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Lundi 7 juillet 2008

 

 

APA Bangui 2008-07-03 (Centrafrique) Vingt personnes ont trouvé la mort et 15 autres ont disparu dans le naufrage d’une embarcation communément appelée baleinière, survenu dans la nuit de mardi à mercredi, au large du fleuve Oubangui, en Centrafrique, a appris APA des sources officielles.

 

Le naufrage a eu lieu lorsque la baleinière est entrée en collision avec un autre navire venant en sens inverse, a indiqué à APA le commandant de la brigade fluviale, Alain Kpotou.

«La principale cause de cet accident est le fait que ces deux embarcations ne disposaient pas d’un système d’éclairage approprié, ce qui n’a pas permis à leurs capitaines d’éviter la collision», a expliqué le commandant Kpotou.

 

«Le bilan provisoire de l’accident se chiffre à 20 morts, repêchés par les services de la brigade fluviale, alors que 15 autres passagers sont encore introuvables», a-t-il ajouté.

Dans un communiqué, le ministre des transports, Parfait Mbaye, a indiqué qu’une enquête sera ouverte pour déterminer les causes de l’accident et que les auteurs seront traduits en justice.

 

De source proche de la brigade fluviale, on indique que 350 personnes ont péri l’année dernière dans des naufrages, très fréquents en Centrafrique pendant la saison des pluies qui va de mai à octobre.

Ces accidents sont pour la plupart causés par la surcharge des navires, leur vétusté ou la négligence technique des membres de l’équipage



Accident - Bangui - 03/07/2008 PANA


Seize personnes ont trouvé la mort lundi soir dans une collision entre deux navires, intervenue à proximité de la localité de Bokassi (25 km au sud de Bangui), a-t-on appris ce jeudi de source officielle. Selon les premières indications, l’accident serait dû à un défaut d’éclairage sur les deux embarcations, dont l’un "Saint Joseph" revenait de Ekala, en République démocratique du Congo et l’autre le "Selon Moyen", se rendait à Impfondo, au Congo Brazzaville, avec 60 passagers à son bord.

Mis en cause par son collègue du "Selon Moyen", le conducteur du "Saint Joseph" a indiqué avoir éteint ses projecteurs trop puissants car étant derrière l’embarcation, il était ébloui et a dû faire recours à l'usage des lampes torches tout en sachant que cela est interdit.

"La réglementation est pourtant claire, les baleinières ne doivent pas naviguer entre 18h et 6h du matin", a rappelé le ministre centrafricain des Transports, le lieutenant-colonel Parfait Anicet Mbay, venu accueillir les corps des victimes, mardi.

Le ministre a également pointé du doigt les services de contrôle, qui ont autorisé l’embarcation ("Selon Moyen") à poursuivre son chemin, après un contrôle effectué à 17 heures locales, avant de remettre aux parents des victimes une aide financière du gouvernement pour les obsèques.

Il a par ailleurs promis l’ouverture d’une information judiciaire pour faire la lumière sur ce drame, ajoutant que les navires préféraient circuler la nuit afin d’éviter les tracasseries policières et les rackets dont ils font régulièrement l’objet.
 

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Lundi 7 juillet 2008




APA Bangui
03-07-2008 (Centrafrique) Le ministre conseiller économique et financier à la présidence de la République centrafricaine, Théodore Dabanga, a été nommé directeur général de l’agence centrafricaine de la Banque des Etats d’Afrique centrale (BEAC), a appris APA jeudi à Bangui de source digne de foi.

 

Pour sa part, le ministre de la reconstruction des édifices publics, de l’urbanisme et du logement, M. Jean Serge Wafio, a été nommé commissaire de l’agence nationale de la BEAC, a appris APA de même source.

 

Le président François Bozizé a signé les textes officiels mettant MM. Wafio et Dabanga à la disposition de l’institution financière sous-régionale, conformément au décret du 28 janvier 2008 portant nomination ou confirmation des membres du gouvernement.

 

Grand commis de l’Etat, Jean Serge Wafio a occupé d’importantes fonctions dans l’appareil dirigeant et l’administration centrafricaine dont celle de ministre des mines sous le régime du président déchu Ange-Félix Patassé.

