Recherche

Sommaire

Calendrier

Décembre 2009
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Opinion

Vendredi 6 novembre 2009 5 06 11 2009 00:58




 

Par Tiburce Konamna au quartier Fouh à Bangui

En accédant démocratiquement au pouvoir en 1993 après deux scrutins des plus transparents qui soient en Centrafrique, Patassé avait suscité d’immenses espoirs de changement dans le sens du progrès pour le pays. Ingénieur agronome, son passage comme ministre de l’agriculture dans le gouvernement Bokassa avait permis au pays d’atteindre les niveaux records que la RCA n’ait jamais connus à ce jour dans la production cotonnière par exemple.  Devenu président de la République, on devait logiquement s’attendre à ce que le secteur agricole fasse d’autres exploits. Il n’en sera hélas rien. Très rapidement, tous les espoirs soulevés par l’élection de 1993 seront déçus. Les Centrafricains iront de cauchemars en cauchemars.

Patassé, un démagogue hors catégorie

Même si les nombreuses mutineries et autres rébellions qui ont, il est vrai, gravement nuit à sa gestion et mis le pays par terre, peuvent être évoquées à sa décharge, qu’a réellement fait Patassé pour le développement de son pays en presque deux mandats de président de la République ? Pratiquement rien. D’où la question de savoir : avec un tel bilan, pour quelles raisons veut-il encore briguer la magistrature suprême dans ce pays ? En presque dix années de pouvoir, pourquoi n’a-t-il rien pu faire de ce qu’il voudrait faire maintenant ? Pourtant, il n’était pas avare de projets agro-alimentaires et industriels, en foresterie, en pêcherie, en élevage, en pisciculture et autre élevage de crevettes, dans le domaine minier où il a passé le plus clair de son temps à dresser des cartes géologiques et minières de tout le territoire centrafricain pour le diamant, le pétrole, le coltan, etc…Aucun de ses projets n’a véritablement vu le jour ni connu le moindre début du commencement de réalisation. Il n’a jamais pu parvenir à donner à manger à leur faim aux Centrafricains. Pour un ingénieur agronome, c’est un échec sur toute la ligne. Mais aussi paradoxal que cela puisse être, plus il échouait, davantage il faisait encore rêver ses partisans et le pauvre bas peuple. En cela, il est un démagogue hors pair qui manie à la perfection l’art d’abuser de la naïveté des simples gens.

Une gestion scabreuse des affaires du pays

Ses deux mandats ont été émaillés de ténébreuses et sulfureuses affaires de corruption et aussi de trafics de tous genres avec une grande implication de son beau frère René Kofi Bondombossou dans les filières du diamant et autour de la commercialisation de produits pétroliers, notamment à travers l’affaire Zongo-Oil SICOTRANS avec le tristement célèbre Sani Yalo et surtout celle du don libyen de carburant offert par le colonel libyen lorsque le pays avait connu une grave et brutale pénurie de produits pétroliers vers la fin de son second mandat. Ces sombres affaires ont en effet mis en jeu de solides et mafieuses ramifications, tant à Bangui qu’à l’étranger, autour de personnages souvent très proches de lui qui en ont bien profité. Son cabinet était truffé d’une pléthore de conseillers dont la plupart étaient corrompus jusqu’à la moelle. C’était de notoriété publique que certains d’entre eux émargeaient littéralement chaque semaine et recevaient très régulièrement des enveloppes chez les commerçants libanais de la place.

Un affairisme effréné

Tout président de la République qu’il était, Patassé avait créé de nombreuses sociétés dont il était lui-même propriétaire et actionnaire. Un mélange de genres que la constitution centrafricaine qu’il a lui-même promulguée interdit mais dont il n’en avait rien à foutre. C’est ainsi qu’avaient éclos comme des champignons après la pluie, les fameuses sociétés comme Colombe-Mines pour le diamant, Colombe-Forêt pour le bois, en joint-venture avec des Chinois de Hong-Kong, Trans-Oil pour la commercialisation du carburant dont la gestion était confiée à certains de ses obscurs amis expatriés et ses propres enfants etc…Aujourd’hui, Bozizé ne fait pas autre choses que de marcher sur les plates bandes de Patassé. Il suffit de remplacer les noms de certains enfants de Patassé dans l’exploitation commerciale de certaines stations d’essence tant à Bangui qu’en province par les noms des enfants de Bozizé et le tour est joué. 

Une incapacité réelle à diriger un pays

S’il est vrai que Patassé a essuyé plusieurs tentatives de renversement qu’on pourrait mettre à sa décharge - constituées de mutineries dans l’armée, de coups d’Etat ratés, de rébellions - il n’en est pas moins vrai aussi que cet état de fait résulte d’une incompétence voire incapacité certaine de sa part à diriger un pays, qu’il le veuille ou non et n’en déplaise à ses partisans. A trois reprises au moins - la France l’a tiré d’affaire en mâtant plus ou moins directement les mutins avant d’ex-filtrer les principaux leaders - mais Patassé a toujours été incapable d’en tirer leçon pour mieux gérer les affaires du pays et de son pouvoir par la suite. Il a toujours trouvé des prétextes pour se brouiller avec les différents gouvernements de la France jusqu’à ce que Bozizé ait pu en tirer profit pour finir par le renverser définitivement à la faveur de son absence du pays pour prendre part à un sommet de la CEN-SAD à Niamey.

Les raisons de sa nouvelle candidature à la présidentielle de 2010

Avec un tel palmarès, on ne peut que s’interroger sincèrement sur la pertinence d’une nouvelle candidature de Patassé à l’élection présidentielle en 2010. Que peut-il apporter réellement à ce pays et à son peuple qu’il n’ait pu apporter durant les presque dix années de pouvoir au plus haut niveau qu’il a exercé ?  A-t-il des regrets ? Lesquels ? Quelles erreurs ou fautes est-il prêt à reconnaître ? A l’entendre, il n’aurait commis aucune faute pendant toutes ces années, même pas d’erreurs. Ce serait toujours les autres qui lui en veulent parce qu’il serait très populaire et qu’on fait tout pour l’empêcher de se présenter à l’élection présidentielle car sa victoire serait indiscutable.

Un homme bourré de contradictions

 Un seul exemple : Patassé doit être conscient au fond de lui-même qu’il est le principal témoin du procès du leader du MLC Jean-Pierre Bemba. Parfois il déclare qu’il est prêt à aller témoigner à la CPI mais pour autant, il n’apprécie pas qu’on puisse pointer du doigt ses responsabilités dans la venue en RCA des hordes du MLC dont les crimes et exactions font aujourd’hui l’objet des poursuites judiciaires contre Bemba devant la CPI. Le procès en préparation de Jean-Pierre Bemba doit être aussi celui de Patassé qui a fourni en quelque sorte l’arme du crime en commanditant la venue des troupes du MLC. Il prétend même que devant la CPI, c’est lui qui serait l’accusateur. On ne voit pas très bien par quel coup de baguette magique ni qui il va accuser mais seul lui sait comment. (à suivre…)

Par Centrafrique-Presse.com - Publié dans : Opinion
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 31 août 2009 1 31 08 2009 01:33




 

 

Ainsi donc, le nouveau Kwa Na Kwa « koua na koua » est né à Boali le 22 août 2009 lors de son assemblée constitutive  sous la forme d’un parti politique travailliste d’obédience social-démocratie. En tout cas, c’est ce qui ressort du discours de clôture prononcée lors d’une assemblée constitutive abracadabrantesque organisée par le général président de la république François Bozizé, accessoirement président fondateur du KNK, pasteur de son église , franc maçon et affairiste notoire.


Que de chemin cahoteux pour ne pas dire chaotique parcouru par un groupuscule plutôt  belliqueux dont le chef n’hésite pas à clamer naguère au grand désarroi de tous les démocrates qu’il est arrivé au pouvoir par la force et qu’il n’en repartira que par la force. Une fois que les treillis militaires du maquisard ont été troqués contre un costume sombre du parfait politicien à moins que ce ne soit la robe d’un pasteur pieux ou l’intriguant tablier des frères de la franc-maçonnerie, la transmutation du KNK sous la férule de son président fondateur pouvait se poursuivre pour les besoins du moment à savoir ceux des élections générales de 2010. Le KNK pur et dur a enfin décidé de prendre ses responsabilités. C’est un message fort adressé aux partis membres de la majorité présidentielle par le KNK qui a quelques mois des élections présidentielles tient à s’affranchir de leur soutien. Un soutien dont les membres du KNK purs et durs n’hésitent plus à qualifier d’insignifiant voir de négligeable. Par ailleurs, le parti se félicite désormais d’avoir expurgé de ses rangs ses quelques éléments et autres ralliés de circonstance qui sèment le désordre. Eux qui ne pensent qu’à empêcher leur chef éclairé et ces stratèges de Bézambé d’asseoir définitivement l’idéologie KNK si toutefois idéologie il y’a. L’âme fondatrice de ce qui avait été jadis un mouvement rebelle et contre la légalité républicaine s’est muée désespérément en un pseudo parti politique démocratique dans un méli-mélo de démagogie éhontée, d’anachronisme alarmant et de syncrétisme fâcheux.


LE PARTI TRAVAILLISTE COMME REFERENTIEL


Inévitablement lorsque l’on évoque le mot travailliste en politique, on ne peut s’empêcher de penser d’abord au mythique LABOUR PARTY britannique bien que d’autres partis travaillistes existent à travers le monde. Un parti politique fondé en 1900 par les syndicats britanniques en tant que parti socialiste pour se transformer en parti travailliste de centre gauche lors des élections générales de 1906. Un parti travailliste britannique qui a une longue histoire combien instructive. Son histoire s’est construite concomitamment à celle de la révolution industrielle dont la grande Bretagne est l’un des pays instigateurs. On peut dire que la révolution industrielle de part sa réussite en ce début du XXe siècle a permis l’émergence puis l’affirmation des mouvements et partis contestataires dont celui du parti travailliste. Un autre facteur environnemental déterminant est celui du rôle  important que la grande Bretagne a joué dans la réappropriation puis la divulgation du modèle démocratique à travers le monde.


Succinctement, le parti travailliste britannique a été le résultat d’une longue maturation provoquée par un environnement socio politique et culturelle approprié. Cette longue histoire a été tempérée par la pratique et l’exercice du pouvoir. Tantôt, le parti travailliste a été un allié des libéraux, tantôt, il a promu une politique de nationalisation ou bien, il a soutenu des gouvernements d’union nationale comme celui qui s’est constitué pendant la première guerre mondiale ou encore en se radicalisant pour pouvoir survivre de l’adversité. Le parti travailliste a connu même une scission lors du congrès de Wembley en 1981. D’ailleurs, c’est de cette scission que naitra le parti social démocrate qui connaitra à sont tour un désastre par la suite. Plus tard, l’échec provoqué par cette scission a permis au parti travailliste de se recentrer alors qu’en même temps l’influence des mouvements syndicaux tend à s’infléchir dans la population britannique, conséquence de la politique intransigeante de celle que l’on avait pris alors l’habitude de surnommer avec beaucoup de considération « la dame de fer », madame Margaret Thatcher , première ministre britannique. 


Après une traversée de désert qui a duré successivement dix-huit années, le parti travailliste revient au pouvoir sous la conduite de Tony blair qui prône un socialisme démocratique concilier au libéralisme. Conscient que l’économie de marché est incontournable par conséquent le mécanisme de  redistribution de la richesse ne doit pas le perturber.


Retenons tout simplement que le parti travailliste britannique de centre gauche qui a inspiré beaucoup d’autres partis politiques dans le monde et notamment dans les anciennes colonies britanniques ou sous influence britannique est donc un vieux parti politique. Il a pris forme dans cette Angleterre du début du siècle en pleine mutation sociale et culturelle ou l’essor de l’industrie avec la révolution industrielle commençait à produire ses effets. Les balbutiements d’une industrie qui a pris son essor au milieu du 19 é siècle commençait alors à voir l’émergence d’une classe sociale prospère et aisée dont les intérêts s’opposent à ceux d’une classe sociale laborieuse constituée d’ouvriers et de petits salariés qui travaillaient sans ménagement.

Conscients de la situation et des conditions de leur travail, ceux-ci revendiquent de plus en plus leur droit, d’où des conflits sociaux récurrents. Le parti travailliste britannique est par conséquent le produit d’un environnement socio culturelle qui lui est propre. Il a su intégrer et évoluer à travers des valeurs intrinsèques à la société britannique en  préservant cet héritage ancestral, disant, ô! Combien essentiel. Le parti travailliste a donné sa lettre de noblesse à la social-démocratie qui désigne aujourd’hui un courant politique de gauche, réformiste et non marxiste. Sa rupture avec le marxisme l’amène à opter et à se rapprocher aujourd’hui de plus en plus de la doctrine keynésienne. Cette doctrine encourage l’initiative privée avec une impulsion de l'État dans un cadre économique du capitalisme.


LES VALEURS DE LA SOCIAL DEMOCRATIE SONT-ELLES COMPATIBLES A LA VISION DU KNK ?


Ce sont les hommes qui font l’histoire et non le contraire. Ceci est aussi vrai pour le parti travailliste britannique que pour le KNK.


Si James Keir Hardie a été le premier travailliste élu à la chambre des communes ou encore James Ramsay Mac Donald le premier Premier ministre travailliste ont incarné la vertu, la persévérance, le dévouement, la lutte politique dans le sens noble du terme pour imposer leurs idées, Le KNK draine par contre le passé trouble et confus d’un certain François Bozizé , avant dernier de sa promotion à l’école des sous officier de Bouar. Promu, plus jeune général à 32 ans sans avoir mis pied dans une grande académie militaire, ni sans avoir participé à une campagne militaire. A cela s’ajoute, l’image d’un chef rebelle qui a pris les armes contre les institutions de la république et qui a fait appel aux troupes étrangères pour disait-il libérer la patrie et ne pas se présenter à l’élection présidentielle.

