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Société

Samedi 28 novembre 2009 6 28 11 2009 00:58




 

Source: Missionary International Service News Agency (MISNA)

Date: 26 Nov 2009


De nombreux civils auraient été tués dans une incursion des rebelles ougandais de l'Armée de résistance du seigneur (Lra) à Djemah, à 850 kilomètres environ à l'est de la capitale Bangui, selon certaines sources de presse internationales.

Les faits, qui seraient advenus la semaine dernière, n'ont été rapportés que jeudi à la suite du témoignage de rescapés de l'attaque qui ont également fait état de civils pris en otage. Selon ces mêmes témoignages, les soldats ougandais seraient à leur tour intervenus contre les rebelles.

L'armée ougandaise n'a toujours pas confirmé les faits et aucun de ses effectifs n'est censé se trouver dans la zone, bien qu'elle jouisse en réalité d'une relative liberté de mouvement dans les régions frontalières du Soudan, du Centrafrique et de la République Démocratique du Congo où sévissent les rebelles de la Lra.

Depuis qu'ils se sont enfuis de l'Ouganda, à l'issue de négociations de paix inachevées, les rebelles de la Lra sèment la terreur chez les habitants des zones rurales des pays limitrophes en attaquant leurs villages et en enlevant leurs femmes et leurs enfants.

Une opération militaire a été lancée contre eux par les forces armées ougandaises depuis décembre 2008 avec la coopération logistique des pays de la région.

 

(GB/CN)

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Jeudi 26 novembre 2009 4 26 11 2009 03:03




 


(La Croix 25/11/2009)



Selon le dernier rapport de l'Onusida, le nombre de nouvelles infections a diminué de 17 % entre 2001 et 2008.

 

L’épidémie de VIH-sida ralentit sa progression dans le monde. Le nombre de nouvelles infections a diminué de 17 % entre 2001 et 2008, passant de 3,27 millions de nouveaux cas à 2,7 millions, constate le dernier rapport annuel de l’Onusida, le programme des Nations unies de lutte contre la maladie. Ce recul s’observe essentiellement en Afrique subsaharienne, qui reste cependant de loin la zone la plus touchée avec plus de 22 millions de porteurs du virus sur un total de 33,4 millions dans le monde.

« La tendance actuelle est due, en partie du moins, à la prévention du VIH », a précisé Michel Sidibé, directeur exécutif de l’Onusida. L’organisme estime que les campagnes pour l’utilisation du préservatif, dans les milieux de la prostitution mais aussi parmi le reste de la population, ont fait reculer la transmission.

Deuxième explication, la diminution de la transmission de la mère au fœtus. En 2008, environ 45 % des femmes enceintes séropositives ont reçu un traitement préventif contre 10 % en 2004.

Au total, 60 millions de personnes ont été infectées depuis la découverte de la maladie au début des années 1980 et environ 25 millions d’entre elles sont décédées, dont deux millions l’an dernier. L’Afrique subsaharienne a déploré le plus grand nombre de victimes (1,4 million) en 2008, loin devant l’Asie (379 000) et les anciens pays de l’Union soviétique (87 000).


Olivier TALLÈS

© Copyright La Croix

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Lundi 23 novembre 2009 1 23 11 2009 23:47




 

 Par AFP, publié le 23/11/2009 à 21:11 - mis à jour le 23/11/2009 à 21:15

 
PARIS - Près d'un tiers de l'humanité vit dans le noir faute d'accès à l'énergie, dont 80% résident dans les pays les moins développés et en Afrique sub-saharienne qui n'ont pratiquement aucune chance d'atteindre les objectifs de développement fixés pour 2015, selon un rapport de l'ONU.

L'étude du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) insiste sur l'étroite corrélation entre extrême pauvreté et manque d'accès à l'énergie: moins de 3% des Burundais, des Tchadiens ou des Libériens ont le courant, moins de 5% au Rwanda, en République centrafricaine ou en Sierra Leone, 13% en Birmanie ou en Afghanistan.

"Actuellement, environ 1,5 milliard d'habitants des pays en développement n'ont pas accès à l'électricité et 3 milliards dépendent de combustibles solides (biomasse, charbon) pour cuisiner et se chauffer", indiquent les auteurs.

