dernier sur la crise financière et économique mondiale, les principales puissances économiques de la planète ont décidé d'accroitre très significativement les ressources du FMI et de la Banque Mondiale, afin de juguler les effets de cette crise sur les pays en développement. Il a donc été décidé d’augmenter le volume de réserves dans l’économie mondiale.

Le FMI, en sa qualité de banque centrale des banques centrales, a reçu une dotation globale d'environ 2,5 milliards de dollars US et l'autorisation de céder sur le marché une quantité importante de ses réserves en or. Ainsi, il a été décidé que le FMI crée des DTS et qu’il les alloue aux pays membres en fonction de leur quota. C’est comme si le FMI a décidé de créer de la monnaie additionnelle. Pareille décision a été déjà prise en 1976 et 1988.

L'opération s'apparente dans les faits à une augmentation de capital social dans une banque primaire. Il s'agit dans le cas du FMI, d'augmenter les parts de chaque pays membre en nombre de Droits de Tirages Spéciaux DTS), c'est à dire en part du capital social du FMI. Les DTS constituent l'unité monétaire utilisée par le FMI et  est la moyenne d'un panier de devises.

Certains pays laissent leur DTS dans leur compte comme ressources pour les générations futures ou encore comme provision pour pallier à d’éventuelles déconvenues financières (retard de paiement des échéances du Fonds…). D’autres pays comme la RCA, ont décidé d’utiliser leur DTS. La BEAC agissant pour le compte du FMI déduit les intérêts sur le tirage, les échéances de dettes et autres frais et lui reverse le reliquat de la contre valeur en monnaie locale.

Il y a eu en août dernier une allocation générale de DTS et en octobre une allocation spéciale. Le DTS est une unité de compte et de réserve créée par le FMI. Chaque pays membre du FMI reçoit une allocation de DTS en fonction de son quota (poids économique). Le pays doit  tirer (utiliser) ses DTS pour acquérir des devises lorsqu’entre autres ses réserves extérieures sont insuffisantes.

Dans le cas d'espèce, les fonds mobilisés par le G20 et les produits de la vente d'une partie des réserves en or du FMI étant supérieure au capital social après augmentation, le surplus est reversé aux pays membres.

C'est ainsi que la RCA a eu droit à ce reversement de DTS de 25.704.454 177 F CFA. Le FMI a fait accompagner ce virement dans les comptes du Trésor centrafricain à la Banque centrale (BEAC) par un courrier demandant au gouvernement centrafricain d'utiliser cet argent pour éponger les dettes du gouvernement auprès des banques primaires locales qui s'élèvent à plus de 21 milliards de francs CFA.

Le silence du gouvernement sur la réception de cette manne et surtout sur la demande claire et pressante du FMI de l'utiliser pour solder les dettes de l'Etat auprès des banques primaires est source de toutes les interrogations. D'après nos informations, le FMI considère cette condition comme non négociable pour approuver le projet de budget 2010 que le Ministre centrafricain lui a soumis, dans le cadre du programme PPTE en cours. Bozizé prendra-t-il le risque de couler les banques avec une dette insurmontable pour elles qui resterait impayée. A qui le tour après la mise en administration provisoire de la CBCA ?

Le FMI se déjugera-t-elle en laissant  Bozizé utiliser cette manne pour des fins électoralistes, avec tous les risques de dérapage inflationniste ? Quelle sera la destination de ces ressources exceptionnelles ?

En principe ces ressources devraient servir à lutter contre les effets néfastes de la crise financière. Pour information, pour des raisons électoralistes, le gouvernement aurait l’intention de payer deux (2) mois de salaire aux fonctionnaires. Ce qui revient à dire que l’Etat va utiliser ses ressources pour rembourser des fonds qui ont été préalablement alloués par la communauté internationale et qui ont déjà été détournés, notamment l’enveloppe octroyée par la CEMAC pour le DDR (5 milliards de F CFA), les pensions (5 milliards de F CFA), la dette intérieure (les fournisseurs de l’Etat, 2 milliards F CFA).