On sait à présent ce qu’il en est advenu à travers les multiples tentatives de celui-ci pour demeurer au pouvoir. Pour une simple raison de pudicité, nous tairons ici le nom de quelques personnes qui sont appelées à jouer les premiers rôles dans le KNK et qui malheureusement ne jouissent pas de bonne notoriété du fait d’un passé sulfureux ou de leur médiocrité notoire. Donc, à l’inverse des hommes vertueux qui sont à l’origine et qui incarnent le parti travailliste britannique, ceux du KNK dont la seule qualité est celle de porter du tord à un mouvement qui promeut sans doute  dans son sigle des valeurs de travail, d’honnêteté, de solidarité etc.… mais qui hélas ! Contrastent avec les actes posés. Toute la stratégie du KNK semble alors être basée sur le très court terme et la démagogie.


Ensuite, la configuration ou plutôt le monde du travail  dans notre pays est un monde dominé par le fonctionnariat. Les fonctionnaires représentent la majorité des travailleurs. Très peu d’entreprise pour embaucher des ouvriers qui constituent la base nourricière de l’idéologie travailliste. Et lorsque le président fondateur du KNK s’adresse uniquement aux ouvrières et aux ouvriers l’on peut  se demander sur la pertinence ou la profondeur du message. Le KNK est-il seulement et seulement un parti pour les ouvriers ? Qu’en pensent le grand nombre des travailleurs du secteur public, ceux du secteur privé qui ne sont pas des ouvriers ou encore ces milliers de jeunes et moins jeunes qui sont au chômage. N’est-ce pas là encore faire une sorte de discrimination ?


Il y’a dans le discours de clôture un décalage manifeste dans le temps et dans l’espace dont les membres  purs et durs du  KNK n’ont certainement pas mesuré toute la portée et les conséquences. L’utilisation d’un verbiage ou d’une phraséologie tout faite qui est inapproprié dans un environnement comme le nôtre prouve la démagogie de la démarche. Les mots ouvriers, comité de …,  présidium nous font penser à l’époque héroïque de l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques « URSS » qui ont aujourd’hui tout simplement banni ces mots de leur vocabulaire. L’URSS a-t-elle survécu à travers le KNK ?


« A César ce qui est à césar et à Dieu ce qui est à dieu ». Cet évangile du christ selon saint Matthieu 22,15-21 semble échapper totalement à notre général président pourtant pasteur de l’église céleste et franc-maçon qui n’en fini pas de mélanger la politique, la religion, les sectes au point de faire référence à chaque fois aux paroles sacrées de la bible pour justifier ses calculs politiciens. En faisant allusion à la traversée du désert jusqu’à Cana pour justifier des stratégies politiciennes, notre général-président-pasteur-frère n’a-t-il pas tout simplement souillé les paroles sacrées du christ ? Ce qui est complètement contraire aux valeurs de la laïcité dont se réclament la sociale démocratie et le KNK. Est-ce cela le KNK nouveau ? Un mélange d’idéologie politique et de dogme religieux ?


Promettre la rupture alors que les membres du bureau du KNK ont été désigné par un simulacre d’élection. 0ù sont les nouveaux visages qui confirmeraient la rupture ? La rupture se fait-elle avec du vieux et de l’ancien alors ? C’est une rupture dans la continuité. Une innovation comme seul le KNK a le secret avec notamment des anciennes personnalités à la tête du parti et la mise en scène de personnages atypiques, versatiles et légers.


Enfin, le KNK promeut les vertus cardinales du travail, ce qui est plutôt une bonne chose pour un parti travailliste. Le contraire nous aurait étonné car dans le déconnage, il y’a des limites. S’il est permis de déconner de temps en temps, il n’est pas permis de déconner tout le temps. De temps à autres il faut être sérieux. Mais alors qu’en est-il de l’affairisme ? Du clientélisme ?, de la corruption ? De l’impunité ? Du mérite ? De la nation une et indivisible, de l’éthique, de la démocratie ? Des libertés ? De la dignité humaine ? De la justice sociale ? De la solidarité ? Du développement durable ? Du panafricanisme ?...


Franck SARAGBA


« fini kodé »

Par Centrafrique-Presse.com - Publié dans : Opinion
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 16 août 2009 7 16 08 2009 17:51




 

 

«La démocratie est un mauvais système, mais elle est le moins mauvais de tous les systèmes» disait en substance celui qui fut le premier ministre du Royaume-Uni de 1940 à 1945 puis de 1951 à 1955, le très pragmatique, l’honorable Sir Winston Leonard Spencer-Churchill".


Ce postulat a fini par traverser à la fois des années de troubles, d’incertitudes puis d’accalmies et de reconstruction qui ont succédé à la deuxième guerre mondiale au demeurant meurtrière. Le bon sens qui a toujours animé le premier ministre britannique s’est transformé définitivement en une évidence indiscutable. La démocratie, bien que érodée et ébranlée par la coalition de régimes autoritaires a tenu bon. Désormais le concept démocratique dont les racines dit-on remonte aux cités grecques et qui a subi à travers siècles, révolutions et maintes remises en question pour s’adapter au temps moderne pouvait se répandre comme « la panacée ». Ce concept multi séculaire a fini tant bien que mal par s’imposer aussi bien dans les anciens pays du bloc de l’est que dans les monarchies et autres pays colonisés devenus indépendants. La démocratie n’est donc pas un système figé mais plutôt un système évolutif par conséquent il appartient à chaque nation de trouver dans la pratique la forme la plus fonctionnelle, la plus utile et la plus acceptable par tous.


L’idéal serait une démocratie centrafricaine débarrassée de cet« idéalisme démocratique » et de ses scories.


Le concept démocratique bien que répandue comme système de gouvernement contient cependant un certain nombre d’inconvénients, de dysfonctionnements et de contradictions.

Pour exemples, la lenteur dans la prise de décision, la sous représentation ou la sur représentation dans certains cas de la population posent problème. L’impossibilité de faire des projets à long terme du fait de la limitation de plus en plus courte de la durée des mandats par souci d’alternance encourage la démagogie. Celle-ci est entretenue par les élus dans l’espoir d’être réélu. Elle constitue l’une des conséquences notoires et fâcheuses d’une démocratie au rabais. Le fonctionnement de la machine démocratique exige également des moyens financiers et humains appropriés que ne disposent toujours pas notre pays. Notre démocratie fonctionne avec l’argent et les idées des autres. Une fois seulement tous les cinq ans la population est sollicitée pour se prononcer par un vote. L’élu dispose ainsi de toute la durée du mandat pour représenter et décider au nom de la population au risque de faire le contraire de ce que l’on attendait de lui. Nous avions vu que dans le cas de la république centrafricaine, la démagogie, le mensonge, le populisme sont devenus malheureusement la règle alors que nous sommes issus de la culture orale et de la valeur combien importante que l’on accorde à la parole donnée. Face à l’immoralité grandissante, entretenue par des gouvernants irresponsables et qui fait des ravages dans la société centrafricaine, les hommes politiques ne devront-ils pas s’inspirer des valeurs de la parole donnée, de la loyauté pour exercer leur mandat ?


Si le principe défini par Abraham Lincoln qui est celui de la sacralisation d’un gouvernement de l’homme, par l’homme et pour l’homme est acquis. Ce, par le biais du vote universel et du sacro saint « un homme, une voix», il n’en demeure pas moins que la « DEMOCRATIE » se conjugue au pluriel. Celle-ci demande une pratique conforme aux réalités de chaque pays. Par conséquent, il appartient à la république centrafricaine d’adapter le concept démocratique aux réalités sociaux économique de notre pays pour que la pratique démocratique soit compris et accepter par tous. Ainsi, nous pourrions tous à l’unisson nous prémunir et nous rassembler autour d’hommes élus, conscients de la souffrance de notre peuple, sensibles aux valeurs humaines et avertis des enjeux de notre temps. Tout ceci, sera basé bien entendu sur les seuls critères de compétence, d’intégrité et de sagesse. Ainsi, porteuse d’un idéal commun, cette démocratie centrafricaine une fois débarrassée de « l’idéalisme démocratique » et de ses scories pour ne préserver que les enseignements d’une pratique utile et vraie. Pratique démocratique dans laquelle, les centrafricains à n’en pas douter se reconnaitront, s’identifieront et consentiront volontiers à son épanouissement.


DE LA DEMOCRATIE … AUX DEMOCRATIES


Entre l’Inde, qui par sa population est considérée comme la plus grande démocratie du monde, les états unis d’Amérique qui par sa puissance économique sont considérés comme la démocratie la plus libérale et les vieux pays d’Europe qui sont qualifiés de plus anciennes démocraties existent de réelles différences dans la pratique. Pourtant, tous se réclament de la grande famille des pays qui ont adopté la démocratie comme mode de gouvernement avec toutefois des différences appréciables aussi bien dans le mode de fonctionnement que dans la forme de participation de leurs citoyens respectifs. Une différence qui provient de la spécificité de chaque pays notamment de l’histoire socio culturelle de ces pays. Toute l’intelligence des gouvernants de ces pays résident dans le fait d’adapter la pratique du concept démocratique aux réalités, aux us et coutumes de leur pays respectifs.


Retenons tout simplement pour mémoire que plusieurs étapes et plusieurs adaptations ont été nécessaires pour que de la démocratie telle qu’elle était pratiquée à Athènes d’où les esclaves et autres métèques en étaient excluent ne disparaisse et laisse apparaitre sa version contemporaine avec la notion de participation et d’égalité de tous les citoyens devant le vote. C’est ainsi que de la démocratie… aux démocraties, le droit de vote a été conquis à travers de longues luttes sociales qui ont marqué l’histoire de la démocratie comme celle des afros américains aux États-Unis, celle menée par des mouvements féministes un peu partout en Europe ou encore par la secte des intouchables en Inde et d’autres groupes minoritaires à travers le monde.


En République centrafricaine par exemple, l’histoire de la démocratie et du vote pendant la période coloniale à travers le deuxième collège et du vote des évolués sont une autre facette de l’adaptation du concept démocratique. Ainsi donc et globalement, le vote universel a pris le pas sur les différentes formes de vote censitaire qui a pour inconvénient d’exclure une partie de la population. Désormais, tous les hommes sont définitivement égaux en droit du moins dans les pays dits démocratiques par conséquent devant le vote. Un principe qui reste discutable dans les pays économiquement faibles parce que la démocratie a un coût financier et humain. Ces derniers facteurs influent sur les consciences surtout des plus pauvres et des moins instruits au moment du vote. Les plus pauvres qui sont par ailleurs les plus faibles économiquement se soumettent par un processus de dépendance aux plus fortunés donc à la loi des plus forts. Ceux-ci exercent différentes pressions pour s’enquérir de leur voix. Nous avons vu que pour les élections de 2010, le KNK a commencé déjà avant l’ouverture officielle de la campagne présidentielle à exercer différentes pressions psychologiques voir physiques sur les maires de communes, les chefs de délégations, chefs de village, les préfets et autres citoyens.


C’est pourquoi, les gouvernants et les législateurs centrafricains doivent ici et maintenant faire un effort de réflexion, de proposition pour adapter le concept de la démocratie à la spécificité de notre pays. Ce n’est que par la confrontation des idées et le désir d’un véritable changement dans le sens positif du terme que naitra la vraie démocratie centrafricaine.

DEMOCRATIE TRONQEE, EGALE DEMOCRATIE BIAISEE EN CENTRAFRIQUE

Dès le début de son introduction, la démocratie centrafricaine est une démocratie tronquée.

Les textes fondamentaux qui régissent, voir qui incarne l’esprit qui se dégage de son fonctionnement dans leur transposition ont été tronqués soit par pure omission, par manque de discernement, par paresse intellectuelle ou encore par simple mépris d’un environnement bien spécifique qui est celui de la république centrafricaine. Dès lors, elle ne peut être que biaisée. Ces textes qui régulent le fonctionnement de notre démocratie manquent d’historicité donc d’un certain ancrage dans la mémoire collective. Ces textes ne correspondent pas à notre quotidienneté et ne sont aucunement la justification d’une lutte sociale passée. Ils sont la copie conforme d’un modèle séculaires dont notre pays n‘a retenu seulement que les chroniques imperfections et autres dysfonctionnements. C’est pourquoi, nous devons garder à défaut d’un autre système qui serait« meilleur », la démocratie comme mode de gouvernement tout en intégrant dans son fonctionnement ce qui fait la spécificité centrafricaine.


Par ailleurs, le concept démocratique suggère des notions de libertés et celle d’égalité. Or, ni l’une ni l’autre ne sont effectives dans notre pays bien qu’elles soient inscrites dans les textes fondamentaux.


La première des libertés qui est celle d’aller et venir est confisquée par le régime et ses « libérateurs cupides sans foi ni loi» aux travers des multiples exactions commises sur des barrages et contrôles routiers portant un coup fatal à la circulation des biens et des personnes. Cette liberté confisquée joue directement sur une économie déjà moribonde dont les flux et autres mouvements commerciaux empruntent essentiellement les axes routiers. Cette confiscation empêche également nos laborieux paysans de se rendre à leur champ à moins qu’ils aient pour des raisons de sécurité trouvés refuge en forêts ou dans les pays voisins dont on annonce la présence par milliers notamment au Tchad et au Cameroun.