Le rapport, réalisé avec l'aide de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), concerne 140 pays en développement, dont 50 appartiennent à la catégorie des "moins avancés" (PMA) -avec un PNB inférieur à 750 USD/habitant-, situés pour 31 d'entre eux en Afrique sub-saharienne.

Il en ressort que "79% des populations dans les PMA et 74% en Afrique sub-saharienne sont privées d'accès à l'électricité, contre 28% en moyenne dans les pays en développement".

"Compte tenu des niveaux actuels d'accès à l'énergie, il est clair qu'il sera particulièrement difficile à ces pays d'atteindre les Objectifs de développement du Millénaire", fixés par l'ONU en 2000 pour espérer diviser par deux la pauvreté d'ici 2015, estime Minoru Takada, responsable Energie et Environnement du PNUD à l'AFP.

Pour atteindre ce but, il faudrait qu'environ 1,2 milliard de personnes supplémentaires bénéficient de l'électricité et 1,9 milliard de combustibles modernes pour se chauffer et cuisiner.

"Apporter l'électricité à chaque foyer coûterait environ un dollar par personne pour un service minimum", ajoute M. Takada pour qui la "meilleure option pour équiper les zones rurales reculées serait "du petit hydraulique ou du micro-solaire voltaïque".

Mais comme pour le service de l'eau, l'accès à l'énergie n'apparaît pas comme une priorité aux gouvernements regrette-t-il: "Ils préfèrent avoir des réalisations spectaculaires à montrer".

Dans le monde en développement, 45% de la population utilise la biomasse (bois, résidus agricoles...) et le charbon à des fins domestiques: cette proportion passe même à 71% en zone rurale. Mais seuls 27% se servent de foyers améliorés qui garantissent une meilleure combustion et évacuation des émanations (6% dans les PMA et l'Afrique sub-saharienne).

Or les auteurs du rapport estiment que 2 millions de décès sont occasionnés chaque année dans le monde par la pollution intérieure liée à ces combustibles.

Les femmes (50% des décès) et les enfants (44%) sont particulièrement touchés par les pneumonies, maladies pulmonaires chroniques et cancers du poumon car ce sont eux qui restent près du foyer, soulignent-ils.

"Dans les PMA et en Afrique sub-saharienne, plus de 50% de l'ensemble des décès sont dus à ces maladies qui peuvent être attribuées aux combustibles utilisés".

Le futur accord climat qui doit être négocié à Copenhague à partir du 7 décembre doit garantir un financement aux pays les plus démunis pour les aider à se développer sur des modes non polluants, tout en s'adaptant à un climat déréglé.

L'accès à l'énergie et aux technologies propres sera pour ces pays un des enjeux de cette conférence.

 

Source : http://www.lexpress.fr/actualites/1/un-tiers-de-l-humanite-dans-le-noir-selon-l-onu_830538.html



NDLR : S'agissant du courant électrique, la réalité de la situation de la RCA doit être sans nul doute en deçà du pourcentage que donne ici l'ONU. Depuis que Bozizé et Ndoutingai sont au pouvoir, la RCA connaît une crise énergétique sans précédent dont les répercussions économiques sont si désastreuses qu'elles constituent un véritable handicap pour le développement. Dans la capitale Bangui, pas de courant, pas d'eau potable ! Le soir venu, presque tous les quartiers sont dans le noir. Cela entraîne aussi un accroissement de l'insécurité et du banditisme.

 

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Mercredi 18 novembre 2009 3 18 11 2009 03:15




Source : senego.com 17 novembre, 2009 à 5 h 21 min

L’Inter-17/11/2009

*La réaction des artistes

De retour en Côte d’Ivoire, voici ce qui se raconte sur eux dans la capitale centrafricaine. « Gohou et ses amis se sont fait rouler dans la farine par un des leurs qui vit ici en Centrafrique. Ils ont séjourné et mangé dans un hôtel. A la fin, ils ne voulaient pas payer la facture d’hôtel. Il a fallu la gendarmerie pour qu’ils règlent la note… », a révélé la presse centrafricaine dans une de ses publications. « Les soirées qu’ils ont organisées n’ont été que des fiasco, sauf la dernière qui leur a permis de régler un certain nombre de problèmes. De plus, ils sont venus en surnombre… », a soutenu pour sa part une consœur de la radio nationale centrafricaine dans un message qu’elle nous a fait parvenir. A Bangui, on soutient que c’est une compagnie de téléphonie mobile qui a payé les billets retour de Gohou et ses amis. « Les billets retour des artistes ivoiriens ont été payés par la maison Nation-Link téléphonie mobile… », assure-t-on au pays de Bozizé.