Il est fort à craindre que les presque 26 milliards qui viennent d’être virés ne soient utilisés, soit pour honorer les dépenses régaliennes de l’Etat (salaires, bourses, retraites, …) à l’allure où vont les choses, soit constitue une manne pour la campagne électorale de Bozizé et de son KNK car il n’y a pas de différence entre l’exécutif et le nouveau bureau politique de KNK qu’il vient de constituer. Pour Bozizé, la fin justifie les moyens.

On suivra donc avec beaucoup d’attention le dénouement de cette nouvelle affaire de la manne de 26 milliards de F CFA où Bozizé comme à son habitude, cherchera à rouler la communauté internationale pour se constituer un trésor de guerre, en rééditant exactement les méthodes dilatoires qu'il a utilisées jusqu’ici avec succès pour s'approprier les fonds de la CEMAC destinés au DDR. Affaire à suivre…

 

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Samedi 28 novembre 2009 6 28 11 2009 00:45




 

APA Bangui 27-11-2009 (Centrafrique) Le chef de la délégation de l’Union européenne (UE), Guy Samzun, et le ministre d’Etat centrafricain à la coopération internationale, Sylvain Maliko, ont signé vendredi à Bangui, un accord de 26,5 milliards de FCFA destiné à financer l’aménagement, le bitumage et la surveillance de la route Bouar-Fambele, à la frontière avec le Cameroun, a appris APA.

 

« L’objectif de ce projet est de contribuer à la réduction de la pauvreté en favorisant une circulation fluide, rapide, sûre et à moindre coût des personnes et des biens sur les réseaux prioritaires de transport de surface en République centrafricaine, particulièrement sur l’axe Bouar-Garoua-Boulaï », a déclaré M. Maliko.

 

« La réalisation de cette route consolidera le réseau routier en République centrafricaine et le corridor numéro 2, prioritaire au niveau régional », a-t-il dit, soulignant que cet investissement participera au désenclavement de la République centrafricaine en améliorant l’accès au Port de Douala en toutes saisons ».

 

Le chef de la délégation de l’UE a déclaré, pour sa part, que l’Union européenne était consciente « des besoins de la Centrafrique, pays enclavé, en terme d’infrastructures de transport où le réseau routier est difficilement praticable, notamment en saison des pluies et nécessite un entretien coûteux ».

 

« Les deux marchés représentent dès lors une avancée significative vers la décentralisation du pays. Celui-ci sera encore amélioré grâce à l’intervention de la Banque mondiale qui a accepté de prendre en charge les kilomètres restants car ce corridor est identifié comme un itinéraire régional structurant au sein du réseau prioritaire d’itinéraires de transit de la CEMAC », a expliqué M. Samzum.

 

Les travaux d’aménagement, qui vont s’effectuer en 20 mois, comprennent la réhabilitation de deux ponts (Yolé et Nana) et l’aménagement d’une aire de repos.

 

 

NDLR : L’objet de cette convention et surtout le décaissement de ce financement destiné au bitumage de l’axe Bouar Garoua Mboulaï, est l’une des raisons ou pomme de discorde qui a entaché la fin du mandat du Français Jean Claude Esmieu à qui vient de succéder le Belge Samuel Samzun. Il est encore fort à craindre que la cupidité des autorités de Bangui et leur talents à détourner les financements provenant des partenaires au développement de la RCA ne viennent encore parasiter voire compromettre l’exécution dans de bonnes conditions de ces importants travaux routiers de désenclavement du pays. Ce sera un premier test pour le nouveau Délégué de l’Union Européenne.

