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Jeudi 24 juillet 2008



APA Bangui 2008-07-24 (Centrafrique) Le porte-parole de l’Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD) un parti de l’opposition centrafricaine, le colonel Djim-Wei Bébiti, a mis en garde, jeudi, contre le risque de rupture du consensus dans le processus du dialogue politique inclusif.

Dans un communiqué de presse publié à Bangui, le colonel Djim-Wei Bébiti déplore que le projet de loi d’amnistie générale ne soit encore parvenu ni à lui ni aux autres parties pour en débattre avant sa présentation à l’Assemblée nationale, dans un esprit de consensus.

«L’APRD constate aussi qu’elle n’a pas été associée à la mise en place du comité d’organisation du dialogue politique inclusif et s’inquiète des mesures qui pourront être prises par le comité en ce qui concerne la sécurité de ses représentants aux assises, la conduite des débats, les thèmes qui seront retenus et les modalités d’adoption des résolutions», poursuit le communiqué.

Selon le texte, «les bases de l’APRD sont régulièrement soumises à des actes des provocation de la part des Forces armées centrafricaines (FACA) et de la garde présidentielle, en violation de deux accords de cessez-le-feu signés».

Selon toujours le communiqué, le chef du détachement des forces armées centrafricaines de Ndim empêche les populations des zones sous contrôle de l’APRD de se rendre au marché de Mbaïboum.

L’APRD et l’Union des forces démocratiques pour le renouveau (UFDR) sont les deux mouvements rebelles à avoir signé l’accord global de paix avec le gouvernement le 21 juin dernier, à Libreville, au Gabon.

Le gouvernement centrafricain avait déjà signé un accord de cessez-le-feu et de paix avec l’APRD de Jean Jacques Démafouth, le 9 mai dernier, toujours dans la capitale gabonaise.

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Mardi 22 juillet 2008

MOUVEMENT DES LIBERATEURS CENTRAFRICAINS POUR LA JUSTICE

 

( M.L.C.J )

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE RELATIF AU RETRAIT DU MLCJ DU CAPITAINE ABAKAR  SABONE DE L’UFDR

 

 

Après la prise de pouvoir par le général François BOZIZE le 15 mars 2003, la République centrafricaine en général et la population en particulier avait repris espoir pour un nouvel envol du pays vers la paix, l’unité nationale et la prospérité. A cet effet, la transition instituée après cette prise de pouvoir devrait en principe durer deux (02) années à l’issue desquelles des élections crédibles seraient organisées sans la participation du gl BOZIZE.

 

Hélas, cet objectif crucial ayant été dévié à dessein pal le gl BOZIZE et certains de ses proches, la situation actuelle de la RCA n’est que la résultante du non respect de cet engagement combien patriotique qu’avait pris le gl BOZIZE ensemble avec le MLCJ en 2002 au maquis.

 

Un an après la prise du pouvoir, le refus de MLCJ de cautionner la volonté manifeste du gl BOZIZE de se présenter à la présidentielle était à l’origine de l’événement du 17 avril avril 2004 en nous obligeant par la suite à un exil forcé au Tchad avec des multiples complicités de la CEMAC à travers le gl BOZIZE.

 

En 2006, vu la gravité des circonstances et par souci majeur de contraindre le gl BOZIZE à ouvrir un dialogue politique national inclusif sincère réclamé en vain par les forces vives de la nation, l’UFDR regroupant trois mouvements politico-militaires, fut créée le 14 septembre 2006 à Kigali au Rwanda à savoir :

 

1 – le MLCJ (Mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice) crée en 1998 dont le président fondateur est le capitaine Abakar SABONE

 

2 – le GAPLC (groupe d’action patriotique de libération de Centrafrique) crée pour la même cause commune dont le fondateur est M. Michel Am Nondroko DJOTODIA

 

3 – le FDC (Front démocratique centrafricain) du Commandant HASSAN Justin

 

En effet l’UFDR a connu en son sein des défections et des trahisons causées par l’appétit vorace et les intérêts égoïstes de certains membres pour les espèces sonnantes et trébuchantes et les postes de responsabilité et tout cela en mettant au placard les intérêts du peuple centrafricain pour qui nous nous battons en se sacrifiant.

 

L’objectif principal de l’UFDR était de faire pression sur le régime de Bangui à ouvrir un dialogue politique national inclusif, ce qui est en voie d’exécution pour le moment, raison pour laquelle nous avions demandé à nos éléments de cesser provisoirement les hostilités sur le terrain pour observation à cet effet.

 

Par ailleurs, le MLCJ qui est membre fondateur de l’UFDR étant convaincu de la nécessité d’un renouvellement de la classe politique centrafricaine de ne pas continuer de pérenniser les intérêts de cette vielle classe politique qui a suffisamment démontré ses limites et son manque de patriotisme parce que nous les avions tous vu à l’épreuve : résultat négatif.