Ambroise Bady, manager du groupe Espoir 2000 ayant pris part au périple Bangui, s’est dit surpris par cette information qui circule en Centrafrique, lorsque nous l’avons joint au téléphone hier vendredi 13 novembre 2009 « Nos billets d’avion retour sont venus d’Abidjan. C’est moi qui suis rentré en contact avec le président Gadji Céli qui est allé voir le ministre Augustin Komoé. Lequel a vu le Président Gbagbo qui a débloqué la situation en nous expédiant des billets d’avion. Ils nous ont envoyé exactement 16 billets, car la structure 225 qui s’occupe de la carrière de Gohou, Nastou, Bohiri, s’est attelée à payer les billets. C’est ça qui est la vérité… », a -t-il-insisté.

Il a indiqué que ce qui se raconte sur le compte des artistes ivoiriens en ce moment à Bangui et donc faux. De plus, il a estimé qu’il y a des artistes ivoiriens qui n’ont pas pu être du voyage, il n’est pas bon de dire que les artistes étaient partis en surnombre au pays de Bozizé. Interrogée, l’artiste Betika n’a pas voulu se prononcer sur la question. « C’est une situation difficile que nous avons vécue là-bas, je ne souhaite plus revenir sur cette affaire… », a-t-elle coupé. Comme on le constate, l’affaire des artistes ivoiriens bloqués en Centrafrique n’a pas fini de livrer ses secrets.

Cet article est aussi publié sur presse.ivorian.net: lien

http://presse.ivorian.net/article/?p=8600

 
NDLR : Jean Francis Bozizé et l'inévitable Patrice Edouard Ngaissona qui avaient cru faire des affaires avec la venue de Gohou et sa bande, étaient pourtant mêlés à ce business qui a fini par tourner au vinaigre.

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Lundi 16 novembre 2009 1 16 11 2009 01:56






 

ROME (AFP) - dimanche 15 novembre 2009 - 9h24 - Plus de 60 chefs d'Etat et de gouvernement se pencheront de lundi à mercredi sur l'"immense tragédie" du milliard d'humains souffrant de la faim, lors d'un sommet organisé par la FAO à Rome, où brilleront par leur absence la quasi-totalité des dirigeants du G8.

"Le combat contre la faim peut être remporté", a assuré le directeur de la FAO (Organisation pour l'Agriculture et l'Alimentation), Jacques Diouf, en appelant la planète à accroître la production agricole de 70% pour pouvoir nourrir plus de 9 milliards d'habitants d'ici 2050.

Alors que le seuil du milliard d'affamés a été franchi cette année, M. Diouf a appelé les Etats à prendre des "engagements concrets" à Rome, chiffrant à 44 milliards de dollars par an les investissements nécessaires dans l'agriculture contre 8 milliards actuellement.

Pour montrer qu'éradiquer la faim n'est pas une utopie, la FAO suggère de suivre les recettes de pays parvenus à réduire le nombre de personnes sous-alimentées depuis les années 90.

Dans un rapport intitulé "des pays qui vont à contre-courant", elle cite en particulier 16 pays dont l'Arménie, le Brésil, le Nigeria, le Vietnam, l'Algérie, le Malawi et la Turquie ayant réussi ou en bonne voie de diviser par deux la faim d'ici 2015.

A la clé de ces succès, la FAO cite un environnement favorable à la croissance, des investissements ciblés sur les populations rurales démunies et une planification à long terme.

Pour sensibiliser les opinions publiques, la FAO a lancé une pétition en ligne (www.1billionhungry.org) et appelé la planète à jeûner samedi ou dimanche en solidarité avec les affamés.

60 chefs d'Etat et de gouvernement sont attendus à ce Sommet sur la sécurité alimentaire. Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon et le pape Benoît XVI ont répondu présents, tout comme le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva, une délégation fournie de dirigeants sud-américains et africains, ainsi que des personnalités contestées comme le président zimbabwéen Robert Mugabe.