 

Avant d’être nommé ministre de la reconstruction des édifices publics par le président Bozizé, le tombeur de Patassé, il fut directeur général de l’Energie centrafricaine (ENERCA) puis directeur général du Trésor public.

 

Pour sa part, Théodore Dabanga est un membre influent de la «Convergence KNK», le parti du président Bozizé. Avant sa nomination au poste de ministre conseiller économique à la présidence de la République, il fut ministre des finances et du budget.

 

La nomination de MM. Wafio et Dabanga aurait été entérinée par le 9ème sommet de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), réuni le 23 juin dernier à Yaoundé.


Ndlr. Centrafrique-PresseContrairement à ce qu'affirme cette dépêche, Jean Serge Wafio alias "mo ouara mo tè biani" n'a pas été nommé Commissaire à la BEAC mais à la CEMAC. Ce sont les nominations tribalistes et familiales de Bozizé qui se poursuivent. C'est un certain KELEFIO qui serait son neveu, qu'il a fait désigner pour prendre la direction nationale de la BEAC à Bangui.

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Vendredi 6 juin 2008

 

Bangui, 5 juin - (C.A.P) - Selon des informations dignes de foi, le tristement célèbre « boucher de Paoua » et protégé de Bozizé, Eugène Ngaikoisset s’est rendu dans la matinée du jeudi 5 juin 2008 au domicile d’un citoyen répondant au nom de Aimé Rangba, pourtant lui aussi proche parent du même Bozizé et a procédé à son arrestation.

Aimé Rangba qui est actuellement directeur des ressources humaines à la présidence à Bangui  a été conduit à la gendarmerie où il est détenu depuis. Il est descendu quelques instants plus tôt de l'unique vol régulier hebdomadire d’Air France et a normalement regagné son domicile.

 

Ce monsieur est pourtant bien un membre du clan bozizéen. C’est d’ailleurs à ce titre qu’il a  été bombardé DRH à la présidence après le putsch du 15 mars 2003. Pour la petite histoire, c’est à son domicile en banlieue au nord de Paris qu’il avait eu naguère à héberger un certain François Bozizé lorsqu’il préparait son coup d’Etat du 15 mars 2003.

Une fiche de renseignement aurait été adressée à Bozizé dans laquelle il lui serait reproché d’avoir eu durant son récent séjour en France où il a passé deux mois de congé, de nombreux contacts avec des opposants du MLPC, en particulier avec le tout nouveau président de l’APRD, Jean Jacques Démafouth. Une véritable paranoïa s’est emparé du clan bozizéen qui semble de plus en plus désemparé devant la perspective de la tenue du dialogue inclusif.

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Mercredi 4 juin 2008

 

L'épouse du sénateur d'opposition congolais Jean-Pierre Bemba, détenu en Belgique depuis samedi dernier sous mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI), a assuré mardi que son mari était innocent face aux accusations portées pour le comportement de ses troupes en Centrafrique en 2002-2003.


"Mon mari me dit qu'il est innocent dans cette affaire", a-t-elle affirmé au cours d'une rencontre avec quelques journalistes. M. Bemba, un ancien rebelle devenu ensuite vice-président durant la transition (2003-2006) en République démocratique du Congo (RDC), puis sénateur, est poursuivi pour des crimes à grande échelle commis par ses troupes en République centrafricaine (RCA), où elles étaient intervenues à la demande du président Ange-Félix Patassé, pour mater une insurrection.


Or, M. Patassé va bénéficier d'une amnistie en vertu d'un accord signé le 9 mai à Libreville (Gabon) entre le gouvernement de Bangui et l'Armée populaire pour la restauration de la Démocratie (APRD), a expliqué Lilia Samba Teixeira, citant l'hebdomadaire 'Jeune Afrique'.
"L'intervention (des troupes du Mouvement de Libération du Congo, MLC), à la demande d'un président démocratiquement élu, était destinée à protéger le pays et ses institutions", a ajouté Mme Bemba. Son mari comparaîtra mercredi devant la chambre du conseil, qui devra se prononcer sur son maintien en détention.