 

Conscient que seule une prise de responsabilité de la jeunesse centrafricaine pourra créer les véritables conditions d’un développement global et d’une paix durable en RCA, le MLCJ eu égard de tout ce qui précède, décide de prendre ses responsabilités combiens lourdes en se retirant tout d’abord de l’UFDR et en réaffirmant sa détermination, pour un sursaut de la jeunesse centrafricaine longtemps manipulée et négligée par le pouvoir politique depuis l’indépendance à nos jours. Cela ne peut plus durer ni continuer.

 

Au vu de tout ceci, la jeunesse centrafricaine en général et la génération montante en particulier ont capitalisé bon nombre d’avantages qui leur donnent droit aujourd’hui à une lutte légitime et légale des « cadets contre les aînés » car nos aînés ont tous failli à leur noble mission confiée à eux par nos aïeux : l’unité nationale.

 

Partout au monde on prépare la relève mais chez nous en RCA, c’est une désolation totale.

Pour accéder au pouvoir par les urnes ou par les armes, nos aînés ont toujours la manie d’utiliser la jeunesse. Une fois leur objectif atteint, cette jeunesse est abandonnée à son sort et ne sait à quel saint se vouer.

 

La jeunesse centrafricaine et la génération montante en particulier envisage désormais si les aînés politiques n’arrivent pas à se comprendre entre eux et de rétablir la paix à travers l’unité nationale et de renaître l’amour national de cohabitation qu’eux mêmes ont fragilisé par des haines inter ethniques, zonales, tribales, claniques, régionales et confessionnelles inutiles et égoïstes, de prendre ses responsabilités pour sauver le peuple toujours trompé.

 

Ce ne sont ni les armes ni les beaux discours politiques, ni les billets de banque qui sauveront notre pays la RCA, dans cette gangrène où il est réduit. Le remède le plus sûr et efficace est la vertu, la valeur morale qu’ont nombre de compatriotes intègres qu’il faut exhorter, mobiliser, sensibiliser, conscientiser et les responsabiliser afin de sauver le pays.

 

Nous pensons qu’ à partir d’aujourd’hui, le MLCJ a cette responsabilité et y veille. L’homme qu’il faut à la place qu’il faut.

 

Le MLCJ reste également ouvert à toute négociation de paix avec le gouvernement centrafricain et réaffirme sa disponibilité totale à toutes actions relatives à l’éveil de la conscience de la jeunesse centrafricaine qui reste incontournable pour la reconstruction et la renaissance de la RCA.

 

Fait à Bamako (Mali) le 22 juillet 2008

 

 

Capitaine Abakar SABONE

 

Président Fondateur du MLCJ

 

Email : sabone2008@yahoo.fr

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Dimanche 20 juillet 2008
Monsieur Michel Am Nondroko Djotodia                                                                       Cotonou, le 18 juillet 2008
Président de l'U.F.D.R-Centrafrique :
Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement

Cotonou, République du Bénin

Tel-Thuraya: 008821655583768
Email: micheldjoto@hotmail.fr


A
La Très Haute Attention de S.E.M. François Bozizé
Président de la République Centrafricaine
Bangui, République Centrafricaine


Objet : Lettre ouverte.

Excellence Monsieur le Président de la République,

La crise en République Centrafricaine a atteint son paroxysme et à cet effet, elle est arrivée à un point de non retour qui nécessite obligatoirement un consensus national, préalable au retour de la confiance entre Centrafricains. Enumérer les problèmes dont souffre la R.C.A serait un travail illimité car tellement les maux qui minent le pays sont nombreux et complexes.

Le contexte général impose l'observation rigoureuse des concepts de bonne gouvernance et de démocratie. Cependant, le contexte particulier en R.C.A ne rassemble pas les éléments nécessaires à l'observation de ces concepts.
A cet effet, nous constatons que faute de consensus national et de stabilité, la R.C.A se voit dans l'impossibilité à court et à moyen terme, d'élaborer et d'exécuter tout projet de développement car tous les efforts vont d'abord dans le sens du rétablissement des équilibres politiques, économiques, sociaux et culturels.
Donc, pour passer de la période trouble à une période de redémarrage, il faut nécessairement mettre sur pied, une transition politique qui aura pour mission de gérer et de rechercher les approches de solutions pour sortir le pays de cette crise.

Ainsi, les approches de solutions doivent s'articuler autour de deux facteurs qui sont à l'origine de cette même crise. Il s'agit des facteurs endogènes et les facteurs exogènes.

I) Les causes principales de l'instabilité politique en République Centrafricaine
Monsieur le Président de la République, les maux dont souffre notre cher pays sont très facilement identifiables et solvables si vraiment on est de bonne volonté. Ils ne sont liés qu'à ces deux facteurs endogènes et exogènes.
A) Les facteurs endogènes :
Mauvaise gouvernance
Tribalisme & inexistence de dialogue
Absence des libertés
Violations des Droits de l'Homme
Impunité
Absence d'un Pouvoir Judiciaire crédible et indépendant

Ainsi, de ces facteurs endogènes, naissent les maux suivants :
Création d'oppositions armées
Pauvreté endémique
Insécurité
Haine tribale
Diplomatie balbutiante
Dysfonctionnement institutionnel
Veilletés de guerre civile

Facteurs exogènes :
Influence et implication de certains chefs d'Etat de la Sous région dans la gestion des affaires de l'Etat Centrafricain.
Infiltration d'éléments armés du fait de la perméabilité des frontières
Crises au niveau de certains Etats voisins de la République Centrafricaine

Cependant, compte tenu de notre souci face à la demande sociale de nos chers parents confrontés quotidiennement à ces souffrances, l'Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement (UFDR) à travers ma modeste personne, voudrait vous faire comprendre qu'il ya bel et bien possibilité de sortie de crise.