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Jeudi 26 novembre 2009 4 26 11 2009 02:55




 

mardi 24 novembre 2009 par webmaster

Le 06 novembre 2009, la Commercial Bank of Cameroon, CBC, un des fleurons du paysage financier camerounais crée il y a une dizaine d’années et appartenant au groupe Fotso, Victor, industriel connu et respecté, a été mise sous administration provisoire par la COBAC. Le Directeur général a été maintenu dans ses fonctions et nommé administrateur provisoire pour une période de six mois. Par ailleurs, toutes les autres banques du groupe dans la sous région, à savoir la Commercial Bank Tchad, et la Commercial Bank Centrafrique ont été frappées par la même décision.

SUR LA FORME


La décision de la COBAC a été rendue publique dans des conditions de publicité excessive qui frisent une volonté de nuire. Selon nos propres enquêtes et recoupements, diverses fuites bien planifiées ont précédé l’annonce, dans un style de dramatisation avec pour unique objectif de noircir la situation et de précipiter l’institution dans l’irréparable. Des clients importants de la banque ont faits l’objet de chantage, de harcèlements diverses et d’intoxication.

SUR LE FOND


En dépit de l’existence de quelques difficultés incontestables, la décision de la COBAC ne se justifie pas, au moins dans les termes, la substance, et les conditions dans lesquelles elle est intervenue. La situation de la banque n’était ni excessivement dégradée, ni alarmante, ni dommageable pour ses clients d’affaires et les petits épargnants individuels. Des plans de restructuration existaient et la COBAC les connaissait parfaitement. Par ailleurs, que ce soit pour la Commercial Bank Tchad ou pour la Commercial Bank Centrafrique, la COBAC est devenue clairement le problème et non la solution. La Commission indépendante contre la corruption et la discrimination qui a approché les plus hautes autorités de ces deux pays, les a trouvées dans un profond trouble. Tant au Tchad qu’en Centrafrique où les banques du groupe jouent un rôle prépondérant dans l’économie, rien ne permettait de façon effective, vérifiable, certaine et immédiate, de leur étendre la décision du 06 novembre 2009. Au contraire, tout leur permettait d’entrevoir l’avenir avec d’autant plus d’assurance que les gouvernements se sont impliqués fortement. La COBAC a-t-elle mesuré le risque d’aggraver les problèmes économiques de ces pays déjà fragiles ? Last but not least, la décision de la COBAC n’est pas conforme aux conclusions de la concertation qui a eu lieu entre les ministres le 28 octobre à Douala. Pourquoi a-t-elle tronqué le vrai rapport de la réunion ?

SUR L’ATTITUDE DU GOUVERNEMENT CAMEROUNAIS


Une fois n’est certainement pas coutume, le gouvernement camerounais a su réagir promptement et positivement devant la situation ainsi crée. La visite du ministre des finances à l’agence centrale de Yaoundé, les assurances envers les clients, et surtout les promesses de soutien ferme de l’Etat camerounais par un apport substantiel de liquidités en tant que de besoin pour appuyer le plan de structuration, constituent une démarche louable dont il faut se réjouir et féliciter.

La commission indépendante contre la corruption et la discrimination regrette cependant, que le gouvernement ait assisté sans s’en émouvoir, au déplacement de la banque vers d’autres institutions, de certaines dotations publiques et para publiques à l’instar du fond routier, et de bien d’autres précieuses ressources du genre. Des mesures pour arrêter l’effusion s’imposaient réellement, et le gouvernement avait été alerté.

EN CONCLUSION


La Commission indépendante contre la corruption et la discrimination, à la suite de ses enquêtes, se range à l’interrogation de plusieurs sources expertes ainsi que de certains gouvernements de la sous région, lesquels croient déceler dans la décision de la COBAC, des objectifs différents de ceux annoncés, et des motifs sans aucun rapport avec la remise en cause de la capacité managériale des promoteurs de la banque autant que le soucis du respect de certaines normes prudentielles. Les représentations du FMI en Afrique centrale ne seraient pas loin d’avoir la même opinion, et l’auraient fait savoir. La Commission indépendante contre la corruption et la discrimination est en mesure d’affirmer, que la CBC a été victime d’un traitement discriminatoire sur un triple plan.