Mais les ONG rassemblées pour un forum de la société civile en marge du sommet se sont montrées sceptiques sur la portée de l'événement.

Médecins sans frontières a déploré l'absence des dirigeants du G8, à l'exception du chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi.

"C'est une tragédie que les chefs d'Etat (du G8) n'aient pas l'intention d'assister au Sommet", a déploré Daniel Berman de MSF, en rappelant que les huit plus grands pays industrialisés se sont engagés en juillet à consacrer 20 milliards de dollars sur trois ans à l'agriculture.

Les organisations d'aide au développement ActionAid et Oxfam ont dénoncé par avance un sommet qui "risque d'être un gaspillage de temps et d'argent".

La Déclaration qui sera signée à Rome "ne fait que ressasser de vieilles platitudes. La faim doit être divisée par deux d'ici 2015 mais le document ne prévoit aucune ressource pour y arriver. Les pauvres ne peuvent pas se nourrir de promesses", a critiqué Francisco Sarmento, de ActionAid.

Oxfam a dénoncé aussi la tendance de nombreux pays riches à "favoriser l'utilisation de fertilisants chimiques et de nouvelles technologies, notamment en Afrique", au lieu d'"encourager le développement durable et l'agro-écologie".

 

NDLR : A bien noter que ce sommet se tient au moment ou plusieurs centaines de milliers d'enfants centrafricains sont en danger de mort pour malnutrition sévère à cause de la mauvaise gouvernance du pouvoir en place du président François Bozizé.

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Jeudi 12 novembre 2009 4 12 11 2009 03:59




 

Bangui, 11 nov. (ACAP) - Le ministre de la sécurité, de l’immigration et de l’ordre public, le Général Jules Bernard Ouandé, a dénoncé, mercredi 11 novembre 2009, « la montée de la criminalité, la pratique de l’escroquerie et de faux et usage de faux », à Bangui, au cours d’un point de presse en présence d’une dizaine de personnes interpellées sur les divers délits.


  Selon le Général Ouandé, un nouveau système de braquage a vu le jour à Bangui et consiste pour les braqueurs d’utiliser des armes blanches en pleine route, à une certaine heure avant de retirer de leurs victimes tout objet précieux ou argent.

Il a expliqué que cette pratique est développée au Kilomètre 5, précisément au niveau du marché Kokoro, du marché Mamadou Mbaïki, à l’issue Koudoukou, au quartier Lakouanga, à Combattants et arrondissement ainsi sur l’avenue Mbaïkoua dans les quatrième et huitième arrondissements de Bangui.

 « Nous ne voulons pas tuer, nous sommes pour la paix et les Droits de l’homme, C’est ce qui doit caractériser la police centrafricaine », a préciser le ministre le Général Ouandé qui a annoncé des mesures qui s’imposent au cas où il n’y aurait pas de changement.

Il a cité le cas du 8 novembre 2009 où, MM. Boris Mobéda, Cyrille Béoroféi et Dieubénit Ibloke ont poignardé une jeune fille à Lakouanga pour de lui prendre de l’argent, tandis que M. Idriss Dérant Francis, chargé de vendre les produits de braquage et un de ses complices se sont fait arrêter par la Police de Zongo, en République Démocratique du Congo.

A Galabadja cependant, un trio a assassiné un jeune garçon de quatorze ans avant de le violer et de jeter son corps au bord de la route.

« La population centrafricaine a raison, la population de Bangui à raison, quand elle se voit menacée, elle se dit où est ma Police? Mais vous assure que la Police fait son travail en dépit des moyens limités dont elle dispose », a rassuré le ministre Ouandé.

Pour ce qui est de l’escroquerie, il a cité le cas de M. Chakir Djibrine, alias Mubarak, 28 ans, nationalité centrafricaine, qui se dit « spécialiste d’escroquerie » au marché central de Bangui.

« M. Chakir Djibrine, alias Moubarak que vous avez là est devant vous est un homme dangereux. Il empoisonne ses victimes dans des bouteilles de yaourt contenant une dose de valium. Après la consommation, la victime est emportée par le sommeil avant d’être dépouillé par M. Chakir Djibril », a indiqué le ministre.