II) Propositions d'approches de solutions :
A priori, nous remarquons que le désordre actuel dans notre cher pays est l'émanation d'erreurs très graves causées par plusieurs gouvernements historiquement et politiquement responsables au premier plan, de la situation actuelle de la République Centrafricaine.
Aussi, une lecture subtile de ces sombres tableaux, nous invite à classer les différentes approches de solutions par priorité. L'élément déterminant pour la réussite d'une telle sortie de crise est : la CONFIANCE. Ainsi, les actions susceptibles de créer un climat de confiance entre Centrafricains sont les suivantes :

Restaurer la Dignité
Restaurer l'Unité Nationale
Restaurer l'Espoir avec le Renouvellement de la Classe Politique
Restaurer la Justice : Indépendance du Pouvoir Judiciaire
Respect de la Constitution
Respect des Principes et Symboles fondateurs de la R.C.A (Devise et Philosophie de Barthélemy Boganda)

Monsieur le Président de la République, concernant le conflit politico-militaire qui secoue la R.C.A, le préalable à son règlement est l'instauration d'un Dialogue qui passe par un arrêt des hostilités et l'implication des responsables de l'opposition armée dans la gestion des affaires de l'Etat.
Ensuite une réforme des Forces de défense et de Sécurité s'impose et permettra à l'Armée d'être républicaine. Cette réforme doit s'articuler autour des points suivants :

Revalorisation de l'Armée nationale
Dépolitisation de l'Armée nationale (Avec suppression du droit de vote des militaires)
Responsabilisation de l'Armée nationale pour la rendre Républicaine
Unir l'Armée (Elle doit être une Armée nationale et non une Armée partisane ou régionale)

Evidemment, le préalable à toutes ces réformes est le processus du DDR : Désarmement-Démobilisation-Réinsertion ; qui doit s'appliquer aussi aux forces de Sécurité non conventionnelles.

Mais tout cela, Monsieur le Président, ne peut se faire sans une volonté sincère et la confiance entre les filles et fils centrafricains. La seule porte de sortie honorable qui reste à notre pays est l'organisation d'un véritable Dialogue National Inclusif qui aboutira à la mise en place d'un Gouvernement de Transition dans lequel participeront toutes les forces vives de la nation. Ce Gouvernement de Transition sera chargé de conduire le pays vers des élections vers des élections crédibles en 2010.

Excellence Monsieur de la République, tels sont mes humbles sentiments relatifs à crise qui secoue notre pays et notre peuple en souffrance.

Je vous prie de bien vouloir agréer, Excellence Monsieur le Président de la République, l'expression de ma très haute considération et de mes sentiments déférents et très fidèlement dévoués.


Monsieur Michel Am Nondroko Djotodia

Président de l'UFDR

  **************************************************************************************************************************


Décision N° 06/UFDR/PR

Portant Nomination des Membres du Nouveau Bureau Politique de l'U.F.D.R

L'Assemblée Générale de l'Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement (U.F.D.R), tenue le 25 Mai 2008 à Abuja au Nigeria,

Vu les statuts de création de l'Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement en date du 14 Septembre 2006 à Kigali au Rwanda;

Vu le Règlement intérieur de l'Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement en date du 14 septembre 2006 à Kigali au Rwanda;

Vu l'Acte constitutif du Bureau politique de l'Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement en date du 15 septembre 2006 à Kigali au Rwanda,

Décide ce qui suit:

Article 1er : Les personnalités dont les noms suivent, sont nommés aux postes de responsabilités du nouveau Bureau Politique de l'UFDR :

Président : Michel Am Nondroko Djotodia

Vice Président : Chargé des Affaires politiques et de la Logistique : Colonel Charles Massi

Vice Président : Chargé des Affaires Militaires : Général Assane Justin

Vice Président : Chargé de la Sécurité et Porte Parole de l'UFDR : Lieutenant Colonel Abakar Sabone

Commissaire aux Finances : Kondroketté Thierry

Conseiller Politique Spécial & Stratégies en Communication : Abib Touré

Chargé des Droits Humains et de la Protection des Populations contre les violences civiles : Le Chargé de Mission : Daniel Issane Marh-Zhoock

Secrétaire Général : Vingar Moise

Secrétaire Général Adjoint : Moustapha Kombo Justin

Chargé de l'Organisation : Capitaine Jean Claude Démon

Article 2 : La présente décision prenant effet pour compter de la date de sa signature,
sera enregistrée et communiquée partout où besoin sera.