Au plan national, une violente campagne a été initiée, financée, encouragée, entretenue et relayée par des esprits obscurs, lesquels n’ont eu aucune peine à fidéliser certains médias particulièrement haineux et inutilement violents, recourant à l’injure, au mensonge, à la désinformation, à la diffamation, et à la provocation délibérée. Le Groupe Fotso, la famille Fotso, le patriarche Fotso, et particulièrement Yves Michel Fotso son fils, président de la Banque, ont été constamment crucifiés sans que personne ne lève le petit doigt.

Au plan international, un Etat membre, en l’occurrence la Guinée Equatoriale, lourdement condamné par un tribunal international pour manquement grave à ses obligations dans une relation d’affaires avec le Groupe Fotso, a non seulement refusé de s’exécuter, mais pis encore, entrepris de développer une animosité destructrice contre le Groupe, ce que reflète mieux aujourd’hui, la décision de la COBAC du 06 novembre.

Face à tant d’incongruités, la Commission indépendante contre la corruption et la discrimination déplore qu’une institution chargée de jouer la police monétaire dans la sous région, de réguler le marché des changes et des transferts, s’écarte de sa vocation d’institution favorisant l’intégration régionale, pour se muer en bras politique et diplomatique décourageant opérateurs locaux et investisseurs étrangers.

La Commission indépendante contre la corruption et la discrimination exhorte vivement les institutions financières internationales de caractère universel, de même que celles régionales et partenaires privilégiées, à faire pression sur la COBAC afin qu’elle mette fin à ses multiples errements comme le prouve également le cas de AMITY BANK. Il importe de rappeler pour ce dernier cas, que le Tribunal arbitral de la CEMAC a invalidé le contrat par lequel la COBAC avait cédé cette banque à une tierce institution, et a ainsi, de fait rétabli les propriétaires actionnaires dans leurs légitimes droits.

La Commission renouvèle ses félicitations au gouvernement camerounais pour sa prompte décision d’appui à la CBC, et invite tous ceux et toutes celles qui sont attachés à la préservation du patrimoine national, à soutenir fermement la banque pour faire échec aux plans néfastes de quelques comploteurs. La CBC doit garder tous ses clients. C’est un défi.

La Commission met en garde la COBAC et tous les cercles frileux qui pourraient nourrir l’intention de dépouiller le Groupe Fotso de la propriété légitime de la banque, de faire attention de ne pas précipiter les populations dans un mouvement d’humeur incompatible avec la tranquillité publique. La CBC doit rester au Groupe Fotso.

La Commission se félicite de l’attitude des autorités monétaires du Tchad et de la Centrafrique, pour leur courage, leur loyauté et leur honnêteté, car elles ont clairement fait connaitre leur désaccord avec la décision de la COBAC, et ont engagé des mesures salutaires pour assurer la continuité des opérations de la banque sur leur territoire et garantir son expansion harmonieuse. La Commission indépendante contre la corruption et la discrimination renouvèle son soutien total au Groupe Fotso, et réaffirme sa position selon laquelle le Groupe constitue un exemple de fierté pour le Cameroun, pour les pays africains, et pour les pays du sud en général.

Fait à Yaoundé, le 18 Novembre 2009

Le Président de la Commission

SHANDA TONME

Source : Correspondace de Shanda Tonme

 

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Mercredi 25 novembre 2009 3 25 11 2009 03:33




 

Du 14 au 16 octobre dernier, une délégation officielle du Qatar, conduite par le Prince Cheikh Jaber Bin Youssef Az Thani a effectué une visite en Centrafrique. Le gouvernement centrafricain a présenté à l’opinion nationale qu’il s’agissait d’une importante délégation d’investisseurs qui venaient prospecter les possibilités de la RCA suite à la visite qu’avait eu à entreprendre précédemment le président Bozizé au Qatar. Le Prince et sa suite ont ensuite été conduits le jeudi 15 octobre pour une excursion dans la réserve de Bayanga pour admirer la faune centrafricaine puis à Carnot dans la circonscription du député  Ibrahim Aoudou Pacco, l’homme orchestre de cette visite des hôtes qataris.