La deuxième des libertés est celle de pouvoir s’exprimer, autrement dit la liberté d’opinion. Elle s’exprime à travers les médias et les partis politiques de l’opposition. Or, les journalistes sont mis aux arrêts et condamnés à des peines de prison fermes, les journaux sont sommés arbitrairement d’arrêter leur publication. Tandis que les leaders de l’opposition politique sont bâillonnés, contraints au silence ou menacés quotidiennement, les leaders d’opinions sont de leur côté tout simplement éliminés physiquement. Quant aux syndicats, ils sont tout simplement méprisés.


Pour ce qui concerne la notion d’égalité devant le vote, elle est aussi fictive que celle de la liberté.

L’égalité devant le vote ramène insidieusement à la notion de liberté de conscience encore faut-il pouvoir l’exprimer correctement puisque qu’elle nous renvoie à son tour à celle d’autonomie. Or pour être autonome, il faut être indépendant financièrement, intellectuellement et socialement ensuite l’affirmer par des initiatives et des actes. En sachant que l’électorat en Centrafrique est composé de 80% de personnes âgées de moins de 40 ans dont un peu plus du tiers sont au chômage ou quasiment. Ces personnes vivent souvent au dépend d’un chef de famille qui leur dicte la conduite à tenir lors des votes, par conséquent, il s’agit là d’une liberté de conscience par substitution.

Outre cet aspect de dépendance, et ce n’est pas faire insulte à notre brave et laborieuse population que d’affirmer que notre pays compte hélas ! Parmi ceux qui détiennent le triste record du taux le plus bas de l’alphabétisation, résultat d’un manque de politique dans ce sens depuis des décennies. La République centrafricaine est constituée d’autant de personnes qui ne sont pas pratiquement éduquées ou très peu éduquées des véritables enjeux politiques. Ces personnes ne saisissent toujours pas le sens de leur vote et de leurs véritables implications. Pour la majeure partie de la population non avertie de la chose politique et dépourvue d’outils d’appréciations objectifs, le vote ne se résume qu’à leur propre famille, au clan auquel elle appartient et à l’ethnie, alors que l’élection présidentielle relève d’autres enjeux et participe d’une autre logique.


PROPOSITIONS DE FINI KODé POUR UNE DEMOCRATIE UTILE EN CENTRAFRIQUE


1° Conscient que le vote au suffrage universel pour les élections présidentielles a montré ses limites par le fait que les véritables enjeux ne sont pas toujours compris par une population peu avertie et que les voix sont achetables, il est urgent et responsable que cette élection prenne une forme indirecte à travers les grands électeurs.


Le processus démocratique dans notre pays doit commencer par les élections locales pour aboutir à l’élection présidentielle. Les chefs de quartiers, les conseillers municipaux, les maires, les députés seront élus dans leur quartier, leur arrondissement, leur circonscription au scrutin uninominal et aux suffrages universelles directs. Une fois élus, ils constitueront le corps des grands électeurs qui éliront à leur tour le président de la république.


Puis, introduire dans la constitution une procédure de destitution du président de la république qui ne détient plus qu’un pouvoir symbolique, de représentation et rassembleur de la nation.

Un projet politique crédible nécessite du temps, c’est pourquoi il faudra remettre la durée du mandat présidentiel à 6 ans sans limitation, puisque le président de la république ne jouera qu’un rôle symbolique sans véritable pouvoir.


Par contre, il faudrait donner le vrai pouvoir exécutif au premier ministre issue de la majorité parlementaire. Car seul le premier ministre issue de la majorité parlementaire détient la vraie légitimité.


Les représentants du peuple, réunis en assemblée nationale ne joue pas du tout leur rôle dans le contrôle de l’exécutif. Elle ne se révèle être finalement qu’une chambre d’enregistrement. Par le jeu des alliances contre nature pour dégager souvent une majorité hétéroclite en somme toute relative qui se soumet aux ordres du pouvoir en place. Le débat est alors inexistant, par conséquent, le danger réel existe pour faire adopter une loi « scélérate » par une « majorité parlementaire « de circonstance, qui, en fait est une addition de représentants d’entités minoritaires.

C’est pourquoi, notre système doit intégrer de plus en plus le référendum comme mode de décision en ce qui concerne les grandes décisions qui engagent l’avenir de notre pays sur des générations. Ainsi les 800 000 électeurs centrafricains (La lettre du continent n°182 (25/02/93) Seront appelés régulièrement pour se prononcer sur les grands enjeux. Ainsi, un régime corrompu et irresponsable ne pourra pas décider avec quelques élus du sort de notre population en signant des accords qui compromettent l’avenir de nos enfants et de nos petits enfants.


C’est pourquoi 3 partis politiques de masses et 3 partis politiques de cadres sont largement suffisants pour un pays aussi petit que le nôtre. Au total environ 6 partis politiques peuvent se partager et animer le paysage politique en Centrafrique d’autant plus que pratiquement tous les partis politiques centrafricains se réclament de l’idéologie socialiste, bien que cela ne veuille rien dire dans le contexte qui est le nôtre.
 

Un parti politique vainqueur des élections qui gouverne

2 à 3 partis politiques qui pourront faire alliance et participer au gouvernement.

2 à 3 partis politiques qui pourront s’opposer dans lesquels on mettra en place un « Shadow cabinet » ou encore appelé « le cabinet fantôme » comme cela existe en Angleterre ou au canada. Les membres du cabinet fantôme percevront des indemnités. Ils sont sensés préparer une alternative responsable.


L’on veillera et encouragera les partis politiques à créer des courants politiques dans leur parti respectif. Ces partis politiques seront subventionnés, les membres du bureau percevront des indemnités et des primes. Ainsi nous n’aurions plus que 6 candidats aux élections présidentielles. Il est plus simple et moins coûteux d’organiser une élection à 6 candidats qu’à 10 ou 15 candidats.


En définitive, la démocratie centrafricaine doit être une démocratie de proximité, juste et pragmatique.

 

Pour des raisons économiques et pour éviter toute sorte d’alliance contre nature, les élections législatives, municipales et régionales se feront au scrutin uninominal, à un tour, à la majorité relative. Nous avons observé que lors des précédentes élections des candidats qui ont obtenus des résultats insignifiants et qui n’ont rien de commun entre eux se sont ralliés par nécessité pour battre le candidat pourtant arrivé en tête avec un écart de 10 à 20 points au premier tour.

 
Conscient que la multiplication des partis politiques pose problème. 40 partis politiques pour seulement 4 millions d’habitants, c’est trop ! Il faudrait en restreindre le nombre par un certains nombres de conditionnalités même si cela parait arbitraire ou antidémocratique. La démocratie qui est en train de s’installer en Centrafrique a besoin d’être protéger des  idéologues de tout bord qui pensent à tort que le grand nombre de partis politiques dans le pays est synonyme du degré de démocratie.
 
Conscient que le concept de la démocratie représentative tel que nous l’appliquons aujourd’hui demeure le système qui pourra rendre la gouvernance de notre pays acceptable à condition de l’adapter à nos réalités.

Franck SARAGBA

« Fini Kodé »

Par Centrafrique-Presse.com - Publié dans : Opinion
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 17 juillet 2009 5 17 07 2009 03:10




 

 par Franck SARAGBA

Contre toute attente, le très décrié fond monétaire international (FMI) et la très souveraine Banque mondiale viennent de déclarer « urbi et orbi » que la République centrafricaine a atteint le point d’achèvement de l’initiative renforcée en faveur des pays pauvres très endettés. Selon ces augustes institutions, le régime du général Bozizé aurait accompli des progrès suffisants. Mais, de quels progrès s’agiraient-ils ? S’amusent et s’interrogent en forme de boutade la majorité des centrafricains que nous avions rencontré. Franchement en toute impartialité et en toute objectivité, nous n’en voyons pas, chuchotent certains compatriotes avant de se raviser à chercher. Mais, où sont donc ces fameux progrès accomplis par le régime dont on nous parle tant ? Ajoutent les plus fouineurs d’entres-eux. Ceux à quoi, les obligés du pouvoir répondent  que les salaires sont payés et qu’il n’y a pas de retard de salaires, par conséquent tout va pour le meilleur des mondes en république centrafricaine. Pour ces derniers, le reste ne découlent que de l’imagination  fertile et de la malhonnêteté intellectuelle de ces compatriotes aigris et jaloux contre la nation centrafricaine. Pourtant des interrogations  inquiétantes qui sont par ailleurs fondées et qui cependant corroborent avec la triste réalité que vive les centrafricains au quotidien sont formulées.

 ETATS DES LIEUX D’UNE GOUVERNANCE  PAS COMME LES AUTRES

Gouverner, c’est prévoir dit-on. C’est pourquoi, le comble de la mal gouvernance est celui de parvenir malencontreusement au pouvoir sans y être préparé et de n’avoir élaboré  au préalable aucun projet de société.

 Le régime du général Bozizé vit au dépend de cette vérité et souffre de cet handicap. Un handicap notamment en matière de ressources humaines, de compétences qui malheureusement fait le bonheur de quelques théoriciens du « clanisme bézambéen » et autres opportunistes sans foi ni loi. Néanmoins, le général a compris qu’il a besoin de plus en plus d’argents et du soutien des institutions internationales pour consolider son régime. A vrai dire, un régime honni en Centrafrique. Un pays dans lequel les consciences sont monnayables y compris celles des chefs rebelles, des intellectuels et autres élites. Par conséquent s’il voulait empocher la mise, il devrait nécessairement accomplir au minima certaines obligations que les institutions internationales comme le FMI ou la banque mondiale le lui recommandent.

C’est ainsi que des opérations de charmes ont été lancé vaille que vaille  par le régime pour abuser et séduire ces institutions. Les luttes contre les faux diplômes et celle contre  la corruption font partie de cet exercice de charme. Des luttes qui malheureusement ne sont pas allées jusqu’au bout de leur logique dès l’instant que les parents ou les princes du pouvoir qui sont concernés ont été outrageusement  épargné. Ne serait-il pas intéressant de poursuivre le contrôle des diplômes au niveau d’abord des diplômes supérieurs et des gouvernants aussi bien au niveau de l’administration  publique civile que militaire. En même temps mener une lutte contre la corruption qui commencerait en premier lieu par les princes du régime, les parents et haut cadres de la fonction publique  ne fut-ce que pour donner le bon exemple car se sont eux qui occupent avec des faux diplômes les véritables postes budgétivores de l’état. Cela aurait permis non seulement au régime de payer les salaires à terme comme c’est le cas mais également de dégager de l’argent en plus qui pourrait être destiné à augmenter les salaires qui sont les plus bas de la CEMAC. N’en déplaise aux opposants et aux autres régimes qui ont échoué par le passé dans ce domaine, le régime du général Bozizé détient sans doute le record de toutes les tares mais pas celui d’accumuler les arriérés de salaires.

Une autre exigence de la banque mondiale  auquel le régime de Bangui  à cru bon de l’annoncer en grande pompe  pour plaire et dont la réalisation tarde à venir concerne le chantier  de l’eau et de l’assainissement du territoire. Et même dans ces secteurs qui font parties désormais de l’évaluation du développement  humain, le résultat escompté  à la date d’aujourd’hui est égale à zéro. Les dernières inondations  qui ont fait de nombreuses victimes à Bangui est révélateur de la situation, au point que le gouvernement est obligé de solliciter de l’aide à plusieurs pays amis. A croire que le régime confond les effets d’annonces et la réalisation effective sur le terrain.

Cette stratégie passe également coûte que coûte pour le régime par des accords de paie avec les différents chefs rebelles qui se feront à n’en pas douter encore avoir par le général Bozizé lorsque  ceux-ci auront regagné Bangui pour lui permettre d’amasser ou d’emprunter l’argent promis par les institutions internationales. En la matière, le général qui a déjà beaucoup promis en parole  aux centrafricains et n’a rien tenue dans les actes sait comment faire. Il sait par expérience que l’opposition centrafricaine est la plus versatile du monde, prête à aller à la soupe. Il suffit juste de leur promettre quelques miettes et aux oubliettes les véritables revendications, aux oubliettes le pays. Ils sont toujours prêts à saborder l’intérêt général pour des intérêts égoïstes et personnels dans une vision à très court terme.

Toutes ces mises en scène grotesque soit-elle ont permis cependant au régime de fournir des statistiques avec des  chiffres erronés à l’appui pour faire croire que des actes ont été posés et que ces actes ont influé d’une manière positive sur la croissance dit-on à …deux chiffres.

 PRIME  ET CAUTION MORALE  A  LA  MAUVAISE  GOUVERNANCE

Autrement dit, pour la première fois notre pays pourra bénéficier d’une mesure salvatrice d’aussi grande ampleur  rien que par le seul génie de ces gouvernants. C’est dire combien le régime du général Bozizé est meilleur que tous les autres réunis depuis une trentaine d’année. Un exploit qui laisse perplexe et sème le doute même dans la tête des gouvernants bien qu’elle soit une décision combien heureuse et salutaire pour le pays tout entier. Elle est tellement inattendue au regard des critères objectifs de la bonne gouvernance que l’on du mal à manifester sa joie. Cette décision, aussi surprenante soit-elle, au-delà de l’étonnement provoqué et des interrogations suscitées ici et là n’a-t-elle pas donnée une prime et une caution morale à la mauvaise gouvernance ?

Profitant de cette prime et de cette caution morale donnée à la mauvaise gouvernance, radio Centrafrique « radio propagande » a aussitôt pris le relais pour diffuser à longueur de journée des satisfécits et autres louanges des courtisans aussi avilissants et aliénants les uns que les autres adressés à un régime honni par les centrafricains mais visiblement apprécier du FMI et de la Banque mondiale. Ces conditionnalités pourtant intransigeantes, toujours les mêmes à moins qu’elles aient changé à notre insu et qui sont jusqu’alors imposées strictement aux autres régimes, toujours au nom de la bonne gouvernance et pour le bonheur des peuples paraissent subitement flexibles. Pourquoi alors une telle mansuétude pour ce régime là ? En sachant que tous les centrafricains s’accordent à reconnaitre aujourd’hui le caractère prédateur, clanique et corrompu ainsi que les limites d’un régime qui a fini par faire l’unanimité contre lui. 