Abuja, Nigeria, le 25 Mai 2008

Michel Am Nondroko Djotodia, Président

 

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Jeudi 17 juillet 2008




(Le Temps.ch 15/07/2008)

 
Le principal parti de l’opposition en Centrafrique, le Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), a demandé lundi la “démission” du président François Bozizé, l’accusant notamment de “parjure” dans un communiqué à l’AFP.


“Le bureau politique du MLPC, conscient de la nécessité et de l’urgence de mettre un terme à la souffrance du peuple et à cette descente aux enfers, exige la démission pure et simple du général François Bozizé pour parjure, forfaiture faillite et trahison”, selon le communiqué signé par le premier vice-président du MLPC, Gabriel Koyambounou.


Ce parti, au pouvoir de 1993 à 2003 quand Ange-Félix Patassé était président de la République avant d’être renversé par le général Bozizé, dénonce en particulier l’”insécurité” dans le pays.


Le MLPC, présidé par l’ancien Premier ministre Martin Ziguélé, estime que “s’il y a un domaine” où M. Bozizé “a essuyé un échec retentissant, c’est bien celui de la sécurité”.

AFP

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Dimanche 13 juillet 2008

Monsieur Michel Am Nondroko Djotodia Cotonou,                                                            le 9 juillet 2008
Président de l'U.F.D.R-Centrafrique :
Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement
Cotonou, République du Bénin


A

La Très Haute Attention de S.E.M. El Hadji Omar Bongo Ondimba
Président de la République du Gabon, Chef de l'Etat,
Haut Médiateur de la Zone C.E.M.A.C
Libreville, République du Gabon


Objet : Lettre ouverte.


Excellence Monsieur le Président de la République,

J'ai l'honneur de porter à la très haute attention de votre Excellence les explications relatives à la non participation de l'Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement (U.F.D.R) à la signature de l'Accord de paix global :

En effet, du 24 au 25 Mai 2008, s'est tenue à Lagos, au Nigéria, une réunion du Bureau politique de l'UFDR dans l'objectif de faire le point sur la situation politique centrafricaine et sa participation à la Table ronde du Dialogue politique inclusif.

Lors de cette rencontre, les décisions suivantes ont été prises :

Renégociation de l'Accord de paix du 13 Avril 2007 sous les auspices de son Excellence Docteur Yayi Boni, Haut Médiateur Es Qualité.

Comme le Président centrafricain, Monsieur François Bozizé lui avait expressément demandé par lettre et il avait accepté en son temps, cette renégociation pourrait se faire en coordination avec la Zone Cen-Sad, le Colonel Muhammar Kadhafi, Guide de la Révolution libyenne.

Elle devra aboutir à :

A un Accord définitif de Cessez-le feu et prendre en compte tous les aspects financiers du cantonnement, du désarmement, de la démobilisation de la troupe et de l'intégration des cadres et combattants dans la vie politique et les Forces de Défense et de Sécurité centrafricaine..

1- Négociation et signature de l'Accord Global de Paix, à Libreville, sous les auspices du Médiateur de la Crise Centrafricaine, Son Excellence EL HADJ OMAR BONGO ONDIMBA.

L'accord Global de Paix, signé par toutes les parties prenantes à la crise politique centrafricaine : Gouvernement Centrafricain, groupes armés, partis politiques et la société civile, doit fixer de manière expresse :

a) - Les arrangements militaires, notamment, les conditions financières liées à la démobilisation, l'indemnisation des combattants, les critères détaillés et objectifs de leur intégration dans les Forces, mais aussi la réciprocité de la neutralisation des moyens de nuisance par les armes, la détribalisation des Forces de Défense et de Sécurité et la fin de la transformation de la République Centrafricaine en une garnison des Forces étrangères en soutien exclusif au régime tribaliste, corrompu et incompétent du Président BOZIZE.

b) Le retour de la confiance avec :

-les reformes radicales au plan politique et économique pour mettre fin de la politique d'exclusion avec le strict respect du principe de l'impartialité de l'Etat qui bannit toute discrimination fondée sur l'appartenance régionale, ethnique ou religieuse ainsi que la mise hors d'état de nuire du monopole familial sur tous les rouages de l'Etat, les ressources financières et l'opacité de la gestion des richesses naturelles du pays.

2- Pour la sérénité des débats et la sécurité des participants, la Table Ronde du Dialogue Politique Inclusif doit se tenir à l'extérieur du pays et ses Résolutions immédiatement exécutoires.
Tenant compte du pourrissement de la situation économique et sécuritaire et la nécessité d'y apporter une solution radicale avec un Gouvernement de Consensus National et un Parlement au service du Peuple.