 

7/7 03/06/08 19h16

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Mardi 3 juin 2008

 

AFP 02.06.08 | 20h21

 

Le Mouvement de libération du Congo (MLC) de Jean-Pierre Bemba, arrêté à Bruxelles sur mandat de la Cour pénale internationale (CPI), a dénoncé lundi à Kinshasa l'implication des services de renseignements belges dans cette arrestation, a constaté l'AFP.

"Le MLC dénonce l'implication des services de renseignements belges dans une procédure judiciaire", dans un mémorandum remis à l'ambassadeur de Belgique en République démocratique du Congo (RDC) à la résidence de ce dernier à Kinshasa, en présence de la presse.

 

Jean-Pierre Bemba, actuellement sénateur et l'un des principaux opposants au président Joseph Kabila, a été arrêté le 24 mai sur mandat de la CPI, dont le siège est à La Haye, pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité, dont des viols et actes de tortures, commis par ses hommes en Centrafrique en 2002 et 2003.

 

Le parti de l'ex-vice-président congolais affirme que l'arrestation "suspecte et arbitraire" de ce dernier a été "précipitée" par des informations que les services de renseignements belges auraient fournies à la CPI et selon lesquelles Bemba s'apprêtait à regagner son pays, où il aurait sans douté été plus difficile de procéder à son arrestation.

 

L'ambassadeur de Belgique en RDC, Johan Swinnen, a promis de remettre le mémorandum du MLC aux autorités belges, tout en soulignant que son pays n'avait "aucune marge de manoeuvre" dans cette affaire. "La position de la Belgique a été dictée exclusivement par ses obligations envers la CPI (étant signataire du statut de Rome, qui a créé la Cour). La seule compétence des autorités judiciaires belges se limite au contrôle de (...) la conformité de la procédure", a-t-il ajouté.

 

M. Swinnen, qui a reçu une importante délégation de cadres du MLC, a précisé avoir eu avec ces derniers une "discussion franche et mutuellement respectueuse", après avoir reçu le mémorandum des mains du secrétaire général du MLC, François Muamba. Dans ce document, le MLC, qui dénonce un "complot" contre son chef destiné à discréditer le parti et à entraver "l'alternance démocratique" en RDC, a une nouvelle fois accusé la CPI d'être "instrumentalisée" et politisée.

 

Devant la presse, M. Muamba s'est interrogé sur le fait qu'aucune procédure n'ait été à sa connaissance engagée contre l'ancien président centrafricain Ange Félix Patassé, qui avait "invité" les troupes du MLC à l'appuyer pour mater une rébellion.

 

Il a par ailleurs affirmé que Jean-Pierre Bemba, informé d'"exactions" que ses troupes auraient commises en Centrafrique, avait ordonné "une enquête" et informé le secrétaire général de l'ONU. "Des éléments indisciplinés ont été mis aux arrêts, jugés et condamnés", a-t-il affirmé, répétant que l'ex-rebelle Bemba était prêt à s'expliquer devant la justice et ne demandait qu'à pouvoir "le faire librement".

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Lundi 2 juin 2008

 












              Laurent Djim-Woei (APRD)

APA Bangui 2008-06-02 (Centrafrique) L’Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD) a accepté de libérer tous les enfants enrôlés dans ses rangs dans la zone de Paoua, au nord-ouest de la Centrafrique, selon la représentante spéciale de l’ONU sur les enfants dans les conflits armés, Mme Radhika Coomaraswamy.
 

 

L’APRD a accepté de préparer une liste des enfants qui se trouvent dans son groupe armé, dans le secteur de Paoua, au nord-ouest de la Centrafrique, et de procéder à leur libération une fois que les arrangements appropriés seront pris pour leur protection et leur intégration dans les communautés, a expliqué Mme Radhika Coomaraswamy, au cours d’une conférence de presse, au terme d’une mission de six jours en Centrafrique.

 

L’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR), qui opère dans le nord-est de la Centrafrique, a également fait part de sa disponibilité a évaluer l’exécution de l’accord signé il y a un an avec le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) et le gouvernement centrafricain pour la libération des enfants, a ajouté Mme Coomaraswamy.