S’Il est vrai que cette décision qui permettra à notre pays de desserrer l’étau scandaleux des dettes qui l’asphyxie depuis  les indépendances et ainsi permettre à notre laborieuse population de vivre  un peu mieux par les effets engendrés , il n’en demeure pas moins que pour les princes du pouvoir , cette décision est synonyme de pouvoir s’endetter encore pour que la fête continue. Un enthousiasme que certains ont du mal à tempérer et clament tout haut que bientôt l’argent coulera à flots et tant pis pour ceux qui sont de l’autre bord. Autrement dit, ceux qui s’entêtent à s’opposer et qui ne sont plus d’ailleurs nombreux contre le régime, puisque tous les va-t-en guerre et autres opposants situationnistes se sont ralliés sans condition. Comme si la république centrafricaine est un grand gâteau qu’il faudra de connivence en compromission se partager les parts dans un grand bal de fossoyeurs de la république dont les invités ne sont autres que les ex-mutins, des ex- putschistes,  des chefs rebelles d’un nouveau genre prêts à lâcher leurs hommes sans avoir  au préalable négocier  d’une manière certaine leur reconversion  et de l’état du pays, tous reconvertis en politiciens de la vingt cinquième heure mais aussi des politiciens versatiles qui ont survécu et qui se sont adaptés à tous les régimes, des intellectuels conformistes. Tout cela au grand désarroi des patriotes qui espèrent un jour voir comparaitre devant le tribunal du peuple tous ces fossoyeurs de la république qui reconnaitront et diront  « Oui, nous avons été de piètres politiciens. Oui, nous avions volé de l’argent dans la caisse de l’état, organisé la fuite des capitaux pour renflouer nos comptes ainsi que ceux de nos parents et amis. Oui, nous avions fait exécuter sommairement nos compatriotes et nos adversaires politiques. Oui, nous avions  incendié des villages entiers pour faire fuir les paisibles paysans. Oui, nous avions manigancé et comploté avec l’étranger pour faire du mal au pays.  Oui, nous avions participé à un régime qui n’en valait pas la peine, pourtant nous n’avions rien dit ou fait. Nous n’avons pas porté secours par lâcheté ni à la veuve ni à l’orphelin.  Oui, avec l’argent public, nous avions acheté des résidences à l’étranger. Nous n’avions construit ni hôpitaux ni universités, ni routes. Oui, nous sommes co-responsables de la mauvaise gouvernance dans notre pays parce que nous étions avec le régime, pour le régime en lui donnant notre caution morale. Oui, nous avons trahi et nous nous sommes désolidarisés de l’ancien régime  pour nous reconvertir au nouveau régime. Oui, nous avions contribué à faire de notre armée une armée politisée et clanique. Oui, nous n’avions pas su être des hommes politiques, par conséquent nous avons décidé de nous retirer de la vie publique afin de ne plus faire souffrir notre peuple » 

 MENSONGE D’ETAT ET TRISTE REALITE

Les récents assassinats politiques  et l’impunité dont bénéficient toujours les coupables qui continuent à narguer les familles des victimes, les tous derniers règlements de compte au marché à bétails, le combat des rebelles contre les forces armées centrafricaine dans l’arrières pays et les milliers de paysans qui désertent leur village pour fuir les combats et se refugiés dans la forêt ou au Tchad, les incessantes délestages de courant qui plongent le pays dans une insécurité totale et offre le pays aux braqueurs , le clanisme érigé en mode de gouvernement,  les multiples affaires politico financières et politico judiciaires  mettant en cause directement les gouvernants, une diplomatie de « gros bras » qui entretient le conflit avec des partenaires objectifs et influents, les manquements à la constitution et autres errements du régime, le non application des recommandations du dialogue politique inclusif sont bottés en touche.

Ce ne sont pas là que les fruits de l’imagination fertile des gens mal intentionnés, des ennemis du peuple et qui veulent du mal à notre pays ? Ces gens qui ne veulent pas que l’on nous aide. Mais l’histoire est têtue et nous rappelle sans cesse que ce sont, ceux-là mêmes qui sont à la commande aujourd’hui qui ont été à l’origine de la descente en enfers et de la gestion catastrophique de notre pays. Peut-on apporter le véritable  changement dont notre pays à tant besoin en faisant confiance aux mêmes hommes qui ont contribué à l’endetter, en le confiant à ceux qui hier l’ont cassé et pillé ?  Qui ont déjà eu l’opportunité de le gouverner par le passé ? A ceux qui de notoriété publique ont une moralité douteuse, porteurs de plusieurs « casseroles » et de surcroit incompétents.

 Le FMI et la Banque mondiale pourront alléger les dettes de la Centrafrique  et remettre les compteurs à zéro, si besoin déverser des milliards et des milliards sur le compte de l’état centrafricain mais rien n’y fera. Tout simplement parce que les hommes qui sont là au pouvoir ont une toute autre approche de la gestion de la chose publique et du respect de la vie humaine. Il y’a trop d’immoralité entretenue , trop d’impunité à préserver, trop de haine gardée, trop de coupable trahison , trop de rancune encore ressassée, trop de passion nourrie, en fait trop de linges sales à laver entre tous ses hommes qui nous gouvernent et ceux qui sont dans l’opposition , prêts à se venger pour que les différents accords de paix qu’ils ont signé soient sincères. Tant que chacun ne fasse pas d’une manière sincère et désintéressé son examen de conscience et publiquement son mea-culpa sinon le pire reste à venir.

 Alors que le bal des fossoyeurs de la république vient d’être ouvert sous le signe de « je t’aime, moi non plus » en attendant les alliances contre nature qui se profilent à l’horizon 2010, élection présidentielle oblige. La question combien dérangeante que l’on peut se poser  est celle de savoir si l’on peut changer de système en maintenant les mêmes hommes par conséquent les mêmes pratiques ?

 

Franck SARAGBA

« Fini Kodé »

 

Par Centrafrique-Presse.com - Publié dans : Opinion
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 1 mai 2009 5 01 05 2009 02:18





Lorsque les fondements de la nation sont ébranlés en ce qu’elle a de plus chère, faisant le lit d’une rampante immoralité, la nation agonisante, peu à peu…meurt. Cette immoralité qui est cultivée puis entretenue par les différents gouvernants au fil des années a fini par se propager pour contaminer toutes les couches sociales de la population. Ainsi donc, elle consacre la victoire du vice sur la vertu. Avec elle, demeure, le risque de voir disparaitre tout un peuple, toute une tradition, toute une nation par effacement de la mémoire collective. Il en a été ainsi à travers l’histoire des hommes, des civilisations et du dessein des nations.


Le Centrafrique, une nation véritablement menacée dans ses fondements


Après l’échec du projet fédérateur impulsé en son temps par feu Barthélémy Boganda en la tentative pour l’édification d’une grande république centrafricaine, sa portion congrue, ancien territoire de l’Oubangui-Chari est à présent menacée physiquement de disparition après avoir été relativement érigée en état-nation. Par sa position géopolitique et les nombreuses  richesses notamment les minerais stratégiques dont elle est porteuse et qui l’expose désormais à toutes les convoitises en ce temps de crises et de toutes les incertitudes. La belle et très convoitée  nation centrafricaine est aujourd’hui menacée de toute part dans le nouvel ordre mondial qui se dessine. Elle est menacée aussi bien par des forces endogènes autodestructrices dont la responsabilité nous incombe  par un manque chronique de vision des gouvernants que par des forces  exogènes quelques fois indépendantes de notre volonté. Ces forces contre la nation centrafricaine, ne profitent t’elles pas de la défaillance de l’état des lieux  qui est due à notre incapacité à nous organiser ? Ne ferions-nous pas la même chose à la place de ces forces prédatrices derrières lesquelles se cachent des états forts ? Ne nous appartient-il pas de transcender nos divergences, nous organiser pour trouver des parades afin de mieux contrer ces forces ?  L’immédiateté et la gravité de la situation ne nous oblige t’elle pas à faire bloc afin de mieux résister ? Mais avant cela, ne devrions-nous pas d’abord et avant tout faire le ménage dans notre maison, autrement dit dans la nation centrafricaine en péril ?


A l’exception de la république du Congo dont la population est aussi faible que la nôtre, néanmoins riche de son pétrole et d’un désenclavement heureux, l’état centrafricain est encerclé de part et d’autre de pays  qui peuvent être considérés relativement comme  de « grandes  puissances » tant au niveau de leur population respective que de leur richesse. Cette réalité démontre à quel point l’état centrafricain est fragile. Ne nous recommande t’il pas ici et maintenant l’arrêt de toute les hostilités pour sauvegarder la nation plus que jamais en péril ?


 
Cette proximité avec ces états aux potentiels supérieurs aux nôtres ne nous obligent t’elle pas à adopter le principe de précaution malgré le fait que nous entretenons des relations relativement cordiales et fraternelles ? « Qui aime la paix, prépare la guerre » dit-on. S’il est vrai que  nous devons résonner désormais à l’heure des grands ensembles et pour une question de survie en termes d’unité africaine, il n’en demeure pas moins que le  panafricanisme n’aura un sens que si elle se fait sur la base d’état-nation saine. Cette unité ne peut que se faire par consentement, par négociation, par étape dans des projets communs et non d’une manière globale et directive. Tant, les spécificités sont nombreuses et variées. Ces strates que sont ces différents états-nations doivent se regrouper sur la base et seulement sur la base d’une certaine harmonisation qui a pour référence un dénominateur commun, minime soit-il. Les résistances au panafricanisme ne doivent pas être rejeté systématiquement et d’une manière définitive mais plutôt sont appelées à  être reporter puis expliquer pour mieux les intégrer. Les spécificités de chaque état africain ne constituent t’elles pas une chance inouïe qu’il faudra apprendre à préserver ? L’unité dans la diversité ne devrait-elle pas être le leitmotiv ?


Les Etats étant ce qu’ils sont. Les plus forts ne vivent qu’aux dépends des plus faibles au mieux en leur imposant des directives et des diktats. Au pire, les premiers se nourrissent de la dépouille de ces derniers. Combien de fois nos hommes politiques se sont tous retrouvés  comme un seul homme à Libreville pour prendre des directives ou soumettre leur projet avant toute application dans notre pays. La preuve de l’inexistence de notre pays ne nous est-elle pas fournie régulièrement avec la présence souvent en spectateur pour ne pas dire en expectative de nos représentants dans les réunions auprès des institutions de la sous région ? Le nombre pléthorique des bandits de grands chemins sur notre territoire ? Sans compter une multitude de groupes armées qui se réfugient sur notre territoire pour fuir les états frontaliers d’où ils sont chassés. L’exemple le plus flagrant, n’est t’il pas le massacre qui s’est déroulé dernièrement au marché à bétail ? Massacre dans lequel des hordes de sans lois ont profité de la généreuse hospitalité de nos concitoyens. Ils ont décidé de rendre justice par eux-mêmes tout en profitant de l’occasion pour exiger aux gouvernements des fonctions politiques. Quel sens donner alors à ce massacre qui cache en réalité des revendications inavouables ? Comment en sommes-nous arrivés là ? Et Pourquoi ? Qui sont les véritables responsables  ou complices ?  La sécurité n’était-elle pas alors rétablie à 80% !?


Le Centrafrique, la France et la Lybie


Pour Toutes ces raisons et pour la survie de notre belle nation plus que jamais en danger de disparition, je m’interroge. J’en appelle à tous les patriotes dans un reflexe citoyen, sans doute guidé par un instinct de survie. Autrement dit j’en appelle à tous ceux, qui, à peine hier encore ont déjà ô ! Combien déçus l’espoir que notre bon et généreux peuple a placé en eux. Ceux-là même qui continuent par des manœuvres politiciennes surannées de le distraire pour encore mieux le trahir. La grossière et ingrate manifestation contre la France ou la Lybie pourtant bienfaitrices et tutrices de l’actuel régime de Bangui ne participe t’elle pas de cette distraction ?  
 
 Comme la mémoire est courte du côté de « Sassara » où l’ingratitude est érigée désormais en règle de gouvernement. Une flagrante ingratitude d’abord à l’égard des premiers collaborateurs qui ont rejoint le régime au lendemain du 15 mars 2003 pour aussitôt en repartir humiliés, vexés et frustrés. Puis, une autre ingratitude à l’égard également du bon et généreux peuple de Centrafrique qui a cru naïvement à sa libération et enfin, celle qui est affichée sans regret à l’égard des pays voisins et amis jusqu’alors alliés du pouvoir. Est-ce la faute de la France ou de la Lybie si les multiples aides octroyées à la république centrafricaine ont été dilapidées  au lieu d’être affectées à ce pourquoi elles sont destinées ? Si les intérêts centrafricains dans l’affaire AREVA étaient mal négociés au départ parce que mal préparés, mal défendus dont la quote-part devrait être virée au trésor centrafricain et non sur des comptes privés à l’étranger ? Est-ce la faute de la France  ou de la Lybie ? Fallait-il que les représentants de la France dans cette négociation défendent-ils aussi et en même temps ceux du Centrafrique ? Est-ce la faute de la France ou de la Lybie si nos paysans et nos concitoyens sont quotidiennement massacrés par la garde présidentielle ? Si la constitution est perpétuellement bafouée ? Si les recommandations du dialogue politique inclusif n’ont pas été respectées ? Si le régime ne nomme ici et là que des parents, des personnes incompétentes voir des ministres et autres conseillers douteux ne jouissant pas d’une bonne moralité de surcroit poursuivies par la justice ? Si l’impunité est érigée en mode de gouvernement ? Si le régime dépense des milliards de franc CFA pour acheter des épaves d’avions hercules ? Si de l’argent public est déposé dans des comptes privés ? Si le régime s’ingénue à repousser coûte que coûte les élections en 2012 ?...  