Excellence Monsieur le Président de la République du Gabon, votre bonne volonté symbolique dans la stabilité de votre pays demeure et reste pour nous un espoir et un fertilisant majeur pour la recherche de la paix et la réconciliation des filles et fils centrafricains. Le constat tant révélé et apprécié de toute la communauté internationale est votre sens de la mesure et votre esprit de dialogue avec la classe politique gabonaise. Une telle sagesse devait être une source d'inspiration pour le Président François Bozizé pour redresser politiquement et économiquement la République centrafricaine afin de restaurer la dignité de notre peuple meurtri et permettre à la Centrafrique d'être moderne d'autant plus que pays béni du Ciel peut et doit briller à l'image de son diamant.

Excellence Monsieur le Président, vous êtes une auguste personne et l'Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement n'est pas une rébellion mais une force de Résistance, résistance face à la souffrance quotidienne que vivent les vaillants travailleurs qui restent des mois sans salaires, une population sans électricité et sans eau malgré toutes les potentialités du sol et sous-sol de notre cher pays. Enfin, résistance face à la gestion gabégique et ethnique des affaires de l'Etat par une seule famille bozizéenne. La Centrafrique est vieillie par les pesanteurs de la mauvaise gouvernance, le poids de la division entre ses enfants et l'UFDR a toujours parlé de dialogue mais jamais écouté par le pouvoir de Bangui.

raison pour laquelle, notre organisation lance cet appel solennel à l'endroit de votre très honorable personne à toujours mobiliser votre énergie, vos efforts et votre disponibilité aussi en faveur de la Centrafrique pour lui faire bénéficier cette sève nourricière qui a toujours assuré au Gabon et à son peuple, une croissance démocratique inégalée.

Je vous prie de bien vouloir agréer, Excellence Monsieur le Président de la République, l'expression de ma très haute considération et de mes sentiments déférents et très fidèlement dévoués.

  Monsieur Michel Am Nondroko Djotodia

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Dimanche 13 juillet 2008



 

Bangui, 12 juil. (ACAP)- L'Ambassadeur de Belgique auprès des Nations Unies et Président en exercice de la Commission de l'ONU Pour la consolidation de la Paix en République centrafricaine, M. Jan K.F. Grauls, a annoncé vendredi 11 juillet 2008, au cours d'une conférence de presse, l'organisation par son institution d'une « réunion spéciale » pour la Centrafrique en octobre prochain à New York.

 

L'objectif de la mission de l'ambassadeur K.F. Grauls, qui a séjourné à Bangui du 10 au 12 juillet 2008, était de discuter avec les autorités centrafricaines de l'inscription de la République Centrafricaine sur l'agenda de la commission de consolidation de la paix pour la RCA, dont il est le président.

 
« Il y a beaucoup de priorités en Centrafrique, mais il faut choisir des priorités prioritaires », Selon Jan K.F. Grauls, qui a indiqué que la réunion d'octobre prochain devrait permettre à la République Centrafricaine de présenter à la commission les priorités du gouvernement.

Il a déclaré que les priorités de la République Centrafricaine qui pourraient attirer l'attention de la Commission sont notamment le Dialogue Politique Inclusif en perspective, la réforme du secteur de la sécurité (RSS), la bonne gouvernance et l'Etat de Droit.


Il a expliqué que la Commission est un forum qui réunit des partenaires autour de la Centrafrique pour l'appuyer dans ses efforts en matière de consolidation de la paix.

« Elle peut avoir un effet mobilisateur si nous parvenons à élaborer ensemble des projets crédibles qui pourraient convaincre les nouveaux partenaires à s'engager de nouveau dans le pays », a-t-il fait remarquer, soulignant que la République Centrafrique commence à présenter un bon visage alors qu'il y a plus d'une dizaine d'années, « la République centrafricaine n'avait pas une bonne réputation » en raison des événements extrêmement violents qu'elle a connus.

 
Pour ce qui concerne le Dialogue Politique Inclusif en perspective, M. K.F Grauls a fait remarquer que la Commission de consolidation de la paix entend jouer un rôle important dans la mise en œuvre des résolutions de ces assises.


Au cours de sa mission, M. Grauls a rencontré successivement le Président de la République François Bozizé, le Premier Ministre, le professeur Faustin Archange Touadéra, le ministre d'Etat à l'Economie, au Plan et à la Coopération Internationale, M. Sylvain Maliko et la Société Civile, entre autres.

 
Soulignons que la Commission de consolidation de la paix pour la Centrafrique compte plus de 38 représentants des pays membres de l'ONU ainsi que des partenaires tels que la Commission européenne, la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI).

 

 

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Vendredi 11 juillet 2008



 

APA Bangui 2008-07-11 (Centrafrique) Le premier vice-président du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), Jean Edouard Koyambounou, a demandé, au cours d’un point de presse vendredi à Bangui, la démission du président centrafricain François Bozizé, pour parjure, forfaiture et trahison.

 

Au cours du point de presse axé sur «la faillite du régime Bozizé», M. Koyambounou a averti la communauté internationale de la situation en Centrafrique et des conséquences qui pourraient en découler. Il a exhorté le peuple centrafricain à se rassembler pour mener la lutte pour une véritable libération, synonyme d’émancipation, d’espérance et de prospérité.