Plusieurs volets d’investissements dans des secteurs prioritaires auraient arrêtés concernant le tourisme, l’agriculture et l’élevage, les télécommunications, les transports avec même  l’éventualité de la construction d’un chemin de fer,. Dans le domaine des transports, il a été envisagé l’aménagement de l’aéroport de Bangui M’Poko pour permettre l’accueil d’un plus grand nombre de passagers et la construction d’un parking pour avions pouvant accueillir des cargos. D’autres projets ont également été retenus dans le domaine de la santé.

Là où le bat blesse, c’est qu’on apprend seulement maintenant que cette visite en RCA du Prince Cheikh Jaber Bin Youssef Az Thani du Qatar a fourni le prétexte aux rapaces et autres prédateurs habituels du régime Bozizé de s’en mettre encore plein les poches. En effet, ceux-ci ont exigé d’obtenir du trésor l’enveloppe de 28 millions de F CFA pour la préparation du séjour de cet émir et sa délégation. Devant le refus du ministre délégué au budget d’autoriser cette sortie d’argent, Bozizé en personne s’est fâché et a menacé de virer immédiatement ce pauvre ministre du gouvernement.

L’argent fut donc décaissé et remis à Ibrahim Aoudou Pacco, le maître d’œuvre de toute cette esbroufe. Les truands et leurs illustres invités se rendent ensemble à Carnot où ils procèdent à l’acquisition de quelques belles pièces de diamant puis reviennent à Bangui d’où de l’aéroport, la délégation qatarie reprend son avion spécial avec dans ses bagages, de précieux diamants centrafricains sans acquitter la moindre taxe à l’exportation. Voilà comment se termine une visite de prétendus investisseurs qui a servi de prétexte à certains dignitaires du régime Bozizé de s’enrichir à peu de frais sur le dos de l’Etat centrafricain.

Il faut rappeler qu’Ibrahim Aoudou Pacco est celui-là même qui mène Bozizé par le bout du nez en lui faisant croire qu’il a plein d’hommes d’affaires et investisseurs dans les pays du golfe arabique dans son carnet d’adresses et qu’il peut les faire venir en Centrafrique. C’est ainsi qu’il a fait venir il y a quelque temps émir, véritable vendeur de mirage, qui a promis investir plus de 500 milliards de F CFA pour la mise en valeur de l’Ile des singes dans le fleuve Oubangui juste en face de Bangui. Une cérémonie de pose de première a été réalisée en grande pompe par Ibrahim Aoudou Pacco avec la participation de Bozizé lui-même et depuis, plus rien.

 

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Samedi 21 novembre 2009 6 21 11 2009 04:13




 

Les Afriques 20-11-2009 Par Achille Mbog Pibasso

 

Une demi-douzaine d’institutions bancaires de la région sont placées sous administration provisoire avec, probablement, des scissions-liquidations à moyen terme.

 

La Commission bancaire de l’Afrique centrale (COBAC) a déclenché une véritable tempête avec la mise sous administration provisoire de plusieurs banques : Commercial Bank Cameroon (CBC), Commercial Bank Centrafrique (CBCA), Commercial Bank Tchad (CBT), Amity Bank Cameroon, Union Bank Cameroon (UBC) ainsi que d’établissements de microfinance, à l’instar de Cofinest Cameroun. Signe que malgré une surliquidité bancaire apparente, les banques de la région, notamment celles constituées de l’épargne des nationaux, à une ou deux exceptions près, sont loin d’avoir la stabilité qu’on leur prête, même si globalement la situation s’est améliorée au cours de la dernière décennie.