 « Je vais expliquer un de ces cas, un jour, M. Chakir Djibrine va chez une femme dont il venait de faire la connaissance; Amicalement, il lui offre deux boites de yaourt. A peine a-t-elle fini la deuxième boite qu’elle est emportée par un sommeil profond. Et M. Chakir l’a portée comme un bébé dans son lit conjugal pour la violer et emporter tout ce qui était bien dans son salon », a expliqué le Général Ouandé.

M. Roger Ango, dix huit ans, s’illustre quant à lui dans la falsification des diplômes, de visa, de permis internationaux, de la carte nationale d’identité. Il détient toutes les signatures et tous les cachets des autorités politiques et administratives du pays et travaille dans « un réseau qu’il refuse de dévoiler » jusqu’ici.

 « Je demande à ces jeunes de changer. Au cas contraire, je vais prendre les mesures qui s’imposent », a déclaré le ministre de la sécurité, de l’immigration et de l’ordre public, le Général Ouandé.

 Ii a enfin regretté le fait que les personnes jugées et transmises à la maison d'arrêt de Ngaragba sont souvent quelques heures plus tard, libérées avec la complicité de certaines autorités du pays.

 Pour l'heure, toutes les personnes interpellées sur les questions citées ci-haut sont à l'Office centrafricaine de répression du banditisme (OCRB) de Bangui.

 

Mercredi 11 Novembre 2009 - 14:09

 
NDLR : Il serait intéressant que le général Ouandé donne les noms des autorités du pays qu'il semble bien connaître et qui se font complices des bandits et des délinquants qu'elles font aussitôt libérer  lorsque ceux-ci sont jugés et déférés en prison pour qu'on puisse les dénoncer, ceci afin qu'elles ne recommencent plus.

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Mercredi 4 novembre 2009 3 04 11 2009 16:08




Source: Banque africaine de développement (BAD)


Tunis, le 3 Novembre 2009 - Le conseil d'administration de la Banque africaine de développement (BAD) a approuvé, le 3 Novembre 2009 à Tunis, l’octroi d’un Fonds africain de développement (FAD) de l'UA de 7 millions et de 3 millions de dollars de l'UA pour une une Rural Water Supply and Sanitation Initiative (IAEAR) pour financer l'approvisionnement en eau potable et d'assainissement dans trois quartiers généraux divisionnaires et les zones rurales environnantes en République centrafricaine (RCA).

Ce projet couvre trois chefs lieux de départements situés dans le Sud-Ouest et du Centre-ouest de la République centrafricaine, à savoir Berberati, Bouar et Bossangoa et des villages environnants.

Les principaux résultats attendus sont la réhabilitation et l'extension des réseaux de fourniture d'eau potable dans les villes de Berberati, Bouar et Bossangoa, l’installation de 60 bornes-fontaines et de réalisation de 2 300 connexions à faible coût pour le service d’adduction dans ces villes, la construction de 73 blocs de latrines dans les bâtiments publics; et de la formation et la sensibilisation d'environ 160 000 personnes.

Les principaux résultats attendus sont l’amélioration et un accès durable à l'eau potable (de 32% à 100% en 2020) et services d'assainissement, et un changement positif d'attitude et de comportement pour l'hygiène et la santé par 80% de la population. Cela permettra de réduire de plus de la moitié au cours de la période, le taux de prévalence moyen de transmission passant de 22% à 10% et les maladies hydriques liées à l'assainissement.

Ce projet est en conformité avec la BAD pour la réduction de la pauvreté Document de Stratégie de la République centrafricaine pour la période 2008 - 2012, notamment l'objectif concernant la reconstruction économique et la diversification.

Le projet est également en accord avec le Joint Country Partnership Strategy Paper de la Banque et la Banque mondiale en République centrafricaine, approuvée par le conseil de la BAD en Juillet 2009, et qui soutient le développement des infrastructures de base et des services sociaux, avec priorité à l'approvisionnement en eau potable et l'assainissement.

1 Unité de compte = 1,59 USD en date du 3 Novembre 2009

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Mercredi 14 octobre 2009 3 14 10 2009 22:17


 

12 Oct 2009 Mutations

Constat fait lors du 2è synode sur l’Afrique qui se tient à Rome en ce moment.