 

Par ailleurs, le premier vice-président du MLPC s’est dit favorable à la tenue du dialogue politique inclusif censé ramener une paix durable dans le pays. Selon M. Koyambounou, il est de la responsabilité du gouvernement de faire en sorte que toutes les parties puissent signer l’accord de paix global pour garantir le caractère inclusif de ces pourparlers de paix inter-centrafricains qui doivent s’ouvrir normalement le 21 juillet.

 

L’accord de paix global, préalable à la tenue du dialogue politique centrafricain, a été signé à Libreville (Gabon), le 21 juin dernier par le gouvernement centrafricain, l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR) et l’Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD).

 

Cet accord n’a pas encore été signé par l’aile de l’UFDR dirigée par Michel Am Non Droko Ndjotodja, qui vit au Bénin, le Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) d’Abdoulaye Miskine, qui vit en Libye, et l’Union des forces pour la République (UFR) du Lieutenant Florent Ndjadder.

 

M. Koyambounou a indiqué qu’il allait tout faire pour que le gouvernement puisse amener toutes les parties concernées à signer l’accord de manière à ce que soient réunis tous les préalables en vue de la tenue du dialogue politique.

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Jeudi 10 juillet 2008


REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

 

 

UNITE - DIGNITE – TRAVAIL

 

 

 

 

Propos introductif de son Excellence

 

le Pr. Faustin Archange TOUADERA

 

Premier Ministre, Chef du Gouvernement

 

 

 

Appel à une Aide Humanitaire d’urgence concernant la crise de l’énergie

 

 

 

 

(02 juillet 2008)

 

 

 

 

Madame, Messieurs les membres du Gouvernement ;

Madame la Représentant de la Banque Mondiale;


Monsieur le Représentant du Fonds Monétaire International ;

Monsieur l'Ambassadeur, Chef de la Délégation de l'Union Européenne ;

Monsieur le Représentant de l’Agence Française de Développement ;

Monsieur le Représentant Résident du Programme des Nations Unies pour le  Développement ;

Madame, Messieurs;

 

La situation préoccupante de l'électricité que connaît en ce moment la République centrafricaine m'oblige à  partager avec vous les réelles inquiétudes du Gouvernement.

 

Alors que nous nous attelons à réaliser les conditions nécessaires pour l'atteinte du point d'achèvement de l'initiative PPTE, la crise énergétique nous frappe de plein fouet avec un risque certain d'annihiler nos efforts.


En effet, à peine nous  subissons les contrecoups du renchérissement du prix du pétrole avec des conséquences non encore maîtrisées que notre centrale mère de BOALI nous lâche, plongeant ainsi Bangui dans  le noir.

 

Cette situation préjudiciable pour le pays, c’est le moins que l’on puisse dire, a et aura des conséquences dramatiques pour la population, pour la sécurité, pour l’économie et pour l’Administration.


Depuis une dizaine jours, l'approvisionnement en eau potable est devenu problématique laissant la faible portion de la population 'qui en était bénéficiaire à la recherche de puits insalubres et impropres. Ce qui va, sans doute, accroître les maladies dans la population la plus vulnérable des enfants, des femmes et des personnes âgées.

 

Mesdames et Messieurs,

 

           Vous le savez certainement mieux que nous que plusieurs décès imputables aux problèmes de l'électricité ont été signalés dans nos formations sanitaires. Nos quelques rares unités de production et les commerces tournent aujourd’hui au ralenti, s'agrippant aux groupes électrogènes, entraînant par la même occasion un surcoût des prix de vente alors que le Gouvernement a pris des mesures tendant à amortir l'impact de la flambée des prix il n y a pas si longtemps.

 

           Alors que le Gouvernement· s'emploie à ramener la sécurité dans nos quartiers, cette situation, si elle devait perdurer, entraînerait,  une recrudescence du grand banditisme remettant en cause le climat de sécurité, retrouvée dans la capitale et ses environs. Notre Administration, déjà peu performante, n'améliorera certainement pas, ses prestations avec des incessantes coupures d'électricité.

 

Mesdames, Messieurs,

 

Nous ne sommes pas loin d'une crise humanitaire qui nécessite une réponse urgente. Il serait inutile d'épiloguer sur les causes de la crise.

 

Nous, Gouvernement, nous centrafricains, en sommes conscients et nous en sommes les responsables !

Aujourd'hui et maintenant, cette question ne se pose pas. Nous devons ensemble avec vous· trouver les solutions intermédiaires de, sauver les vies humaines en attendant de trouver des dénouements durables.

 

Mesdames, Messieurs,

 

C'est dans ce contexte exceptionnel, que la République centrafricaine, par ma voix, lance un appel, à ses partenaires que vous êtes pour une contribution exceptionnelle en nous dotant de générateurs  d'électricité de grande capacité pouvant alimenter nos hôpitaux, la Société de Distribution d'Eaux en Centrafrique (SODECA), l'Administration afin d'arrêter  l'hémorragie et d'éviter le pire.

