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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 10:55

 

 

 



Trois mois sont déjà passés depuis la prise du pouvoir par la SELEKA le 24 mars 2013.


Que s'est-il passé pendant tout ce temps que certaines personnes considèrent comme un changement ?


Au Cameroun, le Président déchu François BOZIZE qui était de passage dans ce pays, y est encore et cela laisse l'homme fort de Centrafrique en éveil.
Djotodia n'arrive toujours pas à contenir ses troupes aussi bien dans la capitale que 
dans les autres villes de province et de savoir que l'ancien président Bozizé réside 
juste dans le pays voisin lui donne l'idée que ce dernier est entrain de préparer sa 
revanche. Ceci inquiète le chef de la coalition SELEKA qui de surcroît n'a pas eu 
l'honneur d'être reçu par Paul BIYA, président du Cameroun.


Depuis son entrée en Centrafrique, la SELEKA a posé des actes qui ont fragilisé la 
population Centrafricaine : pillages en tous genres, séries de viols et de meurtres 
impardonnables,... Le pays se trouve encore dans l'insécurité totale et au lieu de penser 
à trouver des solutions immédiates à toutes ces exactions, le nouveau pouvoir de Bangui préfère se pencher sur le dossier Bozizé qui semble être une priorité pour lui. Aurait -t-il oublié que sa prise du pouvoir a été accompagné d'actes considérés de crimes contre l'humanité ? Est ce pendant une période de transition que les dossiers du genre Bozizé doivent être traités? Quel est le rôle du Conseil National de Transition ? Sécuriser son fauteuil de chef d’État serait-il plus important que servir et protéger son pays ?

 
Des cris s'élèvent de partout : la population est toujours victime de pillages, de viols, 
d'arrestations arbitraires. Elle n'arrive pas à faire face aux problèmes de santé, 
d'alimentation et ne parlons pas de l'éducation, où l'on peut déjà penser à une année perdue pour nos enfants et pour l'avenir du pays. Les cinq verbes de la Centrafrique (instruire, nourrir, soigner, loger et vêtir) n'existent plus dans le quotidien des centrafricains, tout comme la constitution a disparu au terme d'une seule phrase. Nos enfants naissent sans espoir d'être nourris, soignés, instruits,...


Combien de dirigeants se sont déjà succédé depuis la colonisation ? Ont-ils vraiment défendu les causes de la population ou ont-ils servi leurs propres intérêts ?

Bozizé arrive au pouvoir par un coup d'état en 2003 : il éjecte de ce fauteuil en or Ange Félix Patassé. 10 ans plutard, c'est son tour d'être éjecté de la même manière (chacun son tour chez le coiffeur). Même procédure de prise de pouvoir : coup d'état avec ses corollaires ; même méthode de gouvernance et de sortie de crise. Les intérêts des populations sont foulés au pied : le président déchu vivait dans un pays sans en connaître la réalité. Un des dirigeants de ce pays a dit après sa chute : « c'est mon entourage qui m'a induit en erreur ». La lucidité lui est revenue tout d'un coup après coup.


A quand le changement ? A-t-on pensé aux stratégies à mettre en place pour sortir ce pays de ce cycle infernal ? 


En Afrique, en général et particulièrement en Centrafrique, c'est le président qui décide de tout ; les ministres et les députés ne font qu'exécuter les commandements qui descendent de sa volonté. Jusqu'où irons-nous si nos dirigeants ne se réveillent pas de cet aveuglement et de ce sempiternel sommeil. Nous sommes tous enfants de notre pays et tant que nous n'aurons pas tiré les leçons du passé et de notre histoire, ce sera un éternel cycle : même résultat pour une même procédure.

Que vient faire Paul Biya dans tout cela ? Aujourd'hui pour avoir décidé d’héberger aussi longtemps que prévu un sans abri, ses frères africains veulent unir leur force pour le faire partir de son fauteuil. En tenant compte de l'histoire, nous pensons que Bozizé à Yaoundé , c'est mieux que Gbagbo à la CPI car, il est encore dans nos murs et peut être jugé par les siens à tout moment.


Jacqueline GBANDO

BIYA-BOZIZE : LES DEDALES D'UN HEBERGEMENT INOPPORTUN

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