A vouloir trop jouer la carte de la médiocrité encore et encore en Centrafrique pour mieux le déstabiliser afin de l’asservir comme s’il n’y avait pas de personnes compétentes et loyaux envers la république dans le pays. Voilà que la France et la Lybie se retrouvent confrontées à présent à l’effronté et l’irrationnel Bozizé. A présent, leur choix se révèle être un cauchemar pour tout le monde. Une erreur manifestement de mauvais casting dont elles sont les metteurs en scène. Une société qui se construit sur les bases de la médiocrité, n’est-elle pas en perdition ? Seule la compétence et l’excellence ne sont-elles pas salutaire dans un monde de plus en plus de compétition ? Un monde à n’en pas douter qui requiert de la performance à tout moment, à chaque instant. C’est pourquoi, le temps est venu de mettre l’homme qu’il faut à la place qu’il faut. Une République centrafricaine en paix et mieux gouvernée, n’est-ce pas aussi et également une partenaire fiable ?  
                                               

Les Centrafricains ne sont pas majoritairement contre la France, ni contre la Lybie au point d’organiser une marche spontanée. Ils aspirent seulement comme tous les autres peuples à vivre et à mieux vivre dans un pays qui est le leur au sous sol immensément riche sous la présidence d’un homme ou d’une femme qu’ils auront choisi et non imposé de l’extérieur. Tout cela dans un partenariat gagnant-gagnant. Les différentes partenaires et amis de la république centrafricaine doivent impérativement et définitivement comprendre cela. Le monde n’est plus ce qu’il a été et si Bozizé est arrivé au pouvoir c’est parce que la France et la Lybie l’ont voulu et ce, contre un régime démocratiquement élu. N’est-il pas temps que la France s’affranchisse de son complexe de supériorité, de son toujours arrogance et de son immixtion d’un temps révolu envers ces anciennes colonies avant qu’il ne soit trop tard ? La France n’a pas à avoir peur des vraies élites et patriotes centrafricains. Car, ceux-ci partagent les mêmes  idéaux de liberté qui ont animés les révolutionnaires de 1789, comme ceux de 1848 contre l’ancien régime. Ils ont intégrés également dans leur réflexion les principes de la déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen de 1948. Idéaux et principes universels qui ont fait la grandeur et le rayonnement de la France. La France que les élites centrafricains admirent et apprécient est celle qui incarne toutes ces valeurs universelles d’humanité donc de bonne gouvernance et non celle des coup-tordus et autres manœuvres de déstabilisation. 
                                   
                                     

Pour ceux d’entres-nous qui sommes à l’écoute de ceux qui, de plus en plus nombreux, souffrent en permanence en république centrafricaine de la mauvaise gouvernance et qui n’hésitent plus à associer la gestion irresponsable du régime actuel à la France. Nous percevons l’écho sous-jacent d’un mécontentement qui risque dans les années à venir de se généraliser et de se radicaliser si les choses ne changent pas. La nation centrafricaine est composée de peuple fondamentalement issu de la culture orale dont la recherche de la vérité à travers la parole donnée est gravée dans la mémoire collective. Les hommes politiques centrafricains ne devront t-il pas s’inspirer de la vérité et de la parole donnée pour faire de la politique ? Autrement dit, ne devront t-ils pas dire la vérité à la nation et à nos partenaires au lieu de perdre leur âme dans un discours qualifié hypocritement de « politiquement correcte » ? Ni la France, ni la Lybie, ni les pays amis du Centrafrique et moins encore la nation centrafricaine n’a rien à y gagner.


Toute nation a le gouvernement qu’elle mérite, entre loyauté et trahison.


La nation en danger, je m’interroge sur la volonté et le degré de conviction  réelle de toutes celles et ceux qui se réclament de l’appellation « hommes ou femmes politiques« de tous ordres. Ceux qui ont assumé une responsabilité dans un gouvernement quelconque dans notre pays de surcroit dans un poste décisionnel depuis une quarantaine d’années. Je m’interroge également sur ces intellectuels versatiles de tous bords qui n’honorent pas l’intelligentsia et qui ont cautionné ouvertement, honteusement des actes illégaux et imprescriptibles contre les institutions de la république. Je m’interroge enfin sur ces militaires, dépositaires de l’autorité publique ayant pour mission d’assurer seulement et seulement la violence légitime qui ont retourné arbitrairement les armes de la république contre nos braves paysans et nos pauvres concitoyens. L’Armée nationale ne devrait t’elle pas être que le bras de la nation, jamais la tête ? Au même titre que l’intelligentsia, ne devrait t’elle pas se préoccuper, veiller que sur les choses de l’esprit dans le sens positif et de la raison ? Pour qu’enfin les hommes politiques se charge de l’organisation et de la gestion de notre cité ?


La dernière trahison de nos hommes politiques ne remonte t’elle pas au dernier dialogue politique inclusif ? Une Occasion si ce n’est l’occasion de la dernière chance pour réconcilier la classe politique avec elle-même et à travers elle, la nation toute entière. Dialogue  pour lequel et par lequel, les mêmes hommes et les mêmes femmes se sont tous réunis par cooptation pour se précipiter nuitamment et précipitamment à Bangui en évitant méticuleusement les filles et les fils du pays qui pouvaient encore sans être redevables à quiconque poser des vraies questions et en attendre des réponses claires et précises comme le réclamait le peuple tout entier. Hélas ! Mille fois hélas !


A malin, malin et demie. Une fois encore, ceux qui ont voulu opportunément profité de ce dialogue politique inclusif pour bluffer l’homme du 15 mars 2003 en ont eu pour leur grade. Aveugler par leur projet égoïste, ils ont ingurgité pour la énième fois jusqu’à satiété les promesses du « stratège » du KNK pour mettre en place un gouvernement de large ouverture dans lequel ils espéraient y figurer en bonne place au sortir de ce dialogue politique inclusif. Une fois de plus, en dehors de quelques rares personnalités politiques, toute l’opposition a encore déçue. La déception est encore plus grande lorsque celle-ci, après coup, crie à la mauvaise foi du régime alors que rien n’était fait par aussi bien l’opposition démocratique que les groupes politico militaires pour unir leurs revendications afin de parler d’une seule et même voix. Le régime de Bangui les a tous ridiculiser dans leur démarche solitaire et égoïste. L’opposition n’a pas su intégrer les expériences du passé pour se prémunir dorénavant d’un piège. N’aurait-il pas fallu que ceux qui se sont pratiquement auto désigné  toujours les mêmes et qui se sont prévalu d’une « expérience politique » exigés et arrêtés le nom du premier ministre du gouvernement de large ouverture  et de la répartition par entités des maroquins ? Doit-on considérer cette expérience politique dont ils se sont prévalus et cette bourde monumentale comme de la compromission ? L’histoire de notre pays ne retiendra que le général Bozézé restera le grand vainqueur de ce simulacre de dialogue politique inclusif. L’opposition politique n’étant pas à la hauteur du défi par le fait que les différents leaders ont émis des sons discordants car chacun a voulu joué « solo ». A  moins que ce soit pour jouer benoitement à un double jeu dangereux dont les contours sont insaisissables et de toute façon contre la nation centrafricaine.


L’histoire nous a enseigné que nombres d’Etats ont fini par disparaitre une fois que les fondements  de ce qui constituent et érigés ces états en nation ont été ébranlé. Aujourd’hui la nation centrafricaine est en perdition par la faute de ses » hommes politiques versatiles», par la faute de ses « intellectuels conformistes et désengagés« et par la faute de son « armée  politisée». Les valeurs intrinsèques qui nous ont toujours unies sont en train de voler en éclats par la faute de ces trois entités alors qu’elles devront plutôt tirer la société centrafricaine vers le haut afin de consolider le socle de la nation par la préservation des valeurs républicaines.


L’urgence d’une moralisation de la vie publique et la restauration de l’autorité de l’état 

Une nation ne doit sa survie dans des moments difficiles comme ceux que nous connaissons que sur ses propres filles et fils désintéressés, sûrs et loyaux envers la république et la nation. Celles et ceux qui sont convaincus de leur mission et des valeurs qu’ils défendent. D’où la nécessité et l’urgence d’une moralisation de la vie publique et la restauration de l’autorité de l’état s’impose. En république centrafricaine, nos hommes, toujours les mêmes s’entredéchirent génération après génération  pour des miettes alors qu’il y a de la place pour tout le monde. Ce sont ces mêmes hommes et ces mêmes femmes qui se sont connu autrefois sous le régime de l’empereur Bokassa 1er, puis sous le régime du président Dacko I et II, ensuite sous celui du président Kolingba. Ils ont poursuivi leur projet avec le régime du président Patassé pour s’adapter  sans aucune transition et composer tout naturellement au régime du général Bozizé. Régime après régime ces hommes de peu de conviction se repositionnent aussitôt pour le prochain régime. N’est t-il pas temps que les membres d’une équipe gouvernementale assument collégialement la responsabilité des actes posés ?
 

Ainsi, à quelques mois des échéances de 2010, bien que les organismes chargés d’organiser ces fameuses élections soient loin d’être prêt. Bien que les rares organes mis en place sont hélas ! Déjà pipés. Même si l’on évoque du côté  du régime de plus en plus un report de ces élections à 2012, cela n’empêche que l’on assiste déjà à une sorte de coupable préoccupation. Certaines personnalités politiques tentent de quitter le navire de guerre de Bozizé en totale perdition pour se repositionner. N’avaient-ils pas abandonné naguère et de la même manière le navire de croisière de Patassé ? Le vaisseau spatial de Kolingba ?  Le planeur de Dacko ? Ou encore la plate forme du palais impérial de Bérengo ? Car, ce sont les mêmes acteurs avec le même bagout, les mêmes stratégies, les alliances contre nature, les mésalliances et la trahison au bout qui sont en train une fois de plus dans un désordre indescriptible affuté leurs flèches rouillées afin de nous servir les mêmes mets pourris. Ils n’expriment aucune compassion, ou aversion à nous servir encore et encore jusqu’au dégout une cuisine au goût fétide dont ils rejettent la paternité sur ceux qui les ont fait roi alors qu’ils y ont contribué. Cette manière combien  infantile et irresponsable de toujours accabler tel ou tel président alors qu’ils faisaient parti du régime montre le degré de grandeur de ces hommes. Ont-ils compris ou comprendront-ils jamais ce que signifie « faire parti d’un gouvernement ? Faire parti d’un régime avec tout ce que cela comporte  comme notion de solidarité gouvernementale  avec l’idée d’être solidaire des actes posés par celui-ci ? Sinon, il aurait fallu rendre son tablier et démissionner. Dès lors, un régime qui a échoué, n’est-ce-pas l’échec de tous les membres de l’équipe ?  Par conséquent, ceux qui ont eu a gouverné ou a collaboré à un régime quelconque qui a échoué, ne devront t’ils pas faire preuve d’humilité  et passés à une activité autre que politique ?


La  volonté de vouloir réaliser  ensemble des choses.


La nation en péril, l’on ne saurait se contenter de quelques ajustements et autre baratin pour plaire. L’instant n’est plus à la langue de bois ni à quelques accommodements. Les vrais patriotes doivent se lever comme un seul homme et revendiqués la survie de notre nation. Ceux qui ont été victimes hier de l’exclusion et de la chasse aux sorcières sous les différents régimes parce qu’ils n’appartenaient pas au parti au pouvoir, parce qu’ils n’appartenaient pas à la « bonne ethnie « malgré leur compétence sont devenus aujourd’hui les bourreaux de leurs bourreaux. Le temps de redevenir à nouveau victimes. Voilà que la nation qui doit unir se désunie. Elle se désarticule par la stratégie basée sur l’exclusion des différents régimes qui se sont succédé. Ces derniers n’ont cessé de perpétuer les uns après les autres ce suicide collectif inavoué. Tandis que les meilleurs se neutralisent et s’éliminent les uns, les autres pour laisser les rênes du pouvoir aux médiocres.


L’une de ces arguties indéfendable contre la nation centrafricaine véhiculée  aujourd’hui par les adeptes de l’exclusion consiste à dire, que la véritable lutte ou contribution pour sauvegarder notre pays se mène uniquement de l’intérieur du pays et non de l’étranger. Autrement  dit, la diaspora n’a pas le droit à la parole. Ils  ignorent que celle-ci contribue de là où elle est à construire de belles maisons qui contribuent à donner un autre visage à notre pays. Elle met en place aux prix de multiples tracasseries administratives de petites structures pour créer de l’emploi et subvenir aux carences des gouvernants. En payants des taxes et autres impôts, ces petites structures versent au trésor de l’argent qui aussitôt reprend le chemin des comptes privés des gouvernants à l’étranger pour acheter des villas. La diaspora fait également entrer des devises dans le pays par mandat « western union ». Lesquelles devises permettent aux nombreuses familles de survivre au quotidien. Mise à part le Centrafrique, tous les autres pays y compris les pays riches ont compris le rôle combien important de leur diaspora au point de créer des ministères ou d’élire un représentant de la diaspora afin de les choyer et de les encourager à réinvestir dans leur pays respectif. Pour exemple, des pays comme le Mali ou le Burkina Faso qui n’ont pratiquement pas de matières premières  vivent en grande partie grâce à leur diaspora. Récemment la diaspora Cubaine qui vit aux Etats-Unis a manifesté toute sa joie en apprenant que les interdictions concernant les transferts d’argents vers leur pays d’origine ont été levées.