 

Je vous remercie

 

 Ndlr. Centrafrique-Presse : Pathétique appel...!!!  Et dire que pendant la rébellion de Bozizé, ses hordes avaient même un temps envisagé comme ultime recours pour faire partir Patassé, songé à faire sauter la centrale hydroélectrique de Boali qui alimente la ville de Bangui.!!! Dieu merci, ils ne l'avaient pas fait mais ils n'en étaient pas loin. A présent, par leur sens aigu de la prédation, leur tribalisme et népotisme exacerbés, les soi-disant "libérateurs" ont réussi à arrêter toutes les machines génératrices de courant électrique de l'ENERCA, non seulement à Boali mais aussi à Bangui. L'argument facile de tout rejeter sur l'ancien régime ne peut plus être avancé en l'occurence car il ne peut convaincre personne, réduits qu'ils sont maintenant à la mendicité internationale !!! Cela ne fait que corser leur désastreux bilan au tribunal de l'histoire.

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Mercredi 9 juillet 2008





Les nominations familiales et tribalistes bozizéennes se poursuivent

 

Bangui, 9 juillet 08 (C.A.P) - Ndoutingaï par ci, Ndoutingaï par là...C’est son ministre d’Etat chargé des mines et de l’hydraulique, l’inamovible neveu Sylvain Ndoutingaï dont l’incompétence a plongé depuis plusieurs jours la capitale dans l’obscurité totale, que Bozizé vient de désigner selon les termes du décret signé ce jour, pour assurer l’intérim du ministre des logements, de l’urbanisme et des édifices publics, l’autre tristement célèbre Jean Serges Wafio alias « mo ouara mo tè biani » que le même Bozizé a fait nommer à la CEMAC comme commissaire chargé du programme du marché commun. Au lieu d’un intérim, Bozizé aurait dû tant qu’à faire, confier purement et simplement le ministère des logements à Ndoutingaï qui le cumulerait avec celui des mines afin que la boucle tribaliste et népotiste soit bouclée.

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Mercredi 9 juillet 2008

Le silence cynique cruel et inhumain du Pouvoir face à la crise d’électricité à Bangui

Déclaration n°17/ADP/08

 

(08/07/2008)

 
L'ADP constate avec une profonde désapprobation et amertume, le cynisme inimaginable et inhumain du pouvoir face aux conséquences multidimensionnelles de l'absence totale d'électricité dans la ville de Bangui, capitale à la fois économique, politique, administrative, militaire, culturelle, en un mot centre concentrationnaire, macro céphalique du pays.

La rupture de la fourniture d'énergie électrique par l'ENERCA dont les installations sont vétustes, occasionne quotidiennement depuis plusieurs semaines d'innombrables décès dans les hôpitaux (blocs opératoires obligés d'utiliser la lampe tempête, services de maternité, de pédiatrie, des malades sous oxygène etc.), détruit une économie totalement moribonde, accentue l'insécurité déjà trop galopante, paralyse l'administration n'existant que de nom, coupe le pays du monde extérieur par l'absence de communications par Internet et téléphone, perturbe désagréablement la vie des habitants de BANGUI d'une manière générale.

Cette situation est la preuve incontestable d'une mauvaise gouvernance qui conduit la République Centrafricaine tout droit vers une décadence généralisée, une catastrophe qui se dessine à travers d'incessants signes annonciateurs.


En effet, si ce n'est pas l'eau qui fait défaut ou est impure à la consommation car, souvent non traitée par manque de produits, donc rendant la population malade, c'est le tour de l'électricité, avec les conséquences citées ci-dessus. Si ce n'est pas la mort par maladie ou simplement manque de moyens pour les soins du fait des arriérés de salaires, c'est la faim qui tue, comme le prouve fréquemment le cas des retraités devant le Trésor Public, à quelques mètres du Palais Présidentiel pendant l'attente hypothétique du paiement insignifiant d'un trimestre de pension.

Si ce ne sont pas des affrontements entre rebelles et forces de défense qui occasionnent la mort massive d'innocentes populations, ce sont les braquages quotidiens à main armée, le plaisir de donner gratuitement et impunément la mort par des soldats inciviques en ville, aux multiples barrages routiers, partout dans le pays.


La liste macabre des causes de la mort au sein de la population centrafricaine est longue et pénible mais ne semble pas émouvoir ceux qui gouvernent le pays, ayant plus de préoccupations égoïstes que le sort du peuple. La rupture de la fourniture d'électricité par l'ENERCA, dont les installations sont parfaitement connues comme étant déjà vétustes, n'est nullement un problème imprévisible ou nouveau.

 

Les gesticulations actuelles du pouvoir tendant à procéder à des arrestations arbitraires du personnel de cette entreprise ne sont que de la pure diversion, n'ayant plus d'arguments trompeurs à fournir à la population pour cacher une carence aussi criminelle. Elles discréditent au contraire les mêmes autorités qui ont décoré le même personnel il n'y a pas longtemps et qui aujourd'hui se déjugent gravement en procédant même arbitrairement à son arrestation.