 

Pour le gendarme du secteur bancaire en Afrique centrale, ce type de décisions, en l’occurrence la mise sous administration provisoire, permet de « prévenir le risque systémique, car la défaillance d’un établissement de crédit peut mettre en péril les autres banques par effet de contagion, d’éviter que le statu quo participe à la survie artificielle d’une entreprise non compétitive ». La COBAC situe les besoins de financement à quelque 600 milliards de francs CFA (900 millions d’euros). Une ardoise importante difficile à réunir, notamment dans un contexte de conjoncture économique et de crise financière internationale qui a davantage fragilisé les économies des pays de la région. Les dernières mesures en date, concernant la mise sous administration provisoire d’une demi-douzaine de structures bancaires de la CEMAC, constituent « une mesure de sauvetage » qui permet d’éviter une concurrence déloyale vis-à-vis des autres établissements de la place soumis à la réglementation bancaire sans restriction.

 

Régulation

 

Il convient de faire observer que l’absence de prise de décision ferme de la COBAC ne saurait être assimilée à un soutien abusif de l’autorité de supervision à un établissement de crédit contrevenant. Il s’agit de réguler dans l’optique de renforcer le positionnement des banques dans leur option de financement des économies sous-régionales. Tenant compte du fait que la faillite bancaire entraîne des conséquences imprévisibles avec l’absence d’un fonds de garantie actif, la mise sous administration provisoire de ces structures devrait, autant que faire se peut, limiter les dégâts. C’est sur la base d’une des dispositions réglementaires que la COBAC peut, en cas de carence dans l’administration, la gérance ou la direction d’un établissement de crédit, adresser des injonctions ou des mises en garde aux établissements assujettis, prononcer à leur encontre comme à l’encontre de leurs dirigeants ou leurs commissaires aux comptes des sanctions disciplinaires et désigner un administrateur provisoire.

 

Un mécanisme qu’utilise pleinement la COBAC pour restructurer le secteur bancaire. Selon des sources proches de la COBAC, il serait possible de passer dans les prochains mois à l’étape supérieure, avec la scission-liquidation des banques dont le plan de restructuration aura échoué au terme de la période de l’administration provisoire, qui est de six mois, éventuellement renouvelable.

Onze banques camerounaises fermées ou soumises au régime de la scission-liquidation ces quinze dernières années

 

1 – Banque camerounaise pour le développement (BCD)

2 - Banque internationale pour le commerce et l’industrie du Cameroun (BICEC)

3 – Banque Méridien BIAO-Cameroun

4 – Bank of Credit and Commerce (BIAOC)

5 – Banque nationale de développement (BND)

6 – Cameroun Banque (CB)

7 - Crédit Agricole du Cameroun (CAC)

8 – First Investment Bank (FIB)

9 – International Bank of Africa Cameroon (IBAC)

10 – Paribas Cameroun (PC)

11 - Société camerounaise de banques (SCB)

 

Sept institutions bancaires ayant été placées sous administration provisoire ces deux dernières années

1 – Commercial Bank Cameroon (CBC)

2 – Commercial Bank Centrafrique (CBCA)

3 – Commercial Bank Tchad (CBT)

4 – Amity Bank

6 – Union Bank of Cameroon

7 - COFINEST

 

Source : http://www.lesafriques.com/cameroun/mauvaise-passe-pour-les-banques-d-afrique-centrale.html?Itemid=89?article=20559

 

Centrafrique : la Commercial Bank sous administration provisoire

 

Les Afriques 20-11-2009

 

Un administrateur provisoire a été désigné à la Commercial Bank Centrafrique (CBCA) par la Commission bancaire de l'Afrique centrale (COBAC).

Cette décision a été notifiée aux responsables et au personnel de l'établissement bancaire par le secrétaire général adjoint de la COBAC, Raphaël Tung Nsué, suite aux missions d'inspection qui avaient établi l'existence de créances douteuses en 2008 et le non-respect des ratios prudentiels.

Selon lui, cette décision « vise plutôt à sécuriser les intérêts de la clientèle, notamment les épargnants ».