 

«Il appartient maintenant à la communauté internationale et au gouvernement de trouver les ressources nécessaires pour assurer la réintégration efficace et durable des enfants dans la communauté», a-t-elle dit, soulignant la nécessité de mener un combat soutenu contre l’impunité et de poursuivre tous les coupables des violations graves contre les enfants.

 

La représentante spéciale de l’ONU a loué les nombreuses initiatives de paix en cours dans la région et invité les gouvernements, les acteurs non étatiques et les facilitateurs des processus de paix à s’assurer de l’intégration dans tous les accords des dispositions explicites sur la protection des enfants, afin qu’elles deviennent le point de départ pour bâtir la paix.

 

La mission de six jours, effectuée en Centrafrique par Mme Radhika Coomaraswamy entrait dans le cadre de la résolution 1612 (2005) du conseil de sécurité de l’ONU sur les enfants dans les conflits armés.


 

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Mercredi 28 mai 2008

 

BRUXELLES (AFP) - mercredi 28 mai 2008 - 18h18 - La justice belge a décidé mercredi de maintenir en détention provisoire l'ancien vice-président de la République démocratique du Congo (RDC), Jean-Pierre Bemba, qui est réclamé par la Cour pénale internationale (CPI), a-t-on appris auprès d'un de ses avocats.

 

"La décision (de la chambre du conseil de Bruxelles) est tombée. Malheureusement, il ne sortira pas aujourd'hui. La demande de libération pure et simple n'a pas été suivie", a déclaré à l'AFP l'avocat Aimé Kilolo Musamba, juste après avoir été informé de la décision par le greffe du tribunal.

 

Lors d'une audience à huis clos mercredi matin, les avocats de M. Bemba avaient réclamé sa remise en liberté "pure et simple", a expliqué Me Kilolo Musamba. Ils vont maintenant "poursuivre la procédure" pour tenter d'obtenir une "remise en liberté provisoire", qui serait assortie d'une "caution ou d'autres garanties", a-t-il précisé.

 

Jean-Pierre Bemba a été arrêté samedi à Bruxelles sur mandat de la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité, dont des viols et actes de tortures, commis par ses hommes en Centrafrique en 2002 et 2003. Jean-Pierre Bemba, qui assure qu'il est prêt à collaborer avec le procureur de la CPI, est depuis dimanche en détention provisoire à la prison de Saint-Gilles, dans un quartier sud de Bruxelles.

Bemba demande sa remise en liberté tout étant prêt à collaborer avec la CPI


(Le Monde 28/05/2008)

L'ancien vice-président de la République démocratique du Congo (RDC) Jean-Pierre Bemba a demandé mercredi à la justice belge de le remettre en liberté, tout en se disant prêt à collaborer avec la Cour pénale internationale (CPI) à l'origine de son arrestation.

La décision de la chambre du conseil de Bruxelles sur le maintien ou non en détention préventive de M. Bemba, interpellé samedi dans la capitale belge sur mandat de la CPI, était attendue en fin d'après-midi, selon ses avocats.

Selon le droit belge, cette juridiction d'instruction a pour tâche d'examiner la conformité de la procédure, sans se prononcer sur le fond de l'affaire. Un appel de cette décision est possible, tant de la part du parquet que de M. Bemba.

Les avocats de M. Bemba, un des principaux opposants au président congolais Joseph Kabila, ont présenté à la cour "certains griefs", notamment l'absence d'un avocat lors du premier interrogatoire par un juge d'instruction, ont-ils indiqué à l'issue d'une audience qui s'est déroulée à huis clos, comme toujours devant cette juridiction.

Les avocats ont aussi expliqué que M. Bemba ne "quitterait pas la Belgique" et qu'il resterait "à la disposition" de la justice internationale en cas de remise en liberté, a précisé Me Aimé Kilolo Musamba, l'un de ses conseils.