 
Un collégien quelconque qui aurait terminé normalement son cycle complet dans un collège quelconque en Centrafrique saurait  par l’initiation en cour d’économie qu’il aura reçue que le produit intérieur brut (PIB ou Le RNB) se calcule en intégrant  également les revenus des facteurs du travail et du capital en provenance de l’extérieur. Par conséquent, la contribution de la diaspora dans le développement du Centrafrique est indéniable. C’est dire que nos théoriciens de l’exclusion n’ont pas terminé leur cycle de collégien sinon ils auraient compris le rôle combien important de la diaspora dans un pays comme le nôtre. 
 
 

Aujourd’hui, ces théoriciens de l’exclusion contre la nation centrafricaine, pour arriver coûte que coûte au pouvoir ou pour préserver un pouvoir décrié de toute part ont répandu honteusement avant-hier que nos frères Kaba, Dagba, Souma, Talé, Karé n’étaient pas des centrafricains. Hier encore, d’une manière irresponsable, ils ont décrété que nos frères Yakomas, Sangho ne l’étaient pas non plus. Si seulement ils connaissaient notre pays, ils sauraient que le territoire de l’Oubangui-Chari était pratiquement inhabité il y a à peine 150 ans. C’est dire que la plupart d’entres-nous  est venue d’ailleurs pour fonder au fil du temps ce qui est aujourd’hui la nation centrafricaine. Et aujourd’hui, ils veulent exclure toute la diaspora de la question nationale du fait que celle-ci vit et travaille par obligation à l’extérieur du pays. Ce sont les mêmes qui n’hésitent plus à traiter d’étranger  nos compatriotes qui ont le seul tort d’être originaire de nos villages frontaliers ou encore ceux qui ont choisi d’opter désormais pour la nationalité centrafricaine. Sachant que ce qui constitue une nation, ce n'est pas de parler la même langue, ni le fait d’avoir les mêmes goûts culinaires, ni le fait d'appartenir à un groupe ethnographique commun mais c’est la volonté d'avoir réaliser de grandes choses dans le passé et de vouloir en réaliser ensemble dans l'avenir et dans l’intérêt de la nation centrafricaine. 

 

Franck SARAGBA

E-mail : saragba@yahoo.fr  

Blog: http://franck-saragba.skyrock.com/?connect=1

Par Centrafrique-Presse.com - Publié dans : Opinion
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 23 janvier 2009 5 23 01 2009 15:19


Enfin !, après moult tergiversations et un rapide aller-retour à Libreville du président Bozézé, histoire de ne pas déroger aux usages d’une règle non écrite d’allégeance, désormais obligatoire pour les autorités de Bangui qui est celle de soumettre toute initiative au « patriarche » Bongo afin de lui requérir une autorisation de mise en application, nous voilà finalement avec un gouvernement de... "Très Haute Mission". Un gouvernement de mission composé de trente et deux (32) membres dont l’un des  premiers objectifs retenus parmi les recommandations du dialogue politique inclusif serait de préparer la transition démocratique, autrement dit  les élections présidentielles de 2010.

A la lumière de cette composition gouvernementale, on peut remarquer qu’il s’agit d’un gouvernement sans doute large par son effectif  mais certainement pas de large ouverture comme le réclamait les différentes entités présentes lors du dialogue politique inclusif. Toute proportion gardée, certaines entités sont restées à la porte ou sont représentées en deçà de ce qu’elles espéraient obtenir. Qu’adviendront-elles dans les mois à venir de ces frustrations ?

La deuxième observation que l’on peut faire, c’est qu’il s’agit d’une équipe complètement hétéroclite que le premier ministre TOUADERA tentera d’animer, de motiver et de mobiliser en essayant d’insuffler un souffle de vie à travers duquel il espère secrètement percevoir la lueur d’une cohésion et d’une solidarité gouvernementale afin de donner du sens pour conduire sa mission jusqu’au bout. Une tâche s’il en est qui reste toutefois difficile à réaliser tant les disparités, les susceptibilités sont presque palpables. Ensuite, on constate que la majorité de membres de ce gouvernement émanent du KNK et de ces alliés objectifs d’où la question de savoir, quel sera la marge de manœuvre des autres ministres qui n’appartiennent pas au groupe majoritaire ? Seul un rééquilibrage des ministres provenant de ces différentes entités dans ce gouvernement aurait pu entrainer une dynamique de résultat.

Par ailleurs, en lieu et place d’un premier ministre de consensus comme le stipule les recommandations du dialogue politique inclusif, on assiste à la reconduction d’un premier ministre jusque là correcte  appliqué et studieux mais plutôt effacé. Un premier ministre de consensus aurait sans doute profité de sa légitimité toute relative pour rentrer en conflit ouverte avec le président. Bozeze ne pouvait se permettre de prendre le risque d’entraver sa marche vers la victoire  à une année des élections de 2010. Il lui faut donc des hommes sûrs et il en a sous la main, il tient à le faire savoir. Ils ne sont plus nombreux, le temps a eu raison des premiers compagnons qui n’étaient pas loyaux. Certains ont du quittés précipitamment le navire de leur gré ou de force pour redevenir aussitôt des opposants,  aussi c’est l’occasion de remercier les plus fidèles  d’entres les fidèles, les derniers caciques qui ont aidés et soutenus jusqu’au bout le rebelle puis le président Bozézé dans sa quête de pouvoir en les élevant au rang de ministre d’état pour bien les différencier de ceux qui sont importants mais pas assez et qui occupent toutefois des postes clefs dans le gouvernement en tant que ministres et enfin tous les autres ministres et autres ministres délégués qui ont forcés leur entrée.

D’autre part, on peut noter également l’apparition de quelques novices pour la plupart venu de l’opposition armée pour occuper des postes de ministres délégués. Ainsi, la boucle est bouclée d’un gouvernement verrouillé pour une très haute mission, celle de préparer la victoire à l’élection présidentielle de 2010. A présent la campagne électorale de 2010 peut commencer, face à une opposition en totale déshérence dont les unions de circonstances n’ont pas tardé à imploser, où chacun joue désormais désespérément sa carte en solo en essayant de ramasser les quelques miettes.

S’il ya une chose  à reprocher un jour au régime de Bozézé, ce n’est certainement pas celle d’être en cohérence avec lui-même, ni avec ses méthodes dont tout le monde s’accorde à reconnaitre le fonctionnement arbitraire et le caractère prédateur. A défaut de prendre toute la mesure des véritables enjeux de ce dialogue politique inclusif, l’opposition n’a-t-elle pas raté une fois de plus lamentablement ce grand rendez-vous et cette confiance que le peuple centrafricain a placée en elle ? Du début à la fin, n’a-t-elle pas subit et acceptée les diktats de Bozézé pour d’égoïstes raisons ? A un moment où il fallait se serrer le coude, les ambitions démesurées des uns et des autres n’ont-elles pas eu raison de l’objectif fixé au départ ? Chacun se voyait déjà présidentiable ou ministrable. Pourquoi  l’opposition n’avait t’elle pas ouverte, imposée puis arrêtée en bloc la négociation sur le quota ainsi que la  répartition des postes ministériels  au moment opportun ?

Quoiqu'on en dise ou quoiqu'on en pense l'opposition, Bozézé est celui d'entres les hommes politiques centrafricains qui a su rester cohérent avec lui même depuis le début de son coup d’état. En politique, il nous semble que le fait d'avoir raison importe moins que celui d'être cohérent. En cela, l’homme du Kwa Na Kwa a plutôt une longueur d’avance sur une opposition à la mine déconfite, inconstante dans ses revendications, toujours étonnée et surprise de leur chronique incohérence. Alors silence ! Avons-nous envie de le crier haut et fort à toute l’opposition démocratique qui n’a finalement récolté que ce qu’elle a semé en voulant attaquer le régime au pouvoir dans un ordre dispersé. Et n’oubliez surtout pas de revenir  en ordre serré lorsque vous auriez mis en place une vraie opposition démocratique unie et cohérente aux revendications claires et précises pour se faire respecter par le régime en place. Sinon laisser Bozézé gouverner par défaut avec ces hommes dans sa singulière cohérence en somme toute relative.

 

 

Franck SARAGBA

http://franck-saragba.skyrock.com/

 

Par Centrafrique-Presse.com - Publié dans : Opinion
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 3 décembre 2008 3 03 12 2008 04:43




Le pays, notre pays n’a jamais été de toute son histoire confronté à un tournant aussi décisif au moment où le comité préparatoire du dialogue politique inclusif vient de restituer le résultat de ses travaux et que les principaux acteurs se préparent pour se rendre à Bangui. Désormais, le pays semble être suspendu au résultat d’un dialogue politique inclusif pour lequel,  la nation toute entière retient son souffle. Pour la première fois, à l’unisson, nos cœurs battent la chamade pour un dialogue longtemps réclamé à cor et à cri par la majorité de nos compatriotes et finalement accepté du bout des lèvres par le régime en place. La sagesse des uns et des autres a fini par triompher du chiasme destructeur qui couvait il y a si peu entre les partisans et les antis de ce dialogue  politique inclusif.

L’inopportune embuscade tendue à quelques jours seulement de l’ouverture du fameux dialogue aux forces armées centrafricaines et revendiquée par les troupes du FDPC, suivi des représailles des forces armées centrafricaines  à l’encontre des troupes de l’APRD dans le nord du pays à quelques choses de « je ne comprends pas », autrement dit, un parfum d’incertitude pour ne pas dire de suspicion plane sur l’espoir de tout un peuple de voir un jour, se  réunir autour de la table tous ses enfants.

Le citoyen « lambda » que nous sommes , à défaut d’être pris en considération par le comité d’organisation du dit dialogue parmi ceux qui «  comptent », au motif que nous ne serions pas « représentatifs », par conséquent interdit de ce grand rendez-vous familial et patriotique , se pose la question de savoir si réellement les parties concernées par le dialogue sont elles prêtes à y aller avec sincérité ? Alors que les revendications des opposants concernant notamment les modalités d’organisation  du dialogue n’ont pas été respectées et sont plutôt à l’avantage du régime qui, déjà impose et en impose selon sa volonté. Doit-on comprendre que la partie est déjà gagnée d’avance avant d’être jouée ? Iront-ils  simplement nous servir les mêmes refrains et autres tintamarres du  dialogue de 2003 ? Avec une multitude de recommandations qui ne seront pas appliquées ? En évitant évidemment de poser les vraies questions qui fâchent, juste une histoire de se partager entre copains et en toute courtoisie les dépouilles d’un état au sous-sol pourtant riche mais classé comme l’un des plus pauvre du monde par la faute de ses enfants.

Allons-nous autres, citoyens déçus de la façon dont est géré et administré notre beau et merveilleux pays parmi lesquels ; Ceux qui n’ont et qui n’auront jamais droit à la parole, Les compatriotes déçus des différents régimes qui se sont succédés, les militants et sympathisants déçus de leur parti politique respectif, les mutins et autres rebelles déçus de la lutte armée, les militaires humiliés et vexés, les paysans ignorés, les bouba nguéré et les matawa méprisés, les bouchers et les « boys-bio » insultés, les wali gala et les veuves déconsidérés, les malades abandonnés à leur sort, les orphelins affamés, les chômeurs diplômé et frustrés, les retraités sans ressources, les personnes handicapées isolées, les boursiers sans bourses, les fonctionnaires impayés, les réfugiés et  autres exilés forcés…

Allons nous laisser toute la latitude à ce qui nous semble être  un verrouillage dans les règles,  au régime de Bangui, aux groupes armées, aux partis politiques « représentatifs » afin qu’ils puissent à l’issue de ce dialogue après quelques tergiversations et compromissions se distribuer les postes ministériels sur le dos de la majorité silencieuse, sur le dos de ceux qui errent dans la forêt, sur le dos de toutes les victimes passées et présentes des choix hasardeux de nos hommes politiques. Aussi, l’heure n’est plus au bavardage, ni aux critiques acerbes mais à ces quelques propositions citoyennes que nous nous devons de soumettre à l’intention des intervenants afin qu’ils sachent que les centrafricains en ont marre et aspirent désormais à vivre en paix et à mieux vivre. Ceci est notre part de contribution, minime soit-elle.

La situation chaotique  actuelle de notre pays n’est-elle pas  l’aboutissement d’une longue histoire de litanie d’actes politiques médiocres posés par  une classe politique médiocre depuis toujours dont la médiocrité et l’irresponsabilité sont les principales qualités et qui pensent  que la solution aux problèmes centrafricains ne pouvaient que se trouver, hier à Paris, à N’djamena, à Brazzaville, à Tripoli et aujourd’hui à Libreville, alors que ces conseillers et autres donneurs de leçons auxquels nous confions notre destinée  ainsi que celle de nos enfants ne sont pas des modèles du genre. D’où vient alors cette propension à remettre constamment notre destinée  aux  mains des personnes qui ne sont ni plus intelligent, ni plus sages que nous-mêmes ? Et qui par ailleurs ont des problèmes aussi graves que les nôtres dans leur pays respectif. Il est vrai que la particularité de la chronique centrafricaine est de ne jamais régler notre querelle en famille, au point d’en  lasser plus d’une personne éprise de bonne intention.

 L’inoxydable président Bongo, autrefois volontaire et bienveillant dans nos conflits affiche à présent  un  mépris bien mérité  à l’encontre de toute la classe politique centrafricaine. Sinon comment comprendre que le dossier centrafricain ne soit traité que par son ministre des affaires étrangères ? D’où vient alors cette propension à Ignorer jusqu’aux fondamentaux des règles qui régissent la discipline politique ou encore celle de la diplomatie, animées souvent  par  des notions de dialogue, de consensus, de compromis, de négociation, de continuité, d’alternative sans lesquelles le conflit devient inévitable. Avions-nous besoin d’aller jusqu’à Libreville pour que l’on nous l’explique ? Pour qu’ainsi l’on nous humilie ? 