 Dix mois après la sortie de "Et si Dieu n'aimait pas les Noirs : enquête sur le racisme au Vatican" de Serge Bilé et Ignace Audifac, l'Eglise catholique confirme enfin les révélations contenues dans ce livre. C’est à l’occasion de la deuxième Assemblée synodale pour l'Afrique qui réunit en ce moment à Rome en Italie les évêques africains autour du pape Benoît XVI jusqu’au 25 octobre prochain. Les débats des évêques africains ont notamment dénoncé «les horreurs de l'Afrique telles que le trafic d'êtres humains, les abus de multinationales ou d'Ong, le drame de jeunes filles sorties de Congrégations religieuses, qui tombent dans la prostitution», rapporte Zenith.org. Pour respecter la liberté du débat entre les évêques, «le nom de l'intervenant n'est pas révélé aux journalistes», indique Zenith.org sous la plume de notre confrère Jesús Colina. Plusieurs évêques - au moins quatre, précise Zenith - ont également demandé que le Synode élève la voix contre l'action des multinationales présentes en Afrique, qui exploitent de manière abusive les ressources minières, les bois, qui polluent l'eau, nuisant gravement aux populations locales.

Sur l’épineux problème de la prostitution des sœurs religieuses d’origine africaine au Vatican, un prélat a dénoncé «la situation de jeunes catholiques africaines, poussées par la curiosité de découvrir la vocation à la vie religieuse, qui partent pour l'Europe, afin de discerner leur avenir dans un monastère ou une communauté religieuse, mais qui ne s'intègrent pas dans la vie religieuse et abandonnent la communauté. Il y a eu des cas de jeunes filles, livrées à elles-mêmes dans un pays européen totalement inconnu, qui sont tombées dans les réseaux de la prostitution».

En guise de solution, un père du Synode a expliqué qu'en Rdc (République démocratique du Congo) par exemple, la Conférence épiscopale a demandé que les jeunes ne soient accueillies que dans les communautés religieuses qui ont une présence et une communauté dans ce pays. «C’est une grande victoire pour le journalisme d’investigation», jubile le journaliste camerounais, Ignace Audifac, co-auteur du livre suscité devant cet aveu des prélats africains.
Le Cameroun est représenté à ces assises par une demi dizaine de prélats conduits par le cardinal Christian Tumi. Prennent également part à ces travaux de célèbres prélats africains tels que le cardinal Francis Arinze, préfet émérite de la Congrégation pour le culte divin, le cardinal Wilfrid Fox Napier, O.F.M., archevêque de Durban en Afrique du sud, etc.


Eric Roland Kongou

 

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Jeudi 8 octobre 2009 4 08 10 2009 02:26




République centrafricaine

 

 Chaque année depuis 1990, le Rapport sur le Development Humain a publié l'indice de développement humain (IDH), qui va au-delà du PIB à une définition plus large du bien-être. L'IDH est une mesure composite faisant intervenir trois dimensions du développement humain: vivre une vie longue et en santé (mesurées par l'espérance de vie), recevoir une éducation (mesurée par l'alphabétisation des adultes et taux brut de scolarisation dans l'enseignement) et avoir un niveau de vie décent (mesuré par l'achat de parité de pouvoir, PPP, revenu). L'index n'est pas en aucune façon une mesure globale du développement humain. Il n'aborde pas, par exemple, inclure des indicateurs importants tels que le sexe ou l'inégalité des revenus, ni plus difficile à mesurer des notions comme le respect des droits de l'homme et des libertés politiques.  Ce qu'il fait est de fournir un prisme élargi pour l'affichage du progrès humain et la relation complexe entre revenu et bien-être.

 

 Parmi les composantes de l'IDH, le revenu brut de scolarisation seulement et sont quelque peu sensibles aux variations à court terme des politiques.  Pour cette raison, il est important d'examiner les changements de l'indice de développement humain au cours du temps. Les tendances de l'indice de développement humain raconter une histoire importante à cet égard. Entre 1980 et 2007, l'IDH de la République centrafricaine est en hausse de 0,36% par an de 0,335 à 0,369 aujourd'hui. IDH dans toutes les régions ont augmenté progressivement au fil des ans (figure 1) mais elles ont toutes connu des périodes de ralentissement de la croissance, voire empiré.

L'IDH de cette année, qui se réfère à 2007, met en évidence les écarts très importants dans le bien-être et les chances de vie qui continuent de diviser notre monde de plus en plus interconnecté.

L'IDH pour la République centrafricaine est 0,369, ce qui donne au pays un rang de 179 e sur 182 pays avec les données (tableau 1).

 

 

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Jeudi 1 octobre 2009 4 01 10 2009 18:24




 

ZF09100101 - 01-10-2009 Permalink: http://zenit.org/article-22135?l=french

 

Entretien avec Mgr Jude Thaddeus Okolo

ROME, Jeudi 1er octobre 2009 (ZENIT.org) - Comment lutter contre le sous-développement, la pauvreté, les maladies, comment mettre en œuvre la révolution verte, de quelle manière soutenir l'espérance et convaincre les jeunes à ne pas émigrer, comment se positionner par rapport à l'islam, quels sont les problèmes de l'Eglise en Afrique et la marche à suivre pour les résoudre : toutes ces questions seront débattues lors de la prochaine assemblée spéciale pour l'Afrique du synode des évêques, qui s'ouvrira au Vatican, le 4 octobre prochain à Rome.  

ZENIT a interrogé Mgr Jude Thaddeus Okolo, nonce apostolique au Tchad et en République centrafricaine. La première partie de cet entretien a été publiée hier mercredi. 

ZENIT - Beaucoup de scientifiques et agriculteurs africains réclament la possibilité d'étudier, de faire des recherches et d'utiliser les nouvelles biotechnologies végétales. Qu'en pensez-vous?

Mgr Okolo - En 1984, quand j'étais en Italie, un technocrate romain m'a dit : « La technologie ne s'exporte pas ». Je n'étais pas d'accord avec lui. Je crois que la technologie moderne devrait se mondialiser, de manière surtout à favoriser le développement dans les pays africains. Il serait bon que scientifiques et agriculteurs africains soient admis eux aussi à ces découvertes sur les biotechnologies végétales. D'autre part, il est vrai que certains d'entre nous n'ont pas confiance en ces organismes génétiquement modifiés (OGM), mais il serait quand même bon que la science soit ouverte aux bonnes possibilités.  

Dans beaucoup de régions d'Afrique la terre est si fertile et si abondante que ces modifications génétiques ne sont pas nécessaires. Pour les scientifiques africains les recherches et l'utilisation des nouvelles biotechnologies végétales ne constituent pas une urgence ; ils ont plutôt besoin de consolider l'amour réciproque, d'obtenir des matériaux appropriés pour travailler et des informations de base sur les produits. Les anciens disent : « Un enfant doit apprendre à faire ses premiers pas avant d'essayer de courir, sinon il tombe ». 

ZENIT - En octobre a lieu à Rome le deuxième synode pour l'Afrique. Quels sont, selon vous, les thèmes les plus saillants qui devront être affrontés? 

Mgr Okolo - Les thèmes de réflexion que doit aborder ce synode sont tous importants : la justice, la réconciliation et la paix ; ça dépend de l'endroit où l'on se trouve en Afrique, ou du contexte qui nous intéresse en particulier. Comme cette interview est centrée sur le développement agricole, je voudrais m'arrêter un instant sur les nn. 137-145 de l'Instrumentum laboris proposé pour la prochaine assemblée spéciale pour l'Afrique (du synode des évêques).

Lors de nos visites pastorales dans les coins les plus reculés et les plus cachés de ces pays, on se rend compte que les actions des fidèles contribuent, de façon éloquente, à créer des situations et des conditions pour faire valoir la justice, encourager la réconciliation, où ils se présentent comme des artisans de paix. Il n'est pas rare que les prêtres, les religieux et les chrétiens se retrouvent à négocier directement avec les rebelles, allant jusqu'à vivre avec eux. La confiance dont bénéficie l'Eglise est fruit du travail quotidien des fidèles guidés par l'Esprit de Dieu.  

Une famille chrétienne qui vit selon les valeurs de l'amour, du pardon, de la collaboration, s'achemine vers l'autosuffisance économique, devient un foyer de paix, de sérénité et d'harmonie ; elle devient un exemple pour les autres. Sur les différents points cités dans le document, que ce soit dans la politique, les forces armées, au niveau des initiatives économiques et dans les structures de formation, comme agents de santé, dans un contexte culturel, dans les médias ou dans les organismes nationaux et internationaux, les fidèles laïcs savent témoigner ce qu'ils vivent intérieurement, l'amour de Dieu et l'amour humain. Le développement humain passe par cette attitude d'amour, un amour véritable. C'est un message éloquent que l'on perçoit également chez beaucoup de chrétiens africains. Il est vrai que tout le monde n'atteint pas cet idéal, mais on ne peut nier les efforts et les réussites. 

ZENIT - Il y a des difficultés, des défis. Quelles solutions proposeriez-vous? 

Mgr Okolo - Plus haut j'évoquais certaines difficultés. Maintenant je voudrais proposer trois solutions principales : 1/ La formation dans la catéchèse. 2/ Plus d'investissement dans l'instruction publique, dans l'éducation formelle et informelle. 3/ La formation du personnel paramédical (junior medical cadres) et un investissement dans l'approvisionnement de moyens pour l'assistance sanitaire.  

Nos premiers missionnaires avaient œuvré en se servant de ces trois moyens : éducation morale, instruction et santé. Pour s'engager dans le développement il faut être sain de corps et d'esprit. Pour développer et améliorer les conditions d'un peuple, il faut l'éduquer moralement par le biais de la catéchèse, le former dans les écoles et soigner son corps. Pour élargir les horizons il est absolument nécessaire d'ouvrir les yeux face aux développements mondiaux ; pour prendre le modèle chrétien, la catéchèse est fondamentale. 

ZENIT - Quelle est la situation des catholiques en République centrafricaine et au Tchad? 

Mgr Okolo - L'Eglise en Centrafrique connaît des problèmes importants, mais des mesures concrètes sont prises pour trouver une issue à la crise, et ce avec le concours de l'Eglise locale. 

Au Tchad, les catholiques se réjouissent de leurs progrès, tant quantitativement que qualitativement. Même si l'Eglise constitue une grande minorité, on remarque que la société apprécie la contribution des fidèles pour obtenir la paix et l'unité. Un nouveau vicariat vient d'être érigé, avec un jésuite français comme premier Vicaire apostolique. Le territoire est limitrophe avec le Darfour, et c'est une région qu connaît des turbulences. Il y aussi d'autres initiatives concrètes dans d'autres diocèses. Ce sont de petits pas, mais qui vont dans la bonne direction. Il existe des problèmes qui sont ceux d'une Eglise jeune, mais ces défis sont affrontés avec discrétion, détermination et dans un esprit d'église. 

ZENIT - Et les rapports avec l'islam? 

Mgr Okolo - Je m'étonne parfois que la presse étrangère ne fasse pas cas du bon développement des relations entre chrétiens et musulmans dans beaucoup de pays africains. Les publications que l'on trouve relèvent plutôt ce qui oppose les personnes. Je dois dire qu'au Tchad et en République centrafricaine les relations entre musulmans et chrétiens sont bonnes. L'insécurité politique ou les problèmes sociaux ne touchent pas essentiellement la religion, mais dérivent d'autres causes, de causes par exemple culturelles et ethniques qui, parfois, se répercutent aussi sur la religion. Je voudrais néanmoins dire que dans les deux pays mentionnés, les conflits entre fidèles de religions différentes sont rares. D'autre part, la ligne de démarcation religieuse suit souvent les origines ethniques et les appartenances culturelles, et cette séparation est généralement respectée. 

Sur le versant positif, on relève qu'il y a divers aspects de collaboration interreligieuse, de nature informelle, dans les contextes de la vie populaire. Les fêtes sont célébrées ensemble; des gestes de charité et de soutien sont échangés. 

Pour conclure, je pense que beaucoup de pays africains en difficulté apprécient le soutien qu'ils reçoivent des pays plus développés. On ne saurait penser que les africains sont tous paresseux, fainéants, toujours dans l'attente d'être aidés. D'autre part, il y a encore beaucoup à faire pour faire grandir cet amour fraternel qui aiderait tant de pays africains à partager tranquillement les ressources que Dieu leur a données, parfois en abondance. Il y a de quoi faire pour inspirer la sagesse à exploiter avec responsabilité les ressources naturelles et les énergies qui, au lieu de cela, sont gaspillées dans les luttes de pouvoir. L'éducation religieuse et la formation culturelle seraient le bon chemin à suivre pour trouver, à plus ou moins brève échéance, une issue. 

Antonio Gaspari

 

Par Centrafrique-Presse.com - Publié dans : Société
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