Jean-Pierre Bemba, actuellement sénateur, est poursuivi par le procureur de la CPI pour deux chefs de crimes contre l'humanité et quatre chefs de crimes de guerre, dans le cadre de l'enquête sur les crimes commis à grande échelle en Centrafrique.

Des membres de son Mouvement de Libération du Congo (MLC) sont accusés d'avoir commis, "dans le cadre d'une attaque systématique généralisée contre la population civile, des viols, des actes de torture, des atteintes à la dignité de la personne, des traitements dégradants et des pillages" entre octobre 2002 et mars 2003, selon le procureur de la CPI.

"On aurait pu l'interroger sans prendre de mesure de privation de liberté, puisqu'il dit qu'il veut donner des éléments qui ne sont jusqu'ici pas connus du procureur de la CPI", a déclaré à la presse Me Kilolo Musamba.

Une demi-douzaine de partisans de l'ancien vice-président congolais ont été maintenus par la police à distance de la salle d'audience, située dans les sous-sols du palais de justice de Bruxelles, sans pouvoir apercevoir M. Bemba, présent à l'audience.

Détenu à la prison de Saint-Gilles, dans l'agglomération bruxelloise, l'opposant congolais "se porte très bien" et a "le moral bon", selon ses conseils.

Pour que le transfèrement à La Haye soit possible, la CPI devra encore transmettre à la justice belge le mandat d'arrêt définitif en vue d'une remise du prisonnier, au lieu du simple mandat d'arrêt provisoire nécessaire pour son arrestation. Ensuite, il faudra une nouvelle décision de la justice belge pour autoriser son extradition, qui pourrait ainsi ne pas avoir lieu avant "un à deux mois", selon le parquet fédéral belge.

Mardi, un millier de militants du MLC avaient manifesté à Kinshasa pour exiger la libération de leur leader.

© Copyright Le Monde

 

Un mémorandum des partisans de Bemba réclamant sa libération remis aux dirigeants parlementaires


(Xinhuanet 28/05/2008)

KINSHASA -- Un mémorandum réclamant la libération par la justice belge de l'opposant congolais Jean- Pierre Bemba a été remis mardi aux présidents des deux chambres du parlement de République démocratique du Congo (RDC) après une marche de protestation organisée par les cadres de son parti, le Mouvement de libération du Congo (MLC).

S'exprimant à cette occasion, le secrétaire général du MLC, François Muamba a fait savoir que M. Bemba "ne peut pas être traité comme un bandit de grand chemin", avant d'appeler le parlement à user de son pouvoir et de toute son influence pour qu'il recouvre la liberté.

Dans sa réponse, le président du sénat, Kengo wa Dondo s'est dit préoccupé par cette affaire avant de rassurer les cadres du MLC qu'il suit "de très près le déroulement des faits à Bruxelles".

"Nous allons voir avec les avocats qui ont été déjà choisi pour défendre la procédure, la Belgique n'étant qu'une juridiction d'extradition", a-t-il souligné, ajoutant qu'il va poursuivre son action vis-à-vis de la procédure.

De son côté, le président de l'Assemblée nationale, Vital Kamerhe a affirmé qu'il était prématuré de se prononcer avant de promettre de tout faire pour entrer en possession de tous les éléments du dossier.

Tout en soutenant la démarche du MLC et l'élan de solidarité envers leur leader, M. Kamerhe a souhaité voir la procédure en la matière être respectée tant sur le plan national qu'international.

Jean-Pierre Bemba, ex-vice-président de la RDC, a arrêté samedi à Bruxelles sur base d'un mandat d'arrêt tenu secret. Il est soupçonné par la Cour pénale internationale (CPI) d'être impliqués dans les crimes commis en Centrafrique.

M. Bemba, élu sénateur après sa défaite face à Joseph Kabila à la présidentielle de 2006, avait quitté la RDC pour le Portugal le 11 avril 2007, près de trois semaines après de sanglants combats dans Kinshasa entre sa garde rapprochée et l'armée régulière.