L’histoire semble hélas ! Se répéter aujourd’hui à l’appréciation non  seulement des actes graves, les manquements, les insuffisances d’un régime à bout de souffle mais aussi par le comportement incohérent des leaders d’une opposition de circonstance qui s’inscrivent dans une logique personnelle et de compromission voir de soumission. Bozézé, n’est-il pas le reflet ou plutôt n’a-t-il pas émergé naguère de cette classe politique de l’opposition versatile dans laquelle chacun a toujours  joué sa partition  dans une sorte de chevauchée solitaire et fantastique ? Les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets dit-on. Combien a-t-on déjà  vue d’hommes politiques centrafricains, alors promis à un bel avenir et qui subitement par précipitation, par égoïsme pensaient à tort que leur tour de « collaborer » est arrivée. Ils ont accepté à n’importe quel prix aux dépends de ceux, avec lesquels ils ont lutté autrefois politiquement au nom d’un certain idéal de progrès une nomination opportuniste, pour aussitôt  tomber dans les oubliettes d’une histoire tragi-burlesque. Décidemment l’histoire politique pour ne pas dire l’histoire politique centrafricaine n’a rien appris à nos prétendants. « Ce qui arrive à ton prochain est un message pour toi »  disait tantôt les anciens.

Une opposition unie  et claire jusqu’au bout de ses revendications n’obligerait-elle pas le régime a changé d’attitude par conséquent   à aider celui-ci à évoluer ?   Des leaders assez responsables pour résister aux pièges éphémères des  nominations et continuer à travailler plutôt pour une alternative afin de permettre aux jeux démocratique de se dérouler et ainsi élever la conscience politique de nos concitoyens.  N’est-ce pas aussi cela l’un des rôles que l’on peut attendre des vraies responsables politiques qui est celui d’éveiller les consciences dans une démarche pédagogique afin d’entrainer le pays vers le haut ?

En attendant la principale victime de ce que l’on pourrait qualifier « d’errements ou de nomadisme politique  de la classe politique centrafricaine dans son ensemble» qui est une  population centrafricaine de plus en plus appauvrie, affamée, muselée, terrorisée, assiste impuissante à la course au pouvoir que se livre dans un désordre indescriptible, d’un côté, une  multitude d’organisations  armées plus ou moins structurées , une opposition dite démocratique qui est laminée surtout par la guerre interne des chefs. Une opposition dûment insaisissable  qui brille par son inconstance et manque cruellement d’efficacité contre le régime de Bangui aux antipodes de la bonne gouvernance  et de la modernité.    

Un dialogue politique inclusif mené avec sincérité et qui réussi pourrait servir d’exutoire à toute la classe politique centrafricaine. En même temps il aurait incontestablement un impact pédagogique auprès de nos concitoyens. Le dit dialogue politique inclusif  reste  le seul alternatif à la guerre, car lorsque les hommes ne se parlent pas, ils se haïssent et se  battent ou s’ignorent. La république centrafricaine à besoin de tous ses enfants. L’on ne peut pas  prétendre  faire de  la politique, c'est-à-dire gérer au mieux son pays  pour le bonheur de ses compatriotes et en même temps  ne pas vouloir se parler, pire encore cultiver la haine pour des raisons  que l’on qualifierait de subjectives.

 Il est vrai qu’en Centrafrique tous les hommes politiques, les partis  politiques, les groupes armés, les régimes qui se sont succédé et qui ont déçus se proclament de démocrates mais dans la pratique,  le sont-ils vraiment ?

Suggestions  Pour une contribution citoyenne

Exposé des motifs

L’idée d’organiser un dialogue politique inclusif  a fini par triompher. La sagesse des uns et des autres a permis la mise en place et la réalisation de cette œuvre de reconstruction nationale. Il n’y a ni gagnant, ni perdant. Seul le peuple centrafricain a gagné.

Aussi, pour ne pas tomber dans les travers des précédents dialogues. Nous devons cette fois ci, aborder sans détour et sans langue de bois  les vrais sujets qui ont poussé les centrafricains à demander puis à obtenir la mise en place du dialogue politique inclusif. 

Pour gagner du temps et gagner en efficacité, nous pensons que la question du respect de la constitution et du fonctionnement des institutions est primordiale. Le reste ne découle que des entorses faites à ses deux entités.

Si la constitution avait été respectée aussitôt au lendemain des élections présidentielles de 2005, nous n’en serions pas là, d’autant plus que l’opposition avait respecté les résultats sortis des urnes et proclamés par la commission électorale mixte indépendante. Les frustrations sont nées des nombreux manquements  et autres flagrants écarts du régime faites à la constitution qu’il a pourtant contribué grandement à mettre en place. Manquements et exactions dont nous ne saurons égrener ici la longue et interminable liste.

Si le régime avait permis dans une posture juste et responsable aux institutions de fonctionner normalement, nous n’en serions pas là. Hier, avec la prestigieuse institution des douanes et récemment un conflit ouverte avec la très symbolique  magistrature pour ne citer que ces deux cas.

Au regard des raisons invoquées, il nous semble que la question de la légitimité du régime se pose depuis la légalité constitutionnelle car nous croyons qu’il y’a une forte corrélation entre, d’une part les troubles, le désordre provoqué  dans notre pays et, d’autre part, le non respect de la constitution et des institutions de la république.

 Peut-on saborder tout le temps la constitution tout en restant encore légitime ? La légitimité, cette notion combien temporelle, donne t’elle la liberté ou le droit de tout se permettre, et ce tout le temps ? Dans ce cas, la prestation de serment a-t-elle encore un sens ? Comment prétendre gouverner alors que le premier magistrat ne respecte pas la constitution (ce qui constitue) ? Doit-on faire comme si de rien n’était et fermer les yeux ?

Ce sont, à toutes ces questions que nous devrions d’abord, honnêtement nous y atteler  en apportant des réponses claires et précises.

Au vu du délai trop court imparti pour le dialogue politique inclusif (seulement 15 jours)

Au vu de la précipitation à laquelle le régime a fait preuve d’une manière unilatérale en méprisant les revendications de la partie adverse pour fixer aussi bien  la date du déroulement du dialogue, du lieu du déroulement ainsi que  de la désignation du président du dit dialogue.

Au vu du grand nombre de thème abordé  et des sous-thèmes

Au vu  du nombre des interventions et des débats

Considérant que la promulgation par le président de la république du décret relatif à l’amnistie générale a remis désormais  les compteurs à zéro. Et qu’une nouvelle ère commence pour la république centrafricaine.

Nous proposons d’aller à l’essentiel car les autres questions ou plutôt les autres problèmes ne sont que l’émanation du dysfonctionnement des deux autres.  

 

Propositions

Exiger la lecture pure et simple de la constitution et son      Application immédiate.

Pour que le « pouvoir arrête le pouvoir » afin que la liberté de tous soit assurée.

Réaffirmer François Bozizé malgré tout dans sa fonction de président de la République, jusqu’à la fin de son mandat. Seule la voix du peuple est souveraine.

Pour ne pas que le dialogue ne se transforme en un coup d’état permanent. L’exigence pédagogique impose à chacun d’entres-nous désormais de respecter le cycle et la durée des mandats.

Rappeler fortement le rôle d’arbitre, de garant de la constitution du président de la république.

Afin que désormais, le président de la république quel qu’il soit, sache une fois pour toute qu’il est sensé être au dessus des partis politiques et des ethnies mais qu’il est sensé également ne pas être au dessus des lois de la république.

La non modification du nombre de mandat maximum (2), exercer par un président de la république.

Laisser le régime former son gouvernement avec son équipe afin qu’il puisse gérer conformément au programme pour lequel il a été élu par les centrafricains jusqu’en 2010.

Afin d’éviter les gouvernements d’union, de réconciliation…que nous avions expérimenté dans le passé et qui n’a rien donné. Le parti au pouvoir doit gouverner et l’opposition doit s’opposer.

Subventionné les partis politiques, voir salarié les membres des bureaux politiques.

Pour que les responsables des partis politiques ne désertent pas leur parti pour un poste ministériel et pour que la démocratie fonctionne et ait un sens dans notre pays. Pour avancer, notre pays a besoin de trois à quatre partis politiques forts et autant de syndicats.

Mettre en place un comité de suivi et de vigilance des recommandations (composé de : membres du régime ; de l’opposition, des organisations internationales)

Ce comité doit être doté de moyens de contraintes effectives et efficaces.

Introduire dans la constitution par une procédure spéciale un article qui pourrait entrainer la destitution ou la démission du président de la République.

 Cette procédure doit entrée en vigueur, en  cas par exemple de manquement à la constitution, de conflits d’intérêts...

Contre seing pour les accords et convention jusqu’en 2010

Après 2010, accords et conventions contre signé par les différents chefs de partis politique de l’opposition  dont le parti est représenté à l’assemblée nationale par au moins un député. Y associer les leaders syndicaux. C’est la meilleure garantie de préserver le patrimoine national pour les générations futures.

10° Procéder à l’élection présidentielle,  aux élections municipales et législatives en 2010.

La bonne gouvernance et le modèle représentatif nécessite des personnes élues et non désignées pour parler au nom des personnes par lesquelles elles ont reçues mandat.

11° Modifier la constitution à l’horizon 2015, pour que les élections municipales et législatives se fassent avant l’élection présidentielle. Et que le président de la république soit élu par les grands électeurs (maires + députés + pourquoi pas les chefs de quartiers). Car, les grands électeurs ont l’avantage de comprendre mieux les véritables enjeux nationaux et internationaux. 

 

 Franck SARAGBA

 

Tél: 06 03 03  30 14

E-mail
: saragba@yahoo.fr

Blog
:  http://franck-saragba.skyrock.com/

 

 

 

Par Centrafrique-Presse.com - Publié dans : Opinion
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 30 novembre 2008 7 30 11 2008 01:20

 

 

 Central African Republic is not well indicated to welcome the National Inclusive Dialogue in its territory. So that to avoid confusion, compromission, ambiguity;  violence, intimidation, murder on some of participants and then failure of the forum. Serenity, trust and transparency are required to emerge from this forum. Those having a faith in this talk as a tool to spread out means to solve this crisis must opt for good. It supposes that National Inclusive Dialogue should gather all political entities which perform in Central African Republic. It means that rebels as well as civil society, political parties have right to participate in this forum. This crisis deserves to be treated with wisdom, by discerning between  what constitutes Common Good and personal interest.

 

For that, it is to propose that this National Inclusive Dialogue should take place in Libreville, capital of Gabon. Whose President Mr Omar Bongo Odimba have given substantial support to Bozize ousting the legal president of Central African Republic. By organising this forum in this country, it will be a significant sign to Mr Odimba  that he was wrong and is come to correct himself accepting democracy, legitimacy, freedom and alternance on Power of  State without coup. By  organising this forum in Libreville-Gabon, it means that Central African Republic should avoid"irrational optimism"which prevails in mind and heart of government ruling party members and its coalition.

 

Politicians, elites and  those whom believe in peace, peace building, peace consolidation, security,  economic perspective revival, social cohesion and prosperity in this country do not hesitate to weigh on the setting of this forum abroad. Central African republic at the heart of its crisis has no alternative that of getting out of it.  Reason, conviction, vertue and the sense of doing what is useful and good for the country must culminate this national issue. Never Bozize ruling government party can establish transparency in this National talking.

 

For him, it is better to set National Inclusive Dialogue in Central African Republic. Thus  he has means to spueeze opposition parties reducing them as carpet on which he cleans its shoes. And the country will enter in everlasting cyclical crisis. This is : "irrational optimism".  Central African Republic objects to such kind of optimism. Because it is not representative of national interest defence, but personal interest. If, this National Inclusive Dialogue takes place in Central African Republic, it will be a mess, a failure and a great mistake in politiics.

 

There is no gain for the country. It is a political stagnation with economic damnation as consequences and gloom among democrats those making freedom, democracy and Human Rights respect in the core of their political conviction. At that stage, it depends on republicans to emphasise on rational optimism which could be intervened by setting National Inclusive Dialogue outside of Central African Republic. Here resides the relevant political profile of this country. 

 

  ******************************************************************************************************************************

 

 

C'est raisonnable pour la Centrafrique que le Dialogue National Inclusif se réalise. Là n'est pas tout. Faut-il savoir où se déroulera ce forum? C'est une question pertinente. Personne ne sait où le dialogue pourrait se tenir. S'il y a des personnalités qui savent déjà le lieu de ce débat, qu'il faille leur dire en toute franchise que la Centrafrique n'est pas le lieu sûr pour accueillir ces critiques de la politique de l'économie, des finances, de l'éducation, de la démocratie, de la légitimité et de l'alternance au Pouvoir de l'Etat. La Centrafrique ne réunit pas les conditions appropriées pour organiser un forum de telle envergure surtout qu'il porte sur des questions sensibles des Droits de l'Homme, de la démocratie, de l'Etat de Droit et la liberté. La dictature  de Bozizé ne pas être un terreau dans lequel peuvent émerger des idées neuves pouvant transformer la Centrafrique.

 

Cela dit, le politicien et l'élite doivent se convaincre de la nécessité d'organiser ce forum à l'étranger, notamment à Libreville au Gabon du Président Omar Bongo Odimba qui a porté Bozizé au Pouvoir de l'Etat. Ce, pour dire que, lui Mr Odimba a commis une erreur qu'il faille la rectifier : la légitimité et la démocratie doivent se réaliser en Centrafrique. Ceux qui  croient à la tenue de ce forum national en Centrafrique sont ceux qui sont ses prédateurs. Ils sont nombreux. Ils veulent perpétuer la dictature, la confusion, l'ambigüité et la compromission. Ils veulent préserver que leurs intérêts particuliers. Et le meilleur moyen, c'est d'organiser le Dialogue Inclusif en Centrafrique. Là, ils auront la mainmise sur les débats.. Et les vraies questions de la République ne seront pas traitées. 