L'ancien directeur général de la CBCA, M. Tagatio, a été nommé pour cette mission.

Il a un délai d'un semestre pour relever les ratios financiers de la banque.

 

 

Source : http://www.lesafriques.com/centrafrique/centrafrique-la-commercial-bank-sous-administration-provis.html?Itemid=46?articleid=20470

 

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Lundi 16 novembre 2009 1 16 11 2009 15:22




 

YAOUNDE-- (Xinhuanet 16/11/2009) - Les dirigeants de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cemac) pourraient décider lors de leur sommet, prévu fin novembre à Bangui en République centrafricaine (RCA), la fusion des deux bourses des valeurs de la région, à Douala et à Libreville, a déclaré à Xinhua un responsable de la Commission de la Cemac.

"Il n'est pas normal qu'il y ait deux bourses dans un espace communautaire aussi réduit que l'Afrique centrale. Les décisions sont prises pour mettre un terme à cette situation", a assuré le directeur du Marché commun de la Cemac, André Guy-Sinclair Tekpa, lors des premières journées de l'intégration en Afrique centrale jeudi et vendredi à Douala, la métropole économique du Cameroun.

"Les choses sont en cours. Ça va se réaliser", a-t-il soutenu, ajoutant que cette décision pourrait intervenir "à tout moment".

"Il se pourrait que la prochaine conférence des chefs d'Etat et de gouvernement se prononce sur la question", a-t-il conclu.

Créée le 1er décembre 2001 à la suite d'une décision du président camerounais Paul Biya, la bourse des valeurs de Douala, Douala Stock Exchange, a été inaugurée le 23 avril 2005.

D'un capital de 1,2 milliard de francs CFA (environ 2,1 millions de dollars US), cette bourse a enregistré sa première cotation fin mai 2006.

Pour sa part, la bourse de Libreville au Gabon, connue sous le nom de Bourse des valeurs mobilières de l'Afrique centrale (BVMAC), a débuté ses activités en février 2006, alors qu'elle avait été créée le 27 juin 2003.

Elle est encore à l'emprunt obligatoire de l'Etat gabonais, estimé à 100 milliards de francs CFA (environ 200 millions de dollars US), tandis que la Douala Stock Exchange compte trois sociétés cotées.

La création de deux organismes tient aux querelles de leadership entre le président camerounais et son défunt homologue gabonais Omar Bongo Ondimba, décédé en juin dernier après près de 42 ans de pouvoir, soit 15 ans de plus que Biya.

© Copyright Xinhuanet



NDLR : Il est temps que les autorités des pays de la CEMAC se penchent sur cette situation ubuesque de la BVMAC de Libreville, littéralement prise en otage par un Conseil d'administration et une côterie de cadres gabonais en guerre ouverte contre la COSUMAF, tout cela afin de protéger un DG voyou et disqualifié. Le prochain sommet de Bangui de la CEMAC doit prendre ses responsabilités.

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Mercredi 11 novembre 2009 3 11 11 2009 04:10




 

Bangui, 10 nov. (ACAP) – L’Administrateur provisoire de la Commercial Bank Centrafrique (CBCA), M. Tagatio, a déclaré, au cours d’une conférence de presse lundi 9 novembre 2009, dans la soirée, en la salle du conseil d’administration de la CBCA, à Bangui, que « la banque, dans son fonctionnement normal, n’a pas de problème ».


 « La nomination de l’administration provisoire par la Commission Bancaire de l’Afrique Centrale (COBAC) n’impacte pas le fonctionnement de la Banque, qui comme par le passé, va continuer à offrir à la clientèle les mêmes services », a indiqué l’administrateur provisoire, avant d’ajouter qu’elle vise plutôt à sécuriser les intérêts de la clientèle, notamment, les épargnants.

 
Cette décision de la COBAC fait suite aux missions d’inspection de ladite commission qui avaient recommandé la constitution d’importantes provisions pour des créances douteuses de 2008 et dont la prise en compte a obéré les ratios prudentiels de la Banque.