Déjà en 1993, le Ministre des Transports de l'époque (actuellement Président National de l'ADP), avait attiré par plusieurs notes successives l'attention de l'Etat centrafricain sur les conclusions d'une étude selon lesquelles la capitale BANGUI n'allait plus être alimentée par les installations de BOALI en 2005, car devant à cette date être à la limite de leur production, donc vétustes.


En effet, en 1993, des études avaient bien prévu une croissance de 4,5% par an de la demande d'électricité.

Pour satisfaire une telle croissance, l'ENERCA devrait réaliser en 1995 l'usine de BOALI 3 pour un coût de 5 milliards CFA, notamment l'équipement du barrage de régulation de deux turbines de 5 Mw. Même réalisée, cette usine n'allait permettre de répondre à la demande que jusqu'au début des années 2000. Au-delà de cette date, l'électricité d'origine hydraulique n'allait provenir que soit d'un nouvel aménagement de la M'BALI (BOALI 4) devant dans ce cas représenter le double de BOALI 2, soit de la rivière LOBAYE dont le débit est plus régulier d'une saison à l'autre que la MBALI et l'OUBANGUI.


La solution retenue concernait l'OUBANGUI, notamment le site de PALAMBO car présentant de grands avantages, notamment l'amortissement des coûts fixes de l'ouvrage à la fois sur la production d'électricité et la régulation du transport fluvial, un potentiel de production beaucoup plus important que sur les autres cours d'eau, avec la possibilité de vendre l'énergie aux pays voisins.

 

La mise en service de BOALI 3 étant prévue à l'époque pour 1995, les projections avaient fait apparaître pour PALAMBO des besoins de réalisation par tranches de 7,5 Mw selon le calendrier suivant :


1ère Tranche : 1999 ; 2è Tranche : 2005 ; 3è Tranche : 2011 ; 4è Tranche : 2016.
Le barrage de PALAMBO estimé à l'époque à 67 milliards CFA dévalués devrait en plus de la production de l'électricité, permettre une retenue d'eau devant réguler le fleuve et assurer la navigation des bateaux en toute saison. Il devrait avoir une possibilité de chasse estimée à 1000m3/s en aval, soit 50 fois les capacités de BOALI.


La fourniture d'énergie devrait se faire à partir de six turbines pouvant être montées progressivement au fur et à mesure des besoins du pays. Même à la tête de la Mairie de BANGUI, le même ancien Ministre des Transports de l'époque s'est préoccupé de ce dossier en informant l'Etat centrafricain par une note du 12 Janvier 1996, des possibilités de réalisation du barrage de PALAMBO par différents financiers aux conditions suivantes :


Construction de l'ouvrage dont l'Etat demeure propriétaire au terme d'une période de remboursement de 15 à 20 ans ;


Remboursement par l'Etat des investissements sur une partie des produits de vente de l'énergie électrique une fois l'ouvrage réalisé et mis en service. Cette formule devrait avoir l'avantage de permettre à l'Etat de conserver intactes ses capacités d'emprunt vis-à-vis des bailleurs de fonds, aucune garantie ou aval n'étant requis de sa part pour le montage financier.

Indépendamment de la très large et durable couverture des besoins du pays en énergie électrique, de la vente de ce produit aux pays voisins, de la régulation du niveau du fleuve pour assurer la navigation des bateaux en toute saison, donc du désenclavement de la République Centrafricaine, le projet hydroélectrique de PALAMBO devrait également alimenter l'usine de production de ciment de BOBASSA qui nécessite une forte consommation d'énergie électrique. Tous ces dossiers existent mais sont malheureusement dans les tiroirs de l'Etat pendant que les problèmes d'électricité se sont accentués jusqu'à atteindre un niveau dont les dramatiques conséquences enferment aujourd'hui le pouvoir dans un silence irresponsable et inhumain.


Un pouvoir, rationnel doit être en avance sur les évènements afin d'éviter de se retrouver en mauvaise posture par manque de prévision, de clairvoyance. Un pouvoir qui navigue à vue, qui ne regarde pas plus loin que ses intérêts égoïstes, ne peut que conduire le pays vers la catastrophe comme celle qui se dessine très clairement en ce moment dans tous les domaines de la vie en Centrafrique. L'ADP condamne très fermement l'irresponsabilité du pouvoir dans la situation actuelle où la population centrafricaine n'a que des yeux pour pleurer les innombrables décès quotidiens dans les hôpitaux par suite de la négligence criminelle de ses propres dirigeants.


L'ADP estime que, même si le régime précédent n'a pas entièrement suivi les conclusions des études et propositions mentionnées ci-dessus, la continuité de l'Etat ainsi que l'approche de l'échéance de la rupture totale des installations de BOALI prévue pour 2005 devraient amener le pouvoir en place à tout mettre en œuvre pour éviter le drame actuel, n'ayant réellement pas manqué de moyens entre le 15 mars 2003 et aujourd'hui.



Fait à BANGUI le 05 Juillet 2008


Le Président National


Emmanuel Olivier GABIRAULT

 

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