 

© Copyright Xinhuanet

 

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Lundi 26 mai 2008

 


Bruxelles, lundi 26 mai 2008 (PANA) - Les partisans de Jean-pierre Bemba, ancien vice-président de la République démocratique du Congo, ont manifesté dimanche devant le Palais de justice de Bruxelles. Ils protestent contre l’arrestation du leader du Mouvement de libération du Congo (MLC), contre qui le Tribunal pénal international (TPI) a lancé un mandat d’arrêt international.


La Police a dû intervenir pour disperser les manifestants, très agités et bruyants, qui tentaient d’arrêter la voiture dans laquelle se trouvait l’ancien vice-président congolais qui a été conduit dans une prison belge en attendant son transfert à La Haye aux Pays-Bas, au siège du TPI où aura lieu le procès.

 

Interrogé par la presse, Jean-Jacques Mbungani, représentant du MLC en Belgique, a déclaré que cette arrestation est illégale parce que Jean-Pierre Bemba, sénateur élu, jouit de l’immunité judiciaire. Un autre manifestant a allégué que le leader du MLC n’a jamais séjourné en Centrafrique et qu’il n’a pas commis les crimes qu’on lui reproche.

 

L’ancien vice-président congolais est accusé par le TPI de crimes de guerre et crimes contre l’humanité, commis en territoire centrafricain en 2003. Alors qu’il était à la tete du MLC, à l’époque groupe rebelle contrôlant la province congolaise de l’Equateur, frontalière de la Centrafrique, il avait envoyé ses troupes en RCA pour prêter main forte au président Ange-Felix Patassé dont les forces se battaient contre celles du général François Bozize, devenu président de la République après la victoire de ses troupes.

 

Au cours de cette guerre, les combattants rebelles du MLC avaient commis des massacres des populations civiles, pratiqué des viols de femmes à grande et échelle et des actes de cannibalisme. Jean-Pierre Bemba a été arrêté dans la nuit de samedi à dimanche dans sa résidence de Rhodes St. Genèse, dans la banlieue de Bruxelles, le TPI ayant demandé la coopération judiciaire de la Belgique, après avoir lancé un mandat d’arrêt international contre l’ancien chef rebelle congolais.

 

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Dimanche 11 mai 2008



 

APA Bangui 2008-05-11 (Centrafrique) M. Edouard Patrice Ngaïssona a été élu président de la Fédération centrafricaine de football (FECAFOOT), samedi à Bangui, à l’issue de l’assemblée générale élective de la fédération qui a regroupé 212 délégués, a constaté APA sur place.

 

M. Ngaïssona a obtenu 118 voix contre 93 à son adversaire Ange Barthélemy Ouéfio, au terme du vote qui s’est déroulé samedi à 22h00 locales (21h00 TU) sous la supervision d’un vice-président de la fédération internationale de football association (FIFA), l’Ivoirien Jacques Anouma.

 

M. Ngaïssona avait déjà été déclaré vainqueur de l’élection du président de la FECAFOOT, à l’issue de la 23ème assemblée générale élective du 29 septembre 2007 avec 103 voix contre 90 à M. Thierry Kamach, président sortant.

 

Mais à la suite d’un recours de M. Kamach, la FIFA avait invalidé l’élection pour cause de fraude sur la liste électorale. L’instance dirigeante du football mondial avait même suspendu la FECAFOOT et mis en place un comité de normalisation pour expédier les affaires courantes à la fédération.

 

L’assemblée générale de samedi a également élu comme 1er et 2ème vice-présidents du bureau fédéral, respectivement MM. Célestin Yanendji et Grégoire Zowaye.

Au total, 27 candidats étaient en lice pour les huit postes de la FECAFOOT. Ouverte le 1er mai, la campagne électorale s’est achevée le 9 mai.

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Vendredi 9 mai 2008



 

Un accord de paix entre la principale rébellion encore active en Centrafrique et une délégation gouvernementale centrafricaine devrait être signé aujourd'hui à Libreville, a-t-on appris de sources concordantes dans la capitale gabonaise.


Cet accord devait être signé dans l'après-midi par Jean-Jacques Demafouth, ancien ministre de la Défense, au nom de l'Armée patriotique pour la restauration de la démocratie (APRD) dont il a pris la tête récemment.



Source : AFP 9 mai 15 h 22

 

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