 
L’administration provisoire, placée sous l’autorité directe de la COBAC, a un délai de 6 mois pour augmenter les ratios financiers de la COBAC qui posent problème.


Signalons que cette conférence fait suite à une réunion tenue dans la journée avec le secrétaire général adjoint de la COBAC, M. Raphael Tung Nsué, qui a notifié au personnel et aux responsables de la CBCA la décision de placer la direction générale de cette banque sous administration provisoire.

 
Il faut signaler que M. Tagatio fut l’ancien Directeur Général de la Commercial Bank Centrafrique, qui a été nommé administrateur provisoire pour assurer la continuité des activités bancaires.

 

 

NDLR : La nouvelle de sa mise sous administration provisoire par la COBAC de la CBC risquait de refroidir la clientèle de la CBCA avec pour conséquence immédiate une diminution des dépôts, et qui sait des remboursements d'emprunts!

Dans la réalité, la situation financière de cette banque est si désastreuse, qu'elle aurait dû être fermée immédiatement après son installation... Et pour cause, on ne sait même pas quel est son capital social et si ce capital a été réellement libéré. Elle est une banque virtuelle, qui ne doit son existence qu’au jeu d’influences des divers réseaux auxquels appartiennent ses dirigeants et gros clients. Une banque d'amis en quelque sorte…!

Dans les pays qui se respectent, le Ministère  de tutelle (Finances) aurait exigé que l'institution se mette  effectivement en règle vis à vis de la réglementation. La CBCA dispose-t-elle au jour d'aujourd'hui d'un fonds de garantie à la Banque Centrale? Il est permis d’en douter. La CBCA  a fait avaler aux dirigeants centrafricains que c'est le siège du Cameroun qui se porte caution de la filiale centrafricaine or il s'agit tout de même de deux Etats différents...

D'ici là à en déduire que la CBCA survit parce qu'elle a toujours été obligée de remercier ses protecteurs en octroyant des crédits sans garantie présentée en face, à une certaine catégorie de personnes, il n'y a qu'un pas ! Et cela se saura bientôt...!

Comment comprendre que dès sa désignation comme administrateur provisoire ce M. Tagatio ait cru devoir tenir une conférence de presse pour rassurer la clientèle sur la situation de la CBCA, alors même que par l'acte de sa désignation, une obligation de réserve de sa part s'imposait. Et pour cause, un audit comptable doit être commandité !

Si on devait arrêter les comptes de cette banque à un instant "T", il est indéniable qu'elle serait déclarée en faillite, et gageons que c'est grâce à elle que Bozizé est parvenu à payer les derniers mois de salaire, à la faveur de la mesure de bancarisation du traitement des agents de l'Etat. Elle est donc une alliée de taille pour le régime de Bozizé, mais de par sa position de Président en exercice de la CEMAC, n’a-t-elle pu être un élément d'influence de Bozizé auprès de son homologue de la Guinée équatoriale qui a maille à partir avec le groupe CBC ? N'est ce pas lâche et honteux de voir son allié se faire descendre sans réagir ni sourciller alors que l'on dispose d'un atout de taille dans la sous région, la voie prépondérante ? C’est un manque de solidarité évident et cela frise l'incompétence.

 La branche bancaire du groupe Fotso a visiblement du plomb dans l'aile et Bozizé qui devait en être le protecteur va bientôt passer le relais de la présidence tournante de la CEMAC à son homologue du Congo ! Quel avenir sera t il réservé à la CBCA dans ce bras de fer qui l'oppose à son adversaire de taille, le boss de Malabo?

Les clients de la CBCA devraient réfléchir par deux fois; une décision de mise sous administration provisoire n'est pas anodine, surtout qu'elle ne concerne pas que les filiales, mais surtout et d'abord la maison mère...! Un audit suivra sur l'ensemble du réseau et on en saura sans doute un peu plus.

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