 

C'est le voeu de Bozizé. C'est un piège dans lequel l'opposition politique ne doit pas y tomber. Car ce voeu traduit un"optimisme irrationnel" Il est dangereux parce qu'il ne concerne pas la Centrafrique. Il détruit les intérêts de la république. il privilégie ceux du régime Bozizé. Voilà pourquoi c'est un "optimisme irrationnel" et la Centrafrique      entraînera avec elle toujours ce chapelet de crises. C'est la stratégie de l'incompétence. Un système dans lequel tout est pourri. Ce qui prévaut, c'est la préservation des intérêts de ceux qui constituent l'épine dorsale du système. Comprendre qui pourra. La démocratie n'est pas du côté de Bozizé.

 

C'est dire, la Centrafrique doit débattre de ses crises à l'extérieur. C'est la voie de la sagesse et de la liberté. Ici la Centrafrique se réconciliera avec la dignité perdue. Mieux vaut un optimisme rationnel qui défend les intérêts communs qu'un "optimisme irrationnel" aux contours mal définis et dangereux pour la nation. Ainsi tenir le Dialogue Inclusif National en Centrafrique est synonyme d'échec et au principe de l'éternel retour du même à la senteur moribonde. Les démocrates doivent y réfléchir. Il faut opter pour la liberté.

 

Par Centrafrique-Presse.com - Publié dans : Opinion
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 30 novembre 2008 7 30 11 2008 00:21

  Alors que les acteurs politiques se perdaient en supputations et autres spéculations sur l’hypothétique  participation de Ange Félix Patassé, vite enterré par d’aucuns, l’ex-Président de la République centrafricaine crée une énorme surprise en annonçant, tambour battant, son retour à Bangui pour y, dit-il, prendre part aux assises du « Dialogue Politique Inclusif » qui s’ouvriront sous peu. « En rentrant à Bangui, je vais m’impliquer entièrement pour rechercher des solutions à la crise » lance-t-il tout de go et de prévenir, d’emblée, qu’il irait saluer ses « frères » Bozizé et Kolingba ! Cette inattendue et tonitruante déclaration a coupé l’herbe sous les pieds de tous ceux dont le retour de Patassé au bercail n’est pas souhaité et/ou pose problème. Un tel retour est redouté par tous ses anciens collaborateurs qui avaient retourné leur veste pour se fondre dans le nouveau paysage politique peint part Bozizé le 15 Mars 2003, soit pour continuer bequeter avec le nouvel « homme fort », soit pour trahir honteusement l’ancien Président pour se positionner sur l’échiquier politique national, jugeant leur heure arrivée. Le désarroi est d’autant plus grand que l’annonce a fait véritable un effet de bombe à Bangui où l’explosion d’une liesse débridée a secoué, toute la journée de jeudi 26 Novembre 2008, tous les quartiers, « même ceux qui nous sont hostiles », a déclaré un militant du MLPC joint au téléphone depuis le quartier Fou à Bangui. Que dire ?

  L’ex-Président Patassé, par sa sortie sur RFI, a pris le contre-pied des idées si répandues çà et là, à Bangui comme au sein de la diaspora, idées selon lesquelles il n’oserait pas descendre à Bangui,  vu les « graves menaces » d’arrestation par la CPI qui seraient pendues sur sa tête comme une véritable épée de Damoclès. Un quotidien de Bangui s’en était, d’ailleurs, fendu dans une analyse fleuve, résumant très clairement l’état d’esprit des politiciens de Bangui. L’intérêt de cette déclaration solennelle est qu’elle clarifie désormais le débat et enjoint, de ce fait, le pouvoir de prouver qu’il veut aller à la paix, par-delà les antagonismes générés par l’égo des uns et des autres. La balle étant dans le camp du pouvoir qui se décrédibiliserait en tentant de s’opposer au retour de Patassé en inventant des subterfuges habituels pour empêcher ce retour.

  Sur mon blog « LE PATRIOTE-CA », j’ai tenté d’attirer l’attention des uns et des autres sur la nécessité absolue de tout mettre en œuvre pour que  tous les Centrafricains et tout groupe armé quelque soit son importance ne soient pas exclus de ce Dialogue. N’importe quel groupuscule détenant des armes sur le terrain dispose néanmoins d’une capacité de nuisance qui peut compromettre durablement la paix. Le rôle de Bozizé ici sera de veiller scrupuleusement à ce que toutes les conditions soient réunies afin de garantir le succès de ce forum de la réconciliation et de l’unité. Beaucoup ne souhaitent pas que Patassé participe à ce forum, mais au nom de quel principe ? Quelques soient les griefs que l’on peut lui faire, Patassé ne demeure pas moins un Centrafricain comme tout autre Centrafricain ! Dès l’instant où la Justice de son pays s’est déclarée incompétente de le poursuivre, ou que les accusations sont portées sur des supputations et allégations sans preuves tangibles, il n’y pas lieu d’empêcher ce citoyens centrafricain de rentrer dans son pays. Etant donné le principe de « présomption d’innocence »reconnue par le droit et la Constitution de son pays, il semble arbitraire de l’empêcher de rentrer à Bangui. Tous ceux qui s’agitent autour de cette question peuvent-ils jeter la première pierre et se dire qu’ils n’ont jamais commis des fautes graves contre notre peuple ?

  Les causes de l’échec éventuel du Dialogue, me semble-t-il, seront l’exclusion et la précipitation. Malheureusement c’est l’exclusion et la précipitation qui prévalent à l’heure actuelle. L’exclusion parce que une large frange de la rébellion est tenue à l’écart des valses de Libreville. Certains groupes rebelles, en dehors de l’APRD de JJ Démafouth, ne sont même pas invités aux rencontres de Libreville, laissant planer des risques avérés sur la paix. On croirait que Bozizé minimise absolument les autres groupes armés qui sévissent dans le Nord-est du pays. Croit-on que si la paix est signée avec la seule APRD, le calme reviendrait en Centrafrique ? Rien n’est moins sûr et le penser serait, en fait, faire preuve de naïveté infantile ! Le flue ces jours-ci, des communiqués, on ne peut plus, incendiaires de ces groupes armés ne laissent aucun doute sur une possible reprise des hostilités d’envergure dans ces parties du pays. Pourquoi cela ? Bozizé, on le sait, n’a jamais adhéré à l’idée de ce fameux Dialogue politique, surtout qu’il se prétend inclusif! Bien qu’acculé, pressé et contraint par l’opinion internationale, Bozizé, persuadé par un sérail aux abois, n’entend rien lâcher. Tous ses atermoiements, louvoiements et autres manœuvres dilatoires dont  Bozizé n’a cesse de gratifier l’Opinion montrent à suffisance le manque évident de volonté politique de son pouvoir à créer des conditions pertinentes d’un retour définitif à la paix durable en Centrafrique. L’annonce intempestive du retour de Patassé ne peut que renforcer sa phobie de voir ce dernier contester son fauteuil, et la réunion à hui clos entre Bozizé et un nombre restreint de ses thuriféraires du sérail,  tenue jeudi 27 Novembre montre, en effet, qu’il y a panique en la demeure. Rien n’a filtré de cette « réunion de crise ». Mais la «Rumeur de Bangui » laisse entendre que les « profito-situationnistes », agglutinés autour de la mangeoire, préconiseraient  à  Bozizé de prendre des mesures adéquates pour, sinon dissuader Patassé de rentrer, du moins l’en empêcher. Il serait aussi question d’élucidation douloureuse de la mystérieuse disparition des avoirs du Président Patassé sur ses comptes dans les banques centrafricaines. Tout cela mis ensemble constitue un mélange détonnant et un casse-tête pour Bozizé.

  Cela dit, il reste un effort patriotique à faire, c’est d’offrir au peuple centrafricain un cadeau de paix pour le cinquantenaire de la proclamation de sa République. Chaque Centrafricain doit consentir des sacrifices pour transcender les querelles stériles afin de ne voir que les intérêts et le devenir de notre pays. Nous devons enfin savoir pardonner et aller vers l’autre en tant que frère. Nous pouvons le faire ! Patassé, à travers sa déclaration, voudrait-il inviter ses frères à la réconciliation ? L’avenir nous le dira.

Mboutou ndou a dou so ndou!

 

(A lire dans mon Blog “LE PATRIOTE-CA”)

 

 

Djim-Arem MAÏTART

 

« La voix qui crie dans le désert »

Par Centrafrique-Presse.com - Publié dans : Opinion
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 27 octobre 2008 1 27 10 2008 01:13




 

 "Mr Omar Bongo Odimba is President of Gabon. He had contributed to oust by coup the legal leader of Central African Republic. As he gives support to Bozize, it is right, he participates in the organisation of National Inclusive Dialogue on this country which faces crises. Then it is appropriate that Mr Omar Bongo Odimba sets this dialogue in Libreville capital of its country. He must bring peace in Central African Republic. If not, its credibility will be tarnished among democrats, those believe in pluralism politics in Economic and Monetary Community of Central African States." 

  

Central African Republic is worth to deserve democracy which could be defined not only by pluralism politics but also by the fact to hate lying on realities of tremendous events and issues plunging her in doom and gloom. Truth is required for progress in all scope of activities. Politicians are submitted to this principle if they wish the good of this country. They should be responsible of their action and choice. To tell true they act according to their own free agency by doing the good or the evil. Yet, they have done so worse in Central African Republic that reality is dying every day, each day and every time, putting citizens in scarcity of despair, anger then uncertainty.

 

Bozize is a qualified liar. When he brings conflicts and clashes, murders and assassinations, frauds and corruption, violation of Human Rights and civil Laws, confusion and contradiction  on the country ; he thinks tell truth to citizens or to International Community, Regional  Community on Central African Republic : no he lies. He comes to the Power of State by coup; only this fact justifies its inclination to lie. Its principle of democracy is not suitable to pluralism politics which considers pluralism of ideas as the base of democracy. That explains clearly the reason why reality in Central African Republic is dying reinforcing dictatorship and oppression. Lying could not yield growth, sustained economy, development, technology or innovation the tool of competition.

 

Lying could not enhance democracy in the institutions of State. Lying embroils the country in insecurity, fear, violence and nepotism. Sure, it is a case of Central African Republic where the notion of good life, right institution and vertue is ignored by Bozize regime. What is to be done? Frankly, from the lying to pluralism politics, Central African Republic should ponder for the latter which means "persuasion", "meeting room" or the sacred need to collapse Bozizé regime. As Bozize regime opposes to dialogue, fails in its political agenda and now in torment of its lying. Evidence is that dialogue could be taken place but for nothing.

 

Bozize and its government are reached the crucial point of dictatorship that it will be difficult or impossible for them to accept the pluralism politics. What is missing to this government is the culture of the pluralism values. Citizens realise that and now turn away because of lying. They are tired to hear more lying about their country. At this stage reality is dying ; Central African Republic is condemned to be in leeway. Bozize is not well-indicated to shore this country to the values of pluralism politics. He is to be turned down. for the Common Good of the country.

 

***************************************************************************

 

La vérité, ici. La réalité, là. Le mensonge, très loin. Personne ne pense au mensonge. Tout exige la transparence, synonyme de la réalité et amie de la vérité. Le philosophe le sait. Alors la cité grecque antique,  le paradigme du politique et de la politique est l'exemple à citer à plus d'un titre. La vérité, ce qui est bon, juste, de haute valeur c'est-à-dire de la  plus grande valeur. La vérité est la vertu des systèmes de pensée. Parmi ces systèmes, il y a la politique. Et le politicien use de la vérité pour asseoir ce qu'est projet politique, son agenda de société. Ce, au travers la démocratie traduction du pluralisme politique ou pluralisme des idées et des valeurs.  

Et la Centrafrique mérite cette démocratie, mais à la seule condition que ce pluralisme des idées et des valeurs démocratiques inonde le gratin politique. Il n'en est pas le cas ; l'incertitude, l'insécurité, la violence, les meurtres, les assassinats, la méprise des Droits de l'Homme, la dictature écartent la Centrafrique de ce pluralisme des idées. La conséquence immédiate : " la réalité se meurt".  Le régime Bozizé entretient les conflits, le népotisme les fraudes, la corruption et la confusion dans l'esprit des citoyens qui d'ailleurs sont fatigués et le dégoûtent. Le mensonge le caractérise.

 

C'est pourquoi, le changement longtemps proclamé par Bozizé n'a pas encore été opéré. Aucun citoyen n'a pas encore goûté au produit de son changement. à l'exception des membres de son groupe.Trop de mensonge. Le  mensonge institutionnalisé. Le progrès, la technologie, la croissance économique et l'innovation ne peuvent pas se réaliser dans le mensonge. Celui-ci tue le progrès. Mais, Bozizé ne jouit pas de culture de la vérité organisée autour du pluralisme politique. 

 

Ainsi, "la réalité se meurt"  et la Centrafrique est dans la dérive. Le Dialogue Inclusif National ne peut pas être utile à la Centrafrique si le régime Bozizé rejette toute valeur du pluralisme démocratique. La meilleure solution se trouve dans la persuasion, le meeting-room; mais c'est illusoire avec le régime Bozizé. Il faut le déposer par tout moyen. Bozizé et son régime ne constituent un terreau pour le dialogue. Cela dit, le pluralisme politique et ses valeurs sont en conflit avec Bozizé. Que la démocratie l'emporte sur l'ignorance.

 

Par Centrafrique-Presse.com - Publié dans : Opinion
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés